Cuba : le blocus responsable du prix élevé du sucre, par Ana Margarita González

source : Trabajadores, 24 Octobre 2011

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changent de Société

Presque la moitié des dégâts que provoque le blocus à l’industrie sucrière se traduit en manque de

de fournitures pour les usines et entités productrices de canne, et cela a un effet négatif sur l’actualisation, la modernisation et les possibilités d’un secteur inscrit dans l’identité nationale.

Ces cinq dernières années, le chiffre total dépasse les 577 millions de dollars ; et pour lancer à temps la production sucrière cette saison, il a fallu avoir recours à des stratégies garantissant la disponibilité des ressources au lieu et au moment indiqués, mais à un coût extraordinairement élevé : acheter les marchandises deux ans à l’avance.

L’immobilisation de ressources et de capitaux provoquée par cette décision a des effets négaitfs sur le secteur ; à cela s’ajoute le fait que les armateurs internationaux sont constamment menacés par la mesure suivant laquelle s’ils mouillent dans un port cubain, ils ne peuvent pas le faire dans un port américian durant les mois qui suivent. Il ne faut pas laisser dans l’ombre, dans cette liste, les effets de la persécution visant les banques et les entités qui peuvent vendre des produits et équipements ou apporter des services de crédit à Cuba. Une Banque étasunienne a été condamnée à une amende de plusieurs milliers de dollars récemment pour avoir fait affaire avec des entreprises cubaines. Le paliatif est d’utiliser des banques correspondantes pour que l’argent arrive par un autre pays de la région.

Luis Garcia, spécialiste de la sphère économique auprès du MINAZ, et Reina Gomez, directrice d’Azuimport, ont avancé d’autres raisons qui font que le blocus nuit à ce secteur. Avant l’imposition du blocus, le 7 février 1962, les Etats-Unis constituaient le premier marché pour le rhum élaboré par cette industrie ; avec la perte de ce marché, 6 millions de dollars de revenu annuel ont cessé de parvenir à Cuba, alors qu’existent la capacité productive et les technologie qui garantiraient une qualité assez élevée pour dépasser largement ce montant.

Les prix de la majorité des fournitures nécessaire à la production sucrière sont faibles aux Etats-Unis, qui sont à faible distance de l’île ; cependant, le blocus, dont les mesures ont commencé à être mise en oeuvre  longtemps avant leur approbation officielle, oblige Cuba à recourrir à des pays très éloignés et à débourser d’énormes sommes d’argent pour le transport.

Le transport peut durer jusqu’à 45 jours quand les chargements viennent de pays asiatiques ou du Brésil. De même, les frais de transport augmentent : faire venir un container de 20 pieds des Etats-Unis coûte environ 1500 dollars et 3700 s’il vient de pays asiatiques.

La réorientation des importations implique une augmentation des coûts de transport de 700 000 dollars par an, et quand les marchandises sont transportées par des armateurs internationaux, mille bateaux par an doivent faire escale dans des ports supplémentaires, avec le retard que cela implique concernant les ressources arrivant chaque année dans l’île.

Un autre effet dont pâtit l’industrie sucrière s’appelle risque de change : l’île n’ayant pas le droit d’empployer le dollar étasunien, , le taux de change face à l’euro fort diminue les budgets pour l’acquisition de fournitures et de technologies, a expliqué Reina.

Les mesures aditionnelles obligeant des multinationales importantes à déclarer le destin final de leurs marchandises sont la preuve de la recrudescence du blocus durant le mandat de Barack Obama. Quand Cuba est mentionnée, on interdit le transport, d’après la directrice d’Azuimport.

Les lois imposées par les Etats-Unis contre Cuba limitent l’accès à de nouvelles technologies ; elles affectent de même l’échange et la participation de spécialistes cubains à des événements qui se tiennenent dans ce pays, y compris des chercheurs ayant substantiellement apporté à l’industrie sucrière.

Laisser un commentaire

Aucun commentaire pour l’instant.

Comments RSS TrackBack Identifier URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s