L’imbroglio libyen et les missionnaires casqués et bottés de la démocratie… Nécessité d’un retour à Machiavel…

source : TéléSur

traduit de l’espagnol et présenté par Danielle Bleitrach pour histoireetsociete

Je viens de traduire rapidement de l’espagnol ce texte paru dans Cubadebate,  sa place serait plutôt dans Changement de société, mais je crois qu’il éclaire bien ce que je disais ici sur les conséquences historiques de l’expédition libyenne. Il s’agit d’une guerre civile dont nul ne peut prévoir les conséquences sur le court, moyen et long terme. De fait par les interventions de l’OTAN nous ouvrons une fois de plus la boîte à Pandore, en obligeant les peuples à aller vers les régressions, les archaïsmes. Nous n’avons pas soutenu un peuple cherchant à se libérer d’un dictateur mais bien une faction qui paraissait plus sûre dans sa vassalité. Ce qui risque de prendre le pouvoir sous bombardements de l’OTAN et négociations autour de la manne pétrolière est imprévisible. A un coût exhorbitant puisque nous en sommes déjà à trois cent millions d’euros avec comme seule justification réelle l’attribution de 34% du pétrole libyen à Total, si les autres vautours nous laissent cette part, avantage qui de toute manière ne sera jamais répercuté à la pompe.  Je crois que si j’ai renoncé à me mêler de politique immédiate, par exemple des élections françaises c’est qu’il y a désormais chez nous une stupidité généralisée faite d’intérêts à géométrie variable et de mauvaise littérature sentimentale où l’on voit un responsable du PCf appeler à ce qu’on donne des armes aux « rebelles » contre le méchant dictateur, tandis qu’une autre faction de la même organisation est en train de transformer le dit dictateur en nouveau Che Guevara, le reste de l’échiquier politique étant enthousiaste devant ce succès colonial. Tout cela est non seulement criminel mais d’une niaiserie incomensurable étayée par la montée de tous les racismes et antisémitisme comme dévoiement de la lutte des classes, s’impliquer politiquement dans un tel contexte devient intellectuellement déshonorant.

Il faut retourner à Machiavel, non pas pour être « machiavélique » (cynique) ça malheureusement nous n’en manquons pas, je dirais même que le cynisme est le vernis des bureaucrates et des politiciens qui masque ou prétend masquer une absence totale de perspective autre que ses propres ambitions, mais bien pour reprendre les  leçons essentielles du vrai Machiavel. D’abord voir que celui que l’on peint comme le conseiller des princes et des dictateurs était en fait un Républicain qui voyait dans les insurrections populaires la vraie chance de la cité . Mais ce dont on devrait se persuader par une lecture attentive de son oeuvre est qu’il faut  mesurer la vertu d’un positionnement politique non aux intentions des protagonistes, intentions vraies ou médiatiquement proclamées, mais aux résultats réels de l’acte politique.  (note de Danielle Bleitrach) 

Les rebelles ont confié le gouvernement de Tripoli à un ex-chef d’Al qaida ,Abdelhakim Belhaj

Les autorités rebelles ont confié à Abdelhakim Belhaj le commandement militaire de la capitale du pays. Belhadj est l’ancien émir du Groupe islamique Libyen de litte (LIFG sigle anglais) de la capitale du pays, inclus dans la liste des organisations terristes après les attentats du 11 septembre à New-York.

Constitué dans les années quatre-vingt-dix pour la Libye au retour du juhad contre l’Union Soviétique en Afghanistan, cette organisation est née en ayant comme objectif de combattre le régime de Khaddafi – y compris ils ont mené un attentat contre MUamar el Khadafi et ont tué une dizaine de membres des forces de sécurité dans les premières années d’activité- dirigée au commencement par Abu Laith al-Libi, »responsable des camps d’entraînement de terroristes et liaoson entre Al Qaeda et le mouvement taliban » selon le journal  “Asharq Alawsat”.

Connu dans les cercles islamistes comme  “Abu Abdullah Assadaq”,ces dernières années, le cruel islamiste a été transformé en héros d’une révolution à laquelle son organisation s’est intégrée  et qui a éclaté à Bengazi au milieu de février.   Les responsables du Conseil National Transitoire (CNT) consultés au sujet de la nomination ont assuré que « son passé importait peu, ce qui avait de l’importance était le travail accompli actuellement edt ce travail il le mène bien parce que Tripoli est sous contrôle rebelle.  Belhadj passe ses journées dans des réunions ininterrompues auxquelles il arrive entouré par sa garde personnelle.
Amnistie

L’islamisme en Libye a été poursuivi par le régime qui a emprisonné des milliers de personnes liées avec mouvements religieux. En 2008, à travers un programme de réconciliation mis en place par Saif Islam, le régime a commencé une politique de réhabilitation des islamistes qui s’est terminée par l’amnistie de plusieurs des prisonniers. Belhadj, lui-même, emprisonné dans la redoutable prison tripolitana d’Abu Salim, a été libéré en 2010  avec près d’autres 213 prisonniers accusés d’islamisme (cent d’entre eux avaient pris part à la lutte contre les Etats-Unis en Irak). Au total 705 détenus ont bénéficié d’une amnistie alors que 409 n’y ont pas eu accès , selon les dires de Saif El islam selon le manuel « En Combattant le terrorisme en Libye,  du dialogue et la réintégration », qu’a pu consulter ABC. Le prix que le LIFG a payé pour la liberté a été la promesse de la renonciation à la violence contre le régime en 2009 sanctionné parla publication d’une espèce de code par lequel ils acceptaient de coopérer avec les forces de sécurité et renonçaient à la violence comme forme de lutte contre le système.

La chasse à Kaddhafi
Les rebelles n’ont pas de temps à perdre. La chasse de Khaddafi s’est convertie en priorité et le numéro deux du premier ministre, Ali Taghduni,  a assuré que « nous savons où il est » et qu’il « vit d’un trou dans un trou ». Réalité ou un nouveau chapitre de la guerre médiatique qui se mène des deux côtés depuis le commencement des révoltes, la figure du leader libyen a recommencé à apparaître sur le devant de la scène le jour où le président du Conseil National Transitoire (CNT),  Mustafá Abdul Jalil a donné un ultimatum de quatre jours aux villes loyales à Gadafi pour se joindre à la révolution, un message direct à syrte, le lieu de naissance  du dictateur dont les deux tribus principales continuent d’être loyales au régime. « C’est leur dernière chance. Le délai expirera le dernier jour de l’Aid (fête de la fin du ramadan). À partir du samedi, s’il ne se sont  pas rendu par un accord pacifique, nous mettrons en place l’option militaire »,  a déclaré Abdul Jalil en insistant sur son espoir de ne pas avoir à finalement recourir à la violence. Cet ultimatum est intervenu au terme de quelques journées où il été tenté de parvenir à une solution dialoguée au conflit, un accord qui n’a pas pu être concrétisé .

La guerre de l’eau

En plus d’être le théâtre de  la tension maximale militaire, syrte est aussi le centre de la guerre pour l’eau qui subit l’ESt du pays, et surtout la capitale. L’essentiel de l’eau que consommait Tripoli arrivait à travers le  Grand Artificiel Río, un réseau de conduits que Gadafi a ordonné de construire dans les années quatre-vingts  et qui transporte l’eau depuis le sous sol du désert du Sahara. Selon un rapport du département de la Commission Européenne responsable de l’Aide humanitaire obtenu par l’agence Reuters « la soupape qui permet le transport de 200.000 mètres cube quotidiens de l’eau est à Syrte » et les forces kaddafistes « la maintiennent fermée » ce qui si cela se confirme pourrait être catalogué  comme un crime contre l’humanité, selon le porte-parole du Haut Commandement des Nations Unies pour les Droits de l’homme, Rupert Colville. Pour le moment l’eau arrive à Tripoli dans des bateaux et est distribuée dans des mosquées grâce aux camions-citernes. Actuellement  les citadins se présentent au temple le plus proche pour être approvisionnés.

Pendant que les deux libyes négocient à  syrte, l’OTAN – qui voit le dialogue comme « encourageant » –  n’a pas arrêté les bombardements et actuellement la localité natale du Gadafi est le centre de ses actions. Les dernières 48  les avions de l’Alliance ont atteint plus de trente objectifs dans Syrte et ses environs ce qui sert à ouvrir le chemin aux rebelles au cas où l’usage de la force sera nécessaire finalement samedi prochain. Les autorités rebelles ont confié à Abdelhakim Belhadj le commandement militaire de la capitale du pays. Belhadj est l’ancien emir  du Groupe Islamique Libyen de Lutte (LIFG, par ses sigles en anglais), inclus dans la liste( d’organisations terroristes après les attentats de 11-S à New York.

Formé dans les années quatre-vingt-dix par les Libyens qui revenaient de la djihad contre l’Union soviétique à l’Afghanistan, cette organisation née avec l’objectif de combattre au régime de Gadafi – même ils(elles) ont essayé d’attenter à Muamar Gadafi et ont tué des dizaines de membres des forces de sécurité dans ses premières années d’activité – a été été à la tête dans ses commencements par Abu Laith au-Libi, « un responsable de champs d’entraînement de terroristes et de lien entre Al Qaeda et le mouvement le taliban », selon le journal « Asharq Alawsat ».
(Pris sur  Telesur)

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