Che Guvevara et la classe ouvrière, par Evelio Tellería Alfaro

source : Trabajadores, 12 Juin 2011

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

Le socialisme cubain est, depuis les années 1960, traversé par un débat portant sur la place des stimulants matériels. L’exemple du Che, dont les cubains se souviennent pour le quatre-vingt-troisième anniversaire de sa naissance, le 13 Juin 1928, renvoie au contraire au stimulants moraux que la Révolution a souhaité mettre en avant, et qu’elle continuera de mettre en avant, avec une « actualisation du modèle économique et social » qui n’est pas une rupture, mais une continuation de la construction du socialisme cubain. (Note de Marc Harpon)

Alors qu’aujourd’hui nous menons l’actualisation du modèle économique cubain, les concepts du Che sur le travail de dirigeant syndical apparaissent d’une grande valeur.

La participation de la classe ouvrière dans l’édification de la société socialiste à Cuba faisait partie de la pensée politique du Commandant Ernesto Che Guevara et, en la matière, celui-ci a laissé des enseignements aussi utiles qu’actuels.

Ses idées se sont enracinées dans la relation étroite qu’il a toujours eue avec les dockers, les métallurgistes, les ouvriers de la construction, les mineurs, les travailleurs du sucre, ceux du textile et beaucoup d’autres hommes et femmes de différents secteurs avec lesquels il a partagé une assemblée, une journée de travail volontaire, ou une action politique, comme il avait l’habitude de le faire.

Le Che était un défenseur enthousiaste de ces tâches collectives qui devaient contribuer, comme il le disait, à «  souder l’homme à l’homme et à changer toujours plus le peuple en une masse unique, où tous se connaissent, où tous connaissent les problèmes de tous, les angoisses de tous, les aspirations de tous, à travers le travail… »

Dans un esprit de conseil, il expliquait que « nous devons pratiquer l’émulation de telle manière qu’elle intéresse les ouvriers, et qu’elle soit un véritable effort collectif, une véritable compétence collective de tous les travailleurs pour faire preuve d’un meilleur esprit révolutionnaire »

Il soulignait de même que cette émulation ne devait pas se convertir en quelque chose de mécanique, mais en « la plus noble des compétences » pour déterminer qui, dans la nation, est celui qui construit le plus, le mieux et le plus rapidement le socialisme.

Dans ses dialogues avec les travailleurs, le Commandant Guevara exaltait l’importance de l’ouvrier d’avant-garde qui « doit montrer l’exemple, le rendre vivant, palpable, le communiquer, le rendre public, le transmettre par son enthousiasme aux autres camarades ». Il insistait, de plus, sur le fait que cet effort isolé devait se transformer en effort collectif et s’étendre aux autres usines du pays , au nom de l’efficacité du travail.

Le Che luttait pour que « l’esprit de travail soit irréprochable et pour faire avancer la production par les efforts de tous comme moyen de réaliser adéquatement les exigences de notre société engagée dans son processus de développement. En même temps, il «était infatigable quand il s’agissait d’exhorter à augmenter la qualité, qu’il a toujours considérée comme « le respect dû au peuple ».

Son exhortation, il la faisait par le crédit moral que lui conférait le fait d’être un exemple d’autorité, de modestie et de discipline comme Ministre et révolutionnaire dévoué qui quittait le siège de son bureau pour occuper celui d’une machine à couper la canne, entasser des marchandises comme un docker ou prendre les outils de chantier pour apporter sa pierre à la construction d’une école ou d’un cercle infantile, sans rodomontade ni arrogance.

Il exhortait l’ouvrier, le technicien et l’ingénieur, symboles de la créativité, à prendre des initiatives à chaque poste de travail pour affronter le manque d’équipements et de pièces de rechange dû au blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par le gouvernement des États-Unis au début des années 1960.

Ce 14 Mai, nous nous souvenons du quatre-vingt-troisième anniversaire de sa naissance. Nous pensons toujours au Commandant Ernesto Che Guevara comme quelqu’un qui était quotidiennement parmi nous. Alors qu’aujourd’hui nous menons l’actualisation du modèle économique cubain, les concepts du Che sur le travail de dirigeant syndical apparaissent d’une grande valeur, parce qu’en plus de représenter les travailleurs, il a pour mission de « conduire les grandes tâches qu’il faut mener à bien à l’intérieur des masses ouvrières ».

2 commentaires

  1. Che Guvevara et la classe ouvrière,
    par Evelio Tellería Alfaro – Publié 17 juin 2011

    source : Trabajadores, 12 Juin 2011

    traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

    Le socialisme cubain est, depuis les années 1960, traversé par un débat portant sur la place des stimulants matériels. L’exemple du Che, dont les cubains se souviennent pour le quatre-vingt-troisième anniversaire de sa naissance, le 13 Juin 1928, renvoie au contraire au stimulants moraux que la Révolution a souhaité mettre en avant, et qu’elle continuera de mettre en avant, avec une « actualisation du modèle économique et social » qui n’est pas une rupture, mais une continuation de la construction du socialisme cubain. (Note de Marc Harpon)

    Alors qu’aujourd’hui nous menons l’actualisation du modèle économique cubain, les concepts du Che sur le travail de dirigeant syndical apparaissent d’une grande valeur.

    La participation de la classe ouvrière dans l’édification de la société socialiste à Cuba faisait partie de la pensée politique du Commandant Ernesto Che Guevara et, en la matière, celui-ci a laissé des enseignements aussi utiles qu’actuels.

    Ses idées se sont enracinées dans la relation étroite qu’il a toujours eue avec les dockers, les métallurgistes, les ouvriers de la construction, les mineurs, les travailleurs du sucre, ceux du textile et beaucoup d’autres hommes et femmes de différents secteurs avec lesquels il a partagé une assemblée, une journée de travail volontaire, ou une action politique, comme il avait l’habitude de le faire.

    Le Che était un défenseur enthousiaste de ces tâches collectives qui devaient contribuer, comme il le disait, à « souder l’homme à l’homme et à changer toujours plus le peuple en une masse unique, où tous se connaissent, où tous connaissent les problèmes de tous, les angoisses de tous, les aspirations de tous, à travers le travail… »

    Dans un esprit de conseil, il expliquait que « nous devons pratiquer l’émulation de telle manière qu’elle intéresse les ouvriers, et qu’elle soit un véritable effort collectif, une véritable compétence collective de tous les travailleurs pour faire preuve d’un meilleur esprit révolutionnaire »

    Il soulignait de même que cette émulation ne devait pas se convertir en quelque chose de mécanique, mais en « la plus noble des compétences » pour déterminer qui, dans la nation, est celui qui construit le plus, le mieux et le plus rapidement le socialisme.

    Dans ses dialogues avec les travailleurs, le Commandant Guevara exaltait l’importance de l’ouvrier d’avant-garde qui « doit montrer l’exemple, le rendre vivant, palpable, le communiquer, le rendre public, le transmettre par son enthousiasme aux autres camarades ». Il insistait, de plus, sur le fait que cet effort isolé devait se transformer en effort collectif et s’étendre aux autres usines du pays , au nom de l’efficacité du travail.

    Le Che luttait pour que « l’esprit de travail soit irréprochable et pour faire avancer la production par les efforts de tous comme moyen de réaliser adéquatement les exigences de notre société engagée dans son processus de développement. En même temps, il «était infatigable quand il s’agissait d’exhorter à augmenter la qualité, qu’il a toujours considérée comme « le respect dû au peuple ».

    Son exhortation, il la faisait par le crédit moral que lui conférait le fait d’être un exemple d’autorité, de modestie et de discipline comme Ministre et révolutionnaire dévoué qui quittait le siège de son bureau pour occuper celui d’une machine à couper la canne, entasser des marchandises comme un docker ou prendre les outils de chantier pour apporter sa pierre à la construction d’une école ou d’un cercle infantile, sans rodomontade ni arrogance.

    Il exhortait l’ouvrier, le technicien et l’ingénieur, symboles de la créativité, à prendre des initiatives à chaque poste de travail pour affronter le manque d’équipements et de pièces de rechange dû au blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par le gouvernement des États-Unis au début des années 1960.

    Ce 14 Mai, nous nous souvenons du quatre-vingt-troisième anniversaire de sa naissance. Nous pensons toujours au Commandant Ernesto Che Guevara comme quelqu’un qui était quotidiennement parmi nous. Alors qu’aujourd’hui nous menons l’actualisation du modèle économique cubain, les concepts du Che sur le travail de dirigeant syndical apparaissent d’une grande valeur, parce qu’en plus de représenter les travailleurs, il a pour mission de « conduire les grandes tâches qu’il faut mener à bien à l’intérieur des masses ouvrières ».

  2. N’en déplaise aux vampires capitalistes de tout bord qui ont assassiné le CHE il est encore plus grand de nos jours mort que vivant ! Sa vie ses écrits ne cessent de faire des adeptes et une tache d’huile qui fait trembler les puissants adorateuts du Veau d’Or de ce monde !


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