De la servitude humaine, Lecture et explicitation de la quatrième partie de l’Ethique par Denis Collin. Spinoza, spinozisme

DEC669-19La préface expose ce qui va être développé dans la 4e partie. Spinoza commence par la définition de la servitude de l’homme :
L’impuissance de l’homme à gouverner et à contenir ses sentiments, je l’appelle servitude. En effet, l’homme soumis aux sentiments ne dépend pas de lui-même mais de la fortune dont le pouvoir sur lui est tel qu’il est souvent contraint de faire le pire, même quand il voit le meilleur.
On se rappelle (partie III) que l’homme ne veut pas ce qu’il veut et veut ce qu’il ne veut pas. La mise en cause de la volonté comme faculté de l’esprit raisonnable est poursuivie ici. L’expression importante est évidemment que l’homme ne dépend pas de lui-même. L’homme n’est pas son propre maître. On l’a vu dans la partie III, il n’est pas « un empire dans un empire ». Ici on peut noter que cette non-autonomie de l’homme est énoncée au nom du pouvoir de la fortune (fortuna). Fortuna chez les Latins était la déesse qui préside aux événements fortuits de la vie des hommes.  C’est aussi un concept clé chez Machiavel, le « très pénétrant Florentin », que Spinoza a lu et médité.

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La véritable métamorphose: la femme qui retrécit…

minimen4[1] Des amis m’écrivent, ils me manifestent amitié et inquiétude, l’un d’eux vient de découvrir dans un article que je n’ai pas lu jusqu’où allait l’antisémitisme, la parenté avec l’extrême-droite de Bricmont, il m’explique qu’il ne m’a pas cru, il imaginait que je réagissais par pure vanité intellectuelle.  Oui mais voilà un nouvel article dans Grand soir l’a profondément choqué et il me demande de continuer la bataille. J’ai si peu envie de perdre du temps que je ne lis plus aucun site altermondialiste et surtout pas des torchons, mais voici le texte de ma réponse en forme de fable à cet ami, il donnera de mes nouvelles à ceux qui m’ont manifesté leur affection… Il ne s’agit pas d’une reprise du blog mais d’une correction dans la conclusion. Le texte que j’avais écris sur la métamorphose était trop négatif, trop douloureux… J’ai une nouvelle vie, j’ai perdu une partie de mes kilos en trop, kilos de douleur, de souffrance ultime et de solitude… Tout cela est du passé voici le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui et le goût de vivre retrouvé au centuple… voici l’histoire de la femme qui a rétréci…
Danielle Bleitrach

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