Aurevoir pour un temps… par danielle Bleitrach

Je ne veux pas que ce blog soit le lieu de l’incohérence médiatique. J’ai dû recommencer le rythme hallucinant de mes cours de chinois et celui d’une vie quotidienne où se multiplient les demandes de formation, les activités et les rencontres.

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La Pierre de Marius Von Mayenburg

mise en scène Bernard Sobel  au Théâtre de la Colline avec présentation video de Bernard Sobel. Cette pièce de théâtre telle que l’a montée Bernard Sobel fait partie de ce qui nous est « chair » dans ce blog, comprendre le court 20 e siècle, les expériences socialistes, non pour les momifier mais pour voir en quoi  tout cela continue à travailler le 21 e siècle, dans l’histoire , dans la politique. Sobel, dans la video mise ici, dit que c’est et ce n’est pas politique, ce serait comme un « cauchemar à la Kleist » trés personnel . Qu’est ce que cela veut dire? Qui sait qui est Kleist?  La cruche cassée, le prince de Hombourg et aussi ce désespoir qui le prend et ne le quittera plus après avoir lu Kant, parce qu’une vie privée d’absolu n’a pour lui plus de sens, il finira par se suicider avec la femme qu’il aime.Sa vie est celle d’une fascination erratique pour la Révolution française, puis par Napoléon qui porte la Révolution mais le fait en combattant son pays, lui parfaitement réactionnaire.  Il n’y a pas que Kleist c’est une histoire collective, aussi celle de Holderlin. On peut penser à ce texte admirable d’un autre allemand Buchner mort à 23 ans, décrivant la folie et la mort de Lenz, un dramaturge qui crevait comme Holderlin de l’impossible révolution en Allemagne, contemplait impuissant la Révolution française et la restauration et souhaitait que son écriture sente « l’haleine fétide du peuple »… La culture allemande aurait du éliminer la barbarie dit Sobel, qu’aurait  pu faire le socialisme allemand s’il n’avait pas laissé le soin de mener à bien cette tâche historique « à un empire asiatiques barbare » demandait Heiner Müller ? Pourquoi avoir préféré le nationalisme socialisme à la Révolution,   après avoir tué Rosa Luxembourg, être entré dans le crime nazi, et in fine s’être laissé imposer de l’extérieur la révolution socialiste comme un châtiment ? Sobel-Rothstein, comme moi a été fasciné, amoureux de cette littérature allemande, il a cherché dans Brecht à maîtriser les affe cts… Et là c’est encore une autre génération fascinée par l’impuissance, l’histoire mais prise à la Kleist comme un terrible destin individuel qui se brise à chaque moment sur l’absence d’absolu.

C’est l’Histoire et la storia « est-ce ainsi que les hommes vivent » ?

La maison est hantée de tous les petits mensonges, toutes les erreurs, cela se fissure, nous fissure… Le suicide de Kleist par impuissance est cette peur que dit Sobel nous portons en nous, je porte en moi… Et elle a fait de moi Danielle une communiste… Communiste par compagnonnage contre l’holocauste nazi, me voici devant une autre déportation celle des Palestiniens, et plus largement un monde où il est impossible de rester là où vous êtes né et où vous allez frapper à la porte d’autres humains qui vous refusent… Vous repoussent…

.A propos de La pierre
« C’est la peur qui me pousse, et j’essaye d’en trouver les raisons. »
Marius von Mayenburg

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Anthropologie du propre à rien par Bertrand Ogilvie

Reflexion pour le week end ….
 
Que transmettons-nous à nos enfants, à nos descendants, aux générations qui nous suivent ? Des biens, des habitudes, des institutions, des mots, des tournures de langage (que l’on appelle dans notre jargon des problématiques) ? Des gènes, des situations biologiques et démographiques, écologiques, climatologiques ? Des sciences et des techniques ? Tout cela à la fois sans doute. Mais aujourd’hui la réponse à cette question n’est plus tout à fait aisée. Non que notre “ aujourd’hui ” soit une période de crise : ce n’est ni nouveau ni forcément révolutionnaire. C’est plutôt l’idée même de transmission qui présente une difficulté nouvelle, c’est-à-dire l’idée qu’il y aurait quelque chose à transmettre.

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La conférence sur l’Afghanistan: combien coûte la loyauté des talibans ?

La conférence sur l’Afghanistan: combien coûte l’achat des talibans ?
20:13 28/01/2010© REUTERS/ Stefan Wermuth Par Andreï Fediachine, RIA Novosti
La conférence sur l’Afghanistan qui se tient le 28 janvier à Londres devrait s’efforcer de déterminer les voies, les méthodes, les moyens et, c’est là l’essentiel, les fonds nécessaires pour assurer la sécurité et une vie pacifique et civilisée en Afghanistan, mais aussi l’intégration des talibans dans cette vie pacifique.

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Il ne s’est pas produit de changement dans la politique des Etats-Unis envers Cuba

INAUGURANT ce 28 janvier la Rencontre des Cubains résidant à l’étranger contre le blocus et en défense de la souveraineté nationale, Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures, a signalé que tous les Cubains, qu’ils vivent dans l’île ou à l’étranger, partagent l’honneur d’être les enfants de l’Ile rebelle, placée dès sa naissance comme nation sous le signe de l’alternative: annexion ou indépendance?

A Bayamo, le Père de la Patrie avait déjà compris que «l’objectif des Etats-Unis est de s’emparer de Cuba», a signalé le ministre dans le cadre de la rencontre qui se tient au Palais des congrès de La Havane.

Peu avant de tomber au combat, José Marti avait écrit: «Je cours chaque jour le danger de donner ma vie pour mon pays, mon devoir (…) qui est d’empêcher à temps, avec l’indépendance de Cuba, que les Etats-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne fondent, avec cette force supplémentaire, sur nos terres d’Amérique ».

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A l’Elysée Sarkozy dénonce le blocus, à Davos, Sarkozy fustige les dérives du capitalisme par Danielle Bleitrach

Il n’en finit pas de nous étonner: ainsi ce qui s’est récemment passé à l’Elysée dont la presse n’a pas fait état est plutôt sympathique. Lors de la dernière lettre de remise de créances des ambassadeurs, le hasard a fait que le nouvel ambassadeur des Etats-Unis et celui de Cuba se soient trouvés ensemble dans les salons de réception sous les lambris du palais de l’Elysée. Le Président Sarkozy s’est approché de l’ambassadeur de Cuba et lui a glissé quelques mots de sympathie, puis il a foncé vers l’ambassadeur des Etats-Unis et lui dit à haute voix: « Dites bien au Président Obama que cette histoire de blocus est indéfendable! C’est contreproductif, ça ne mène à rien, il faut en finir le plus rapidement possible! » Il est reparti, puis est revenu en déclarant de nouveau à l’amabassadeur des Etats-Unis :  » Il faut absolument que vous répétiez ce que je vous ai dit à votre président « . L’ambassadeur des Etats-Unis qui n’est pas un diplomate de carrière mais un homme d’affaire avait l’air stupéfait. Et de fait il a été absent devant le buffet quelques minutes plus tard. On s’interroge: « est-il allé illico téléphoner à Obama ? Au risque de ne pas goûter aux amuse-gueules ?

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Obama, la déception, et ce qui va s’en suivre, par Paul Krugman

1er décembre 2009Quels sont les perspectives pour les USA ? Paul Krugman, qui continue de juger que la relance américaine a été insuffisante, s’attend à plusieurs années de stagnation, avec un chômage élevé persistant, et une notion de la prospérité qui devra être « revue à la baisse ». Dans cette situation sociale difficile, avec une administration qui n’a pas su s’imposer face à Wall Street et aux banquiers, il prévoit que ce sont les Républicains qui devraient bénéficier du mécontentement populaire lors des élections de mi-mandat. Obama pourrait-il se ressaisir d’ici là ? « Le temps est passé où l’on pouvait faire confiance à l’administration pour qu’elle entreprenne ce qui est nécessaire – tout porte à croire qu’elle ne le fera pas de sa propre initiative, » conclut-il, sans dissimuler sa déception.contreinfo.  Lire la suite