Classe ouvrière, nation et combat communiste: des retrouvailles urgentes ! par le PRCF

source  :  PRCF

Un sondage paru recement indique qu’une majorité relative d’ouvriers voteraient pour Marine Le Pen (36%) si les présidentielles avaient lieu demain. Hollande, Aubry ou DSK arriveraient loin derrière la patronne du FN ; désormais vomi par une majorité de prolétaires, Sarkozy serait troisième. Quant aux Mélenchon, Besancenot et Cie, ils recueilleraient un pourcentage faible, voire très faible des voix ouvrières.

Certes il faut rester très prudent avec ce type d’enquête : ces instituts de sondage et les médias qui les commanditent travaillent quotidiennement pour les ennemis du monde du travail. En outre, les sondeurs ignorent systématiquement que, des européennes aux cantonales, le « premier parti ouvrier de France » n’est certainement pas le FN mais l’abstention, par laquelle les travailleurs manifestent régulièrement leur rejet catégorique de l’UMPS maastrichtienne et des petits partis qui lui servent de rabatteurs objectifs au premier tour. Méfions-nous aussi de l’utilisation anti-ouvrière de ce sondage, qui va surtout servir à salir l’image des ouvriers auprès des « bobos », lesquels font désormais la loi à la tête de la gauche et même de l’extrême gauche établies.

N’empêche : les militants du PRCF qui vivent dans les départements saccagés par les délocalisations et où la classe ouvrière est menacée de déclassement global, peuvent confirmer ce fait politique inquiétant : la tentation d’utiliser, -illusoirement et dangereusement-, le vote FN pour « donner un coup de balai » général, monte en puissance dans une partie de la classe laborieuse, y compris hélas dans le prolétariat des usines. Et l’héritière du milliardaire Le Pen le sait si bien que, remisant provisoirement et superficiellement le programme archi-patronal de son vieux facho de père, elle feint d’exiger des nationalisations, de refuser l’euro et le libre échange (alors que les députés FN ont voté l’Acte unique européen en 1986 !), et se réfère même à la laïcité, dont elle dévoie le contenu dans un sens islamophobe comme ses imitateurs gouvernementaux Guéant et Hortefeux. Au lieu de nier les faits ou de maudire ces « ouvriers-qui-ne-comprennent-rien-au-danger-fasciste », les marxistes, les communistes et tous les vrais antifascistes ont le devoir de se demander comment on en est arrivé là et comment il est possible de changer de cap sans attendre 2012.

Et là, c’est d’une autocritique radicale qu’auraient besoin la grande majorité des dirigeants de la « gauche » et de l’extrême gauche établies, et au premier chef la direction nationale du PCF. En effet, depuis au moins 81, ces bonnes gens, tous plus « internationalistes » et « antiracistes » en paroles les uns que les autres, ont creusé le lit du FN et pour commencer, celui de l’UMP, dont la politique se distingue de moins en moins de celle du parti d’extrême droite. En effet, la fausse gauche et les faux dirigeants communistes ont passé leur temps, tout en calomniant sans cesse les marxistes-léninistes restés fidèles à leur idées, à

– criminaliser le communisme, en cultivant l’antisoviétisme, l’anti-léninisme et le négationnisme anticommuniste. Accompagnant le procès fascisant du Livre noir du communisme, la fausse gauche et la fausse extrême gauche ont expliqué aux travailleurs que l’issue à la crise systémique du capitalisme n’était plus la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat, encore moins la socialisation des moyens de production ; loin de faire le bilan objectif de l’expérience née de la Révolution d’octobre, loin d’en tirer leçon pour construire le socialisme de l’avenir, ces dirigeants ont repris la scandaleuse équation « anti-totalitaire » : « URSS=Troisième Reich », quitte à mettre sur le même plan les tortionnaires nazis et les héros de Stalingrad. Comment s’étonner alors si à l’arrivée, l’extrême droite est banalisée dans toute l’UE au rythme même où les « Rouges » sont diabolisés ? On ne fustigera jamais assez l’irresponsabilité des dirigeants mutants et « refondateurs » du PCF qui depuis des décennies ont rivalisé d’autoflagellation avec la droite en mettant dans toutes les têtes, et d’abord dans celles des enfants décervelés par les manuels d’ « histoire » officiels, l’équation « communistes=criminels » : car cette équation odieuse est le socle sur lequel l’ultra-droite déferle sur toute l’Europe de l’Italie aux pays baltes. En attendant, les travailleurs de France n’ont plus à leur disposition de vrai PC implanté prioritairement à l’usine, intégrant les immigrés au combat de classe, soutenant le syndicalisme de classe, portant un véritable patriotisme progressiste et dynamisant chaque lutte par la perspective de la révolution socialiste ;

– ensuite, la fausse gauche aidée par les trotskistes et par les idéologues mutants et refondateurs du PCF ont travaillé à affaiblir la conscience de classe. Les ouvriers sont devenus des travailleurs (alors que tous ne sont pas confrontés au même degré à l’exploitation capitaliste), les travailleurs sont devenus des « salariés » (alors que certains « salariés », PDG, DRH, etc., ne sont que des laquais du capital), et pour finir les salariés sont devenus des « gens ». Depuis plusieurs années, l’Huma a purgé sa manchette du marteau et de la faucille en affichant la devise du «parti-pris-des-gens » (Huma-Dimanche). Quelles gens, s’agit-il des exploiteurs ou des exploités ?… Parachevant le délestage idéologique entrepris en 76 avec l’abandon de la dictature du prolétariat, le PCF a rayé de ses statuts (28 et 29èmes congrès) toute référence à la classe ouvrière, au socialisme et au marxisme ; et tout en prétendant avoir coupé la « courroie de transmission », la CGT a rayé de ses statuts la notion de syndicalisme de classe. Quant au NPA, il a renié les mots « communiste » et « révolutionnaire » qui figuraient dans l’ancien sigle de la LCR. Comment s’étonner si aujourd’hui les ouvriers se désintéressent du « facteur » préféré des Neuilléens, Olivier Besancenot !

– enfin la gauche établie a totalement renié la nation. Au moment où les capitalistes « français » s’acharnent sur l’industrie et sur l’agriculture de notre pays, donc sur les ouvriers et sur les paysans, pourquoi le PRCF est-il presque seul, en tant qu’organisation se réclamant du marxisme et de la gauche populaire, à défendre la revendication prolétarienne élémentaire de « produire en France », sans laquelle les ouvriers, les techniciens, les petits paysans, les marins-pécheurs, etc. iront coucher sous les ponts pendant que les bobos disserteront à perte de vue sur « l’autre mondialisation » – tandis qu’ils auront concrètement aidé les capitalistes à détruire pour longtemps, avec nos capacités productives, toute possiblilité objective de révolution socialiste dans notre pays -?

Comment se fait-il que les militants franchement communistes du PRCF, censurés par la presse et calomniés par tout ce que le pays compte de gauchistes de salon, soient si seuls, en tant qu’organisation politique se référant au combat de classes, à militer pour sortir la France de l’UE avant qu’elle y reste, à fustiger le mensonge de l’Europe sociale, et à porter une pétition de masse pour que la France se retire sur des bases progressistes de la ruineuse zone euro… Comme si le plan « euro + » ne servait pas déjà de feuille de route à toute l’euro-bourgeoisie pour diminuer les salaires et fermer les services publics ? Pourquoi par ailleurs, en dehors du PRCF, PAS UNE organisation politique se réclamant de la lutte des classes et du camp progressiste n’engage-t-elle la résistance linguistique au tout-anglais patronal au moment où Chatel, Pécresse, l’UE veulent contraindre les travailleurs à étudier et à bosser en anglais en favorisant ouvertement la préférence nationale à l’envers des « english mother tongue » chéris par le CAC 40 ?

La réalité, c’est que la fausse gauche, trahissant Jaurès (« la souveraineté politique du peuple est le socle de l’émancipation sociale »), Ho Chi Mihn (« il n’y a pas de bien plus précieux que l’indépendance et la liberté »), Lénine (« Du droit des nations à disposer d’elles-mêmes ») et Politzer (« la nation c’est le peuple »), a rompu l’alliance du patriotisme républicain et de l’internationalisme prolétarien qui fut au cœur de la Commune, du Front populaire et du C.N.R.. Imitant la social-eurocratie du PS, la plupart des groupes gauchistes, non seulement abandonnent le drapeau tricolore et la Marseillaise au FN (une erreur que n’ont pas faite les ouvriers de la raffinerie de Gonfreville qui chantèrent la Marseillaise face aux charges de CRS !), mais ils traitent inlassablement de « nationaliste » ceux qui, dans la lignée de Thorez, Duclos, Manouchian et Croizat appuyés par l’Internationale communiste, associent CONTRE LES FASCISTES, contre l’UE et contre Sarko-MEDEF, le drapeau rouge du prolétariat mondial au drapeau tricolore de Valmy et des maquis FTP ! Et pendant qu’à quelques exceptions près, les dirigeants en vue de la « petite gauche », avant tout soucieuse de ménager le PS et les directions confédérales euro-formatées, refusent de condamner la sacro-sainte « construction européenne », les ouvriers, techniciens et ingénieurs de production perdent leur emploi, l’agriculture et la pêche artisanale s’éteignent, la France croule sous les importations, les services publics disparaissent « pour sauver l’euro »… et les techniciens de France-Télécom continuent de subir le harcèlement moral au travail. Mais rassurons-nous, rien n’est perdu : P. Laurent, le secrétaire du PCF, renie le combat de G. Marchais en défendant l’euro contre le « populisme ». Ainsi donne-t-il des gages au Parti de la Gauche Européenne dont il est devenu le président ainsi qu’à Mélenchon, l’homme qui juge si « nationaliste » l’idée de sortir de l’euro mais qui croit « internationaliste » d’appeler l’impérialiste Sarkozy à bombarder la Libye dans le but de « sauver la révolution arabe» (sic) !

En fait, pour notre pays, pour sa classe ouvrière française et immigrée, il est minuit moins le quart. Les vrais communistes, ceux qui sont hors du PCF comme ceux qui y adhèrent encore, parviendront-ils à temps et ensemble à rendre irrésistible l’exigence d’une sortie PROGRESSISTE de l’UE pour faire revivre le programme du CNR ? Parviendrons-nous ensemble à défendre l’histoire du communisme et la perspective du socialisme ? Parviendrons-nous ensemble à populariser à temps une large alliance antimonopoliste pour combattre Sarkozy, sortir la France de l’UE, mettre en place un programme de rupture progressiste axé sur les principes toujours actuels du CNR, comme y travaille l’Arc républicain de progrès (ARP) ? Ou bien, pour suivre pas-à-pas à la trace la petite bourgeoisie euro-constructive, « anti-libérale », écolo-européiste et altermondialiste, les mouvements gauchistes déguisés en internationalistes laisseront-ils le FN et DSK prendre à la fois la République et la classe ouvrière en tenailles pour détruire la nation en « sauvant » la seule chose qui compte pour les nouveaux complices du « FNMI » : les profits de l’oligarchie et l’avenir de l’impérialisme « français » ? C’est dans cet esprit que le PRCF 62 a d’ailleurs proposé à la Fédé 62 du PCF, qui en a accepté le principe, d’organiser ensemble une action à Hénin-Beaumont, la grande ville ouvrière convoitée par le FN, pour commémorer la grande Grève patriotique des mineurs de mai 1941.

Quoi qu’il en soit, le PRCF continuera son effort pour que, la classe ouvrière retrouve son rôle dirigeant dans la transformation sociale en « devenant la nation », comme y invitait le Manifeste de Marx et d’Engels à l’orée d’un autre Printemps des peuples : et il est décisif pour les vrais militants ouvriers qui veulent combattre efficacement le FN et l’Europe capitaliste de renforcer cet outil politique modeste, mais franchement communiste et prioritairement tourné vers la classe laborieuse qu’est actuellement le Pôle de Renaissance Communiste en France, la seule organisation politique de classe qui associe clairement dans ses luttes l’Internationale à la Marseillaise et le drapeau de la Révolution française au drapeau rouge frappé des outils ouvrier et paysan de la Révolution d’Octobre.

Pour le PRCF
Secrétariat du PRCF

13 commentaires

  1. Je suis d’accord à 100% avec ce Texte mais moi je pense que je serai plus utile au PCF où je luterai pour que le PCF se réaproprie les symboles communistes Faucille et Marteau ainsi que les drapeaux rouge et Tricolore.je n’etais pas à Japy car occupé j’ai appris qu’une collecte avait été faite avec un drapeau européen j’aurai aimé etre la pour savoir si à la fin de la rencontre on a entonné la Marseillaise et l’Internationale comme à la reunion dans la meme salle quand André Chassaigne a été presenté d’avoir entendu la Marseillaise et l’Internationale ce soir la m’avait fait chaud au coeur.Si quelqu’un etait présent à la derniere rencontre à Japy pour le PGE qu’il ou elle me fasse savoir si les deux hymnes revolutionnaires ,le premier ambassadeur de l’URSS en France à qui on avait dit qu’il etait génant pour les représentants français de jouer l’internationale l’ambassadeur sovietique repondit ce n’est pas grave jouez deux fois la Marseillaise pour nous c’est la meme chose!en effet à la prise du palais d’hiver à petrograd la Marseillaise avait retenti.j’en terminerai avec la Marseillaise en disant que lorsque les revolutionnaires irakiens renversérent la Monarchie ce fut le 14 JUILLET 1958 et la radio des insurgés diffusa la Marseillaise!

  2. Le Communisme aura un avenir certain le jour où avec franchise, on reconnaîtra les crimes commis en son nom, tout comme l’ont été les crimes commis au nom de la réligion. Des pays entiers vivent encore la meurtrissure des séquelles des crimes commis au nom du communisme. Le nazisme ne pouvait avoir aucune indulgence car profondément raciste et violent. Ceux qui étaient à la tête des pays dits communistes, ne l’étaient pas du tout. C’était tout simplement l’autre face du capitalisme, le capitalisme d’état d’une dictature dite du prolétariat par opposition au capitaliste dit privé, contrôlé par quelques familles de Londres et de New York. Ces deux capitalismes faussement antagonistes se sont fort bien entendus pour s’accaparer les richesses du monde et mettre sous leur coupe des centaines de millions d’individus.
    Un autre monde est à inventer, quelque chose qui n’a pas encore été expérimenté, peut-être, cette fois, une véritable mise en oeuvre du communisme pour le bien être de tous avec l’accord de tous…

  3. Tu as raison Pikpuss, il n’existait pas sur le fond une différence entre le social impérialisme et l’impérialisme capitaliste. En revanche, la classe ouvrière bénéficie d’un patrimoine révolutionnaire extraordinaire et des réalisations importantes desquels il faut s’abreuver et s’imprégner pour construire une conscience de classe du 21 siècle. Pour comprendre la situation actuelle, il importe de chercher les outils chez le marxisme léninisme et pas chez ceux qui ont trahi leur engagement et l’engagement de la classe laborieuse. Il n y a pas à inventer un nouveau monde, mais il faut s’accaparer du vécu de la masse populaire et s’approprier le matérialisme dialectique à la lumière du progrès scientifique et technique qui ne profite actuellement qu’à la mondialisation impérialiste. Pas de mouvement révolutionnaire sans outils idéologiques révolutionnaire.

  4. Le communisme n’arrête pas de se repentir des crimes qu’il a (ou non) commis.Affaire de sens moral, sans doute. Et on n’arrête pas de lui remettre la tête sous l’eau dès qu’il veut se relever.

    Il faudrait peut-être cesser de gober toute crue la propagande anticommuniste; se plonger dans les livres d’histoire, par exemple.

    Tiens au fait! En Russie, comme ils n’ont plus beaucoup d’argent, le fond Soros offre des manuels d’histoire où est exposée la vision américaine de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont les Américains qui nous ont sauvés du nazisme, pas de doute!

  5. Marianne a complètement raison ! Nous remettre la tete sous l’eau à chaque fois que le communisme veut se relever ça fait 50 ans et plus que cela dure . C’est un fait que des crimes ont été commis, ils ont été dénoncés en leur temps par le PCF, d’ailleurs il serait bien temps de les relativiser !
    L’URSS étant « naturellement » en première ligne à la lecture de certains commentaires,je post à nouveau l’article ci-dessous.

    Il est devenu évident que Staline fut un démon, maitre et inspirateur de l’Empire du Mal et de ces succursales, que dis-je l’alter-ego de Hitler, son frère jumeau et même ces derniers temps libéraux on nous explique que Hitler n’est que la conséquence de Staline.
    Qu’il fut le dirigeant sanguinaire, irrationnel et psychopathe de l’Union Sovietique de1924 à 1953.
    Pourtant face à ces fausses évidences nous devons tenter de rester ouverts, curieux et surtout de confronter ces articles de foi aux faits, qui « sont tétus »comme disait, l’autre diable, Lénine.
    Voila un fils de cordonnier, qui, révolutionnaire professionnel, déporté une dizaine de fois en Siberie, dirigeant -parmi quelques autres- aux cotés de Lénine la Révolution d’Octobre 17, devient le chef de l’ Union Soviétique aprés la mort du fondateur.
    De quelle situation hérite-t-il ? Il la résume lui-meme en 1930 « nous retardons de 50 à 100 ans sur les pays avancés. Nous devons parcourir cette distance à 10 ans. Ou nous le ferons, ou nous serons broyés. »
    C’est ainsi que se pose la question, être ou ne pas être. Il fait le choix de faire vivre son pays, son peuple, son idéal révolutionnaire.

    Pour cela, rien, aucun effort ne sera épargné, aucun sacrifice ne sera évité.Une société toute entiére tendue à l’ extreme sera soumise à l’impératif : survivre quand le grand choc inéluctable viendra. Mais cette marche forcée acharnée, bien qu’elle demande des efforts et des privations inouis, apporte en même temps une améloration telle de la vie quotidienne, du plus modeste ouvrier de la plus éloignée des républiques soviétiques, que les masses adhérent au projet prométhéen de Staline et de ses Bolcheviks. Un véritable enthousiasme de masse souléve les montagnes et finalement, nous le savons tous, c’est cette Russie qui va écraser le nazisme et sauver la civilisation au prix d’une saignée dont l’ampleur nous est inconcevable : 27 millions de morts…..

    Alors de distingués censeurs viennent nous dire: mais attendez! Vous sautez bien facilement sur l’odieux pacte de non-aggression germano-soviétique! Et il nous faudra modestement, car les temps sont durs, rappeler qu’avant le pacte il y eu les Accords de Munich et la volonté déclarée des démocraties occidentales d’envoyer le molosse Hitler en finir avec ce communisme que le « cordon sanitaire » n’empéchait pas de métastaser partout. Et de rappeler, avec toujours beaucoup de modestie, comment les démocraties occidentales laissérent les fascismes égorger la république espagnole qui avait le mauvais gout d’être un peu trop rouge. Et de rappeler, avec encore plus de modestie, que toutes les offres soviétiques de sécurité collective entre elle et la France et l’Angleterre furent ignorées et méprisées.Que le brillant état-major francais dressait des plans de guerre contre l’URSS en pleine « drôle de guerre ». Et que par conséquent Staline, n’ayant aucun autre choix, fut contraint de signer le Pacte qui lui permettait de gagner un espace et un temps précieux. Et que dire de sa conduite de la guerre qui fut exemplaire et qui aboutit à voir le drapeau rouge flotter sur Berlin. Mais rappeler cela n’est pas suffisant pour convaincre aprés 60 ans d’Hollywood, de soldats Ryan et de grandes évasions, aussi faut-il rappeler que sur les 196 divisions que comptait la Wermacht,176 combattirent contre les soviétiques sur le front de l’Est et que ce sont bien la défense de Moscou, la victoire de Stalingrad et celle de Koursk qui furent les vrais et les indiscutés tournants de la 2° guerre mondiale et enfin n’oublions pas que la bataille de Berlin couta 300.000 morts à l’Armée Rouge ce qui est l’équivalent du total des morts américains durant toute le guerre et sur tous les fronts…… Ne sous-éstimons pas le venin du révisionnisme historique : en 1945, 57% des francais considéraient l’URSS comme le principal vainqueur de la guerre, ils ne sont plus que 20% en 2005….
    Enfin la paix revint et le nom de Staline était prononcé avec respect et reconnaissance dans le monde entier.

    Mais une nouvelle guerre commenca aussitot: la guerre froide. Avec le même cynisme que quelques années auparavant, la parenthése de l’alliance anti-fasciste fermée, le monde capitaliste reprit son combat contre » l’Ogre de Moscou » et les mêmes calomnies utilisées par Goebbels reprirent du service, indéfiniment répétées jusqu’à devenir des vérités pour bien des gens de bonne foi. Non que Staline fut un tendre qui tendait la joue gauche quand la droite était frappée, non cet homme des tempétes avait de l’Ivan le terrible en lui, du Pierre le Grand mais un Ivan ou un Pierre rouge, bolchevik, au service exclusif de son pays et de son peuple et dont la finesse d’analyse, l’intelligence et la capacité de travail éblouissaient même ses pires ennemis comme Churchill. La reconstruction, la poursuites des projets retardés, rebatir un pays dont le potentiel industriel et agricole a été en grande partie anéanti par une guerre d’extermination -on l’oublie trop souvent- ces objectifs sont mis en cause par une nouvelle croisade anti-communiste dont le coeur, cette fois, est à Washington. Staline y répondra avec la même determination et la même infléxiblité qu’adversaires ou amis lui reconnaissent. De 1947 à 1953 il ripostera coup pour coup.

    Mais nos censeurs reviennent à la charge: mais vous avez « oublié » de nous parler du « Goulag » et du « totalitarisme » , cher monsieur! Oui , il vous faudra vous excuser et aprés une autocritique sincére vous aurez le droit de murmurer que les chiffres fournis par l’ American History Review donne 2 millions de prisonniers au Goulag en 1939, ce qui est un pic, et sans oublier que 70% d’entre eux étaient de droit commun, ce qui représente moins de prisonniers, par rapport à la population, qu’aux Etats-Unis aujourd’hui! Et que le nombre de morts pendant toute la période « stalinienne » est de 1 million avec la plus grande part (500 000) pendant la guerre ou tout le monde crevait de faim. On est loin des 20 millions de morts annoncés par Hitler en 1924 dans « Mein kampf » et des 100 millions de morts du « Livre noir du communisme », du plus grand historien de tous les temps, monsieur Courtois, le même qui exige un « Nuremberg » pour le communisme, sans doute pour pouvoir finir le travail qu’Hitler n’avait pas pu achever à cause de cet infernal Staline, justement !
    A sa mort le peuple soviétique communie dans une immense douleur : tous savent ce qu’ils doivent à Staline, aucun n’a oublié « soeurs, fréres, camarades….. »ces mots qui allaient galvaniser et tremper le volonté de résistance du peuple, ils savent que, s’ ils savent lire à qui ils le doivent, ils savent que si leurs enfants sont ouvriers, ingenieurs, médecins, professeurs à qui ils le doivent, eux qui ont tant souffert savent qu’il a souffert avec eux : il refusa d’échanger son fils, le colonel Jacob Staline, contre le maréchal Von Paulus, » on n’échange qu’un colonel contre un colonel » et son fils mourut. Les sacrifices qu’ils exigeait des autres il s’y soumettait aussi. Ca nous change….

    L’ homme qui meurt ainsi, adoré comme un dieu, n’aime pas l’apparat, ni l’étiquette,ni même l’adulation,ce ne sont que des outils du pouvoir. Il est austère et vit dans une simplicité spartiate mais son rêve est » grandiose », dira de Gaulle, historique. Il pris en main un pays déchiré, affamé, arriéré, quasi moyenageux et il en fit la deuxième puissance mondiale qui se lanca à l’assaut du cosmos, le pays où on lisait le plus de livres dans le monde et où, plutot que de faire un tiercé, on jouait aux échecs. Dans des conditions- qu’il faut toujours avoir à l’esprit car « il faut juger alors avec les yeux d’alors » aurait dit Aragon – d’une violence et d’une dureté extémes, des circonstances historiques terribles et implacables, il fut l’homme, violent et dur, terrible et implacable, à qui nous devons notre liberté et notre vie et qui concrétisa le rêve de Spartacus : « je reviendrais et je serais des millions ».

    Antoine et Dimitri MANESSIS

    • Merci alain eugéne Victor ,d’avoir mis ce texte qui replace en contexte Staline un quart des sovietiques le regrettent le nombre de ses victimes je le savais grandement exagéré car il suffit de se rappeler la malhonnéteté de Courtois quand il pretendait que le PCF avait trahit les resistants de la MOI pour etre sur qu’il a agit de la meme maniére avec Staline.avec internet les militants peuvent s’informer et partager leurs informations et analyses.

  6. Adolph Hitler a fait exactement ce qui convenait aux milieux financiers anglo-saxons, c’est-à-dire attaquer l’Union soviétique au lieu de s’en prendre à l’Empire britannique. Il y a beaucoup d’incohérences dans les décisions de ce dictateur si l’on pense qu’il était contre ces milieux financiers. En fait, il a réussi deux objectifs : casser la France et introduire les Américains durablement en Europe. En fait empêcher que ne se constitue une Eurasie étrangère à l’influence anglo-saxonne.
    Cet homme, de part son éducation, ne pouvait pas avoir l’ouverture d’esprit et les connaissances que justement possédaient les maîtres de la finance anglo-saxonne. Il a tout bêtement appliqué son programme connu dans Mein Kampf et l’a appliqué à la lettre : ce qui ne pouvait que mener son pays à la ruine et à celle de l’Europe toute entière.

  7. Non Marat, ils ont entonné l’Hymne à la joie’. Je plaisante. Enfin j’espère🙂
    Amitiés

  8. Tu as parfaitement raison ALAIN EUGENE VICTOR, Staline est un enfant bolchévique qui as servi le socialisme triomphale dans son pays et la première expérience du socialisme dans un seul pays, ainsi que la classe ouvrière internationale. En revanche, sous léonid Brejnev de 1964 à 1982, le parti communiste de l’union soviétique et la nomenclatura ont été gangrénés par l’infiltration des idées petites bourgeoises et du révisionnisme. Cette période dite de glaciation a entrainé l’effondrement du système rongé par la bureaucratie, l’opportunisme, la corruption et le sabotage des acquis socialistes. Si on ne s’attaque pas à cette période et à la nomenclature constituée de renégats et de révisionnistes, qui en fut issue et qui avait trahi ses engagements, on ne rend pas service ni à l’histoire ni aux militants communistes sincères. Il faut également réagir à la campagne de propagande financée par le capital mondialisé contre Staline. La défense et le développement de notre patrimoine communiste passe nécessairement par la défense de Staline. Les crimes les plus odieuses sont commises par les capitalistes et leurs laquais.

  9. C’est un peu vite oublier les purges des années 1937-40, la famine planifiée en Ukraine et la fin de la Nouvelle politique économique instaurée par Lénine qui avait permis de redémarrer l’économie jusqu’en 1923. Staline petit père des peuples, mais surtout Tsar rouge faisant couler le sang des autres…Le monde de demain ne pourra plus accepter la main mise d’une dictateur sur le destin d’autant de gens.

  10. Pikpuss communiste à visage humain et aux pensées libres! Il fait siens les tam-tams tapageurs orchestrés contre Staline par les tortionnaires de l’humanité. Il utilise les mêmes termes (Tsar rouge, les purges…). Il faut revisiter l’histoire en dehors de toute propagande et appréhender scientifiquement les liens téléologiques de l’époque. La NEP était un traitement exceptionnel pour une situation exceptionnelle qui ne devait pas durer outre mesure. Et c’est normal que Staline a mis fin à cette exception par la mise en œuvre du 1er plan quinquennal (1928-1933). Personne n’acceptera la dictature certes, mais force est de constater que les maîtres du monde actuel l’acceptent et l’exercent (et l’exercera) sur les masses populaires mondiales sous diverses formes. C’est très facile de juger, à compter de notre propre confort derrière un périphérique informatique,des évènements marquants et des acteurs majeurs confrontés à des situations inédites.

  11. Il faudrait effectivement avoir tout le dossier en main et prendre le temps d’étudier les faits. Il est certain que Staline a apporté des acquis certains à des classes de la population russe qui jusque-là étaient totalement délaissées. Des crimes, les capitalistes d’aujourd’hui en commettent tous les jours, le plus grand d’entre eux étant de diviser tous les travailleurs et de les mettre impitoyablement en compétition. Puissent les erreurs des temps passés servir de leçons…le leitmotiv devant être le bien être de tous grâce à une économie au service de l’humain et non pas des milliards d’humains au service d’une économie sous contrôle de quelques familles car c’est bien là le probleme…La mutualisation des services est une très bonne chose.

  12. Je connais dans mon quartier deux couples du PRCF qui ne donnent pas envie de voter communiste pur et dur tellement ils sont asociaux et ont un comportement méprisant à l’égard de leur voisinage…populaire.


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