Opération ‘Juste Cause’ au Venezuela ? par Romain Dux

Le Journal Le Monde et la propagande de guerre étasunienne

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 Le 8 août 2005, le gouvernement vénézuélien mettait fin à la collaboration qu’entretenaient ses services de lutte contre la drogue avec leurs homologues étatsuniens de la Drug Enforcement Administration (DEA). La raison invoquée: les agents nord-américains passaient le plus clair de leur temps à des activités d’espionnage au lieu de la dite coopération. La DEA possédait notamment des bureaux au sein même du Bureau National Antidrogue vénézuélien (ONA, en espagnol), auxquels le propre directeur de l’ONA n’avait pas accès. Cette rupture avec la DEA n’isole pas le Venezuela dans la lutte anti-drogue puisque ce pays maintient 50 accords internationaux dans ce domaine avec 37 pays, la plupart européens (1)[1].

Mais dès l’expulsion de la DEA, le problème de santé publique mondiale que représente la lutte contre le trafic de drogue allait se transformer au Venezuela en un thème récurrent de la guerre politico-médiatique.

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Réponse à l’offensive réactionnaire du gouvernement URIBE qui prépare une marche de soutien à sa politique par COMAGUER

Le communiqué qui suit montre que la tentative d’isoler la guérilla, d’ignorer son programme politique et ses revendications se heurte désormais à une large résistance en Colombie même.

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Une oeuvre d’oscar nemeyer inaugurée à Cuba, suivi de Marti et fidel Castro

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Avec beaucoup d’humour mais aussi la force plastique qu’on lui connait Oscar nemeyer a symbolisé la lutte du peuple cubain contre  l’ogre étasunien comme le disait déjà José marti dans la lutte pour l’indépendance de Cuba. La lutte se déroulait contre l’espagne puissance colonisatrice, mais José marti voyait déjà le monstre impérialiste, une nation construite sur la division et l’avidité, tenter de mettre la main sur Cuba. Juste avant de mourir au combat contre l’Espagne il écrivit une dernière lettre où il expliquait qu’il avait consacré toute sa vie à empêcher qu’en prenant possession de Cuba, l’ogre aux bottes de sept lieues, les Etats-Unis s’emparent de toute l’Amérique latine. ce monument me paraît être un hommage du grand architecte communiste brésilien au rôle de sentinelle joué hier comme aujourd’hui par Cuba. Et il n’y a pas que l’Amérique latine qui doit dire à Cuba, à Fidel castro et à tous les Cubains qui ont payé le prix fort de leur héroïsme : « merci Cuba! »
Je vous parlais ce matin de Marti et voici que ce soir J.F. Bonaldi nous envoie la réflexion de Fidel du 28 janvier 2008 sur Marti à laquelle il a demandé de joindre son discours sur marti du 29 janvier 2003, les voici.
Danielle Bleitrach
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Un retour à Marx s’impose pour comprendre cette crise

Il faut retourner à Marx, parce que c’est le seul penseur qui ne s’enferme pas dans un dilemme apparemment insoluble non seulement dans les termes mais ce qui est pire dans les faits. Quel dilemme ? Avant lui des économistes avaient énoncé l’existence de la partie de la valeur du produit que le capitaliste s’approprie sans payer d’équivalent, ce que l’on nomme la plus value ou valeur ajoutée. Mais on en restait là parce que pour la plupart des économistes il s’agissait d’un fait éternel, incontournable. Ils n’ont pas beaucoup évolué depuis se contentant face aux crises d’envisager grâce à la régulation étatique une pondération dans le rapport général entre travailleurs et possesseurs des moyens de production. Mais toujours en partant d’une aide massive, ne réclamant pas de profit, de l’Etat au capital. Face aux économistes qui selon le mot de Marx transformaient les hommes en chapeaux, il y avait les socialistes de l’époque qui trouvaient à juste raison cette répartition injuste et en appelaient à la justice éternelle et à la vraie morale, transformant les hommes en idées.

Marx ne s’est pas contenté de ce dualisme qui semble inspirer tant de nos campagnes électorales, celle où l’on voit le pourfendeur de l’injustice de hier se transformer en réaliste d’aujourd’hui.

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Du trader fou à la 754 e fortune mondiale

 LA 754 e fortune mondiale

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert une enquête mardi soir sur les échanges sur les actions de la Sociéte générale. Après le trader fou, le PDG irresponsable  l’affaire vise un membre du conseil d’administration et pas n’importe qui, un certain R.Dray,  De nationalité américaine, Robert A. Day a 64 ans et est administrateur de la banque depuis 2002. Son mandat, renouvelé en 2006, expire en 2010. Le magazine Forbes le classait en août à la 754ème place des personnes les plus riches du monde.

Donc Robert Dray qui avait déjà vendu pour plusieurs dizaines de millions d’euros d’actions de la banque le 9 janvier, a cédé de nouveau pour plus de 40,5 millions d’euros le 18 janvier, jour où les premiers soupçons de « fraude » sont apparus.

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tout va mieux en Iraq selon G.W.bush

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La moralisation du capital ou le nouveau devoir des riches

Ecoutez une histoire encore… Un jour j’avais 13 ans et probablement déjà des pulsions égalitaristes puisque deux ans après j’adhérais au parti communiste français, j’ai eu une conversation qui m’a beaucoup marquée tant mon interlocutrice m’est appaurue stupidement bornée. Si bornée qu’il m’était impossible de lui répondre, elle appartenait à une autre planète. C’était une enfant de la grande bourgeoisie et elle m’a déclaré d’un ton péremptoire « Et s’il n’y avait pas de riches qui ferait l’aumône aux pauvres ? » Je n’avais pas d’arguments mais je sentais de toute mon âme que la charité coûtait trop cher à celui ou celle qui la subissait. Commen t expliquer cela à cette petite fille modèle sortie d’un roman de la comtesse de Ségur ?

Plus tard j’ai lu Marx, une de ses phrases  m’a profondément marqué parce qu’elle constituait la  première réponse à la petite pécore bourgeoise qui voyait dans la richesse des uns la source de la survie des autres, une variante enfantine de l’axiome bien connu : les profits d’aujourd’hui sont les emplois de demain. Marx c’est peu de le dire ne raisonnait pas comme ça, il parlait aussi du conflit à la Faust déchirant le capital: entre sa propension à dépenser et son besoin d’accumulation.

Mais sur le fond il démontrait que chaque phase d’accumulation du capital ce se traduisait par des drames, des expropriations massives, ce qu’il appelle l’hôtel des invalides du capital . Cette analyse m’a profondément éclairé et définitivement éloigné de toute conception charitable. Aussi quand recemment j’ai vu tous mes amis sociologues s’engouffrer dans la problématique de l’exclusion, une vision charitable de la pauvreté, j’ai protesté, vos exclus ce sont des prolétaires dépossédés par l’accumulation du capital.

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Sentir au plus profond de nous mêmes ce que l’on inflige à d’autres être humains.

Hier j’ai été bouleversée par le visage et les mains de ces ouvriers que Mittal chasse de leur usine mais aussi de leur vallée. Ces mots si simples pour dire ce qui leur arrive, une monstruosité, une machine folle le capitalisme financier, une danse macabre dont l’avidité, le profit est le seul moteur, et voici ces hommes usés à la peine, les yeux gonflés de larmes retenues et les mains calleuses qui protestent contre la terrible injustice subie. Cette injustice est la même le savez vous que celle subie par tous ces gens à qui aux etats-Unis on reprend leur maison et qui vont coucher dans des villages de tente… C’est la même que depuis des siècles subissent tous ces expropriés de leur terre, indiens devenus esclaves que l’on gorge d’alcools, africains enlevés et jetés à des milliers de kilomètres… Quand est-ce que l’humanité prendra conscience? Prolétaires de tous les pays en défense de l’humanité unissez-vous. Et que ce que subit l’indien mapuche dans le lointain Chili où l’on tua Allende et coupa les doigts de Victor jara, le guitariste communiste, vous touche au plus profond de vous-mêmes, comme ce qu’on inflige à vos enfants, l’exil de cette vallée où vous avez toujours vécu et que vous aimez. Il est temps de dire que cette monstruosité planétaire qui a nom le capital doit être combattue et que partout il existe des combattants, que le front est immense.  Voilà ce qui se passe chez vos camarades, vos frères, comme il vous plaira Mapuches.

Danielle bleitrach

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Le Bon, La Brute et le Truand: A propos de la couverture médiatique de la visite d’Alvaro Uribe en France par Romain Mingus

La récente visite du président colombien en France a donné lieu à une couverture médiatique qui s’inscrit dans la droite ligne de ce que l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano nomme « le monde à l’envers ».

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Le scénario de base, la libération des Otages retenus par la Force Armée Révolutionnaire de Colombie (FARC), tel qu’il est présenté par les entreprises de communication françaises font ressurgir chez le lecteur français, tous les schémas et stéréotypes simplistes du wild, wild West des westerns hollywoodiens: des bandits ont pris en otage des fermiers innocents et leurs familles, heureusement le shérif du coin s’apprête à les libérer. Les bandits dans ce type de film, dont l’orientation politique est à peine voilée, c’est généralement les indiens ou les mexicains, bref ce sont des brutes. Le shérif, quant à lui, est l’archétype du citoyen étasunien dominant: blanc, libéral et désintéressé, entièrement dévoué à la défense du Bien, c’est le Bon. Généralement, le scénario, se complique lorsque apparaît une figure hétéroclite qui vient rappeler au spectateur que tout n’est pas si simple. Ce truand pactise avec tout le monde pour en retirer un bénéfice personnel. De fait, il va gêner le Bon dans son combat pour le Bien, l’Ordre et la Morale.

Le spectateur ne saura jamais pourquoi les indiens prennent des otages (généralement une femme): ce sont des brutes qui agissent impulsivement. De même, à travers ce moyen de propagande que furent les westerns hollywoodiens, il n’apprendra rien sur la colonisation et l’extermination des Peuples Premiers aux Etats-Unis. Quant au truand, même s’il génère quelque sympathie au début du film, les spectateurs le détesteront rapidement pour son côté roublard et manipulateur. Restent le Bon et la vision réductrice de la société, imposée par le scénariste. Le Bon, à la fin du film, triomphe toujours !

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Pourquoi devrions-nous soutenir l’Autorité palestinienne ?de Michel Warschawski

Le moment est venu de qualifier la situation par son véritable nom : une domination néocoloniale via une administration autochtone mandatée de collaborateurs…

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Le samedi 12 janvier, les forces de police palestiniennes agressaient violemment les manifestants qui protestaient pacifiquement contre la venue du président US, George W. Bush, à Ramallah. Parmi les manifestations qui furent molestés, il y eut plusieurs membres importants de l’OLP (organisation de libération de la Palestine). Le fait que le président américain n’ait pas été bien accueilli par la société palestinienne ne devrait pas surprendre : depuis des années, Bush se comporte en ennemi, soutenant les initiatives israéliennes les plus agressives et s’opposant ouvertement à l’application du droit international concernant l’illégitimité de l’occupation et de la colonisation israéliennes. Pour Bush, la Palestine appartient à l’axe du mal et doit être traitée en conséquence.

L’incident de Ramallah ne constitue pas la première réaction violente contre les manifestants pacifiques contestant la politique de leur direction, mais il révèle un tournant qualitatif dans la position politique de l’Autorité palestinienne (AP).

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