Cuba : traiterment bactérien contre les résidus pétroliers

source : Negocios en Cuba, año XIV, n°9, 2011

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

La prospection de compagnies pétrolières européennes en eaux cubaines suscite de légitimes espoirs mais aussi de compréhensibles inquiétudes, y compris aux Etats-Unis. Ainsi, il y a peu, un journaliste de CNN, traduit par Changement de Société, se prononçait en faveur d’un assouplissement du blocus, afin que des spécialistes américains puissent aider les cubains en matière de sécurité des installations pétrolières. Par ailleurs, les cubains eux-mêmes ont développé des moyens de faire face à ces problèmes.

Deux centres de recherche cubains réalisent aujourd’hui le traitement de résidus pétroliers dans diverses provinces de l’île, dans le but de réduire la présence d’hydrocarbures dans les eaux et les sols du pays caribéen.

Le directeur du Centre d’Etudes Envrionementales de Cienfuegos (CEAC), Alain Muñoz, a assuré qu’en plus de la pronvince centrale de Cienfuegos, les provinces occidentales de Pinar del Rio et de Matanzas ont recours à ce traitement.

On prévoit bientôt de l’utiliser à Cayo Largo del Sur (dans la toute proche Isla de la Juventud) et à à Moa (Holguin), a précisé Muñoz dans des déclarations citées par le journal Juventud Rebeled.

Le processus, connu sous le nom de biorestauration, consiste à répandre sur la zone touchée des bactéries qui éliminent les composants chimiques du combustible en un maximum de 180 jours, a expliqué José Reynol Poma, spécialiste de la division de l’Ingénieurie Environnementale du CEAC.

Il a signalé que le traitement pouvait être utilisé tant sur le sol que dans l’eau, et il a ajouté que la méthode d’application variait suivant que les résidus ont été déversés en zone ouverte ou en zone close.

De plus, le traitement s’ajuste aux conditions naturelles des environs et on étudie intégralement la situation physique, chimique et géomorphologique de la zone à gérer, a signalé Poma.

La concentration de bactéries est soumise à un processus de croissance dénommé Biolil-fc, avant d’être utilisée sur la zone polluée, processus dont se charge le Centre de Bioactifs Marins, l’autre entité impliquée dans le projet.

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