SNCF : derrière les nouveaux horaires… l’ouverture à la concurrence, par Gabriel LAFLEUR

source : Europe Solidaire Sans Frontières

La SNCF vient de modifier 85 % des horaires de train, en invoquant le cadencement et les nombreux travaux sur les voies. Mais il s’agissait surtout de libérer des créneaux horaires aux nouvelles entreprises ferroviaires privées… Exemple  : l’arrivée lundi 12 décembre à Paris du premier train de voyageurs privé depuis 1937  ! 75 ans après, le gouvernement et la direction SNCF veulent revenir aux compagnies de chemins de fer privées.

Les «  Assises du ferroviaire  » servent à cela  : analyser «  les spécificités du statut du personnel de la SNCF au regard des questions posées par l’ouverture du marché  », et faire des «  propositions en vue de son adaptation éventuelle aux évolutions que connaîtront la branche et l’entreprise  ». Ces Assises veulent s’asseoir sur le statut des cheminots et sur le service public  ! Comme c’est déjà le cas dans le transport de marchandises (fret)  : le deuxième opérateur de fret privé n’est autre que VFLI, une filiale à 100 % de la SNCF, mais où les cheminots travaillent en dehors de la réglementation du travail SNCF.

Il y a quelques mois, le rapport Grignon (sénateur UMP) proposait un mode d’emploi pour l’ouverture à la concurrence des TER  : d’abord des appels d’offres régionaux pour attribuer les marchés TER (à l’entreprise la moins chère donc la moins-disante socialement…), puis le transfert obligatoire des cheminots SNCF vers le nouvel opérateur privé.

Pour les cheminots, ce scénario serait un énorme recul social  : la suppression du statut reviendrait à travailler plus et avec des amplitudes horaires encore plus violentes, en perdant des milliers de postes et tous leurs droits sociaux, tout cela pour gagner moins. Ce serait aussi un important recul pour les usagers  : augmentation des tarifs, abandon des liaisons non rentables et perte du haut niveau de sécurité dans la circulation des trains…

Les cheminots et la SNCF sont dans le collimateur et seront sans doute au menu d’un prochain plan d’austérité. Le seul scénario que l’on peut souhaiter et préparer, c’est celui d’une grève massive des cheminots, avec le soutien des usagers, qui mettrait ces projets en échec en ouvrant la voie vers une grève générale contre les mesures d’austérité  !

Gabriel Lafleur

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