Le Venezuela progresse sur la voie de l’industriaisation, par Rachael Boothroyd

source : Venezuelanalysis (Venezuela, 31 Mai 2012

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

Au début de cette semaine, le gouvernement vénézuélien a révélé qu’il avançait dans ses efforts pour développer l’industrie légère du pays, lors de l’annonce d’un plan pour exporter des téléphones portables vers le reste du continent.

Durant une réunion ministérielle à Caracas, le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé que des usines publiques de téléphones portables comme celle d’Orinoquia à Petare, à Caracas, se préparaient à exporter leurs produits vers d’autres pays d’Amérique Latine. La production à l’usine d’Orinoquia a atteint 800 000 unités l’an dernier.

Née d’un accord avec le gouvernement chinois et les entreprises Telecom et Huawei, Orinoquia représente une tentative d’augmenter la production nationale dans le but de diminuer la dépendance du pays aux importations, et de changer les rapports de production existants. Les ouvriers à l’usine bénéficient d’heures de travail flexibles, vivent près de chez eux et pratiquent la coopération socialiste démocratique au travail.

Chavez a aussi déclaré que le gouvernement envisageait de construire une autre usine de téléphones portables dans l’État de Falcon, dans l’Ouest du pays.

Autres avancées

Cette semaine, le gouvernement a annoncé que l’une de ses usines d’ampoules à basse consommation à Falcon, construite dans le cadre d’un partenariat avec le gouvernement vietnamien, serait désormais capable de produire 80 000 ampoules par an. D’après le chef de l’État vénézuélien, ces ampoules utilisent 80% d’énergie en moins que des ampoules normales.

« Cela ne s’accorde pas avec le capitalisme, parce que le capitalisme, c’est le gaspillage » a dit Chavez.

De la même manière le gouvernement fait également des progrès dans d’autres formes de production, telles que les coopératives et les « Entreprises de Production Sociale » (EPS), de petites coopératives dont la production vise au bien-être social et non à la maximisation du profit, et où les ouvriers ne sont ni aliénés ni exploités. L’un des derniers partenariats économiques entre la société civile et l’État est une menuiserie EPS dans la nouvelle ville socialiste de Belen.

Appelée « le Mliracle de Belen » la nouvelle EPS emploiera 12 ouvriers, 8 hommes et 4 femmes, et produira environ 1500 portes par mois, qui iront directement alimenter le programme massif de construction de logements du gouvernement.

« Je suis productive, pour le pays et, de plus, je n’ai pas à quitter ma communauté » a dit Cara Pacheco, 19 ans, qui travaille à l’EPS.

Une autre ouvrière de la communauté, Keyla Gonzalez, a ajouté que l’un des aspects les plus positifs du travail dans l’EPS était l’égalité des chances entre hommes et femmes.

« Je fais ce que j’aime et il n’y a pas de discrimination, les hommes et les femmes font exactement la même chose » a-t-elle dit.

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