Bio-Vietnam, un phoenix cubain à CanTho, par Charly MORALES VALIDO

L’auteur est correspondant de l’Agence Prensa Latina au Vietnam.

Source : Negocios en Cuba, año XIV, n° 6, 2011

Traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

Moteur du groupe Labiofam à l’étranger, cette filiale jouit d’une réputation prestigieuse dans ce pays asiatique et en à peine quatre ans, elle a élevé ses ventes à plus de 700 000 tonnes annuelles de son produit phare, le rodenticide Biorat.

En plein milieu du Delta du Mekong, un collectif de cubains et de vietnamiens, a accompli le miracle du Phoenix, sans autre magie que celle, ancestrale, sur laquelle on peut compter : le travail.

Celui qui visite l’usine de Bio-Vietnam et voit ses résultats et ses projections, prend pour le moins pour une mauvaise blague le fait que l’usine ait été sur le point de fermer il y a à peine 5 ans.

Maintenant, en plus d’être le moteur du groupe cubain Labiofam à l’étranger, Bio-Vietnam, jouit d’une réputation prestigieuse dans une ville où le respect ne s’impose pas par décret, mais se gagne par des actes.

Et, en l’occurrence, les faits sont éloquents : en à peine quatre ans, Bio-Vietnam est passé de 75 mille tonnes de son produit phare, le rodenticide Biorat, vendues, à 700 mille tonnes en 2010.

C’est le résultat de l’organisation, de la vision et de l’audace économique, qui ont largement éclairé l’offensive commerciale visant à tripler les ventes sur le marché domestique et se développer dans le reste de l’Asie.

Griselda Mena, directrice générale de Bio-Vietnam, parle peu mais de façon incisive. En 2007, elle a attrapé le taureau par les cornes et ressuscité une entreprise dont la détérioration marquée a fait que les anciens actionnaires anglais ont vendu leurs actions à des prix extrêmement dérisoires.

En signe de reconnaissance internationale de la rigueur, du sérieux et de la gestion de la qualité de ses produits, Bio-Vietnam a reçu, récemment, la certification de l’exigeante norme ISO 9001.

Un tel label ouvre de nouvelles portes à cette entreprise entièrement cubaine, où les employés vietnamiens parlent un bon espagnol, grâce à des politiques institutionnelles de formation et d’aide au travailleur.

De fait, Prensa Latina est arrivée à l’usine de la capitale du Mékong en plein chargement d’un lot de Biorat à destination de l’Angola, que les travailleurs ont eux-mêmes ont tassé « à la vietnamienne » : comme des fourmis.

En plus d’avoir un salaire supérieur à la moyenne de ce que paient les entreprises étrangères à Can Tho, les travailleurs de Bio-Vietnam reçoivent, à la fin de chaque année, 5% des gains annuels, en plus du treizième mois, étrennes du « Tet » ( Nouvel An Lunaire).

Il y a une motivation des salariés, mais l’amitié avec Cuba joue aussi un rôle dans le collectif de travail, et l’ambiance de l’usine est aussi chaleureuse que l’air ambiant, sans pour autant être brûlante : à Ca Tho, l’hiver est déjà oublié.

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