Cuba : Que signifie être révolutionnaire aujourd’hui, par Jorge Luis Acanda

 

Jorge Luis Acanda est professeur d’histoire de la pensée marxiste au département de philosophie de L’Université de La Havane.

 

source : La Joven Cuba (Matanzas, Cuba), 26 juin 2013

 

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

 

Quand Elier m’a invité à venir parler sur ce thème, « que signifie être révolutionnaire aujourd’hui », et m’a dit que l’intervention aurait lieu un torride mercredi de juin à quatre heures de l’après-midi, j’ai douté que ce sujet parvienne à attirer un quantité appréciable de personnes. En arrivant ici et en constatant que, en dépit de la chaleur infernale, de la violence du soleil qui nous frappe à cette heure et des difficultés du transport, cette salle regorge de monde, m’est revenue l’histoire fameuse de ce poète amoureux dont l’amante lui demanda ce qu’était la poésie et qui répondit : « la poésie, c’est toi ».

 

Le fait que vous soyez venus jusqu’ici en dépit de tous les inconvénients, me permet de paraphraser ce poète et dire que si l’assistance me demande ce que c’est que d’être révolutionnaire je répondrai que les révolutionnaires, c’est vous. Et cela ne sera pas un simple artifice rhétorique pour me gagner la faveur de l’auditoire, mais l’expression de la joie que me procure le fait de constater que, malgré les obstacles mentionnés, une quantité appréciable de personnes se réunit aujourd’hui ici. Joie motivée par l’impression que j’ai de ce que beaucoup dans ce pays ne s’intéressent pas à cette question de savoir ce qu’est la révolution ni à la conceptualisation et à la définition de ce que cela signifie d’être révolutionnaire.

 

Je veux être prudent avec les mots et je dis simplement que beaucoup de gens ne s’intéressent pas à cette question. Je ne peux pas affirmer que c’est la majorité, mais je soutiens bien l’opinion que pour un secteur important de notre population ce thème suscite le désintérêt et même le rejet. Au minimum, on peut affirmer que les mots « révolution «  et « révolutionnaire » ont subi une usure au cours de ce dernier demi-siècle. On les a tant utilisés pour dissimuler des rafistolages, des improvisations, les excès de volontarisme et les erreurs en tous genres qu’ils ont perdu beaucoup de leur force initiale. Et cela, dans le cas spécifique de Cuba, interpelle beaucoup, parce que- contrairement à d’autres nations- dans la nôtre, le mot « révolution’ » a occupé une place importante et très positive dans l’imaginaire et le vocabulaire politiques depuis presque un siècle et demi.

 

Depuis le début de nos luttes indépendantistes, en 1868, le mot révolution a acquis une aura de gloire. Durant les vingt premières années du dix-neuvième siècle, elle s’est un peu diluée, mais, avec l’arrivée de Machadato et des lutte contre lui, le mot s’est à nouveau changé en une référence chargée de prestige. Beaucoup de mouvements politiques revendiquaient l’adjectif « révolutionnaire » et l’utilisaient dans leur nom, même quand ils n’avaient rien de révolutionnaire. Le grand banditisme de la fin des années 1930 et des années 1940, curieux mélange d’esprit de far west et de corruption, utilisa cet adjectif pour se désigner lui-même. Que l’utilisation des mots révolution et révolutionnaire aient eu une charge légitimatrice per se, c’est ce que démontre le fait si curieux que le coup d’Etat du 10 mars 1952 ait essayé de se présenter lui-même comme la « révolution marciste » et je demande qu’on remarque que j’écris ici- comme on écrivait à cette époque- « marsiste », et non pas « marxiste », puisqu’il s’agit de faire référence précisément au mois où a eu lieu ce coup d’Etat). A partir de cette date, sont nées diverses organisations pour s’opposer à la dictature de Batista et, une fois de plus, le choix de beaucoup d’entre elles, y compris celles qui n’avaient rien de révolutionnaire, invoquait ou utilisait cet adjectif.

 

Après le premier janvier 1959, nous étions tous, à Cuba, révolutionnaires. Il y avait une consensus majoritaire sur le fait que le renversement de la dictature devait ouvrir la voie à des transformations de la société cubaine. Une consensus sur le fait qu’il était nécessaire de résoudre des problèmes tels que l’existence du latifundium et de ses conséquences sociales à la campagne, la corruption politique, l’analphabétisme, le chômage, etc. Cela ne veut pas dire que tous voulaient réellement résoudre ces problèmes. Il est clair que les propriétaires terriens n’étaient pas intéressés par l’élimination du latifundium et que la classe politique ne voulait pas éradiquer la corruption dont elle vivait, mais ils ne pouvaient s’opposer publiquement à cela. L’immense majorité de la population voulait des transformations profondes. Elle voulait une révolution. Et la question, le problème, se posait en termes de définition de la chose que devait être la révolution, de comment elle devait être. Quelles caractéristiques avait elle à avoir ? Je pense qu’un des grands mérites de Fidel a consisté à démontrer que la révolution à Cuba devait être socialiste si elle voulait être authentique. Que révolution était synonyme de socialisme. Et durant ces deux ou trois premières années de la décennie 1960 un des deux camps dans la lutte idéologique se concentrait sur le contenu du concept de révolution et de ce qui était vraiment révolutionnaire, avec la conséquence que les ennemis de la Révolution (et maintenant j’utilise le concept avec une majuscule, parce que je fais référence à un objet spécifique- le projet de transformation sociale socialiste) ne pouvaient plus que continuer à se revendiquer comme les vrais révolutionnaires, tant le prestige et la charge légitimatrice du concept étaient fort.

 

Pour le confirmer, je vais seulement présenter deux échantillons : le premier, c’est qu’une des organisations contre-révolutionnaires les plus importantes de ces années s’est auto-proclamée « Movimiento de Recuperacion Revolucionaria » ; le second, c’est que, même le président des Etats-UNis d’alors, John F. Kennedy, a fait référence à notre révolution comme une « révolution trahie » pour légitimer l’implication directe et ouverte de l’empire dans l’invasion de Playa Giron [la Baie des Cochons].

 

C’est le projet socialiste qui triompha dans cette bataille sémantique, et, pour tous, il fut clair que la révolution, c’était le socialisme. Et l’idée est toujours présente dans notre vocabulaire politique et maintient son sens positif et légitimateur. Et on continue de l’utiliser pour légitimer des stratégies et des tactiques politiques. On invoqua diverses campagnes pour « l’approfondissement révolutionnaire » à diverses dates des années 1960 et des années 1970. En 1965, eut lieu « L’Offensive Révolutionnaire », qui serait relancée en 1968. Et en 1985, commença le « Processus de Rectification », appelé à éliminer les tendances négatives qui détournaient la révolution socialiste de son cours « naturel » et pervertissaient l’essence de la révolution.

 

Si je fais tous ce récit historique c’est pour expliquer pourquoi l’érosion du pouvoir mobilisateur de ce terme et de sa charge légitimatrice mérite une réflexion profonde. Entendez-moi bien : je ne suis pas en train d’affirmer que la population cubaine n’est pas révolutionnaire. Tout au contraire. Mais, comme je dirai plus bas, les termes « révolution » et « révolutionnaire » ont souffert tant d’abus qu’ils ont été déchus de la place qu’ils occupaient dans notre imaginaire. D’où la pertinence qu’il y a à reprendre un thème qui, plus d’une fois, s’est présenté dans notre histoire, mais, aujourd’hui, d’une façon plus dramatique. Et de même il est pertinent de tenir pour indispensable l’adverbe « aujourd’hui », placé à la fin de la question « que signifie être révolutionnaire ». Parce que l’histoire ne se passe pas en vain et la mémoire collective et l’inconscient collectif se chargent d’éléments qu’on ne peut pas ignorer, que l’on veuille les prendre en compte ou non.

 

Alors que je préparais cette intervention, je me suis souvenu qu’une fois, il y a de nombreuses années, à la fin des années 1960, j’étais dans un cinéma et on a commencé à montrer les Informations de l’ICAIC, dans lesquelles on posait une question à une série de figures publiques sur les caractéristiques que devait avoir un révolutionnaire. Après tout ce temps, je ne me rappelle plus le nom de presque aucun interviewé ni les réponses des uns et des autres. Je dis « de presque aucun » parce que le seul fait dont je garde le souvenir c’est qu’une de ces figures était Haydee Santamaria. Et je me souviens, comme si c’était hier, que quand on lui a posé la question, elle- qui pour moi est le personnage féminin le plus symbolique de la révolution- a regardé la caméra avec ses yeux si profonds et a vite répondu : « un révolutionnaire doit participer de la condition humaine ». Pourquoi le souvenir de son affirmation demeura-t-il en moi, alors que je n’ai pas même conservé une légère idée ni des réponses ni même des noms des autres personnes qui apparurent dans ce journal ? Pourquoi à ce moment sa réponse me marqua-t-elle beaucoup plus que toutes les autres ? Et, autre question, non plus dirigée vers le passé, sinon vers le présent : pourquoi, après toutes ces années, ce souvenir perdure-t-il en moi ? Pour la première question, je peux seulement avancer une supposition. Il est très probable que les autres interviewés aient donné les réponses d’usage qu’on emploie quand on parle d’un thème si élevé. Il est très probable que qu’ils aient dit que le révolutionnaire doit être un combattant inexpugnable, un être sans tache ni peur, etc. Mais Haydee, qui pouvait donner des leçons de valeur et d’engagement sans limite, alla à quelque chose de beaucoup plus simple et, pour cela, beaucoup plus important et plus essentiel : à la condition humaine.

 

A la seconde question, je peux répondre sans risque. Le souvenir de cette définition a perduré en moi, renforcé par l’expérience vivante, durant toutes ces années, de comportements, mesures, décisions, qui ont manqué de prise en compte de la condition humaine. Et quand une personne ou une institution agissent au nom de la Révolution en ignorant les principes élémentaires de la condition humaine, elle cause des dommages immenses à cette même révolution qu’elle prétend défendre.

 

Et cette anecdote sur Haydee Santamaria, je veux la mettre en relation avec une autre. Je l’ai entendue de la bouche d’Ambrosio Forent, au milieu d’une foule, lors d’une réunion à la Casa de las Americas, à l’époque de ce que certains ont appelé « la guerre des e-mails ». Si je me souviens bien, il parlait d’une quelconque figure importante du monde de l’art qui, apprenant que le Conseil National de la Culture (CNC) cessait d’exister et qu’on créait, à la place, le Ministère de la Culture à la tête duquel on avait placé Armando Hart, avait exprimé son approbation et sa joie face à la décision en les résumant dans un définition : « c’est une personne digne ». L’histoire est, pour moi, profondément impressionnante et riche de leçons. Le Conseil National de la Culture avait été dirigé par des personnes qui avaient un long parcours militant dans les luttes politiques et qui, en recevant une certaine portion du pouvoir, avaient converti le champ de la création artistique en un véritable enfer d’intolérance, de dogmatisme, d’exclusion et de répression. Justement, ils avaient atteint un résultat totalement contraire à celui qu’avait atteint Haydee Santamaria à la tête de la Casa de las Americas.

 

Nous pouvons affirmer aujourd’hui que ces quelques dirigeants du CNC (méconnus parce qu’innombrables, ce qui n’a pas empêché que la simple réapparition publique de certains d’entre eux provoque une tempête dans le monde de la création artistique, que notre État n’a pu gérer qu’en les plongeant de nouveau dans l’oubli) ont fait énormément de mal à la Révolution. Certains d’entre eux avaient des connaissances théoriques profondes sur l’art et la littérature. Ce que n’avait pas Haydee. Et durant des année, ils avaient appartenu à un parti marxiste-léniniste, se conformant rigoureusement à la discipline de parti, souffrant les persécutions politiques, se montrant fermes sur les principes etc. Mais la politique qu’ils imposèrent depuis la sphère du pouvoir qui les avait intégrés avait été franchement contre-révolutionnaire. En revanche, Haydee, elle, avait été vraiment révolutionnaire dans son action comme présidente de la Casa de Las Americas. Parce que, en plus de posséder toutes les caractéristiques mentionnées (discipline, fermeté, courage), elle plaçait toujours la condition humaine (sa condition humaine) en première place, comme principe clé de sa façon de faire.

 

Rappelant ce qui s’est passé dans le champ de la création artistique dans notre Révolution et comparant cela à ce qui a eu lieu dans d’autres pays socialistes, on peut légitimement établir une connexion interne entre les prétendues « politiques culturelles » dans l’histoire des mouvements révolutionnaires de type marxiste et les valeurs morales. La doctrine du « réalisme socialiste » ne pouvait s’imposer que par des conduites immorales, indignes, qui violaient la dignité de la condition humaine, parce que, rationnellement, elle est indéfendable. Et si nous continuons à nous rappeler l’expérience de quatre-vingt dix ans de tentatives pour construire le socialisme sur trois continents, et que nous passons du champ de l’art au champ de l’économie, au champ de l’éducation, et, ainsi, un domaine après l’autre, nous pouvons constater une connexion interne entre la politique et la morale. Toutes ces positions, lignes politiques, comportements et doctrines politiques qui conduisirent ces révolutions socialistes à leur suicide furent imposées et réalisée par des personnes qui ne voulaient pas comprendre qu’on ne peut être révolutionnaire en ignorant les valeurs de dignité individuelle, de décence et de morale. Des personnes considérées- selon le qualificatif qu’on leur appliquait dans ces sociétés- comme révolutionnaires, mais qui ne l’étaient pas, précisément par manque de morale.

 

Après tout ce qui a été dit, je peux avancer une première réponse à la question de savoir ce qui signifie être révolutionnaire aujourd’hui. Et pour cela, je m’oriente vers ce que, il y a quarante ans, disait Haydee Santamaria : participer de la condition humaine. Et vers la réaffirmation de ce que peu après avait dit l’artiste que j’évoquais : être une personne digne. Un premier critère pour choisir comme « révolutionnaire » une ligne politique, un conduite individuelle ou un comportement collectif ou institutionnel, réside précisément dans cela. Et si les concepts de « révolution » et de « révolutionnaire » ont souffert une érosion importante de leur pouvoir de mobilisation et d’attraction dans la Cuba d’aujourd’hui, cela est dû dans une large mesure au fait que souvent, on les a associés à des conduites manquant de rigueur éthique. Si une personne possédant un certain pouvoir est interpellée publiquement par un jeune qui, simplement, en plein usage de son droit le plus élémentaire et agissant en toute honnêteté, exprime des doutes, et, ensuite, est soumise à un harcèlement intense par un groupe d’opportunistes et de lèche-culs, tandis que cette personne possédant un certain pouvoir ne fait rien pour empêcher cela, nous sommes en présence d’une conduite totalement immorale. Profondément indigne. Tant de la part des accusateurs que de celle de « l’homme de pouvoir ». D’une part par action, de l’autre par omission. Parce que tous ont affaibli les principes les plus élémentaires d’une éthique qui, par tout sauf par son ancienneté, a perdu de sa valeur pratique. La superbe, l’opportunisme, le mensonge, sont contre-révolutionnaires. Ils ont fait plus de mal à nôtre révolution que toute autre chose.

 

Mais ce n’est qu’un premier pas. Plus haut, j’ai signalé que, dans la très importante bataille sur le contenu du concept de révolution qui a eu lieu entre 1959 et 1962 (une bataille qui fut sémantique mais qui fut quand même décisive) on parvint à identifier la « révolution » et le socialisme. Aujourd’hui encore, le révolutionnaire est le socialiste. Et je suis convaincu que, aujourd’hui, comme jamais, les concepts de patrie, d’indépendance et de dignité, sont indissolublement liés à celui de socialisme. C’est pourquoi, nécessairement, réfléchir au concept de révolution doit impliquer une réflexion sur le concept de socialisme. Sur cela aussi on a beaucoup écrit et ce terme a été excessivement malmené. Je vais être bref : le socialisme doit signifier la socialisation du pouvoir et la socialisation de la propriété. Ou, pour le dire en respectant l’ordre des priorités : socialisation de la propriété et socialisation du pouvoir. Et alors je dois invoquer un autre concept qui me paraît fécond : les droits du citoyen. Quand nous permettons que les termes «compañero [camarade, dans l’espagnol cubain, ndt] » et « citoyen » fonctionnent dans l’imaginaire collectif comme des contraire, nous perdons une bataille sémantique et nous avons vu combien ces batailles sont importantes.

 

Dans la tradition du républicanisme démocratique, tradition qui se trouve au fondement de la révolution socialiste, le citoyen est le sujet actif porteur de droits, considérés comme inaliénables. Si « compañero » désigne celui qui partage avec moi non seulement le pain [sens étymologique de compañero comme du français compagnon, ndt] mais aussi un objectif vital, et ce but vital est la révolution, «  compañero » ne peut signifier que j’abandonne mes droits de citoyen et que je les transfère à autrui. Tout exercice des droits du citoyen n’est pas nécessairement révolutionnaire, mais quelque chose qui attaque, diminue ou nie la citoyenneté active ne peut pas être révolutionnaire. Précisément parce que la socialisation du pouvoir signifie cela.

 

Et j’arrive maintenant à un concept qu’utilisait Antonio Gramsci, le concept d’organicité. En l’appliquant au thème qui nous rassemble, j’affirme qu’une idée, une attitude, une institution, un principe, une conduite, sont révolutionnaires s’ils sont en accord organique avec les principes de la révolution. Autrement dit, s’ils contribuent à promouvoir cette socialisation nécessaire du pouvoir et de la propriété. Si un professeur se change en agent de relais d’un enseignement vertical, instrumental et fondé sur l’apprentissage par cœur, sa façon de procéder est en cohérence organique avec les structures aliénantes et dominatrices typiques du capitalisme. Mais si ce professeur, dans son activité professionnelle quotidienne, stimule la formation et le développement de la pensée critique chez ses étudiants, sa façon d’exercer sa profession est profondément révolutionnaire. Et c’est cela qui est vraiment important. Si un créateur, dans le domaine de l’art, musicien, réalisateur à la télévision ou au cinéma, pour donner un exemple, produit un objet artistique qui promeut l’aliénation de l’individu, en tant que créateur, il n’est pas révolutionnaire, même s’il participe à toutes les manifestations et à toutes les réunions. Si l’action d’un dirigeant politique n’est pas consubstantielle, cohérente, (organique, en somme) avec les principes de dignité humaine et de morale, avec l’exercice actif pour tous des droits du citoyen, avec le développement des capacités personnelles et des structures sociales qui permettent la socialisation du pouvoir et de la propriété, son activité n’est pas révolutionnaire.

 

Revenant à mon souvenir d’adolescence concernant ce reportage, pour en extraire ce qui en constitue pour moi la conclusion appropriée, je ne veux pas venir ici pour donner des leçon sur le concept de révolutionnaire et en faire un synonyme de héros perpétuel. Il est certain que toutes les révolutions ont besoin de héros. Mais il n’est pas moins certain que la révolution n’est pas faite que par les héros. Des millions de gens qui, dans leurs luttes quotidiennes, dans leur travail, dans leurs différents rôles sociaux, sont en harmonie organique- c’est-à-dire cohérents, adéquats, pertinents- relativement à l’idéal de socialisation de la propriété et de socialisation du pouvoir que la révolution, inévitablement, doit représenter.

 

2 commentaires

  1. Merci. We are very glad to see our contents now in french, You are welcome to write us at: harold.cardenas@umcc.cu
    LJC

  2. Oui, mais il ne faut pas passer à la trappe l’important discours de Raul Castro sur l’immoralité qui sévit et s’est même dangereusement gangrénée à Cuba. Fidel a dit : Je ne crois pas possible la destruction de la Révolution par l’extérieur ! Par contre cela peut très bien se faire de l’intérieur. Des lois sont en vigueur à Cuba mais je me suis aperçu que certains fonctionnaires de l’Immigration notamment ont tout pouvoir pour interpréter les cas particuliers que la loi ne peut pas prévoir . Et pas toujours selon la Province dans le sans de l’Humain ! Par exemple: comment exiger d’un Etranger venant à Cuba apportant pour la Solidarité et fraternité avec ses camarades Cubains militants et s’entendre dire : vous pouvez dormir de jour chez vos amis Cubains pas de nuit ? Vous devez aller chez un loueur patenté ! Lorsque nous Associatifs invitons des Cubains nous les recevons comme des frères ! Alors il y a bien sûr la loi sur l’industrie touristique, mais je considère que si nous venons pour faire vivre la Solidarité entre Organisations Cubanos/Françaises , nous ne sommes pas touristes ou alors il nous reste plus qu’à refermer sa valise de donations et la ramener en France! Ainsi le blocus ne serait pas seulement nord-américain ! La vérité est Révolutionnaire (Lénine)


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