Pas de liberté dans l’UE, par la rédaction du Morning Star

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source : The Morning Star online, 13 décembre 2012

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

De même que les politiciens néolibéraux ont réussi à imposer une fausse représentation de la crise économique provoquée par l’action des banques privées, de même les avocats du super État européen ont réussi leur coup.

Quels que soient les problèmes de l’Union Européenne, et en particulier de la zone euro, le traitement prescrit préconise toujours plus d’Europe.

La décision des ministres des finances de l’Union de placer 200 des plus grandes banques d’Europe- celles dont les actifs dépassent 30 milliards d’euros- sous la supervision directe de la Banque Centrale Européenne (BCE) est un énorme pas en avant vers l’union bancaire, telle que l’exige l’Allemagne.

Comme c’est devenu normal ces derniers temps, les pouvoirs en place dans l’UE insistent qu’il n’y pas besoin d’un accord sur un nouveau traité avant que cela n’entre en application.

La chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des finances Wolfgang Schaeuble ont réussi à faire chanter les partenaires européens de Berlin pour qu’ils acceptent que des banques majeures et des économies entières soient dirigées à leur manière- ou ils refuseront de sauver les pays qui ont des problèmes.

Cette approche implacable a porté ses fruits en Grèce, en Irlande, en Italie, en Espagne, au Portugal, où des gouvernements nationaux ont ajouté aux difficultés de leurs peuples pour le bien des banques.

En Grèce et en Italie, des gouvernements démocratiques ont été relevés de leurs fonctions pour permettre aux « technocrates »- en fait, aux banquiers- de mener à bien les coupes dans les dépenses publiques, les prestations sociales, les pensions et les salaires.

Partout ailleurs, les conservateurs, les libéraux et les socio-démocrates se sont succédés aux affaires quand l’électorat national réagissait avec colère à des mesures prises pour baisser leur niveau de vie.

Mais, indépendamment de la couleur politiques des gouvernements, les politiques d’austérité restent les mêmes.

Quand Henry Ford a dit de sa Ford T : « Vous pouvez avoir la couleur que vous voulez, dès lors que c’est le noir », il aurait pu être en train de concevoir les politiques à venir dans l’UE.

«Vous pouvez suivre n’importe quelle direction économique, pourvu que ce soit celle du néolibéralisme et de l’austérité » est la règle d’or de l’UE.

Les banquiers ont du mal à croire à leur chance en constatant la transformation de la situation mondiale depuis 2008, où tout parti souhaitant dépouiller les grands banquiers aurait probablement accédé aux affaire dans un raz-de-marée électoral.

Les politiciens au service du secteur de la finance ont mis a profit le temps écoulé depuis, balayé les régulations et exigé des sacrifices nationaux pour relancer l’économie.

Dans toutes les situations, c’est la classe ouvrière qui a été forcée de faire des sacrifices alors que les grandes entreprises et les riches ont été gavés d’énormes sommes d’argent public pour restaurer leurs marges et protéger leur richesse privée.

La BCE, récitant le texte écrit par Schaeuble, a donné des leçons à plus d’un pays empêtré dans la dette, en particulier à la Grèce, sur le besoin de diminuer le niveau de vie des populations, en échange des soi-disant plans de sauvetage.

Mais on fait rarement attention au fait que les plans de sauvetage ne sont pas des actes de gentillesse envers le peuple grec mais envers les banques françaises et allemandes qui ont été dangereusement tiraillées à cause des menaces que font peser sur elles la dette grecque.

A chaque négociation puis chaque passage, à contre-coeur, d’un plan de sauvetage, le bien-être financier des banques d’Allemagne s’est amélioré.

Pendant ce temps, les travailleurs grecs subissent un plus grand chômage, une hausse du coût de la vie et une baisse de leurs revenus.

Le Parti Communiste Grec (KKE) était le seul à demander qu’Athènes renie les sommes dues à des banques étrangères et sorte de l’Europe des banquiers.

Le KKE était seul, mais il avait raison.

L’UE qui s’est déguisée un temps en Europe sociale se révèle ouvertement désormais comme un mécanisme pour dynamiser les profits aux dépens du peuple travailleur.

2 commentaires

  1. merci Marc,
    c’est un peu compliqué de seconnecter avec ces logiciels en anglais……. qui seara le sauveur  » suprême  » du français.

    • je vous prie lecteurs d’ excuser les fautes de frappe.
      Yves Le Gloahec Genix [ ! ] sur Guiers


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