Après les bombardements de Tripoli, Obama prononce une phrase historique: Libye, nous somme ton ami »….

28-3-11- Personne ne pouvait en  être assuré:  s’agissait-il  d’un programme humoristique ou du discours du Président des États-Unis prononcé ce lundi 28 mars à l’Université de Défense Nationale des États-Unis. Personne ne pouvait savoir ce qui a conduit Obama à présenter de si étrange manière  l’action de son gouvernement dans les relations entretenues par les USA avec la Libye: était-ce une réponse à la pression de l’opinion publique nord-américaine, ou les fractures internes des « forces alliées », ou la situation de la Libye et la possibilité réelle que ce pays avait  de résister sur le long temps aux bombardements yankees ?..

Le fait est qu’Obama a annoncé que seraient exercé plus de pressions politiques que militaires contre le gouvernement de Kadhafi et il a essayé de prendre de  la distance d’un conflit dont lui-même avait pourtant approuvé  la mise à feu  depuis Brasília, tandis qu’il visitait la Présidente Dilma Rousseff.

Le discours d’Obama a enfilé  les perles. « Le risque et le prix de cette opération seront réduits après avoir retrocédé  l’opération à l’OTAN – le Président a dit cela par rapport naturellement au » risque et les prix « pour les soldats nord-américains. Il n’était bien sur à aucun moment fait la moindre allusion aux centaines de morts libyennes y compris de nombreux civils.

« Les États-Unis ont fait ce qu’ils devaient faire,  ce qui ne signifie pas que notre travail est terminé. Nous avons besoin de la nourriture pour les gens, et des médecins pour les blessés. L’argent n’appartient pas à Kadhafi, il est au peuple libyen et doit leur être rétrocédé pour pouvoir reconstruire le pays » Il n’a pas non plus été question du fait que, dans cette  allusion à  cet argent, confiqué par les Etats-unis par les États-Unis, la France et d’autres gouvernements européens ,le dit argent  sera administré à leur caprice par eux et distribué conformément à leurs intérêts).

« Les États-Unis ne doivent pas être le ‘ policier du monde ‘, mais  nous devons toujours intervenir » (il est possible qu’après cette phrase vous se demandiez si Obama est fou ou si vous vous trompez en jugeant les deux phrases précédentes totalement contradictoires).

« Je suis convaincu de ce que, au-delà du coût, l’intervention en Libye a été une décision correcte. Bien que personne ne sache qu’il adviendra de la Libye quand Kadhafi sera chassé du pouvoir ».

« Grâce à l’effort de nos forces  militaires et de nos  diplomates. Ce que nous pouvons faire et  que nous ferons toujours est d’appuyer le peuple libyen pour éviter un massacre. Aider l’opposition jusqu’à ce que Kadhafi laisse le pouvoir. Les Libyens sont les seuls responsables de leur   avenir » (Alors même qu’en ce qui concerne la   capacité d’autodétermination des Libyens, l’intervention d’Obama a consisté à déclencher  l’Odyssée de l’Aube, auprès de la « coalition » européenne et le concours de Nations Unies. Quelqu’un ayant le moindre sens commun dirait, plustôt, que n’importe qui peut définir l’avenir de la nation arabe excepté, précisément, les Libyens eux-mêmes).

« Ce ne sont pas des problèmes des États-Unis, mais oui ils sont importants. Dans ces cas, nous ne devons pas avoir peur d’agir. Maintenant nous avons à mobiliser le monde pour réaliser une action collective ».

« Une action militaire a toujours des risques.  Libye, nous sommes ton ami » (il vaut mieux éviter les commentaires, pour ne pas blesser la sensibilité des lecteurs)

« S’ils veulent être libres, ils trouveront un ami dans les États-Unis. Nous agissons comme cela pour qu’il y ait un avenir plus sûr pour tous ».

« Je veux remercier les américains qui ont servi dans cette mission » – a-t-il conclu, comme s’il s’agissait de la fin d’un conte de fées. Est-ce  qu’Obama se considère lui-même comme un super-héros salvateur d’une histoire de fiction ? En tout cas, il semblerait que le Président nord-américain se convertisse de plus en plus en un expert, pas précisément dans l’art derésoudre des conflits politiques, mais dans celui de faire semblant de les résoudre par l’utilisation d’une réthorique de séduction..

.traduction de Danielle Bleitrach pour changement de société

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