L’hommâge de René Gonzalez à Teófilo Stevenson.

Teofilio Stevenson et Mohammed Ali à La Havane en 1996

Source : Cubadebate (Cuba), 13 Juin 2012

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

Stevenson est un des plus grand boxeurs de tous les temps. Trois fois champion olympique, il a remporté 302 victoires sur 321 combats. Alors que des promoteurs américains lui proposaient de quitter définitivement son pays pour intégrer le circuit professionnel étasunien et affronter Mohammed Ali, Stevenson a refusé et répondu que les millions de dollars promis ne valaient pas les millions de compatriotes cubains qu’il devrait laisser derrière lui. Stevenson est toujours resté fidèle à la Révolution cubaine. René Gonzalez fait partie des Cinq agents secrets cubains emprisonnés aux États-Unis pour avoir infiltré des groupes anticastristes de Miami préparant des actions terroristes contre Cuba. En liberté conditionnelle, il est obligé de rester à Miami durant trois ans, au terme desquels il pourra rentrer à Cuba, où lui et ses Cinq camarades sont considérés comme des héros nationaux.

Ce cubain total qu’était Teófilo Stevenson s’en est allé aussi soudainement qu’il avait fait irruption dans le cœur de ses compatriotes.

Il était si modeste qu’il avait l’air de se refuser à accepter sa propre grandeur. Comme athlète, il a fait vibrer des millier de ses compatriotes ; comme être humain il s’identifiait à eux, et, en dépit de son physique impressionnant, il n’était qu’un cubain parmi d’autres.

Sur le ring, il donnait des leçons magistrales de boxe ; dans la rue comme dans les salles de sport, il dispensait des leçons d’humanité. Il nous a appris que l’on atteignait l’extraordinaire quand on savait ne valoir ni plus ni moins qu’un autre être humain. Pour tout cela, Teófilo Stevenson restera pour toujours dans la mémoire reconnaissante de son peuple généreux et sensible.

Nous, les Cinq et nos familles, qui avons trouvé en lui un ami inébranlable, chaleureux et noble, lui devrons éternellement l’accolade que nous n’avons pu lui donner. Il nous reste la consolation d’avoir donné notre part d’affection à celui qui s’en est rendu digne en nous choisissant, en même temps que des millions de ses compatriotes, comme seule et unique récompense de ses efforts et de son talent.

Hasta siempre, champion. Cinq accolades !

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