Unir les Communistes, mars 2014 le numéro 2 est paru !

source : Réveil Communsite

Pour diffuser la revue du réseau du PCF « Faire vivre et renforcer le PCF » on peut commander au moins 10 numéros à 2 euros l’unité, envoyer avec la commande un chèque à l’ordre de « Faire vivre et renforcer le PCF », c/o Pascal Brula, 5, rue des Farges, 69005 Lyon.

Abonnements (4 numéros) : 12 euros, prix de vente au numéro : 3 euros 50. Les abonnements souscrits à l’ancien tarif de 16 euros donnent droit à un cinquième numéro.

 

Le numéro 2 de la revue « Unir les Communistes » est sorti et parviendra aux abonnés dans quelques jours. Les commentaires et critiques sont les bienvenus.

Chapeau de l’article liminaire « Contre l’eurofascisme … » du nr 2 (Pasquale Noizet)

Nous vivons une époque où les contradictions individuelles et collectives, au lieu d’être le terreau d’un questionnement révolutionnaire sur la place de l’homme dans l’humanité, deviennent un jeu de télé-réalité où chacun veut sa place au détriment de celle de l’autre. Mais de quelle place s’agit-il et dans quel contexte ? D’accord, « tous pourris » mais une fois que le citoyen indigné a craché sa hargne contre l’indifférence, l’égoïsme, le j’m’enfoutisme et même l’esprit corrompu de ses politiciens, il ne fait rien d’autre que de cautionner un populisme réactionnaire qui demande l’ordre moral plutôt que le changement radical. ..

Sommaire :

- Euro  : Contre l’Euro-fascisme. Où est le communisme ? Aux abonnés absents ? – p. 1 et 2
- Économie :  L’anti-dollar de l’Amérique Latine : un modèle de résistance monétaire – p. 7
- Politique Française : De la commune à l’Union Européenne, combattons l’austérité et défendons la nations – p. 3 et 4
- Europe : Les travailleurs européens, marchandise du libre échange – p. 4 à 7
- Europe : Union Européenne – Euro : briser les tabous – p. 2 et 3
- Économie : Monnaie commune mondiale (PCC et PCF) un même énoncé, deux conceptions monétaires différentes – p. 8 à 10
- Histoire : Centenaire de 1914-1918 : des commémorations qui n’ont rien “d’historique” – p. 10 et 11
- Histoire : La Bulgarie, l’avant et l’après tsunami capitaliste vue par ses habitants – p. 12 et 13
- Vie du parti : Synthèse sur les journées internationales – p. 13 et 14
- Politique Française : La Nation est en danger ! Attention : aux mots trompeurs… – p. 15

 

 

 

Éditorial du Numéro 1 (novembre 2013)

 

Au sein du PCF, depuis 2003, nous avons été à l’initiative de textes de congrès dont le but était de fournir une vraie base de discussion pour tous nos camarades. Ils ont regroupé à chaque fois un nombre conséquent de signataires et de votes. Mais faute d’une véritable démocratie interne, ils n’ont pu infléchir la ligne du parti qui poursuit une évolution qui l’éloigne progressivement du marxisme et qui ne pourra jamais rencontrer ainsi les aspirations des masses. Pour autant nous préférons lutter dans le parti, plutôt que tenter d’en construire un autre, car le PCF reste une référence politique et ne peut pas se débarrasser de son histoire, le voudrait-il. Mais les expériences extérieures ont eu des aspects positifs. Il y a certainement aujourd’hui plus de communistes «  dehors » que « dedans », même si souvent « dehors » leur activité s’émiette et s’affaiblit.

Si nous voulons faire vivre et renforcer les bases militantes du PCF, l’union que nous voulons ne s’arrête pas aux frontières de notre parti, et ne peut dépendre d’une carte, celle du PCF ou une autre. C’est dans cet esprit que nous avons participé aux Assises du communisme qui se sont tenues à Gémenos, dans l’usine Fralib, du 28 au 30 juin 2013.

Notre démarche exprime la nouvelle réalité politique des réseaux, qui se cherche depuis longtemps sous diverses appellations et que le projet du Front de gauche exploite dans un sens réformiste  : la réalité politique et sociale, la réalité de la lutte doit nous unir concrètement. Nous voulons avancer en lien dialectique avec la lutte des classes. Nous ne soutenons pas Mélenchon, nous faisons vivre nos organisations du parti, et non le Front de Gauche, sans entraver les camarades qui s’y investissent.

Le réel fera le tri, comme il l’a fait en Allemagne où Die Linke a rencontré l’échec.

 

Dans l’urgence nouvelle des situations politiques et sociales françaises et internationales, où la crise est utilisée pour casser les acquis sociaux, pour écraser les nations libres, notre réseau et la revue qui en est l’expression visent à relier les militants ouvriers, à permettre l’organisation des communistes partout où ils se trouvent, et à unifier l’action des communistes avec la construction d’alliances de lutte autour de thèmes fondamentaux  :

  1. . Stopper la « construction européenne », sortir de l’euro, car l’Europe sociale n’existe pas. L’Europe est capitaliste, antisociale et antidémocratique et n’est que cela. Il s’agit donc de sortir de l’ambigüité qui empêche les communistes de rebondir politiquement et qui stérilise la lutte contre les régressions sociales exigées par Bruxelles. Si la « gauche de gauche » parvient toujours à mobiliser contre les aspects négatifs de l’Europe (ainsi le TPE en 2005) elle cultive l’illusion de l’Europe sociale, et laisse ainsi un boulevard à l’extrême droite. Il est urgent d’unir dans l’action les communistes qui sont conscients de cette priorité absolue.
  2.  
  3. . Fédérer les luttes, soutenir le mouvement concret de convergence entre les entreprises en lutte. C’est de ces luttes que surgira une nouvelle génération de militants ouvriers et salariés, dotés d’un point de vue de classe concret.
  4.  
  5. . Créer les conditions de la suppression du chômage, ce qui implique la ré-industrialisation (avec la politique douanière et monétaire adéquate), et l’abolition des contre-réformes sociales (retraite, ANI, TSCG, etc.) auxquelles le PS participe avec enthousiasme.
  6.  
  7. . Empêcher la casse des services publics (école, santé, recherche, énergie, banques)
  8.  
  9. . Sortir de l’OTAN, quitter cette organisation belliciste et criminelle, sortir l’armée d’Afrique, lutter contre la guerre d’agression contre la Syrie, à laquelle participent notre pays et les « socialistes  » qui nous gouvernent.
  10.  
  11. . Mettre le socialisme, le vrai, à notre programme, la socialisation des banques, de l’énergie, des télécoms, des médias et des grands moyens de production. En cela, nous sommes favorables à la défense critique du bilan du socialisme réel, en URSS, en Chine ou à Cuba.

Nous voulons nous unir autour de ces buts politiques, et sortir du carcan de la « gauche » qu’il s’agisse de la « petite gauche » des groupuscules sans horizon politique, ou de « l’Union de la Gauche » qui n’est que la nébuleuse d’un PS dont le discrédit est tel qu’il pourrait ni plus ni moins disparaitre prochainement comme parti de gouvernement.

 

Malgré la crise et le pourrissement politique, il n’y aura pas d’issue politique en l’absence d’un courant communiste révolutionnaire puissant dans la société, et sûr de ses valeurs, de ses analyses, de son droit. Nous voulons contribuer au renforcement de ce courant à partir de notre position dans le principal parti historique des travailleurs en France.

NB : un échantillon promotionnel du numéro 02  peut être diffusé sur forme de tract. Téléchargez-le à : http://lepcf.fr/Unir-les-communistes-nr-2,2218

Gilles Questiaux, rédacteur en chef, 8 novembre 2013

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