Copenhague comme la Conférence de Paris ? Mais la Chine n’est plus la même…

Le Sommet de Copenhague nous rappelle la Conférence de paix de Paris de 1919, une conférence internationale organisée par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale afin de négocier les traités de paix entre les Alliés et les vaincus. Lors de cette conférence, Georges Clémenceau (Président du Conseil de la France), Lloyd George (Premier Ministre de la Grande-Bretagne) et Thomas Woodrow Wilson (Président des Etats-Unis), en tant que représentants de leur pays respectif, sont devenus les maîtres du monde qu’ils partagèrent comme ils le vouaient, ainsi les colonies allemandes furent partagées entre le Royaume-Uni, la France et le Japon tandis que le Proche-Orient anciennement possession turque est divisé en mandats attribués par la Société des Nations à la France et à l’Angleterre. Ils manœuvrèrent et manipulèrent en cachette pour établir un nouvel ordre mondial qui dura près de deux décennies. Mais l’Allemagne, humiliée, n’allait pas tarder à refuser cette mauvaise paix. Ce que les trois grands ‘vainqueurs’ n’ont pas prévu c’est que dans l’obligation d’accepter ces dures conditions, l’Allemagne considéra le traité comme un Diktat et que cette situation humiliante pour elle favorisa les revendications de la part des groupes nationalistes allemands, en particulier chez les nazis, ce qui allait entraîner, d’une part, les conditions d’une revanche, d’autre part, l’avènement de la Seconde Guerre mondiale qui apporta par la suite de plus grands malheurs et de plus terribles désastres au monde entier. Tout comme la Conférence de paix de Paris, le Sommet sur le réchauffement climatique de Copenhague aboutira à des accords qui produiront immanquablement des effets profonds et durables sur l’avenir du monde entier et l’histoire montrera que son importance ne cède en rien à celle de la Conférence de Paris de 1919.

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Réflexions du compañero Fidel; MESSAGE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA

 Cher Hugo
Ce jour-ci marque le quinzième anniversaire de notre rencontre au Grand Amphi de l’Université de La Havane, le 14 décembre 1994. La veille, je t’avais attendu au pied de l’avion qui t’avait amené à Cuba.
J’avais suivi ton soulèvement armé contre le gouvernement vénézuélien vendu aux Yankees. Des nouvelles au sujet de tes idées nous étaient parvenues à Cuba alors que tu étais en prison et que, comme nous, tu t’attachais à enrichir la pensée révolutionnaire qui t’avait conduit à lancer le soulèvement du 4 février 1992.
Dans le Grand Amphi,  tu avais, d’une manière spontanée et transparente, avancé les idées bolivariennes que tu portais en toi et qui t’avaient conduit, dans les conditions spécifiques de ton pays et de notre époque, à te battre pour l’indépendance du Venezuela contre la tyrannie de l’Empire. Malgré les efforts de Bolívar et des autres colosses qui, remplis de rêves, avaient lutté contre le joug colonial espagnol, l’indépendance du Venezuela n’était guère que des dehors ridicules.
Aucune minute de l’Histoire n’est égale à l’autre ; aucune idée ni aucun événement humain ne peut être jugé hors de son époque.  Toi et moi, nous sommes partis de concepts qui ont évolué au fil des millénaires, mais qui sont très en rapport avec l’histoire lointaine ou récente où la division de la société en maîtres et esclaves, en exploiteurs et exploités, en oppresseurs et opprimés, fut toujours antipathique et odieuse. Et elle constitue de nos jours la pire honte et la principale cause de malheurs et de souffrances des êtres humains.

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