Cuba : plus de relations commerciales avec la Colombie, par Marta Veloz

source : Opciones 14 Octobre 2011

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société.

Un Forum Commercial se tient à La Havane, avec la participation de fonctionnaires et de chefs d’entreprises de ce pays et de Cuba disposés à resserrer les liens économiques entre les deux pays.

Mettre à profit le potentiel commercial dont disposent Cuba et la Colombie, tel est l’objectif du Forum du Commerce entre les deux nations, qui a lieu l’Hôtel National de Cuba.

A l’inauguration de l’événement, le vice-président colombien, Angelino Garzón, a exprimé au nom de son gouvernement, de son peuple et, en particulier du chef de l’Etat Juan Manuel Santos, ses salutations aux fonctionnaires et chefs d’entreprises présents.

Il a dit être porteur d’ un message du chef de l’Etat, qui souligne « notre sentiment d’admiration et d’amitié pour le gouvernement et le peuple cubains »

Garzón a signalé que son gouvernement avait pour politique de travailler pour consolider les relations avec l’île sur les plans diplomatique, culturel, scientifique, académique, sportif ainsi que commercial et économique.  » Telle est notrfe volonté, que nous exprimons avec cette délégation conjointe formée par le gouvernement et le secteur économique privé. » a-t-il fait ajouté.

Estrella Madrigal, présidente de la Chambre de Commerce de la République de Cuba, a souhaité la bienvenue au haut fonctionnaire et à la délégation du gouvernement et des secteurs concernés de l’économie, à laquelle appartenait Javier Diaz Molina, président de l’Association Nationale des Exportateurs ; Julian Domingo Rivera, président de la Confédération Nationale des Chambres de Commerce et l’ambassadeur de ce pays à La Havane, Gustavo Bell.

Estrella Madrigal a souligné que Cuba et la Colombie étaient liées par des rapports de fraternité s’enracinant dans une langue commune et dans le fait d’avoir une ouverture sur la Mer des Caraïbes de même que dans less origine des deux peuples, qui les unissent dans une histoire et des racines culturelles communes. « Néanmoins, dans le domaine des relations commerciales et économiques nous avons encore un grand potentiel à exploiter, ce qui est précisément l’objectif de ce forum » a-t-il souligné.

Pour sa part, Antonio Luis Carricarte, Ministre du Commerce Extérieur et de l’Investissement Etranger de l’île, l’a rejoint sur l’idée que ces liens culturels devaient servir de base pour développer les relations commerciales bilatérales, qui peuvent se maintenir et s’élargir dans le cadre normatif de l’Accord de complémentarité économique signé par les deux pays il y a quelques années. Le fonctionnaire a expliqué que cet Accord portait sur plus de 1000 créneaux commerciaux concernant.

Si l’on tient compte de la vocation exportatrice de la Colombie, qui vend pour plus de 50 000 millions de dollars par an hors de ses frontières- d’après des sources colombiennes- ainsi que des échange bilatéraux enregistré- de 50 à 80 millions de dollars par an, « on se sait tenu de déployer plus d’efforts pour les faire augmenter » a commenté le Ministre.

Parmi les exportations nationales, il a mentionné les aciers, les rhums, les tabacs, divers médicaments et quelques produits traditionnels, et a annoncé qu’il y avait del’espace pour continuer à augmenter l’offre cubaine, de même que les importations venues de la Colombie.

Carricarte a fait référence à l’intérêt suscité par les changements structurels qui sont accomplis dans le commerce extérieur cubain. Il a révélé que, actuellement, plus de 70% des revenus d’exportation sont dûs au secteur des services, en particulier de santé, en relation avec les médicaments- certains étant des exclusivités cubaines, créneau dont Carricarte prévoit la croissance. Des secteurs comme la production d’aliments et leur transformation industrielle, de même que le tourisme et les industries qui y sont liées, sont des domaines qui, a-t-il affirmé, « peuvent également suciter l’intérêt des chefs d’entreprises colombiens. »‘

La Présidente de la Chambre a expliqué aux visiteurs que Cuba se trouve engagée dans un processus de modernisation de son modèle économique pour impulser le développement du pays. En la matière, il a cité, parmi les priorités, l’augmentation de la production de biens et de services, d’augmenter le volume de ses exportations de haute qualité et à haute valeur ajoutée, de développer les production d’aliments et l’industrie nationale. Pour accomplir cette tâche, il a établi que  » la participation étrangère aussi est requise, en complément des projets que développe le pays avec ses ressources propres ».

De même pour réaliser cet objectif, il a vanté comme nécessaire une meilleure connaissance du potentiel exportable des deux parties et le fait de parvenir à une meilleure interaction entre les chefs d’entreprises, dont il a souligné la contribution, notamment à d’autres rencontres similaires, comme celle de Bogota et de La Havane (FIHAV), qui commencera le 31 de ce mois ci, et à laquelle il a invité les entreprises colombiennes. « Le responsabilité de travailler vigoureusement en faveur de cet objectif nous revient à nous, institutions impliquées dans le commerce extérieur des nos deux pays. » a-t-il assuré.

Le vice-président colombien a assuré que de nombreux chefs d’entreprises de son pays souhaitaient faire du commerce avec la Plus Grande des Antilles et y investir et qu’ils attendaient aussi que leurs homologues cubains et les différentes institutions nationales actices de cette sphère d’activité soient présentes sur le marché colombien. « Notre objectif est de parvenir à poursuivre la consolidation de relations commerciales très fluides, avec toujours la plus grande transparence, et le plus grand sentiment de collaboration et de coopération » a-t-il insisté.

Aujourd’hui, le gouvernement colombien, a déclaré Garzón, s’engage à travailler pour l’unité de la région, sur la base de « sentiments coopératifs, amicaux, cordiaux. Je dis qu’il est question d’unité des pays de la région ; cette unité est fondamentale pour faire face à des situations de crise financière »

Il a affirmé que son pays était attaché à un dévelopopement économique complet. Pour cette raison, il a déclaré que « s’il y a une chose sur laquelle nous regardons Cuba comme un exemple, c’est l’importance que vous autres donnez aux êtres humains […]. Et nous voulons que les relations commerciales aient pour but de contribuer à diminuer la pauvreté, la misère…Il faut un commerce à visage humain et c’est le but de notre Président. »

Lorsque ce journal est mis sous presse, la table ronde du commerce touche à sa fin.

Laisser un commentaire

Aucun commentaire pour l’instant.

Comments RSS TrackBack Identifier URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s