Pourquoi est-ce qu’on entend jamais parler du Sud de la Libye Par Uri Friedman

Si vous avez suivi les actualités en Libye, les foyers de la bataille entre les forces de Muamar Kadhafi, les combattant rebelles et les avions de guerre de la coalition vous sont probablement familiers désormais: Trípoli, Misrata, Sirte, Ras Lanuf , Brega, Ajdabiya, Bengasi. Tous ces villages et villes, comme cela peut se voir sur la carte, sont sur le côte nord de la Libye.

Ce qui nous a  poussé à nous  interroger : Qu’est-ce qui se passe exactement dans le sud de la Libye ?

La libye est un vaste pays avec une population réduite. Selon le Département d’Etat, 90% des Libyens vivent dans moins de 10% du territoire, principalement dans les centres urbains le long de la côte et spécialement dans les deux cités les plus grandes de Libye, Tripoli et bengasi. Là où la population est clairsemée, prévaut le désert. La sud de la libye est le hoggar, où on trouve des petits groupes nomades tribaux comme les Tebou et les touaregs.
Mais tandis que la majeure partie de l’action en Libye se déroule dans le nord, le sud connaît ses propres évolutions.Les connaître est indispensable pour avoir une vision correcte.

 Stockage de munition.
Lundi, des avions britanniques ont bombardé des bunkers de munitions dans la ville méridionale de Sebha , selon l’AFP. Le gouvernement libyen, qui contrôle cette ville, avait sensément  utilisé les bunkers pour approvisionner ses forces de sécurité au nord avec des  armes à feu, des fusées et de l’artillerie.

La préoccupation de l’Afrique
Alex de Waal, du Science Research Social Council, explique que les pays voisins comme le Níger, Tchad et le Soudan regardent avec attention les villes du sud de la Libye comme Sebha et Kufra, « parce que ces zones ont servi de base arrière  aux révoltes armées dans leurs pays, et les leaders rebelles résident encore là ». Les voisins du sud de la Libye sont sensés être préoccupés par le fait que Kadhafi arme ces leaders rebelles tandis que le pouvoir lutte pour se maintenir et aussi que ces rebelles locaux profitent du chaos en Libye pour mettre la main sur des armes.
 
Situation d’alerte pour les Réfugiés
Net a fait un reportage la semaine passée sur le fait que des milliers d’immigrants de l’Afrique sub-saharienne qui fuient l’invasion en Libye sont en déshérence  dans des villes comme Sebha sans aucune espérance de pouvoir franchir  la frontière.

La menace d’Al Qaeda
Catherine Herridge, de Fox News, se demande si « le sud de la Libye se convertira en aimant pour les groupes djihadistes » des affiliés du nord de l’Afrique à Al Qaeda, Al Qaeda du Maghreb Islamique (AQMI). L’analyste britannique Noman Benotman, un Libyen ex–djihadiste, a dit à  CNN qu’AQMI a traditionnellement été faible en Libye, mais qu’il y a eu 40 Libyens qui se sont joints au groupe dans les dernières années et que  deux membres d’AQMI Libye ont été impliqués dans une fusillade avec des forces libyennes de sécurité dans le sudoccidental la ville de Ghat, en janvier, conformément à une information que CNN n’a pas pu confirmer.

Retrait de Kadhafi
Des experts en intelligence du Proche Orient alertent sur le fait que la communauté internationale ne peut pas permettre que les forces de Gadafi « s’évanouissent dans le désert libyen du sud, en nous laissant avec un pays brisé »une menace latente.

The Atlantic Wire

traduction de Danielle Bleitrach