La zone de libre-échange de Mariel est presque prête, par la rédaction de Progreso Weekly/Progreso Semanal

Les cubains ont un des meilleurs systèmes scoalaires du continent Sud-Américain

source : Progreso Weekly/Progreso Semanal, 10 avril 2013

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

La Havane- La Zone de Développement Spécial de Mariel (à49 kilomètres à l’Ouest de la capitale), en construction depuis quelques années, contient déjà plusieurs usines et installations portuaires, ainsi qu’une impressionnante infrastructure.

Cette zone de développement fonctionnera sous un accord douanier spécial qui permettra l’importation et l’exportation de produits, de même que la production et la vente de marchandises pour les marchés nationaux et étrangers. Elle commencera à fonctionner ces prochaines semaines comme une zone industrielle de libre-échange, la première du genre à Cuba.

Rodrigo Malierca, ministre de l’Investissement Etranger et du Commerce Extérieur, a affirmé il y a quelques mois que la zone de libre-échange était conçue pour « augmenter les exportations et fournir des substituts effectifs aux produits importés ». Malmierca a aussi dit qu’elle représentait « un opportunité intéressante pour le capital étranger ».

Ses mots sont lourds de sens à un moment où la loi très attendue sur l’investissement semble imminente. Le contenu de la loi est encore inconnu ; toutefois, on suppose qu’elle sera assez attractive pour intéresser les investisseurs potentiels.

Pour certains investisseurs étrangers et en particulier les investisseurs auxquels ont parlé nos correspondants, ce qui est essentiel, ce n’est pas seulement « la flexibilité de la législation mas aussi la longueur des étapes vers la signature des contrats ». En d’autres termes, la rapidité administrative est impérative.

Pour l’instant, ceux qui veulent participer à cette expérience trouveront des lois favorables, comme celle, récemment promulguée par le Ministère des Finances et des Prix, qui exempte de taxe certaines marchandises spécifiques qui, après avoir été transformées dans les installations de Mariel, peuvent être vendues à l’étranger.

Les compagnies contribuant efficacement à l’économie nationale bénéficieront d’un remboursement de leurs taxes à l’exportation, comme l’indique l’un des paragraphes de la résolution officielle. « Toute personne légale résidant sur le territoire national peut demander à bénéficier des régulations existantes, dès lors qu’elle remplit les conditions établies par cette régulation », dit le paragraphe.

Le port monumental, adapté à l’amarrage de bateaux de grande envergure, sera le lieu de passage du commerce qui, pour l’instant, passe par la Baie de La Havane, insuffisante pour recevoir de très grands navires et inadaptée aux projets de développement engagés ou prévus.

La conception et la matérialisation progressive de ce projet ambitieux reposent sur l’une de principales joint-ventures associant Cuba et le Brésil. Du Brésil viendront une partie des 900 millions de dollars que coûteront les travaux ; ce coût couvrira l’installation d’usines, d’un site de stockage des containers, ainsi que du nettoyage et du comblementde la Baie de Mariel.

Tout semble indiquer que le projet sera bientôt en partie en fonction. Le passage au plein régime est prévu pour 2014-2015.

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