Impunité par Danielle Bleitrach

 je l’ai dit: je regrette que l’émotion médiatique tourne au tsunami quand il s’agit d’un viol réel ou supposé de la part du directeur du FMI et qu’il n’y ait aucune émotion sur ce que le même directeur exigeait de la Grèce… Un viol est un acte inqualifiable, j’y reviendrais mais pourquoi ce qui relève de milliers de destruction de vie est-il passé sous silence ? N’y a-t-il aucun lien entre les deux crimes ? Certainement pas et mon métier de sociologue m’a appris à comprendre la manière dont une norme sociale était assujettissement général, travaillant chacun et chacune en le soumettant, le détruisant.

Un des traits les plus évidents du monde politique et plus généralement des « élites »  est le sentiment de totale impunité, le viol peut prendre des allures criminelles qui détruit une femme ou un être humain en lui déniant le droit à son corps, en faisant de lui ou d’elle une chose et là c’est « le coup de tonnerre » mais le monde politique, celui des  puissants qui ont l’argent et le pouvoir de se faire entendre  fonctionne globalement comme ça alors que les victimes ont leur cri étouffé. Il se crée quelque chose de l’ordre de l’individu « bon à tuer », celui qui de fait perd ses droits avec l’assentiment général parce que chacun est condamné à la complicité. Mieux le système est tel que la justice est rendue impossible, la médiatisation ou le silence sur le crime transforme l’exercice de la dite justice en simple lynchage. Et alors que tout a été fait pour empêcher le débat sur les méfaits politiques du FMI, sur des politiques destructrices, la manière dont on débat d’un viol réel ou supposé fait songer à M le maudit, un déchaînement que tout individu décent ne peut que condamner.

Se faire violer peut prendre diverses formes, cela va de l’assaut subi de la part d’ une brute qui exige une fellation mais c’est aussi  celui ou celle qui jour après jour est nié jusqu’à choisir le suicide, la lutte des classe menée par autodestruction. Ce sont ces vies sacrifiées par ceux qui ne cessent d’accumuler des profits. En totale impunité. Il ne s’agit pas d’un hasard mais il y a eu l’élaboration très consciente de techniques de management comme la mise en oeuvre d’une désorganisation systématique, l’individu a été isolé, nié dans sa singularité parce qu’il n’avait plus de collectif auquel se référer et il était nu, seul, bon à détruire… Qui juge de cela, personne… Nous en sommes là… le lynchage voyeuriste ou l’impunité.

Comment ne pas voir le lien entre cette autodestruction par étouffement et l’acceptation du meurtre par l’OTAN d’enfants du « dictateur » bon à tuer sans jugement, l’impunité est étendu à la planète par jugement médiatique et cela engendre un désir de meurtre, une haine généralisée des autres et de soi-même…

Le pire est qu’il n’y a désormais aucun recours devant l’injustice. J’ai cru qu’il y avait des communistes et j’ai consacré ma vie à cette cause jusqu’au jour où j’ai compris la profonde complicité morale qui dévoyait ceux qui participaient à ce jeu de l’impunité. De cela j’ai fait jusqu’au bout l’expérience jusqu’à ce que je me détourne de ce lieu sans espérance.  J’ai tenté de lutter toujours comme sociologue contre ce que je vivais comme une destruction de l’organisation, j’ai tenté de m’élever contre l’isolement qui naissait de ce qu’on appelait la « mutation » en expliquant que tous les remparts sociaux des démunis, de ceux qui n’avaient pas le droit à la parole étaient en train d’être déconstruits. Cela m’a vallu des haines solides et des insultes pourtant jamais combat ne fut plus désintéressé. Je gênais ceux qui déjà étaient eux-mêmes individualisés au point de n’être plus que plan de carrière. Je l’ai compris après avoir subi année après année la volonté de censure du directeur de l’humanité, mon nom a été interdit, j’ai été effacée malgré des pétitions et l’intervention d’ex-dirigeants. J’ai été interdite à la cité du livre pour rien pour avoir déplu à Patrick Le hyarec. Mais le pire fut quand un militant du PCF qui ne supportait pas mon témoignage a commencé à m’insulter, me harceler pour que je me taise, j’ai du en appeler à la justice. Pas pour être rétablie dans mon droit pour ne plus être insultée, traitée de vieille aigrie aux ambitions déçues. Ce qu’aucun homme de mon âge n’aurait subi en tant que femme j’ai du le supporter en supplément à la censure, à la haine dans l’impunité. Quand vous êtes une femme il y a le viol et l’autre versant du viol, l’invisibilité auquel vous condamne le fait que l’âge ne vous rend pas désirable, et les femmes entre elles ne sont pas les dernières à pratiquer ce déni. Pourquoi échapperaient-elles à  cette destructuration généralisée qui ne laisse plus que la haine de soi? … Nul mieux qu’une femme ne peut faire l’expérience de jusqu’où l’impunité peut engendrer la lâcheté sadique. Oui le viol est devenu le sport favori de ceux qui savent qu’ils peuvent agir en toute impunité parce que le cri de leur victime est étouffé, lynchage ou impunité jusqu’au bout…  Et le pire est que tout fonctionne de la même manière, le stalinisme détruisait les opposants mais conservait une opposition frontale dans laquelle massivement les victimes pouvaient se reconnaître, à laquelle ils pouvaient d’identifier. Là il n’y avait plus de recours tout était englouti.

Mais ce n’était rien encore il y a eu pire, le viol des raisons de mon engagement avec le négationnisme de la Shoah. Je n’y reviendrai pas. Sumplement que la négation a quelque chose à voir avec ce viol et cette destruction devenue pratique générale, volonté de puissance sans limite. Ce jour là j’ai compris que je n’avais plus rien à attendre de ce monde politique contaminé, vérolé par le capitalisme sénile, croupissant… Et quand je vois les jeunes mépriser la politique que puis-je leur dire ? A quel combat puis-je les inviter sinon au respect d’eux-mêmes. Je vous y invite également, n’abandonnez jamais ce dernier rempart.

Danielle Bleitrach

10 commentaires

  1. cette affaire démontre qu’il n’y a pas de justice mais lynchage ou impunité. Impunité parce que la victime qui est dominée parce que femme et là parce que pauvre quand elle se lance dans la dénonciation se heurte à… une omerta.
    la manière dont actuellement le PS, tout en pratiquant l’abandon de fait de DSK, en annonçant tout de suite le maintien des primaires, laisse planer le doute sur cette femme est une violation de plus. très caractéristique de ce que vit toute femme qui ose dénoncer le viol, la brutalité dont elle est victime, y compris les coups. En effet dénoncer l’injustice, voir le crime en tout cas toujours la négation de soi dont on est victime c’est faire face à un parcours humilant et il est honteux que les dirigeants socialistes la bouche en cul de poule viennent ne pas respecter la présomption d’innoncence de la femme violée. Honteux mais logique, ils ont rompu avec la défense des exploités, des victimes, ils sont les larbins du capital, et l’alliance avec eux passe par le même renoncement.

    Mais même dans le cas de DSk c’est honteux parce qu’il s’agit d’un lynchage avec l’hypocrisie de l’affirmation que l’on respecte la présomption d’innocence alors que l’on se vautre dans une vision moralisante. Cet homme est un malade cela fait longtemps qu’il devrait être soigné au lieu de plaisanter… S’il est innocent c’est parce que sa maladie et ses pratiques ont pu le piéger, en tant qu’individu il doit là aussi être aidé. Donc contribuer au lynchage est indigne, et un jour on traitera autrement de tout cela et nous paraîtrons bien barbares. Personnellement je me prononce pour une limitation du traitement médiatique de ce genre de faits divers qui par ailleurs doivent être sanctionnés impitoyablement et surtout être pris en charge comme maladie à soigner et les victimes protégées, bénéficiant d’une écoute. la société française a l’avantage d’être moins puritaine mais elle a l’inconvenient d’être d’un sexisme incroyable et que l’on masque sous une pseudo tolérance qui n’est qu’encouragement à la déviance du plus fort.

    Là où il devait être jugé en tant que socialiste c’est dans la politique du FMI mais cette bande de lâche était trop contents de bénéficier de strapontins pour l’avenir, ils étaient déjà en train de se distribuer des portefeuilles et patatras… Mais ceux que l’on sacrifiait hier comme aujourd’hui, ceux qui n’ont jamais droit à la présomption d’innocence sont toujours les mêmes… Je ne me réjouis pas que DSK fasse partie du lot parce qu’ils trouveront quelqu’un d’autre pour mener la même politique, on fabriquera un autre DSK pour le malheur des mêmes.

    Je revendique d’être d’une morale douteuse parce que je doute de la morale qui a cours aujourd’hui…
    Danielle Bleitrach

  2. question :

    Les USA qui financent leur endettement en émettant des dollars et des bons du trésor, vous trouvez pas que c’est un peu chaud ?

  3. je ne comprends pas votre question concernant le sujet traité…

    Danielle Bleitrach

  4. pas de problème,j’irai en parler ailleurs.

  5. « …Il ne s’agit pas d’un hasard mais il y a eu l’élaboration très consciente de techniques de management comme la mise en oeuvre d’une désorganisation systématique, l’individu a été isolé, nié dans sa singularité parce qu’il n’avait plus de collectif auquel se référer et il était nu, seul, bon à détruire…  »

    Tout est là. Le système capitaliste dénie de fait à l’individu toute aptitude sociale, toute relation avec les autres membres de la société. L’individu est devenu un automate économique. Il reçoit un salaire et il doit le dépenser. Input/Output. L’être humain est réduit à cela. Rien d’autre. Nous sommes bien dans MATRIX…

  6. Ce genre d’affaire, qu’elle soit véritable, ou qu’il s’agisse d’une manipulation, participe de la construction de l’actualité comme trame de stimuli et d’excitation vide,incompréhensible, irrationnelle. DSK, après avoir été porté au pinacle sans aucune raison valable, sans avoir rien accompli d’important, est soudain jeté aux chiens. On sait que les gens de pouvoir ne sont pas des petits saints. En voir prendre un sur le fait, ça nous fait bien plaisir. Mais méfions nous de la jouissance gratuite de voir à terre le symbole du capitalisme mondial. mais ce n’est justement qu’un symbole et ce n’est pas nous qui l’avons mis là. Affaire véritable ou manipulation, nous en sommes réduits à l’état de spectateurs de feuilleton. Déjà le Watergate avait joué ce rôle d’éteignoir de la contestation. Encore une fois on nous joue la mauvaise comédie de propagande de la liberté US, de indépendance de la justice US. De la veuve et de l’orphelin US. Quelque part on se fout de nous.

  7. De quels arguments disposer vous pour établir que Dominique Strauss Kahn est un malade sexuel?

  8. je ne suis pas d’accord avec Gilles Questiaux sur la diversion, c’est ça et ce n’est pas que ça. C’est ça dans ce que Gilles décrit, l’arbitraire du destin qui passe du Capitole à la roche tarpeienne, du triomphe immérité à la chute tout aussi stupéfiante. le pouvoir est « naturalisé » comme un cataclysme, divinisé et donc justifié dans la terreur et le sacré qu’il inspire au vain peuple. Maic c’est une courtevue que de penser qu’il ne faille pas analyser justement ce « fait divers » de dire comme un certain nombre de marxistes de choc, des hommes en général, qu’il y a là une pratique de diversion pour nous détourner de l’essentiel à savoir nos guerres otanesques, l’impérialisme, les méfaits du capital.

    C’est ça et ce n’est pas que ça, le fait divers a parfois une dimension paranoïaque qui révèle l’état d’une société, je pense à l’analyse faite par Lacan en 1933 du meurtre des soeurs Papin, et le feuilleton c’est quelque chose de très sérieux qui a accompagné toute l’évolution du mouvement ouvrier. Là puisqu’il est question de « nature » du pouvoir, il n’est pas indifférent que l’on retourne à cette domination « naturelle » de l’homme sur la femme.

    Derrière l’idée de nature, de ce droit « despotique » que décrivait déjà Aristote du propriétaire non seulement sur l’esclave mais sur la femme et l’enfant dans « la Politique », on nous rabat vers l’adhésion à la norme, la démocratie comme déjà à Athènes est droit despotique du propriétaire. Ici il s’agit de nous faire croire que les Etats-Unis représentent le fin du fin de l’égalité là où puissants et misérables sont traités de la même manière, là où les droits de la femme sont reconnus. Oui mais à quel prix celui du lynchage et où la question des femmes n’est qu’un pretexte, un viol supplémentaire qui marque leur absence d’importance et de pouvoir, comme la femme de ménage du Sofitel dont le droit à la plainte n’est que saturnale, carnaval qui autorise pour un jour le renversement de la réalité de l’oppression. Il n’empêche cette réalité là nous confronte avec nous-mêmes. Je suis fascinée par la tolérance de la société française, l’impunité que l’on nous inflige avec le lynchage médiatique qui va avec, ça dit beaucoup de choses. A peu près autant que ces mots « Strauss Khan aime les femmes », cet homme n’aime pas les femmes, il les traite comme des choses d’une manière compulsive et c’est un vrai problème pour lui autant que pour elles. C’est une faille et je pourrais me lancer dans une analyse sauvage de cette pulsion de mort… mais ce qui m’intéresse est la manière dont on transforme cette déviance en caractéristique « aimable », elle ne me paraît pas si éloignée de la manière dont on traite son action au FMI. On exige la présomption d’innocence pour Strauss Khan mais pas pour la victime, le droit du propriétaire seul individu reconnu comme tel. C’est ce que j’ai essayé de dire dans mon texte « impunité », j’aurais pu ajouter impunité et lynchage ça va ensemble. Les Etats-Unis et la France vont ensemble et tentent par l’image, la mise en scène médiatique de faire croire à leur démocratie qui n’est que violence tout azimuth, viol sans loi . Mais tant que cette opération médiatique de promotion d’une démocratie qui est exploitation, oppression des propriétaires se heurtera à l’absence d’alternative démocratique réelle ailleurs, pour les femmes entre autres, leur opération séduira autant que leur mode de consommation volée au reste de la planète.

    Qu’avons nous à proposer ? Je parle de ce que je connais, de ce que j’ai vécu y compris au sein du parti communiste français qui n’est pas le pire des lieux de ce point de vue, mais où la pseudo retournement démocratique a le plus souvent consisté à s’aligner sur ce viol systématique de ceux sur lesquels on exerce un pouvoir discrétionnaire, un arbitraire sans loi du propriétaire comme dans le cas du directeur de l’humanité, je ne crois pas qu’il aurait osé se conduire comme ça avec un homme ou alors ce serait parce qu’il aurait inconsciemment joui à l’idée de le baiser en toute impunité. Il n’y a pas eu invention ne serait-ce que dans notre point fort, l’intervention populaire mais régression vers « leur » démocratie ». La question des femmes est même alors devenu le gadget qu’elle est au PS. Il a été facile à Sarkozy de récupérer une dirigeante de ce genre de mouvement qui limitait le viol à la tournante, à la stigmatisation des couches populaires.

    Vous trouvez que j’exagère en parlant d’une démocratie fondée sur le viol et qui ne subsiste que parce que nous n’avons rien à proposer de vraiment differement ? avez-vous entendu cette mère qui a raconté comment elle avait dissuadé sa fille de porter plainte contre DSK, en lui disant que puisqu’elle n’avait pas été pénétrée il vallait mieux se taire que cela lui nuirait d’avoir été celle que DSK avait violée ». Après elle explique le compromis passé avec le dit DSK. On s’interroge sur la manière dont elle a vendu sa fille pour sa carrière. Dans quel monde vivons-nous? Alors il faut bien considérer que le viol est un phénomène qui dépasse la simple question de la pénétration mais qu’il est manière d’imposer sa négation, sa transformation en chose dans toutes les formes de pratique politique, dans le vivre ensemble. Parce que Marx l’a déjà expliqué dans les manuscrits de 1844, la manière dont une société traite les femmes témoigne de la manière dont dans cette société l’être humain se traite lui même. La chosification de la femme n’est que la marque de la chosification de l’être humain dans cette société. Qu’est-ce que nous avons à proposer d’autre ?

    Je pense que nous avons une société profondément malade Je pense que nous avons une société profondément malade, cette maladie touche aux fondements mêmes de l’être humain qui comme le disait Engels n’est pas un mais au moins deux, l’homme et la femme. Et peu de gens paraissent mesurer cela, personnellement j’ai dépassé le stade de l’indignation ou de la croyance en tel ou tel, je suis effrayée… et peu de gens paraissent mesurer cela, personnellement j’ai dépassé le stade de l’indignation ou de la croyance en tel ou tel, je suis effrayée… il y a eu un jour où j’ai réalisé cela ça a été quand ce militant communiste m’a insultée, harcelée avec des mots incroyables, m’accusant d’être « vieille » comme si cela était un argument, il y avait chez cet homme une violence, une haine de lui même terrible, j’ai reconnu cet incapacité à vivre ensemble dans cet acharnement incompréhensible… J’ai du faire appel à la justice pour lui créer un principe de réalité qui l’avait abandonné. Il n’est pas le seul et l’affaire Strauss Khan illustre le même phénomène, la perte de la réalité, l’impossibilité de sortir d’un délire… Je relie ça à la folie otanesque, à ces expéditions punitives, à ce viol légitimé par « l’amour » de ceux que l’on bombarde. Le nazisme aussi parlait d’amour, l’amour fusion avec le maître et son complément la haine de l’autre, le bouc émissaire, celui qui est « bon à tuer », devenu chose à détruire.

    Bref je suis effrayée par la danse macabre dans laquelle nous sommes entraînés et cela rejoint ma peur devant les négationnismes, le besoin compulsif de recommencer le crime… je suis réellement terrorisée, j’éprouve désormais pour certaines personnes une répulsion parce que la folie meurtrière c’est contagieux et ça vous atteint malgré vous. je les vois en train de manipuler des monceaux de cadavres… Pour rien au monde je ne retournerai dans ce monde politique là… C’est une descente dans les cercles de l’enfer que décrit pasolini dans son dernier film Salo. le fascisme ordinaire, le néo-fascisme qui a perdu toute transcendance avec son cercle du sadisme, celui du sang et celui de la merde… Comme ces îles de déchets plastiques immenses qui flottent au milieu de l’océan et qui les asphyxient…

    Danielle Bleitrach

    PS quant à la maldie je ne sais pas s’il s’agit d’une addiction ou d’une perversion, je n’ai pas les éléments ni les compétences pour un diagnostic mais je refuse tout autant l’idée du « grand séducteur » et je propose que l’on s’intéresse à cet aspect privé d’une manière non médiatique.

  9. « J’ai du faire appel à la justice pour lui créer un principe de réalité qui l’avait abandonné. Il n’est pas le seul et l’affaire Strauss Khan illustre le même phénomène, la perte de la réalité, l’impossibilité de sortir d’un délire… »

    OK
    quand une pourriture est arrêtée, elle se rend compte que tout n’est pas possible.

    c’est autre chose que de se contenter de dire à DSK :
    toi, fétu de paille, rappelle-toi, tu es à la botte des USA.

  10. Que les choses soient bien claires : si DSK est un violeur, il mérite de longues années de prison aux États-Unis.

    Il est certain que la victime mérite considération et solidarité. Mais si l’accusation est fausse, la victime c’est DSK, même si ça ne nous plait pas.

    Toute la question est : faisons-nous confiance en la police et la justice des États-Unis? Sachant comme elle traite Mumia Abu Jamal et les Cinq de Miami? la croyons nous quand elle nous explique qu’elle défend une prolétaire noire contre un capitaliste international? Surtout lorsque l’on sait que le chantage sexuel joue un rôle dans les règlements de comptes internes à la société américain.

    On peut aussi rapprocher le cas DSK de celui de Julian Assange (fondateur de wikileaks), discrédité aussi par des accusations de crime sexuel et en liberté surveillée au Royaume Uni.

    Tout ceci doit nous inciter à la prudence.


Comments RSS TrackBack Identifier URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s