Le Complexe Militaire européen et nord-américain vu de Cuba

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Coopération-compétence

Dunia Pérez Milián
Centre d’Études Européens La Havane (Cuba)

traduction Esteban Garcia

Les relations transatlantiques ont toujours été historiquement solides, bien que non exemptes de contradictions. L’affrontement qui avait caractérisé la période de la guerre froide entre les pays qui faisaient partie du Camp Socialiste et les puissances occidentales, avait facilité de très hauts niveaux de collaboration et d’entente entre les deux côtés de l’Atlantique, desquels a découlé la construction d’une Union Européenne dépendante des nord-américains en termes de sécurité, de moyens et de capacités.

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A propos d’un article sur les liens de Sarkozy avec les Etats-Unis

bushsarko.jpgUn débat a lieu sur ce site à propos d’un petit article émanant du réseau Voltaire sur la manière dont Sarkozy aurait été « formé » aux Etats-Unis, comme d’ailleurs Gordon Brown le britannique et Gul le turc. Dés le début j’ai dit que ces liens étaient vraisemblables comme le sont ceux de José Maria Aznar ou ceux de Vaclav Havel, mais que tout cela manquait de preuves crédibles. La déclaration de l’officiel étasunien renforce la probabilité mais n’apporte rien de décisif. Ma propre vision de cette probabilité est liée à  ma connaissance de l’Amérique latine et à celle du rôle joué par la CIA y compris au niveau des chefs d’Etat. C’est fondamental.
Il est clair que la CIA a agi en Europe mais d’une manière totalement différente de ce qu’elle a agi en Amérique latine. L’Europe a été longtemps un continent divisé en deux et nous étions dans la partie des alliés des Etats-Unis, sous leur protection, achetés mais chouchoutés, l’Amérique latine c’est la terre d’exploitation. Donc quand en Amérique latine on dit que la CIA agit, tout le monde, enfin ceux qui sont à gauche prennent le fait au sérieux. Ici cela est perçu comme une sorte de paranoïa et c’est souvent désormais récupéré par l’extrême-droite. Nous n’avons pas la même expérience de la CIA, ici elle a distribué de l’argent, en Amérique latine c’est la mort et la torture.

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DES TERRORISTES AU VENEZUELA

DES TERRORISTES AU VENEZUELA
TRIBUNE POPULAIRE de Caracas, le journal du parti communiste vénézuélien, dans son édition du 28 octobre 2007 se fait l’écho d’une rencontre intervenue à Prague entre le 7 et le 9 octobre pour mettre au point un plan d’intervention visant le renversement du gouvernement Chavez et la mise au rancart de la Réforme constitutionnelle.

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Nouvelle victoire de Cuba à l’ONU: communiqué officiel de l’ONU

Communiqué officiel de l’ONU

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/AG10649.doc.htm
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CUBA SOLIDARITY PROJECT
http://vdedaj.club.fr/spip/

 

L’Arche de Zoe : l’impérialisme humanitaire dans toute sa splendeur

82444951_resize_crop320par220.jpgCette affaire de l’enlèvement d’enfants tchadiens nous est présentée comme le résultat de l’amateurisme d’un espèce d’exalté et de son ONG que le pouvoir au plus haut niveau, celui de Sarkozy condamne. Hollande lui proteste contre la complaisance de la France à l’égard du Tchad, on croit rêver… Bien extraordinaire cette affaire de « pieds-nickelés » qui provoque l’intervention du président de la République française et qui remet même en question l’unité des Européens derrière la France ? 

La plupart de ceux qui connaissent Eric Breteau, le responsable de l’ONG,  le décrivent comme un illuminé, à la limite inquiétant, et pensent qu’il n’était pas à la tête d’un réseau pédophile ou d’adoption lucrative d’enfants mais qu’il voulait lancer (avec ou sans le soutien de la France complètement impliquée dans le Darfour et tentant d’y entraîner les Européens avec l’assentiment enthousiaste des Etats-Unis) une opération publicitaire pour favoriser l’intervention militaire au Darfour . Mais regardons y de près avant de répéter  avec Rama Yade que l’humanitaire ça ne s’improvise pas !

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Comment analyser le « modèle de propagande », pour une critique radicale des médias et de leur influence

51mx619vcfl_ss500_.jpgDimitri a demandé ici que nous abordions la question du pouvoir médiatique autrement que d’une manière réactive.  Pour répondre ou plutôt commencer à répondre à ses interrogations, je suggère de lire un excellent article d’acrimed, l’audivisuel dans le colimateur de la droite décomplexée. Acrimed fait un travail tout à fait intéressant sur les médias. Et ce travail se situe dans la droite ligne du livre fondamental de Chomsky et herman. Pour ceux qui par hasard ne l’auraient pas lu  il y a un livre tout à fait essentiel celui d’Eward S.Herman et Noam Chomsky, la fabrique de l’opinion publique qui a été traduit en France en 2003 et publié au Serpent à plume. C’est un livre fondamental non seulement parce qu’il nous permet de connaître le fonctionnement du « modèle de propagande » étasunien, mais nous donne les outils intellectuels, théoriques et politiques pour analyser ce qui se passe aujourd’hui en France. En effet il ne s’agit pas de décrire un complot des grands capitalistes contre l’information et la démocratie, mais bien d’analyser des « structures », l’effet de la concentration capitalistique qui a pris le contrôle de la majorité des organes de presse écrite et télévisé. Et à partir de cette description des structures, l’analyse de ce qui se passe dans des grands journaux comme le New York Times, ou le Wall street journal démontre justement la manière dont chacun est pris dans ce modèle de propagande capitaliste, impérialiste. Fini le temps des « investigations », d’une presse qui traque information, dénonce… Il n’est pas besoin d’interdire ou de réprimer, il suffit de laisser jouer le contexte : les sources d’information, les canaux de distribution, et les consignes amenées par les rédacteurs en chef au travers des politiques éditoriales relient l’environnement du rédacteur. Au point que celui-ci  peut même vivre dans l’illusion de son indépendance, dans la perspective d’un consensus moral soucieux de ne pas égratigner la sphère politique, les lobbies, et l' »opinion publique » synthétisée de manière stéréotypée comme un électeur conservateur qu’il convient de ne pas choquer. Ce livre est incontournable, il donne un regard sur les phénomènes parallèles aujourd’hui en France … Avec in fine, le modèle du lecteur ou du téléspectateur qui réclame une soupe, et qu’il faut séduire pour que les annonceurs crachent au bassinet…

D’où l’éternel discours sur c’est ce que veut le public, étonnament ce que veut le public est aussi ce qui arrange financièrement et idéologiquement le capital de la presse et pas seulement ce secteur là.

Je vous propose ces pistes d’analyse, mais il serait utile que sur tous les sujets nous prenions l’habitude comme nous le faisons déjà pour certains articles en mettant des liens, de constituer des bibliographies, de dire brievement leurs contenus et en quoi ils sont une aide pour nous. merci.  On m’a dit que ce journel constituait pour d’autres une sorte de centre d’études, peut-il faut-il aller jusqu’au bout de cette vocation.

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DERIVE DU REGIME, MAIS NAUFRAGE DE LA GAUCHE

Jacques Richaud a inscrit un commentaire sur le texte de Pierre Cornu et jean Luc Mayaud, qui se trouve sur ce journel sous le titre « sans opposition… »ce commentaire invite au débat sur la situation de la gauche et de l’extrême-gauche. Donc je le place comme article. Il dit plus simplement et plus clairement ce que j’ai tenté d’exposer sur mon article sur le référendum. J’ai essayé dans ce texte de dompter l’indignation  que je ressentais devant l’attitude du PS qui fait fi du vote des Français pour marquer une fois de plus son accord sur le fond avec la droite, de simplement montrer la logique du passage d’un certain nombre chez Sarkozy et les positions anti-démocratiques de ce parti qui n’avait plus de gauche que le nom, parce que je crois que dénoncer « la traîtrise » du PS est une forme d’impuissance. Pourtant on éprouve de l’écoeurement à voir ce parti hégémonique de la gauche dans cet univers de corruption ou comme le dit Jacques Richaud « un métissage d’un mai-68 mal digéré et régurgité salement avec une sorte de star-académisme dans lequel chacun peut espérer sa minute de célébrité, comme disait Andy Wharol… » mais derrière cela il y a l’avidité… On se dit que le sarkozysme n’est pas simplement « rupture », triomphe insolent de la réaction, il est aussi une évolution, une vieille cohabitation, il est aussi le produit du mitterrandisme, de ce temps où un prince cynique a pris le pouvoir pour un médicament de confort, où il se nourrissait de la vitalité vulgaire d’un bernard Tapie… Sans aucun projet pour la France, et dans les couloirs entre nationalisations puis privatisations à l’encan, gonflaient des fortunes comme des sangsues…

Il est surtout installé là par défaut, parce qu’il n’y aucune réponse de gauche aux inquiétudes et aux problèmes du peuple français.

Tout cela comme le décrit jacques a pu se passer parce qu’il y a eu lutte contre la pensée, lutte contre une vision politique du monde  qui ne se limitait pas aux intellectuels mais visait au premier chef la capacité politique du peuple français. Il y a eu volontairement non seulement « rejet » du marxisme mais de toute pensée progressiste. Je me souviens encore du combat qu’a du mener Michel Vovelle lors de l’inauguration du bi-centenaire de la Révolution française contre Furet. L’arrivée des Nouveaux philosophes que seul Deleuze conscient du danger dénonça comme un produit de supermarché… Tout cela était le contexte du triomphe de la contre-révolution eu plan mondial.. Le paradoxe a été qu’en France il a porté au pouvoir la gauche, un PS hégémonique et tous les autres satellisés. Alors qu’en Amérique latine il a fallu torturer, tuer les militants de Gauche, assassiner Allende, en France le PS a pris la tête de la vague néo-libérale, de l’Union européenne du marché et de la mise en coupe réglé des services publics…

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