Selon WikiLeaks, Omar Bongo aurait détourné des fonds au profit de partis français

source : africapresse.com

Selon des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks et visibles mercredi 29 décembre sur le site du quotidien espagnol El Pais, près de 30 millions d’euros auraient été détournés de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) à son profit par le défunt président gabonais Omar Bongo. Une partie de ces fonds aurait aussi profité à des partis politiques français.

Cette information a été donnée quatre jours après la mort de M. Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l’ambassade américaine au Cameroun, précise le journal. Selon la même source, “les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l’argent à des partis politiques français”. L’argent aurait profité “aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à Chirac mais aussi Sarkozy”. Lire la suite

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Bilan 2010 : Crise ivoirienne et démocratie en Afrique, par Raphaël Mvogo

source :  Le Quotidien du peuple

Episode douloureux d’un cycle de scrutins présidentiels en 2010 dans six pays, pour la plupart dans une situation de crise ou de post-conflit, la Côte d’Ivoire, après la Guinée, le Burundi ou le Rwanda dans des proportions variées, confirme la tradition d’une démocratie houleuse depuis l’ouverture politique de 1990 en Afrique, analysent des observateurs.

« Ce qui se passe en Côte d’Ivoire et tout récemment en Guinée appelle quelques remarques de fond. Le premier élément, c’est qu’on s’aperçoit que la ritualisation démocratique à travers par exemple les élections n’a pas produit pour autant des initiés à ce système de gestion de la cité en Afrique », a commenté à Xinhua Laurent Mbassi, analyste politique enseignant à l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) à Yaoundé.

« Le deuxième élément, c’est celui de se demander si en définitive l’option électorale règle la question nationale en Afrique. Je ne pense pas. Les élections en Afrique, sur la base occidentale, c’est-à-dire sur la base d’une démocratie concurrentielle, ne correspondent pas à notre vision des choses qui est plutôt d’ordre consensuel », a-t-il ajouté, précisant que le pouvoir en Afrique est un fait de partage plutôt que de domination. Lire la suite

Le lobbying européen du Vatican (1), par Heather Brooke et Andrew Brown

Nicolas Sarkozy et le pape Benoît XVI

source : The Guardian

Traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

Hier, L’Huma tirtait : “Hold-up sur la laïcité”. Il y a du bon et du moins bon dans les articles de Lina Sankari sur cet “événement” brûlant et…vieux de trois ans, si l’on prend pour repère le discours de Ryad, fait par Sarkozy le 14 janvier 2008…Le bon, c’est l’entretien avec le philosophe Henri Pena-Ruiz, spécialiste de la laïcité. A moins que le choix de cet interlocuteur membre du Parti de Gauche, ne relève de la logique du Front de Gauche, qui a déjà changé le quotidien communiste en “journal fondé par Jean Jaurès”. Le bon, c’est aussi quelques chiffres, malheureusement trop peu nombreux : seulement 10% des supressions de postes d’enseignants prévues pour 2011 concernent l’enseignement privé confessionnel, alors que celui-ci n’accueille que 10% des élèves. Le mauvais, le franchement mauvais, c’est plutôt la teneur de certains propos relayés dans le dossier, comme celui de Razzy Hammadi : “il s’ouvre dans ce pays une salle de prière évangélique ou musulmane par semaine.” Franchement, pourquoi préciser “évangélique ou musulmane”? Pourquoi ne pas dire simplement “une salle de prière”? Pourquoi Razzy Hammadi et, par extension, L’Huma, prennent-ils le risque d’alimenter la stigmatisation raciste des français d’origine maghrébine, en pleine polémique lepéniste sur les dangereux talibans qui, parait-il, feraient leur prière dans la rue? Si c’est pour riposter à la récupération de la laïcité par la droite extrême, l’intention est juste, mais l’opération maladroite. Plutôt que le lapsus- car je veux croir qu’il ne s’agit que d’un lapsus- de monsieur Hammadi, j’aurais aimé trouver dans L’Huma des informations comme celles données dans l’article ci-dessous, trouvé dans The Guardian. (Note de Marc Harpon) Lire la suite

Réflexions de Fidel LA BATAILLE CONTRE LE CHOLÉRA

Je fais une pause au milieu de plusieurs analyses importantes qui prennent mon temps ces jours-ci pour aborder deux questions que notre peuple doit connaître.

L’ONU, poussée par les États-Unis, qui ont engendré la pauvreté et le chaos en République d’Haïti, y a dépêché voilà plusieurs années des forces d’occupation, dites Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH), qui y ont d’ailleurs introduit le choléra.

Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), lui, y avait nommé, début 2009, comme son représentant personnel un intellectuel brésilien, Ricardo Seitenfus, qui faisait alors partie du ministère des Affaires étrangères de son pays.

Seitenfus jouissait d’un prestige mérité dans les milieux diplomatiques et gouvernementaux de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, par le sérieux et la franchise avec lesquels il se colletait avec les problèmes. Il avait écrit en 1993, l’année de sa première visite en Haïti, un livre intitulé : Haïti, la souveraineté des dictateurs.

Le 25 décembre dernier, les agences de presse faisaient savoir qu’il avait été cassé sans préavis de son poste de représentant spécial de l’OEA.

Le motif ? L’interview donnée quelques jours plus tôt au journal suisse Le Temps, au cours de laquelle il avait exprimé ses vues en toute sincérité. Lire la suite

De la Bielorussie à la côte d’Ivoire, halte aux ingérences de la prétendue “communauté internationale”

Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara

source : PRCF

En Biélorussie, le président Loukachenko vient d’être réélu président avec plus de 70% des voix. Immédiatement, les forces de droite, brandissant le sinistre drapeau de l’impérialisme européen, descendent dans la rue pour contester l’élection. Le crime de Loukachenko est en effet impardonnable:

Le crime de Loukachenko est en effet impardonnable: comme nous l’apprend l’inénarrable Pujadas, toujours aux avant-postes du conformisme européiste et de l’anticommunisme le plus grossier,

Loukachenko est un ancien membre du PCUS, il n’a pas fait déboulonner les statues de Lénine, l’économie est toujours collectivisée et planifiée, l’industrie biélorusse n’a pas disparu, la Biélorussie refuse d’adhérer à l’UE et à l’OTAN, elle entretient des rapports fraternels avec la Russie et, chose rarissime dans la belle Europe actuelle, “les salaires et les retraites sont toujours payés rubis sur l’ongle ce qui garantit à cet ancien directeur de kolkhoze une grande popularité chez les petites gens” (phrase entendue ce soir même, sur un ton de reproche, au 20 h de France II)!). Ce qui bien entendu est très mal quand on voit l’U.E., poussée par le FMI du “socialiste”Strauss-Kahn et par l’Internationale “socialiste” de Papandréou, imposer partout de gravissimes politiques d’austérité. Lire la suite

La Seine Saint Denis, le 51 ème état Américain ? par Jean Levy

source : PRCF

Depuis plus d’un an déjà, l’ambassadeur des Etats-Unis s’installe, comme chez lui, en Seine-Saint-Denis. De nombreux médias s’en font l’écho ; Le Monde du 6 juin 2010 en trace l’itinéraire :

« L’inauguration d’une fresque murale géante à Villiers-le- Bel, un déplacement à La Courneuve pour rencontrer des jeunes, une rencontre à Bondy avec une star hollywoodienne, l’arrivée en hélicoptère et tapis rouge de l’acteur Sylvester Stallone à Rosny-sous-Bois, l’ambassadeur US en France, Charles Rivkin, multiplie depuis un an les actions en direction des banlieues sensibles. (…)

Mais ces opérations symboliques et médiatiques masquent l’ampleur du travail de réseau effectué en France ces dernières années pour identifier les élites des quartiers et des minorités ethniques. »

Et d’ajouter :

« L’ambassade américaine s’est en effet constitué un carnet d’adresses exceptionnel – aujourd’hui le plus complet, le plus pertinent, le plus actualisé sur les banlieues françaises. Au point que ni les partis politiques ou les associations, ni le monde intellectuel ou médiatique – toujours très frileux sur les questions de diversité – ne rivalisent avec le réseau de l’ambassade américaine ». Lire la suite

L’irresponsabilité comme idéologie, par Pascal Fenaux

Yahia Gouasmi du "Parti antisioniste" et ses compères Dieudonné et Soral

source : La Revue Nouvelle, n°12, décembre 2010

Depuis quelques années, et singulièrement depuis l’éclatement de la deuxième Intifada en octobre 2000, la répression implacable de cette dernière par l’armée israélienne, la destruction de l’Autorité palestinienne et la poursuite de la colonisation de peuplement juif en Cisjordanie, des voix se font de plus en plus entendre au sein de l’ultragauche pour combattre la mémoire du génocide des Juifs. Pourquoi ? Parce que cette mémoire serait l’un des principes « racistes » sur lesquels s’est créé l’État d’Israël [1]. En effet, « cela équivaut à faire payer un crime à des gens qui ne l’ont pas commis » : les Palestiniens, bien entendu, mais aussi « les Européens et les Américains [qui] se repentent sans cesse de crimes du passé auxquels ils ne peuvent rien faire et qui n’ont pas été commis par eux, mais tout au plus par leurs parents ».

Au sein de cette ultragauche, alliée à des « indigènes du royaume » (des intellectuels identitaires issus des immigrations et engagés dans une concurrence mémorielle), de plus en plus nombreux sont ceux qui estiment donc que la mémoire du judéocide est l’un des socles de légitimation de l’État d’Israël, un État fondé sur le sionisme, idéologie « raciste, fondée sur la supériorité raciale », voire coupable de « génocide ». Pour ces intellectuels et ces militants, la « logique » mécanique impose donc de « désacraliser » la mémoire du judéocide en « libérant » la parole, voire en militant pour la réhabilitation de négationnistes « victimes » d’un complot « politico-médiatique » orchestré par Israël et ses « complices ». Lire la suite