Deux articles sur l’agriculture urbaine en Amérique Latine (2/2), traduits et présentés par Marc Harpon

L’agriculture urbaine se développe aux échelons national et local au Venezuela, par Tamara Pearson

source : Venezuelanalysis (Venezuela), 9 Mai 2012

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

Les vénézuéliens, ont profité de l’expérience cubaine, développée durant la Période Spéciale, en matière d’agriculture urbaine. La représentante de la FAO, l’organisme de l’ONU chargé de l’agriculture et de l’alimentation, a salué récemment la réussite cubaine en la matière. Changement de Société a déjà publié sur la production d’aliments dans l’île socialiste, par exemple  ici, ou encore

Mérida, 9 Mai 2012- Le programme vénézuélien d’agriculture urbaine a permis à des jardins urbains, communaaires et familiaux, de se développer rapidement ces deux dernières années, pour atteindre le total actuel de 19000. Le programme fournit gratuitement, des informations,d es formations, des semences et d’autre matériel, dans le but d’encourager une production alimentaire saine et écologique de même que la souveraineté alimentaire.

Martha Bolivar, présidente de la Fondation pour la Formation et l’Innovation en Soutien à la Révolution Agraire (CIARA), a dit hier que le programme d’agriculture urbaine visait à produire 18 000 tonnes de fruits et légumes cette année.

Le programme dépend de la mission gouvernementale Agro-Venezuela et a pour but de tirer partie d’espaces urbains inutilisés pour produire des légumes, des fruits, des médicaments et des plantes ornementales, à une petite échelle, dans le but de promouvoir une micro-économie familiale et communautaire auto-suffisante.

Il donne la priorité à 20 produits, parmi lesquels, les radis, persil, les tomates, les poivrons, et, d’après Bolivar, les légumes sont 100% sans intrants agricoles toxiques.

Le vice-président et ministre de la terre et de l’agriculture du Venezuela, Elias Jaua, a dit ce week-end que le programme visait aussi à créer 21 000 unités de production plus productives cette année, de même que 125 serres, 44 pépinières, 16 grainetiers artisanaux produisant des semences certifiées, 6 sites de production d’engrais biologiques et 40 sites d’aquaculture (fermes aquatiques). Jusqu’ici 19 000 unités de production d’agriculture urbaine ont été construites, et celles-ci comprennent des jardins familiaux, communautaires et scolaires.

Jaua a fait ce commentaire en visitant la Base Socialiste Agro-productive d’Agriculture Urbaine à Valles del Tuy, dans l’Etat de Miranda, où, a-t-il dit, 1200 familles ont reçu une formation et cultivent aujourd’hui des jardins dans leurs petites cours ou patios, de même que dans de petits espaces communautaires, pour la consommation de la communauté.

Un jardin urbain dans l’État de Miranda, Los Charavares, implique 17 vénézuéliens, qui utilisent des techniques agro-écologiques pour planter divers légumes, comprenant par exemple des tomates et des poivrons. La zone qu’ils cultivent était autrefois faite de gravats et servait à entreposer des ordures, jusqu’à son recouvrement par le gouvernement national.

Belkis Aponte, coordinatrice de la base de Los Charavares, a dit que les travailleurs de la base s’occupaient de tout le processus productif, des semailles à la distribution directe de la nourriture, vendant ainsi des produits à environ la moitié du prix du marché.

« Nous avons 50 par-terres de fleurs et des plateaux hydroponiques, faits de vieux pneus recyclés » a-t-elle dit. Les organoponicos sont un système cubain de jardins urbains, consistant souvent en quatre murets de béton remplis de terre et d’engrais biologiques, et de canaux d’irrigation à la surface.

Dans les stations de métro de Caracas, il y a des stands de la CIARA expliquant l’agriculture urbaine et ce que les individus, familles et communautés peuvent faire en ce domaine. Sur ces stands, les gens peuvent remplir des formulaires pour obtenir des semences et de petites parcelles de terres.

« La CIARA nous a fourni tout ce dont nous avions besoin pour avoir un jardin potager dans le patio ; les graines, les outils, le compost, les pots et la terre » a déclaré Zafra Miriam à Caracas, interrogé à Venezuelanalysis.com. « Et ils sont incroyablement réactifs, toujours disponibles pour fournir des conseils ou un supplément de matériel en cas de besoin » a-t-elle dit.

« Nous pouvons semer dans n’importe quel espace disponible [ …] sur les balcons, dans les patios, sur les toits […]. Il y a de nombreuses options disponibles pour les gens qui contribuent à la souveraineté alimentaire » a dit Bolivar.

La semaine dernière, le Président Hugo Chavez a approuvé 97,6 millions de dollars supplémentaires (22,7 millions de dollars) pour soutenir l’agriculture urbaine.

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