-Monique Robin: escadrons de la mort, l’Ecole française

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 Dans le cadre de mon opération : Français regarde-toi dans un miroir avant de donner des leçons de droits de l’hommisme à la planète… Et dis-toi surtout que c’est de cette manière que les autres te voient… Enfin étonnez-vous de la montée des idées d’extrême-droite en France puisque le passé est caché, les crimes accomplis, les coupables tout est resté en place… pour demain peut-être..
Conclusion
L’histoire continue.

Au Parlement français : de la reconnaissance au déni de la réalité
« J’ai été bouleversé par ce documentaire et je dois dire que j’ai honte pour la France. J’espère que nous aurons le courage de faire toute la lumière sur cette face cachée de notre histoire pour que nous ayons enfin le droit de nous revendiquer comme la patrie des droits de l’homme. » C’était le 10 mars 2004 sous les lambris du Palais du Luxembourg. Ancien ministre et actuel médiateur de la République, Bernard Stasi a été désigné par les organisateurs de la neuvième édition des « Lauriers de la radio et de la télévision au Sénat » pour me remettre le prix du « meilleur documentaire politique de l’année ». À dire vrai, quand un mois plus tôt, j’avais été informée du choix du jury, présidé par Marcel Jullian, j’avais d’abord cru à une erreur. Un prix au Sénat pour « Escadrons de la mort : l’école française » : la nouvelle paraissait incroyable ! Ma surprise est à son comble quand j’entends les mots courageux de Bernard Stasi, premier homme politique français – à ma connaissance – à assumer ainsi publiquement la « face cachée de notre histoire ».

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Jacques François Bonaldi : réponse à une thèse trop abstraite et superficielle sur l’Amérique latine

https://socio13.wordpress.com/2009/02/26/amerique-latine-la-montee-de-la-nouvelle-gauche-au-pouvoir-apres-la-chute-du-mur-de-berlin-par-mauricio-r-alfaro/#comments

Il est dommage que le professeur de Montréal en reste à des épiphénomènes superstructuraux, et ne fasse pas descendre ses analyses dans le « cambouis » du vécu latino-américain. Il semblerait que le néolibéralisme se soit instauré un peu par l’opération du Saint-Esprit, par le biais d’ « élites » nées d’on ne sait trop où

Le vécu latino-américain, ç’a été depuis les années 60 (en réaction à la Révolution cubaine, et par peur de sa contagion) le quadrillage de tout un sous-continent par des dictatures instaurées grâce à la toute-puissance de l’Empire pour empêcher toute remise en cause du statu quo. Et la peur causée par ce coup de tonnerre dans un ciel serein que fut la Révolution cubaine fut si « bleue » pour les maîtres du continent que le moindre déviation vers un tant soit peu de « progressisme » méritait la défénestration : demandez-le donc à Joao Goulart qui fut dégommé parce que semblant vouloir ruer dans les brancards et n’être pas assez hostile à la Révolution cubaine ; dès mars 1964, l’armée brésilienne prenait les rênes et instaurait une dictature, prélude de celles qui abonderait – avec les mêmes méthodes – dans le Cône Sud dix ans plus tard. Mais avant, il y avait eu des coups d’État en Argentine (mars 1962), au Pérou (juillet 1962), au Guatemala (mars 1963), en Équateur et en République dominicaine (septembre 1963), au Honduras (octobre 1963), tout ceci dans le cadre de la fameuse « doctrine de sécurité nationale », suite à la mise en place frelatée de l’Alliance pour le progrès. Un peu plus tard, Víctor Paz Estensoro est renversé en Bolivie (novembre 1964) et Arturo Illia en Argentine (juin 1966). Sans oublier, bien entendu, entre temps, l’invasion en bonne et due forme de Saint-Domingue (avril 1965) par 45 000 marines.

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Université de Montréal : l’état du monde

481afb4f052cdc355507b08a5a644c6306b9934a4eba8e598c2eeda1bc9e1b6f-14993529961Une série de vidéos-interviews que je trouve toujours intéressantes voire passionnantes, il s’agit de productions de l’Université de Montréal et de l’un de ses centres le CERIUM. Dans le cadre du dossier d’aujourd’hui, il s’agit en priorité de l’analyse du discours d’Obama sur l’état de l’union mais vous remarquerez qu’il y a sur le site d’autres interventions sur l’actualité. Il est évident par exemple que personnellement je ne partage pas l’analyse sur Chavez qui me semble assez superficielle, et l’enseignant qui parle semble plus compétent (du moins je l’espère) sur le Brésil que sur le venezuela mais par rapport à ce qui peut se dire en France sur le même sujet y compris à l’Université, cette interview n’a rien de déshonorant . Et surtout, nous avons à la suite celle en français de Robert Fisk un des meilleurs connaisseurs sur le Moyen orient, il parle ici de l’Iran et des prochaines élections. Voici donc une série d’interviews et de vidéos de cette université sur l’état du monde. je vous conseille de choisitr le premier lien et à parti de là de découvrir d’autres approches sur l’actualité.

Danielle Bleitrach

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USA Patriot Act par Maya Ghozali

actu2008032920-20patriot20act20plane1ou l’avènement des prédictions d’Orwell… La loi symboliquement baptisée USA Patriot Act et adoptée le 25 octobre 2001 presque sans discussion au Congrès, illustre le débat récurrent entre sécurité et liberté.

Depuis le 11 septembre 2001, le pouvoir administratif a incontestablement empiété sur le judiciaire, car c’est dans véritable contexte de terreur politique et de guerre que l’administration Bush vient empiéter sur les libertés individuelles au travers de l’ « arme guidée de laser « (John Ashcroft, Ministre de la Justice) qu’est le Patriot Act1.

Là où Paul Auster voit une atteinte à la liberté d’expression, « les moyens mis en oeuvre pour contrer la menace islamiste engendrent des situations sans précédent sur le plan du droit «2.

La version finale de la loi antiterroriste et dont les applications en matière de surveillance sur le Net sont inquiétantes a été adoptée par la Chambre des représentants, The Uniting and Strenghtening America By Providing Appropriate Tools Required To Intercept and Obstruct Terrorism3 , cette loi a été votée à une écrasante majorité (seul Russ Feingold, Démocrate contre+ 1 abstention + 98 pour) à la suite des attentats du 11 septembre 2001.

La loi antiterroriste autorise notamment la mise sur écoute de tout appareil de communication utilisé par toute personne en rapport, de près ou de loin, avec un présumé terroriste. Elle prévoit également que toute intrusion non-autorisée dans un système informatique pourra être assimilé à un “acte terroriste” 4.

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Dossier : La dérive sécuritaire sous couvert de lutte contre le terrorisme et la fabrication d’un consensus de haine et de division

 siegelafarge1Sous couvert de lutter contre le terrorisme a été mis en place tout un réseau de lois sécuritaires qui peuvent tout autant être destinése à empêcher les révoltes populaires, les organisations de défense de citoyens et le syndicalisme. Ce qu’il faut mesurer est que la contre révolution qui a déferlé sur le monde pendant une vingtaine d’années a promu une phase de l’impérialisme dite néolibérale dont nous ne finissons pas de découvrir les conséquences catastrophiques tant pour l’environnement que pour les rapports sociaux.  Mais ce qui est le plus inquiétant face à ce que j’ai défini comme un tsunami social menaçant est l’absence d’organisations collectives, d’esprit collectif même, un sauve qui peut individualiste. Toutes les organisations politiques et syndicales qui étaient basées sur des relations de classe ont connu un laminage. Ont été promus soit  l’attitude individualiste, soit les formes communautaires visant à la fusion du « même » et repoussant l’autre, qu’il s’agisse du religieux ou des associations catégorielles comme « les femmes »(ex.ni putes ni soumises), les « indigènes », à la fusion catégorielle est opposée un « ennemi intérieur ».. mais qui a comme caractéristique de servir de paravent commode au capital.

La gauche dans son délabrement a largement entretenu ces formes associatives et le plus souvent clientélistes alors même qu’étaient délaissées ou intégrés (par exemple au consensus européen) les formes traditionnelles de revendication du monde du travail. Ce laminage qui se poursuit est comparable, face à la vague, à la destruction des digues de protection.  Il ne s’agit pas de pessimisme mais que chacun considère l’état des lieux et prenne ses responsabilités. En particulier au niveau des dirigeants politiques et syndicaux. Mais pas seulement, il y a aujourd’hui des sites qui se présentent comme progressistes, voir altermondialistes et qui en fait contribuent à des campagnes de haine dirigées par l’extrême-droite. je le dis comme je le pense: on ne peut plus tolérer cela  et il faut les dénoncer ainsi que ceux qui par stupidité ou parce qu’ils en sont membres diffusent leurs idées nauséabondes. Ils sont le recours d’un système en crise sous des allures radicales…

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Amérique latine – La montée de la nouvelle gauche au pouvoir après la chute du mur de Berlin par Mauricio R. Alfaro

p_20_02_200911Dans cet article, publié pour la première fois en 2007, nous réfléchissions sur les relations entre les mouvements sociaux et les nouvelles dynamiques politiques de la région latino-américaine. Notre démarche tente de faire le point sur un parcours qui va de l’ancienne gauche à la nouvelle, et ceci, à travers une dynamique méthodologique divisée en trois temps : 1) la rupture, incarnée dans la Révolution cubaine ; 2) la négation, incarnée dans la révolte zapatiste sous la direction du sous-commandant Marcos, au Mexique ; 3) la synthèse, incarnée dans l’expérience de Chávez et le chavisme, au Venezuela.

 Nous faisons ici l’hypothèse que c’est dans l’arrivée au pouvoir de Chávez et le chavisme que la nouvelle gauche latino-américaine a passé d’une résistance par le bas, à la dispute du pouvoir politique dans la région. En effet, au Venezuela, le 15 février dernier, un nouveau référendum a été remporté par Chávez et le chavisme. Il s’agit donc de tenter de savoir d’où vient la force qui soutient, dans un processus de longue durée, la mouvance politique dans ce pays. C’est ce à quoi nous tentons de donner une réponse.

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Le tsunami social à l’horizon: 51 millions d’emplois pourraient disparaître dans le monde en 2009

picasso_guernica1Il m’arrive ici même de me mettre en colère, en général c’est quand je suis confrontée à mon grand désespoir à l’insupportable coktail d’arrogance intellectuelle, d’esprit de superiorité, voir de racisme ordinaire et d’incapacité de mesurer ce à quoi nous sommes confrontés.Cette double stupidité est terrible, c’est encore et toujours le tableau de Picasso: Guernica, ce mélange de brutalité et de bestialité mais il faudrait y ajouter une pointe de snobisme.   J’ai le sentiment qu’un tsunami est à l’horizon et que chacun reste dans ses ornières. Le fond en est ce simple communiqué : l’Organisation internationale du travail (OIT), affirme qu’à l’échelle mondiale, environ 51 millions d’emplois pourraient être supprimés en 2009. Ce qui veut dire  que le nombre de chômeurs pourrait atteindre les 230 millions de personnes en fin d’année. Ce sont des chiffres mais la vague porte des débris d’humanité, des souffrances infinies…

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