Sondages : les travailleurs demandent à sortir de l’UE sortir de l’Euro, la detestation de l’UE grandit

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source : Réveil Communiste/Initiative Communiste,

Les enseignements de quelques enquêtes récentes au sujet de l’hydre européenne.

Alors qu’à  l’unanimité les grands medias ne cessent de chanter les louanges d’une Union Européenne et d’un Euro protecteur, alors que les partis de gouvernement du PCF tendance PGE à l’UMP ne cessent d’enfoncer un peu plus notre pays dans la machine mortifère de désintégration européenne – sans oublier le FN et son discours hypocrite au sujet de l’UE lui qui oublie de dire qu’il n’a pas voter contre l’Acte Unique, lui qui dans son programme ne prévoit pas de sortir de l’UE, deux enquêtes d’opinions réalisées en ce début d’année 2014 viennent confirmer le discrédit total de la construction européenne auprès des classes populaires. Sortir de l’UE sortir de l’Euro, voila une revendication plus forte que jamais dans l’opinion.

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Le capitalisme et les inégalités, par Martin Hart-Landsberg

 

D’après Thomas Piketty, les inégalités sont destinées à augmenter sur le long terme.

source : Reports from the Economic Front (Etats-Unis), 12 mars 2014

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

 

Thomas Piketty est un expert en matière d’inégalités de revenus. Emmanuel Saez et lui ont produit certains des meilleurs ouvrages mesurant leur croissance explosive. Lire la suite

L’impérialisme, son rôle structurel, par Marc Harpon

 

Impérialisme

Ci-dessous est donnée la version écrite de ma conférence lors de la journée de formation organisée par les Jeunes Communistes du 92 sur le thème de l’impérialisme. Les militants assemblés pour entendre les intervenants se sont vu remettre une copie des principaux textes cités (Marx, Hobson, Lénine, Galeano),  ainsi que d’un article de Libération et d’un extrait d’un site consacré à l’histoire d’une tristement célèbre entreprise américaine. C’est que j’ai la conviction que l’apprentissage de la pensée critique et autonome ne peut pas se faire sans supports, notamment issus des œuvres classiques traitant de telle ou telle question.

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Le shutdown américain : un lock-out contre le peuple, parArt Perlo (2/2)

source : People’s World (USA), 03 octobre 2013

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

La première partie est disponible ici.

Guerre des classes

Depuis l’entrée en fonction d’Obama en 2009 et en particulier depuis la victoire républicaine à la Chambre en 2010, le gouvernement fédéral a été frappé par des crises répétées sur le budget et le plafonnement de la dette. Les médias dominants parlent du problème en termes génériques comme « gouvernement dysfonctionnel », « tension parlementaire », « polarisation » et « incapacité au compromis ». Mais dans le mouvement ouvrier et chez les progressistes, y compris ceux du Congrès, des descriptions beaucoup plus précises sont faites : « prise en otage » et « guerre des classes », et même « trahison ». L’AFL-CIO parle du shutdown du gouvernement comme d’un lock-out. Lire la suite

Le fascisme aujourd’hui, par Marc Harpon.

Ci-dessous, le texte de la conférence prononcée le 16 mai 2013, dans le cadre de la Semaine de l’Antifascisme, organisée à l’Université Paris X par les Jeunes Communistes de Nanterre et l’Union des Etudiants Communistes de l’Université. Ce texte diffère quelque peu de la conférence réellement prononcée, car j’ai dû la raccourcir au maximum.

Il est à peine utile de mentionner que le terme de « fascisme » renvoie à plusieurs réalités distinctes bien que liées les unes aux autres. Le fascisme peut d’abord être un type de régime politique, caractérisé entre autres par l’abolition des libertés démocratiques, la violence contre le mouvement ouvrier et un nationalisme extrême débouchant, dans le cas allemand du moins, sur le déchaînement de la violence raciste. Ce n’est pas de ce fascisme là qu’il sera question, puisqu’on est ici pour parler du fascisme aujourd’hui. Or, en Europe en tout cas, il n’existe aucun régime de type fasciste, bien que le qualificatif de « fasciste » soit fréquemment utilisé comme insulte politique contre les réactionnaire de tout poil. Le fascisme, c’est ensuite un type d’organisation politique. Les partis fascistes traditionnels- j’entends allemand et italien- se distinguent par certaines propriétés structurelles comme par le recours à certains moyens au service de certains objectifs. On verra lesquels et on se demandera dans quelle mesure certaines organisations existant aujourd’hui, s’y apparentent, par leur action comme par leur fonctionnement. Le fascisme, c’est également, bien sur, une famille d’idéologies. Je dis « famille », parce que, dans les cas classiques de l’Allemagne et de l’Italie, on distingue assez facilement, derrière les points communs, des différences. C’est peut-être même l’inverse : comme le suggère Roger Bourderon, on perçoit peut-être d’abord les différences avant de découvrir, en approfondissant l’examen, le point commun essentiel de ce qu’il appelle « antimarxisme de principe » des idéologies fascistes. J’y reviendrai. Dans ce qui suit, je traiterai du faisceau- excusez le jeu de mot- de caractères qui relient certaines idéologies présentes dans notre champ politique aux fascismes traditionnels. Je le dis d’avance, je ne suis que très imparfaitement satisfait du travail que je partagerai avec vous ce soir. D’abord, parce que, dans le temps imparti, il me semblait difficile de dire tout ce qui me semblait devoir être dit. Ensuite et surtout parce que je ne suis pas universitaire et je ne travaille pas du tout dans un domaine de compétence voisin de ce dont je vais parler. Mais je crois avoir fait une recherche honnête et j’espère que le débat suppléera au défaut de mon exposé. Lire la suite

Fin du voyage pour les usines itinérantes ? Par Immanuel Wallerstein

 

 

Immanuel Wallerstein est actuellement professeur de sociologie à l'Université de Yale.

Immanuel Wallerstein est actuellement professeur de sociologie à l’Université de Yale.

source : http://www.iwallerstein.com/road-runaway-factories/

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

 

 

Changement de Société ne partage pas l’avis d’Immanuel Wallerstein suivant lequel, un système social post-capitaliste « n’a jamais existé dans l’histoire ». Son analyse de l’impasse dans laquelle s’oriente le mode de production capitaliste et la « mondialisation » n’est pas pour autant dépourvue d’intérêt. Lire la suite

L’autre Mario et l’autre Marx, par Michael Roberts

Le Cardinal Reinhard Marx

source : The Next Recession,01 mars 2013

traduit de l’anglais et présenté par Marc Harpon pour Changement de Société

Mario Monti a peut-être perdu lors des élections générales en Italie et il ne sera peut-être plus premier ministre à la fin de ce mois, mais l’autre Super Mario italien est encore en place. Mario Draghi est le chef de la Banque Centrale Européenne et il a pour responsabilié d’assurer que le capitalisme italien n’explose pas. Il se tient prêt à injecter du liquides dans les poche de l’Etat italien en achetant des bonds du Trésor, au cas où les marché financiers abandonneraient l’Italie dans les prochains mois, provoquant une nouvelle crise de l’euro. Lire la suite

Position de classe contradictoire et position de classe indirecte, par Erik Olin Wright

source : Class Counts : comparative studies in class analysis, Cambridge University Press (1997)

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

Le texte ci-dessous est tiré de la conclusion (pp.254-256) de Class Counts : comparative studies in class analysis (La classe compte : analyses de classe comparatives), publié par le sociologue Erik OliN Wright, professeur à l’Université du Wisconsin à Madison, chez cambridge University Press (1997). Changement de Société a eu recours à la version « allégée » de l’ouvrage, conçue pour les étudiants. Wright appartient à la tradition du marxisme analytique. On découvrira ici le concept de « contradictoray class location » (position de classe contradictoire) forgé par Wright pour penser les couches intermédiaires entre la bourgeoisie et le prolétariat, et pour rendre compte des errances de la conscience de classe. Il s’agit d’ailleurs d’une alternative à la fausse conscience de Lukacs, à propos duquel on a déjà publié ici la critique de Wright. On notera que Wright, comme tous les marxistes analytiques (et une partie des marxistes anglo-saxons étrangers à cette tradition), rejette la théorie de l’exploitation du Capital. Lorsqu’il est question d’exploitation, dans la deuxième partie du texte traduit ici, il s’agit non du concept économique d’exploitation de Marx mais d’un concept sociologique propre à Wright. Changement de Société rappelle que le fait de proposer une traduction n’implique pas accord (même partiel) avec l’auteur du texte original. Lire la suite

Des effets politiques de l’ouvrage de Paul Boccara « Le capital de Marx, son apport, son dépassement », sous-titre : au-delà de l’économie, par Pierre Martin

Agrégé d’histoire, Paul Boccara a été membre du Conseil National du PCF. Surtout connu comme économiste, il a fondé la revue Economie et Politique, à laquelle il contribue encore.

source : Réveil Communiste, 4 février 2013

Paul Boccara vient de faire paraître un ouvrage qui nous parait intéressant de discuter et commenter. Mais avant toute chose, il nous semble important de resituer le parcours économico-politique de Paul Boccara, dans les enjeux internes de l’histoire du P.C.F. En effet, le débat sur les concepts économiques qu’il utilise ou ceux qu’il valorise, chez Marx, sont surtout importants pour nous au regard de la ligne politique que ceux-ci induisent ou favorisent.

Paul Boccara a joué un rôle central dans la structuration idéologique du groupe dirigeant et aidé à la mise en place d’une ligne de masse durant la période de Georges Marchais.

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Pourquoi l’histoire culturelle a besoin de Karl Marx, par Richard Halpern

pThe poetics of primitive accumulation

source : The Poetics of Primitive Accumulation: English Renaissance Culture and the Genealogy of Capital, Cornell University Press, 1991, p.1-4 (le titre de la traduction a été choisi par Changement de Société)

traduit de l’anglais et présenté par Marc Harpon pour Changement de Société

Richard Halpern est professeur d’anglais à la John Hopkins University à Baltimore. Ses recherches portent sur la littérature  des seizième et dix-septième siècles (sur Shakespeare, notamment), la théorie littéraire (marxiste et psychanalytique) et le rapport entre l’histoire littéraire et l’histoire économique. Il est l’auteur de quatre livres : Norman Rockwell:  The Underside of Innocence (2006); Shakespeare’s Perfume: Sodomy and Sublimity in Shakespeare, Wilde, Freud and Lacan(2002); Shakespeare among the Moderns (1997); and The Poetics of Primitive Accumulation: English Renaissance Culture and the Genealogy of Capital (1991). Il prépare en ce moment un ouvrage sur la tragédie et l’économie politique. Le texte ci-dessous est extrait de l’introduction à son livre de 1991 sur le rapport entre l’accumulation primitive du capital et la littérature anglaise de la Renaissance The Poetics of Primitive Accumulation: English Renaissance Culture and the Genealogy of Capital (La Poétique de l’accumulation primitive : la culture anglaise de la Renaissance et la généalogie du capital). Il y défend la fécondité de l’approche marxiste en histoire littéraire et en sociocritique, contre le discrédit dont elle fait l’objet auprès des courants dominants en critique littéraire et en histoire des idées. Pour Halpern, Marx aide à penser des mutations que le new historicism et le foucaldisme laissent dans l’ombre.

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