Ces foires aux meurtres américaines qui nous définissent comme peuple, par Gar Smith

« … nous pouvons accomplir ces choses […] parce que nous sommes :

une seule nation bénie de Dieu,

indivisible et vouée à la liberté et à la justice pour tous. « 

 

                                                                                                          Barack  Obama le 2 mai 2011.

Ce titre est la chute ultime du discours d’Obama. L’intégralité peut se trouver là ;

http://questionscritiques.free.fr/discours/Barack_Obama_mort_de_Oussama_ben_Laden_020511.htm

Le visionnage de la vidéo indiquée ci-après révèle un bien triste état de notre humanité et notamment de sa partie se proclamant civilisée.

Un groupe de soldats étasuniens, de jeunes gens littéralement niais, un officier inconsistant complice, le tout agissant dans un abject tellement ordinaire…

Combien Césaire, Fanon, … avaient raison et ont toujours raison quand ils dénonçaient les ravages de cette politique prédatrice, …aussi parmi ceux qui en ont été et sont les vecteurs, « nous, les dits civilisés  » !

Voyez donc un aperçu de « ces choses » que « nous pouvons accomplir », avec la bénédiction de « Dieu » [celui que nous nous sommes construit, …à notre image, $]…

Maurice Lecomte

PS : Deux liens, parmi d’autres

« Justice est faite » de Sébastien Fontenelle.

http://www.politis.fr/Justice-Est-Faite,13998.html

Mounadil al Djazaïri

http://mounadil.wordpress.com/

http://mounadil.wordpress.com/2011/05/03/les-americains-ont-ils-evite-la-lapidation-a-oussama-ben-laden/

http://mounadil.wordpress.com/2011/05/03/on-a-retrouve-les-enfants-doussama-ben-laden/

http://mounadil.wordpress.com/2011/05/02/apres-le-certificat-de-naissance-dobama-le-certificat-de-deces-doussama/

http://mounadil.wordpress.com/2011/05/03/obama-et-le-certificat-de-deces-doussama/


Global Research, le 4 mai 2011

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=24634

Quand le président Barack Obama a annoncé la mort d’Oussama ben Laden, il s’est attaché à paraître bien correct. Il est difficile d’imaginer George W. Bush énonçant un discours similaire sans un sourire forcé ou une remarque désobligeante. La relation par Obama de la mise à mort de Ben Laden, reflète l’Amérique: «Nous serons fidèles aux valeurs qui font de nous ce que nous sommes. »

Hélas, les médias ont montré trop d’Américains saluant la nouvelle de la mort de Ben Laden avec exaltation, le poing levé. Des foules criantes, rauques se sont rassemblées devant la Maison Blanche et au « Ground Zero » à New York, avec des vagues de drapeaux américains et au chant « USA! Etats-Unis « – comme si l’exécution de sang-froid d’un homme désarmé dans une banlieue du Pakistan était en quelque sorte à égalité avec la victoire de la finale du championnat de football américain.

Ces manifestations publiques ont également servi à indiquer au monde « quel [grand] peuple nous sommes. » (Note: L’assaut a été réalisée par un commando de la Navy SEAL, hautement qualifiée. Si un missile Hellfire avait été utilisé, l’attaque sur la résidence de Ben Laden aurait probablement tué un bon nombre des femmes et 23 enfants vivant à l’intérieur.)

La disparition de Ben Laden est clairement l’une des plus grandes informations de l’année. Et comme elle continuera à se faire sentir au cours des prochaines semaines – en dominant la presse écrite et la diffusion des nouvelles – il y a d’autres histoires qui seront ignorées. Voici quelques une des histoires que la Maison Blanche sera heureuse de voir perdues dans le « brouillard médiatique. »

Un autre crime de guerre américains capturé sur ce film

Durant la deuxième semaine d’avril, le réseau des nouvelles iraniennes PressTV, a diffusé des images d’une vidéo amateur montrant des troupes américaines en Irak tirant à balles réelles sur des prisonniers désarmés lors d’une émeute dans un centre de détention américain en Janvier 2005. Ces images (montrent l’utilisation par les forces américaines d’une « force disproportionnée » contre les détenus au centre de détention américain de Camp Bucca (Selon les estimations du Pentagone, l’armée américaine a maintenu environ 20.000 Irakiens en détention en 2008 – environ 17.000 à Camp Bucca, près de Bassorah dans le sud de l’Irak et plus de 3.000 à Camp Cropper, à Bagdad.)

Le Pentagone aurait tenté de dissimuler le carnage en disant que l’émeute s’était déroulée après que les prisonniers se soient rebellés lors d’une fouille en recherche de produits de contrebande. L’Union américaine pour les libertés civiles a révélé plus tard que l’émeute a été suscitée en réalité, après que des troupes américaines aient profané un exemplaire du Coran. Quatre prisonniers ont été tués et cinq autres blessés lors de ces violences.

La vidéo montre des soldats américains lourdement armés réunis sur une route, avec des casernements protégés par des clôtures de chaque côté. On voit les soldats en question tirer à balles réelles sur les prisonniers enfermés dans les baraques en bois derrière de hautes clôtures en grillage. Certains des soldats semblent lancer des grenades sur le site. Les soldats sont détendus et décontractés. On peut les entendre rire quand des prisonniers sont touchés. Un agent de supervision est filmé alors qu’il s’arrête pour aviser les soldats que les prisonniers sont armés avec rien de plus que des «bales de poussière», mais l’agent ne fait rien pour empêcher ses hommes d’attaquer les détenus non armés. Voici la vidéo:

http://www.youtube.com/watch?v=lQuTWDdKYIc

Le Congrès et le Pentagone devraient enquêter sur cet incident. Mais, avec des médias totalement immergés dans l’ivresse du dernier cycle concernant la « mort d’Osama », il est peu probable que cela se produise.

L’OTAN est devenue une organisation terroriste

Le 1 mai 2011, des bombes de L’OTAN sont tombées sur lune des résidences du leader libyen Muammar el-Gaddafi à Tripoli. Un porte-parole gouvernemental libyen a dénoncé l’attaque comme une tentative d’assassinat ayant échouée et sa charge a été reprise par le Premier ministre russe Vladimir Poutine qui a accusé l’Ouest de comploter à « exécuter » Gaddafi. Le Ministre De la Défense Nationale américain Robert Gates a nié cette accusation, disant que les EU considèrent les résidences [habitations] de Gaddafi comme « des cibles légitimes. » Gates a dit aux médias ; « Nous ne visons pas spécifiquement [Gaddafi], mais nous envisageons vraiment les centres de commande-et-contrôle comme des cibles légitimes partout où nous les trouvons. »

Jusqu’alors, les seules cibles « légitimes » de la campagne aérienne menée par l’OTAN avaient été le potentiel de défense aérien gouvernemental libyen, des dépôts de provisions et des forces terrestres. Ce « glissement de mission » incluant des centres de « commande-et-contrôle » pourrait expliquer le raid aérien de l’OTAN sur le siège social de la TV libyenne de Tripoli. L’assaut a temporairement perturbé les émissions de la station de télévision principale du pays, mais il n’a pas été précisé en quoi cela a aidé à promouvoir la mission de l’OTAN de « protéger la population civile ».

Trois jours plus tard, l’OTAN a augmenté sa mise en lâchant des bombes sur la maison d’un des fils de Kadhafi, tuant Saif al-Arab Kadhafi de 29 ans et trois de ses enfants. Le leader libyen, qui était dans le bâtiment pour une visite de famille avec son épouse, a été considéré comme la cible de l’attentat. Il était difficile de voir en quoi ce bâtiment, une villa de plain-pied dans un secteur résidentiel de Tripoli, avait pu être qualifié de centre de « commandement et de contrôle ».

Les feuilles de route de Washington pour les assassinats

L’une des raisons pour lesquelles les États-Unis sont une cible de la haine dans de nombreux pays est que Washington a accumulé une longue histoire d’assassinats politiques dans le monde entier. Ce qui semble avoir changé, avec les attentats de Tripoli et Abbottabad, c’est que les États-Unis voudraient maintenant réaliser ces opérations en connivence publique.
Le 22 Décembre 1974, Seymour Hersh a étéle premier grand journaliste à soulever la chape de plomb qui cachait l’histoire des assassinats [politiques] par l’Amérique. L’exposé de Hersh dans le New York Times décrit les « bijoux de famille » du gouvernement – une série d’opérations secrètes aux fins d’assassinats organisés par l’Agence centrale de renseignement depuis plusieurs décennies. Parmi les victimes les plus notables sont inclues Patrice Lumumba du Congo, Rafael Trujillo de la République dominicaine, les frères Diem au Vietnam et le général René Schneider au Chili. Sous la présidence de John F. Kennedy, la CIA a fait de nombreuses tentatives pour attenter à la vie de Fidel Castro – en travaillant même avec la Mafia à un moment donné.

En 1976, après les révélations des auditions du Comité sénatorial des Eglises, le président Gerald Ford a publié le décret 11905, conçu pour mettre un terme aux assassinats de dirigeants étrangers sanctionnés par les États-Unis. En 1981, le président Reagan remplacé l’interdiction de Ford par son propre décret 12333, qui a commencé à déplacer la barre concernant ce qui était interdit.
En 1986, Reagan a ordonné des frappes aériennes sur la tente domiciliaire de Kadhafi tente en Libye. Cette agression – qui pourrait honnêtement être décrite comme une attaque terroriste – a manqué Kadhafi, mais les États-Unis ont réussi à tuer la fille adoptive de Kadhafi et, selon certains rapports 40 autres enfants.

Changement de définition de l’«Assassinat autorisé»

Deux ans après l’attaque de Reagan, George H.W. Bush a « réinterprété » la loi interdisant le politicide afin de cibler le leader panaméen (et ancien actif de la CIA) Manuel Noriega. La nouvelle compréhension était que l’interdiction de l’assassinat ne s’applique pas si un dirigeant étranger a été tué dans le cadre d’une « conséquence non intentionnelle » de l’action militaire américaine.

Quand est venu le tour du jeune Bush de gérer la manière d’assassiner, la justification pour se débarrasser d’un dirigeant étranger s’est de nouveau déplacée. L’équipe d’avocats de la Maison Blanche de George W. a commodément conclu que la décision américaine de viser directement la mort de Saddam Hussein était «légale» – en dépit des règles de longue date de la Convention de Genève et de l’interdiction présidentielle existante sur l’assassinat de dirigeants étrangers. Les avocats de Bush ont choisi de s’appuyer sur une interprétation du droit international des droits de l’homme permettant le ciblage des « commandants militaires » en  » temps de guerre. »

En vertu de cette décision, si le président Saddam Hussein avait fait le choix de se rendre en échange de la fin de l’action militaire, il aurait alors été interdit de le tuer. Cela pourrait expliquer pourquoi la Maison Blanche de Bush a refusé de négocier avec Saddam et pourquoi la Maison-Blanche a ignoré les offres répétées de Kadhafi d’un cessez-le-feu et une solution négociée au conflit.

Recul du Nouveau Protocole d’Assassinat

Lorsque le président Gerald Ford a déclaré son interdiction des assassinats de chefs d’Etat, il l’a fait en grande partie par crainte que la poursuite des plans d’assassinat des États-Unis puisse déclencher des attaques en représailles visant un président américain. Il avait une crainte raisonnable.

Mais maintenant, la violation délibérée par l’OTAN du droit international a fait sauter ce verrou qui laisse ainsi la porte grande ouverte. En vertu de la Convention de Genève, les armées sont censées tout faire pour minimiser les pertes civiles dans leurs agissements pour une victoire militaire. Mais les tentatives de l’OTAN pour tuer Kadhafi en attaquant des bâtiments occupés par des dizaines d’employés et de témoins innocents – et à détruire les maisons et la vie de ses enfants – a établi une norme nouvelle et dangereuse.

Grâce aux raids aériens libyens de l’OTAN, l’actuel président des États-Unis – et les autres dirigeants de la coalition de l’OTAN – doivent désormais se considérer comme des cibles légitimes pour des attaques en représailles similaires. Le bombardement de la résidence officielle du dirigeant libyen a été l’équivalent de l’attaque de la Maison Blanche.

Une application uniforme de « l’exemption Saddam Hussein » signifie que Barack Obama est devenu une cible légitime pour des étrangers militaires assassins. Suivant l’exemple de l’OTAN, les forces libyennes (ou des agents de renseignements étrangers en sympathie, ou des terroristes indépendants) peuvent maintenant se réclamer d’une justification pour tuer des membres de la famille Obama – y compris, Dieu préserve, Michelle, Sasha et Malia -.

L’application de cette nouvelle définition de l’Amérique, pour ce qui constitue un « assassinat justifiable », signifie également que le 10 Downing Street – la résidence du Premier ministre britannique David Cameron, sa femme, Samantha et leurs trois enfants – devient aussi une cible légitime. De même, le Palais de l’Elysée – le centre de commandement pour le président français Nicolas Sarkozy ainsi que la résidence officielle qu’il partage avec son épouse Carla Bruni – apparaît désormais comme une cible légitime de représailles – par les forces du gouvernement libyen, leurs mandataires ou des agents en sympathie.

Cela amène un prodigieux défi judiciaire: Est-il possible de tenir l’OTAN et ses dirigeants comme responsables, devant la commission des crimes de guerre et des violation du droit international, sous les auspices de la Cour pénale internationale ?

Le complot secret Américain/Britannique/Français visant la Libye

Une autre histoire qui risque de resurgir de la poussière où elle se trouve enfouie implique un exercice militaire peu connu appelé du Sud Mistral. Ce « jeu de guerre » a mobilisé les stratèges et les troupes de France, Grande-Bretagne et États-Unis pour une offensive conjointe sur un pays sans nom étiqueté « Southland ». Les grandes lignes du plan d’attaque suggère que l’attaque de l’OTAN sur la Libye a d’abord été tracée ce 2 Novembre -plus de quatre mois avant le lancement de l’opération Odyssey Dawn – et n’a pas été une réponse à la répression brutale par la Libye d’un soulèvement spontané des civils.

Après examen des documents de planification sur un Site Web militaire français, Michel Chossudovsky, directeur du média canadien Global Research, conclue : « la guerre à la Libye, aussi bien que l’insurrection armée, ont été planifiées des mois avant le mouvement de protestation arabe. »
Chossudovsky a écrit le 23 avril 2011 ;

« Les opérations militaires de cette taille et ampleur ne sont jamais improvisées ».

« La guerre à la Libye ainsi que l’insurrection armée ont été planifiées plusieurs mois avant le mouvement de protestation arabe. Nous avons été amenés à croire que le mouvement de protestation en Egypte et en Tunisie s’était propagé à la Libye. L’insurrection en Libye a été présentée comme une réaction spontanée à une vague d’activisme pro-démocratie qui avait balayé le monde arabe. En retour, nous avons été amenés à croire que «la communauté internationale » a décidé, en réponse à ces événements qui se déroulent, pour « protéger la vie des civils » et renvoyer la question au Conseil de sécurité des Nations Unies. Les médias ont ensuite indiqué que c’est seulement une fois que le Conseil de sécurité avait adopté la résolution 1973, que les États-Unis et les pays membres de l’OTAN ont pris la décision d’intervenir militairement en Libye en vue de la «zone d’exclusion aérienne». »

En fait, la résolution du Conseil sécurité 1973 de l’ONU (autorisant une action militaire contre le gouvernement de la Libye) était déjà « sur la planche à dessin, » un mois avant il n’y avait aucune preuve d’une insurrection « pro-démocratie » dans l’est de la Libye.

Selon l’officiel du Southern Mistral 2011, le scénario des Jeux de Guerre, une « opération humanitaire franco-britannique de l’air contre Southland devait être effectuée conformément à la Résolution du Conseil de Sécurité n° 3003 des Nations Unies. » Les jeux de guerre devaient commencer le 21 Mars, 2011, mais ils n’ont jamais eu lieu parce que les forces militaires assemblés « ont été en direct  » avec l’attaque proprement dite sur la Libye le 19 Mars deux jours avant la date prévue dans le jeu de guerre « imaginaire ».

Les documents de planification du Sud Mistral décrivent le scénario suivant:

FRANCE: Prendre la décision de montrer sa détermination à Southland (en vertu de l’application de la résolution du conseil de sécurité n ° 3003 des Nations Unies).

ROYAUME-UNI: pays alliés tel que déterminé dans l’accord bilatéral. Le Royaume-Uni soutient la France à travers le déploiement de ses moyens aériens.

Six Tornado GR4s de la Royal Air Force, un pétrolier Vickers VC-10 et un Boeing E3D seront déployés de concert avec la Force de l’Air française utilisant une flotte d’une trentaine d’aéronefs Mirage 2000DS, 2000N et 2000CS, y compris des hélicoptères, des navires-citernes Boeing et les avions radar AWACS …. Une cellule opérationnelle de l’Armée de l’Air sur la base aérienne de Nancy (BA 133) suivra en temps réel toutes les missions de l’air des opérations déployées et la reconduction des raids aériens. (Www.southern-mistral.cdaoa.fr/GB/)

En vertu du scénario de ces jeux de guerre, la résolution 3003 du Conseil de sécurité a été proposée par la France, alors que dans «la vraie vie» la résolution 1973 du Conseil de sécurité a été proposée par la France, le Royaume-Uni et le Liban.

L’opération Southern Mistral a également attiré l’attention du Congressiste américain Dennis Kucinich (Conté d’Ohio de l’Indiana). « Alors que les jeux de guerre ne sont pas rares », Kucinich a écrit,

« les similitudes entre la « Southern Mistral » et l’opération «Odyssey Dawn » mettent en lumière à quel point de nombreuses questions restent sans réponse en ce qui concerne notre propre planification militaire pour la Libye. Nous ne savons pas depuis combien de temps l’attaque contre la Libye a été préparée, mais le Congrès doit le savoir. »

Le 29 Mars 2011, Kucinich a envoyé une lettre à ses co-congressistes pour appuyer un amendement demandant au Congrès de couper les fonds pour la guerre en Libye.

« Je tiens à attirer votre attention sur l’absence cruelle d’information fournie au Congrès et au peuple américain sur la guerre, » a écrit Kucinich.

« Hier soir, le Président a dit qu’il avait pris un mois pour mettre sur pied une réponse à la situation en Libye. Pendant ce temps, le Président a consulté 28 nations membres de l’OTAN, 22 pays membres de la Ligue arabe et 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies, dont dix ont approuvé la résolution. Il a pris également du temps pour une vaste coordination avec la France et la Grande-Bretagne. Le Président a eu le temps de consulter la communauté internationale, mais n’a pas eu le temps de venir au Congrès des États-Unis? »

« Il ne fait aucun doute que l’administration aurait dû suivre la Constitution et recevoir l’approbation du Congrès avant de commencer une guerre. Se rapprocher de quelques membres n’est pas la même chose que de se conformer aux exigences constitutionnelles de l’article 1, section 8. Plus encore, ce manquement de l’administration à venir au Congrès avant d’ordonner une attaque, et le fait que nos principaux partenaires dans la guerre contre la Libye – la France et la Grande-Bretagne – aient, selon un site militaire français, prévu des jeux de guerre, révèlent aujourd’hui une signification certaine. »

« Le 2 Novembre 2010, la France et la Grande-Bretagne ont signé un traité de défense mutuelle, qui a ouvert la voie à une participation conjointe à un exercice militaire appelé « Sud Mistral ». Les jeux de guerre « Southern Mistral » prévoyaient des frappes aériennes Franco-Anglaises contre un dictateur sans nom d’un pays fictif, Southland … Le 19 Mars 2011, les États-Unis ont rejoint la France et la Grande-Bretagne dans une attaque aérienne contre la Libye de Mouammar Kadhafi en vertu de la résolution 1973 du Conseil sécurité de l’ONU. La planification d’un exercice militaire conjoint qui se termine par une véritable action militaire pourrait être considérée comme une planification remarquable des Français et des Britanniques, mais il met aussi l’accent sur le rôle des États-Unis rôle dans la planification de la guerre …. »

« Nous ne savons pas ce que les rebelles représentent vraiment et comment ils sont parvenus à être armés, mais le Congrès doit savoir. Avec tant d’inconnues, seule la voie du Congrès peut protéger à la fois la Constitution et l’établissement du gouvernement du peuple en coupant les fonds pour la guerre en Libye. Une coupure des fonds obligerait le président à suivre le processus constitutionnel en ce qui concerne la décision d’aller en guerre …. Sinon, nous aurons donné notre consentement tacite à une politique qui sape le rôle du mandat constitutionnel attribué au Congrès, comme [pour nous transformer en] succursale d’égale importance au gouvernement. De plus, puisque les Fondateurs ont établi le Congrès sous l’Article 1 et l’Exécutif sous l’Article 2, le Congrès est premier des deux, à moins que nous ne refusions de l’être. »

Donc, la question revient à la définition de « qui représente le peuple ».

Sommes-nous citoyens d’un pays qui agit en vertu du droit constitutionnel ou sommes-nous une nation qui se glorifie de sa capacité à envahir n’importe quel pays que nos dirigeants choisissent, et de nous rassembler pour acclamer nos dirigeants quand ils envoient des armadas traverser les territoires souverains à l’autre extrémité du monde, pour ouvertement assassiner des dirigeants étrangers que nous avons désignés à la mort ?

Sommes-nous une nation qui célèbre la capacité du Pentagone à diriger des drones, dans la sécurité des salles de contrôle au Nevada, pour une pluie de missiles Hellfire sur les maisons des villages au Pakistan? Devons-nous encourager les bombes de l’OTAN ciblant les despotes et terminant leurs courses en tuant leurs fils, frères et petits-enfants? Nous agitons notre drapeau à la face du monde et nous appelons cela la « la victoire » quand nous tuons de sang froid nos ennemis non armés, abattons leurs femmes et tuons leurs fils?

Un commentaire

  1. Aucune différence entre le terrorisme de l’organisation d’AL-QUAIDA et celui des USA. La seule différence réside dans le rapporte de force : la première agit au nom des fidèles opprimés contre le mal et les seconds agissent au nom de l’État pour le compte des puissants contre le mal. La première est une progéniture naturelle des seconds. Rien ne différencie l’OTAN actuelle de la MAFIA saut que la MAFIA ne tue pas des enfants. Mais les peuples vaincront…


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