Cuba : Que signifie être révolutionnaire aujourd’hui, par Jorge Luis Acanda

 

Jorge Luis Acanda est professeur d’histoire de la pensée marxiste au département de philosophie de L’Université de La Havane.

 

source : La Joven Cuba (Matanzas, Cuba), 26 juin 2013

 

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

 

Quand Elier m’a invité à venir parler sur ce thème, « que signifie être révolutionnaire aujourd’hui », et m’a dit que l’intervention aurait lieu un torride mercredi de juin à quatre heures de l’après-midi, j’ai douté que ce sujet parvienne à attirer un quantité appréciable de personnes. En arrivant ici et en constatant que, en dépit de la chaleur infernale, de la violence du soleil qui nous frappe à cette heure et des difficultés du transport, cette salle regorge de monde, m’est revenue l’histoire fameuse de ce poète amoureux dont l’amante lui demanda ce qu’était la poésie et qui répondit : « la poésie, c’est toi ». Lire la suite

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Esteban Morales raconte pour la première fois son retour au Parti communiste de Cuba: « J’ai dû me battre pour continuer à me battre »

source : Cubainformacion,/La Joven Cuba, Lundi 17 Juin, 2013
Changemement de Société remerice Maurice Lecomte, qui a traduit ce texte.

Le blog « La Joven Cuba (Jeunesse Cubaine) » a eu une entrevue avec Esteban Morales, professeur cubain expulsé il y a deux ans du Parti communiste de Cuba, puis réadmis après sa bataille devant les instances habilitées [du Parti]. Morales est un intellectuel Révolutionnaire lucide, spécialisé sur les questions raciales dans les relations américano-cubaines. Lire la suite

L’exécutif du quartier, par Alberto Núñez

 

source : Trabajadores, 5 mai 2013

 

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

 

 

Ces jours-ci, et jusqu’à la fin du mois de juin, les plus de 8 millions d’électeurs cubains ont le droit et le devoir de participer aux réunions durant lesquelles les délégués de circonscription rendent des comptes- premier événement de ce type pour la période actuelle pour les 14 537 représentants élus au Pouvoir Populaire à la base, parmi lesquels on compte 52,64% de personnes nouvellement élues.

 

Ensemble, délégués et électeurs, dans la plus grande liberté, assument le rôle d’exercer le pouvoir exécutif local, dans les quartiers. Le système politique cubain a la particularité de demander la participation effective des habitants dès le moment de la désignation [des candidats, ndt], puis à celui de l’élection de ceux qu’ils considèrent comme les plus capables, jusqu’à la révocation, si la majorité considère qu’ils ne se sont pas acquittés de leur noble tâche de direction du travail communautaire. Lire la suite

Cuba : injection de sang neuf dans un CDR, par la rédaction de La Calle

Un slogan peint par un Comité de Défense de la Révolution, non loin de la Place de la Révolution à La Havane (photo : Marc Harpon, avril 2011)

Un slogan peint par un Comité de Défense de la Révolution, non loin de la Place de la Révolution à La Havane (photo : Marc Harpon, avril 2011)

source : La Calle, janvier-mars 2012

traduit de l’espagnol et présenté par Marc Harpon pour Changement de Société

La Calle est la revue des Comités de Défense de la Révolution, l’organisation de masse à laquelle tous les cubains appartiennent. Avec les difficultés économiques de la Période Spéciale, les militants actifs sont devenus de moins en moins nombreux. Souvent, il s’agit de personnes âgées, qui ont été de toutes les grandes luttes de la Révolution et en ont connu toutes les grandes victoires : éradication de l’analphabétisme, ouverture de l’Université aux noirs, démocratisation de l’éducation et de la santé, soutien à la culture et amélioration de l’accès pour tous à celle-ci…C’est pourquoi, l’un des problèmes majeurs des Comités, est de recruter des jeunes pour le militantisme actif et pour la participation aux instances dirigeantes de l’organisation. En plus d’éclairer ce problème, l’article ci-dessous a le mérite de contredire la caricature habituelle des CDR, qu’on présente souvent comme des clubs de délateurs aux service de la « dictature ». Leurs membres sont en fait des cubains comme les autres, travailleurs, étudiants ou retraités, qui, comme énormément de gens là-bas, n’échappent pas aux difficultés – l’un des militants cités vit, comme souvent à Cuba, dans une maison où cohabitent trois générations. Mais ces gens comme les autres, sont engagés dans l’action concrète pour la préservation des conquêtes sociales de la Révolution et l’amélioration des conditions de vie de leurs concitoyens : ils organisent des manifestations culturelles, promeuvent le don du sang, aident à l’évacuation des quartiers en cas d’intempéries graves, assurent des rondes et des gardes pour s’assurer que tout va bien, ou encore participent à la lutte contre le dangereux moustique aedes aegypti. Lire la suite

Les dissidents cubains en campagne électorale, par Fernando Ravsberg

source : BBC Mundo, 13 mars 2010

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

Après avoir élu leurs « délégués de base » l’an dernier, les cubains se préparent à voter pour désigner les membres des Assemblées Provinciales et de leur Assemblée Nationale, qui forment le « Pouvoir Populaire », l’un des piliers, avec les « organisations de masse », de la démocratie à la cubaine. La participation est généralement supérieure à 90%, dans des circonscriptions où s’affrontent des candidats choisis par leur base elle-même, et non par le Parti Communiste. Dans la mesure où les candidats à la députation doivent d’abord être désignés comme délégués de base, tout commence parle choix par les populations de ceux qui concourront pour cette délégation. En suivant un « dissident », Fernando Ravsberg, de la BBC, avait, à l’occasion des élections municipales de 2010, assisté à une de ces assemblées de désignation. Ravsberg n’est pas un amoureux exalté de la Révolution, mais le texte honnête et sincère qu’on va lire montre bien la liberté que Cuba garantit à tous, y compris aux fameux « dissidents », en dépit même de leurs activités illégales connues : utilisation de fonds étasuniens, constitution d’organisations clandestines ou, encore, ici, campagne électorale, puisque les campagnes, au sens où nous l’entendons généralement, sont interdites et remplacées par les assemblées populaires dont il sera question plus bas. Ravesberg, en dépit des exagérations de ses amis mercenaires, comme certains cubains appellent les « dissidents », dit bien n’ avoir été témoin d’aucune pression ni d’aucun encadrement policier. Il montre également, ce que les médias dominants montrent rarement : combien les contre-révolutionnaires manquent de soutien auprès de la population cubaine, aussi critique soit-elle par ailleurs envers ses institutions, imparfaites comme toute œuvre humaine. Pour une autre lecture de cet article, on consultera le texte de Felipe Perez Cruz, que Danielle avait traduit il y à l’époque : « Un correspondan de la BBC en campagne à Cuba ». Lire la suite

Ricardo Alarcon : À Cuba, ce sont les électeurs qui choisissent les candidats

ALARCON

source : Tiempo Argentino/Granma, octobre 2012

À l’étranger, on pense que le système électoral cubain est discutable du fait qu’il existe un parti unique. Décrivez-nous ce système, quelles en sont les valeurs en termes de démocratie ? Lire la suite

Cuba : Chaque étape compte dans le processus électoral, par Ana Margarita Gonzalez

assemblea nacional del poder popular

source : Trabajadores (Cuba), 24 décembre 2012

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

Chaque étape du processus électoral a une importance capitale et se déroule conformément à la loi. Ainsi, se tiendront de ces jours-ci jusqu’au 31 janvier prochain les rencontres avec le peuple des candidats à la députation et à la délégation provinciales. Lire la suite