Le plan européen caché, par John Boyd

source : The Monring Star, 28 septembre 2011

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

John BOyd est secrétaire de la Campaign against euro-federalism (Campagne contre le fédéralisme européen).

Le défaut de paiement partiel en Grèce, concoctéeces derniers jours par l’Union Européenne, le FMI et la Banque Centrale Européenne constitutue une tentative de sauver et les banques propriétaires de la dette et l’euro.

La somme en jeu est stupéfiante : 2.6 trillions de livres- soit 7 800 livres par personne dans l’eurozone ou 230 000 livres par personne en Grèce.

Cette combine n’empêchera pas un avenir catastrophique et terrible de s’abbatre sur le peuple de Grèce ou sur les irlandais ou les portugais.

Un objectif central de l’élite de l’UE est de forcer la mainaux 17 pays de l’euro pour une union fiscale, monétaire et économique.

Comme le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, l’a déclaré, « le seul moyen d’arrêter le cercle vicieux et de renforcer l’euro est d’approfondir l’intégration, précisément dans la zone euro. C’est la voie.

« C’est aussi la seule façon pour la zone euro de vraiment jouer le rôle que les investisseurs et les partenaires internationaux attendent qu’elle joue.

Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’un élan unificateur- une nouvelle phase fédéraliste. N’ayons pas peur du mot- une phase fédéraliste est indispensable »

Après quoi il a dit : « Nous avons l’union monétaire, mais nous n’avons pas encore les instruments pour une union fiscale complète. Cela prend en effet du temps.. »

Les plans de court et de long terme sont déjà en mis en oeuvre pour renforcer la zone euro, et ils ont des conséquences sérieuses pour le peuple britannique.

Ces plans incluent une modification du Traité de Lisbonne, la Constitution Européenne, et la mise en place d’un nouveau traité de plus pour la zone euro- le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), conçu pour former une union économique et monétaire dirigée de façon centralisée.

Le MES proposé est fondamentalement antidémocratique et contraire aux traités européens. Le Traité de Lisbonne stipule qu’il ne peut y avoir de sauvetage d’un quelconque des 27 pays membres qui ne respecte pas le défaut partiel de paiement.

Donc, avec le sauvetage, le MES est la solution proposée au dilemne et il est spécialement élaboré pour financer ce qui est en réalité une caisse de réserve.

LE MES aura son siège au Luxembourg avec un bureau de gouverneurs mis en place par les Etats de la zone euro et pourra opérer y compris hors des frontières de l’UE.

Il fait partie de l’Europe à deux étages que le gouvernement conservateur-démocrate a non seulement accepté mais aussi promu.

Dans les mois avant chacun des précédents traités européens, il y avait au moins quelques discussions au niveau national.

Le MES a été concoté en grande hâte avec une publicité mensongère faite par les dirigeants français et allemands.

Ces dirigeants imposent aux membres de la zone euro d’avoir élaboré des budgets nationaux équilibrés d’ici à l’été prochain. Cela inclut des attaques contre les dépenses du secteur public et des politiques d’austérité sévères.

En d’autres termes, la souveraineté nationale, la démocratie parlementaire et la séparation des pouvoirs dans l’UE doivent être suspendues par accord mutuel entre la France et de l’Allemagne.

Les mesures proposées dans le cadre du MES sont une tentative d’empêcher l’effondrement de l’union monétaire. Les plans sont, pour le moins, hautement impopulaires et refusés par un nombre élevé de personnes et d’organisations du mouvement ouvrier.

Ces mesures n’amèneront pas de stabilité réelle à une union monétaire instable, comme le démontre l’évidence quotidienne.

Essayer de faire 17 économies différentes marcher de concert est totalement impraticable- ce que les adversaires de l’UE avaient vu venir depuis le début.

Le 9 septembre, la Chancelière Allemande Angela Merkel a dit au parlement allemand que l’actuelle constitution européenne [le Traité de Lisbonne, ndt] « n’offre aucun fondement véritable » pour la zone euro à long terme.

L’actuelle monnaie unique ne peut être préservée que s’il y a plus d’intégration et plus de fiabilité » a-t-elle dit : « Nous n’allons pas continuer à changer les traités »

Des fonctionnaires allemands ont souligné que ces changements des traités prendraient longtemps à se négocier et à être ratifiés, toutefois, et expliqué que la zone euro aurait à résoudre la crise actuelle de la dette sur la base des traités européens existants- c’est-à-dire par un plan pour un défaut de paiement partiel en Grèce.

Immédiatement après le G7 des ministres des finances, le Chancelier George Osborne avait dit : « Un changement des traités est sur le point d’être proposé.

« Il aura pour but d’aller plus loin dans l’intégration de la zone euro; dans le renforcement des l’intégration fiscale. J’ai dit qu’il y a avit une logique implacable conduisant de l’union monétairee à l’union fiscale et que l’intérêt de la Grande-Bretagne résidait dans la stabilité de la zone euro. »

Osbrone a indiqué que la Grande-Bretagne soutiendrait un nouveau traité, qui exigerait d’être ratifié par les 27 pays membres de l’UE, mais a dit clairement que l’intérêt britannique devait être pris en considération.

Donc, le secteur financier, qui a conduit la Grande-Bretagne dans le bourbier fiscal actuel, doit être protégé et l’austérité et les attaques de l’UE contre les secteur public doivent continuer.

Le 25 mars, le Conseil de l’Europe a accepté d’ajouter un troisième paragraphe à l’Article 136 de la constitution de l’UE.

« Les Etats-membres dont la monnaie nationale est l’euro peuvent établir un mécansime de stabilité à activer en cas de besoin pour préserver la zone euro dans son ensemble.

« L’octroi de toute aide financière liée à ce mécanisme sera sujette à des conditions strictes. »

« Il est capital que les intérêts britanniques concernant les servcies financiers, concernant le marché unique, et concernant la concurrence, soient protégés, qu’on ne soit pas dépassé par les votes de la zone euro, qu’il n’y ait pas un lobby de la zone euro enchâssé dans les institutions. »

Le changement zngagé est fondamental et c’est pourquoi l’élite politique européenne fait pression pour qu’on amende le Traité de Lisbonne et, pendant ce temps, qu’on mette le MES en place.

En d’autres termes, le gouvernement conservateur-démocrate était au courant mais n’en a pas informé le parlement et l’électorat britanniques.

Un fond qui doit être mis en place pour le MES devrait être doté de 430 milliards de livres, distincts des 2,6 trillions, mais cela ne suffira pas pour sauver d’autres pays, au-delà de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal.

L’article 10 du MES autorise une augmentation des fonds par décision des gouverneurs, qui sont les minsitres des finances nationaux.

Ils n’ont pas à interroger leur parlement pour obtenir son approbation. Cela va transformer les, parlements en prodigues dsitributeurs de billets.

Bien que les parlements nationaux aient en pratique à approuver les transactions, le probable est que la carte de crédit soit donnée aux dirigeants du MES avec le code.

Les articles 27 et 30 du Traité MES dotent l’institution et ses fonctionnaires de « l’immunité contre tout processus juridique ».

Le MES et son personnel seront exemptés d’impôts et des règles normales s’appliquant aux institutions financières. Le MES sera en essence son propre maître et constituera un gouvernement parallèle de l’UE, de la zone euro et des budgets nationaux, ce qui est normalement une prérogative des parlements.

Le traité devrait être ratifié à la fin de l’année sans aucune discussion significative dans les 17 parlements. Pire que tout le reste, il ne résoudra pas les problèmes de la zone euro ou, plus largement, de l’UE.

Avec le saubvetage, qui est encore un prtêt, une pression encore plus extrême de l’Allemagne, de la France, de la Banque Centrale Européenne et du Fond Monétaire International s’exercera contre la Grèce pour qu’elle sorte de l’endettement et pousse plus loin la privatisation et l’austérité.

En même temps, les intérêts à payer sur les prêts sont actuellement de 15%, l’économie est en recul, la croissance est nulle, et, presque tout sous le ciel grec a été privatisé ou taxé.

Le résultat de tout ce harcèlement n’est pas clair, sauf pour le plan de défaut de paiement partiel, étant donné que la France et l’Allemagne, en particulier, ne veulent pas que l’euro s’effondre.

Les banques françaises possèdent une large part de la dette grecque et veulent récupérer leur argent. L’Allemagne veut garder sa position politique et économique dominante au sein de l’UE et de la zone euro.

Ce qui doit arriver, pour le salut du peuple, non seulement en Grèce, en Irlande et au Portugal, mais dans les autres Etats membres de l’UE, c’est l’éclatement de l’euro et le retour des Etats nations à leurs monnaies nationales, pour retrouver leur droit souverain de contrôiler leur propre budget, leur taux d’intérêts et leur taux de change.

Cela signifie mettre un terme à la nouvelle poussée en faveur de l’euro-fédéralisme et aux « libre » marché néolibéral.

L’Union Européenne n’est pas nécessaire. Pour la Garnde-Bretagne, le choix à faire immédiatement est celui de se retirer de ce chaos anarchique, de sortir des griffes des financiers et des banquiers, d’arrêter de les tirer d’affaire et de mettre un terme aux poltiiques d’austérité de l’UE.

Un commentaire

  1. C’est évident queles gérants du capitalisme commencent à se paniquer ! Ce qu’ils réussissent à faire pour l’instant c’est de gagner du temps ! Mais manifestement leur « caverne d’Ali Baba » n’est pas une source inépuisable et c’est donc les travailleurs, ceux qui ne vivent que des revenus de leur travail vers qui ils espèrent à doses homéopatiques si ils le peuvent, leurs distiller leurs vieilles et éternelles recettes à faire suer le burnou ! Le pari qui est fait depuis la fin de l’URSS c’est : On ne se révolte plus!!! Et que ils persistent à croire et à faire croire qu’il n’existe pas de société meilleure que celle d’avoir des riches pour s’enrichir coûte que coûte et la soumission des pauvres ! Il est grand temps que les Peuples se lèvent contre les injustices de plus en plus odieuses qui les poursuivent !

    et des pauvres


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