Grèce : le taux de chômage continue de monter, par la rédaction du Morning Star

 

source : The Morning Star (Royaume-Uni), 10 octobre 2013

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

 

L’institut statistique national grecque a prévenu que le taux de chômage continuait de grimper.

 

Les nombre de demandeurs d’emplois a atteint 27,6% de la population en âge de travailler, en Juillet, contre 27,5% un mois plus tôt.

 

L’institut a déclaré que 1,36 millions de personnes étaient sans emploi en Juillet, soit 10% de plus qu’un an auparavant.

 

Le gouvernement conservateur a prétendu qu’il y aurait une croissance modérée de l’emploi cette année.

 

Mais il a admis que le chômage resterait élevé, à 26% en moyenne.

 

La fédération syndicale GSEE a peint un tableau beaucoup plus sombre et s’attend à ce que le chômage dépasse les 30% ces prochaines années.

 

La Grèce devrait ne pas respecter un des délais fixés pour l’an prochain par le plan de sauvetage, d’après un rapport de mercredi [9 octobre, ndt] du Fond Monétaire International.

 

Le FMI prévoyait que le surplus budgétaire- remboursement de la dette exclu- serait de seulement 1,1% du PIB l’an prochain au lieu du chiffre de 1,5% indiqué fixé par l’accord de sauvetage.

 

Les créanciers de la Grèce- le FMI, la Commission Européenne et la Banque Centrale Européenne- ont dit qu’ils ne paieraient pas un second sauvetage si la Grèce échouait à atteindre ses objectifs.

 

Les fonctionnaires européens ont interrompu le dernier cycle de pour-parler sur le sauvetage de la Grèce à la fin du mois de Septembre pour calculer comment Athènes pouvait atteindre ses objectifs budgétaires.

 

La zone euro, qui détient la plupart des créances de l’État grec, a exprimé le vœu d’alléger la dette du pays s’il atteint ses objectifs, mais a refusé de dire par quels moyens.

 

Mais le bureau du Budget du parlement grec a averti qu’il était illusoire de croire que la Grèce pourrait commencer à emprunter de nouveau sur les marchés financiers l’an prochain et a prévenu que la dette aurait besoin d’une nouvelle « coupe de cheveux ».

 

 

Le bureau du budget a déclaré que le pays ne pourrait pas satisfaire ses besoins sans aide extérieure et que sa dette ne serait pas viable avant 2020 ou 2022 sans de nouvelles restructurations.

 

La proposition de budget pour 2014 proposée au parlement cette semaine suppose une dette grecque à 175,5% du PIB en 2013.

 

La Grèce et ses créanciers visent à la faire baisser à 124% du PIB en 2020 et à 110% en 2022.

 

 

 

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