Cuba m’a appris à être meilleur, par Nuria Balbosa Leon

source : Granma

D’UN parler bas et posé, le jeune médecin équatorien Fernando Cruz Quishpe se considère comme un enfant de Cuba, même s’il est né à Cayambe, au nord de Quito.

Comment as-tu appris l’existence d’une bourse d’études de médecine à Cuba ?

J’ai découvert Cuba alors que j’étais élève au collège, en écoutant la musique de Silvio Rodriguez et de la Nueva Trova, ce qui a avivé mon envie de connaître l’Île, son histoire, son type de société et ses gens. J’ai milité dans des groupes de solidarité dans mon pays et j’ai participé à des rencontres. C’est dans ce cadre-là que j’ai pris connaissance de la proposition de bourse pour étudier la médecine à La Havane. J’étais étudiant depuis deux ans en Équateur, mais lorsque j’ai su que je pouvais faire mes études à Cuba, j’ai mis toute ma volonté dans ce projet, et je suis enfin venu à Cuba en 2004. Lire la suite

Antonio Guerrero à La Colmenita: Merci d’avoir emmené ma voix à notre peuple

Les cinq antiterroristes cubains emprisonnész aux USA

Les cinq antiterroristes cubains emprisonnész aux USA

traduit de l’espagnol par Maurice Lecomte pour Changement de Société

source : Cubadebate (Cuba), 27 décembre 2011

Un écrit par Antonio Guerrero à Carlos Alberto Cremata (Tin), directeur du théâtre de la compagnie des enfants « La Comenita-La Ruche« , en reconnaissance du rôle qui incluait sa voix dans le spectacle présenté à la Salle Universelle des Forces Armées Révolutionnaires-FAR, le 2 Décembre 2011.

Bien-aimé frère Tin Cremata:

Malgré tous les efforts déployés par Arleen (Rodríguez) et les compagnons intervenant à la transmission du programme de Radio Rebelde « Lumière dans la nuit« , il n’a pas été possible d’écouter la retransmission de l’enregistrement de La Colmenita avec moi chantant avec eux parce que, pour une quelconque raison, à cette époque de décembre la réception de la station Radio Havane Cuba a été affectée.

Eh bien, en vérité ; à la distance et dans le lieu où je suis, cela relève presque d’un miracle ou de l’héroïsme que nous puissions entendre notre radio internationale.

J’avais prévu d’appeler quelques minutes, mais j’ai pris beaucoup de temps de téléphone, donc j’utilise cette façon de vous dire certaines choses.

Je ne sais quelle magie tu as, bien que peut-être oui je le sache, mais je pense à ce qui a pu te suggérer de me choisir comme chanteur pour quelque chose de si important comme porter ma voix à notre peuple et aux amis du monde. Peut-être est-ce la vidéo où je chantais ce tango ou que sais-je … Vois le jour où je t’ai appelé et que je vous ai chanté « Je Reviendrai », je n’avais aucune idée de ce qui viendrait après. Et même je me suis embrouillé une paire de fois avec la lettre, parce que figure-toi, à mes côtés il y avait trois types qui parlaient. J’ai commencé à chanter, et du coin de l’œil, j’ai vu qu’ils me regardaient comme s’ils se disaient : « voilà qu’il est devenu fou! … ou je ne sais quelle autre pensée. Lire la suite

La place de la femme cubaine dans le nouveau modèle économique, par Yenia Silva Correa

source : Granma (Cuba), 15 Mai 2014

CUBA, en tant qu’État signataire de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, présente des résultats encourageants en matière de sécurité sociale, d’éducation sexuelle, d’emploi et de prise de responsabilité féminine.


Les Cubaines abordent le processus de mise à jour du modèle économique avec beaucoup d’avantages, comme celui d’avoir un niveau de qualification professionnelle élevé.

La professeure Magalys Arocha Dominguez, représentante du Comité cubain pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, entre 2005 et 2012, a livré des informations à Granma International sur l’application de cette Convention à Cuba. Lire la suite

Le traducteur officiel de Yoani Sanchez en italien : « Elle ne p’ense qu’à l’argent » par Vincenzo Basile

Gordiano Lupi

source : Desde mi insula, 10 Mai 2014

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

Yoani Sanchez a résilié son contrat avec La Stampa et m’a ainsi rendu ma liberté, puisque, jusqu’à hier, je ne pouvais dire ce que je pensais, puisque je la traduisais (…). Je suis coupable d’avoir cru à la lutte de Yoani Sanchez (…), une lutte qui partait de la base pour frapper le pouvoir (…). J’ai dû me rendre compte- a coup d’amères déceptions- que l’opposition de Yoani Sanchez était lettre morte (…), je me suis rendu compte que j’avais traité avec une personne qui donne la priorité à des centres d’intérêt qui sont tout sauf idéalistes. Une blogueuse vivant sa vie tranquille, que personne ne connaît à Cuba, que personne ne harcèle, qui n’est pas menacée, emprisonnée, réduite au silence, qui n’a pas de problèmes pour entrer et sortir de son pays.

Avec ces mots, hier, le 9 mai, le journaliste, écrivain et traducteur italien Gordiano Lupi commençait une lettre ouverte adressée à la fameuse blogueuse cubaine Yoani Sanchez. Lire la suite

162 agressions contre des médecins cubains au Venezuela ignorées des médias : il ne s’agit pas de coopérants européens, par José Manzaneda, coordinateur de Cuba Informacion

source : Cuba Informacion, 24 avril 2014

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société.

Ces derniers mois, 16 agressions contre des coopérants médicaux cubains ont été enregistrées au Venezuela. Il y a quelques jours, le gouvernement vénézuélien décorait deux de ces personnes, qui s’étaient trouvées à deux doigts d’être brûlées vives, lors d’une attaque d’opposants visant un centre médical dans l’État de Lara (1). Lire la suite

La Baie des Cochons et l’écrivain qui défia la CIA, par Gabriel Garcia Marquez

Garbiel Garcia Marquez, photographié ici dans les années 1960, est décédé le 17 avril 2014.

source : El Pais (Madrid), 16 décembre 1980/Cubadebate (Cuba), 19 avril 2014

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

La manière dont le Gouvernement révolutionnaire de Cuba s’informa, avec plusieurs mois d’avance, du lieu et de la façon dont s’entraînaient les troupes qui devaient débarquer à la Baie des Cochons est un de mes meilleurs souvenirs de journaliste. La première information fut connue au bureau central de Prensa Latina, à La Havane, où je travaillais en décembre 1960 et cela par un hasard presque invraisemblable. Jorge Ricardo Masetti, le directeur général, dont l’obsession dominante était de faire de Prensa Latina une agence meilleure que toutes les autres, tant capitalistes que communistes, avait installé une salle spéciale équipée de télétypes pour centraliser puis analyser en comité de rédaction l’activité quotidienne des services de presse du monde entier. Il passait de nombreuses heures à scruter les immenses rouleaux de nouvelles qui s’accumulaient sans cesse sur son bureau, jaugeait le torrent d’informations, tant de fois répétéesde tant de points de vues et avec tant de perspectives contradictoires et sorti des bureaux d’agences si différentes et, enfin, les comparait avec nos propres services. Lire la suite

Fernando Gonzalez : Un simple écolier, par Margarita González

 

René Gonzalez (en rose) et Fernando Gonzalez sont, des Cinq Cubains de Miami, les seuls à avoir été libérés.

source : Trabajadores (Cuba), 02 mars 2014

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société.

Je n’ai pas cherché sur son visage les traces du temps passé ni le stigmate de la prison, ni la joie, évidente mais imparfaite, ni même sa physionomie de héros de telenovela, mais le sérieux, la bienveillance, la profondeur d’esprit et le sourcil froncé, dont on me parlait à chaque fois que j’interrogeais sur Fernando Gonzalez Llort. Lire la suite