La Coubre : la vérité cachée, par RAFAEL HOJAS MARTÍNEZ

 

source : Trabajadores

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Hcangement de Société

Les liens du gouvernement étasunien avec le massacre de La Coubre sont évidents. Une abondante documentation incriminant les Etats-Unis pour leur participation directe à cet ignominieux sabotage doit exister dans les archives secrètes de la CIA et du Pentagone. La questions est donc : quand seront-elles dévoilées ?

Le peuple de Cuba a vécu un moment de profonde affliction le 5 mars 1960. Des centaines de milliers de ses enfants ont débordé des rues de la capitale pour accompagner, dans une procession triste jusqu’à la Nécropole de Colon, en hommage aux victimes du sabotage abominable du bateau à vapeur La Coubre.

Quarante sept ans après l’une des premières actions terroristes contre notre pays, pour l’empêcher d’acquérir des armes pour se défendre, La Coubre demeure un fait non éclairci, et peut-être que les auteurs matériels du crime se promènent impunément dans les rues de n’importe quelle ville ou village de la planète, avec l’assurance qu’ils ne seraient jamais dénoncés ni livrés à la justice.

Qui les soigne et les protège ?

Les indices accumulés durant plus de quatre décennies sur les circonstances dans lesquelles se produisit l’explosion du bateau français, révèlent que durant les premières années de la Révolution, des agences de Renseignement des Etats-Unis, au sein du gouvernement de Dwight D. Eisenhower, observèrent avec méfiance le début de consolidation militaire de la plus Grande des Antilles et, en de nombreuses occasions, elles ont fait pression sur des nations européennes pour suspendre la vente d’armements à La Havane.

A part les Etats-Unis, qui a toujours voulu que ces armes n’arrivent pas à destination ? Qui sinon les Etats-Unis a toujours voulu diminuer la capacité défensive de cette nation ?

Fidel, dans ce discours mémorable qu’il prononça à l’angle de la vingt-troisième et de la douzième rue, peu de temps après que furent enterrées les victimes de La Courbe, a averti qu’au-delà de cette action, se dessinait le danger d’une invasion Nord-Américaine de notre pays. Un an plus tard, en avril 1961, l’histoire se chargeait de lui donner raison.

D’autres investigations sur l’horrible crime attirent l’attention sur le silence qu’a maintenu Washington durant des années autour des circonstances dans lesquelles Donald Lee Chapman, un reporter américain qui prenait des photos sur le lieu où se produisirent les explosions, fut détenu à La Havane. De façon suspecte, Chapman était monté à bord du bateau La Coubre dans un port européen avec le Nebraska pour destination, pour un voyage qui devait simplement le conduire en Floride, un point géographique assez éloigné de son destin final.

L’histoire révèle d’autres détails intéressants. Cinq jours après l’explosion de LA=a Coubre, fut constitué le groupe WH 4, qui aurait la mission macabre de « structurer l ‘exécution du dit Plan d’Opérations Secrètes », signé par le président Eisenhower le 17 mars. Ce qui est sûr c’est que quand les bombes ont explosé à l’intérieur du bateau français, ce plan avait déjà été conçu.

Les liens du gouvernement étasunien avec le massacre de La Coubre sont évidents. Une abondante documentation incriminant les Etats-Unis pour leur participation directe à cet ignominieux sabotage doit exister dans les archives secrètes de la CIA et du Pentagone. La questions est donc:quand seront-elles dévoilées ?

Personne ne doit s’étonner du mutisme qui a prévalu au sujet de La Coubre durant des années dans les administrations étasuniennes successives et dans leurs puissants médias. C’est la même posture qu’ils adoptent historiquement quand les faits têtus questionnent la véracité des versions que les médias hégémoniques de l’empire diffusent.

C’est la même posture cynique qu’ils maintiennent aujourd’hui pour protéger et prendre soin de Luis Posada Cariles, le terroriste le plus connu de l’hémisphère occidental, responsable de l’explosion d’un avion civil en plein vol, qui a causé la mort de 73 personnes innocentes.

Devant ce climat d’hostilité permanente depuis 1959, la Révolution cubaine n’a pas eu d’autre choix que de se défendre et de confier, a beaucoup de ses enfants, la mission risquée de s’infiltrer dans les rangs de l’ennemi pour prévenir les actions terroristes et leurs conséquences néfastes.

Connaître la vérité sur le sabotage de La Coubre sera une revendication permanente de notre peuple qui, d’après l’exigence historique « La Patrie ou la Mort », formulée par Fidel ce cinq mars 1960, ne renoncera jamais à défendre le sol national au péril de sa propre vie si c’était nécessaire, avec la claire conviction que « mourir pour la patrie » c’est vivre.

Laisser un commentaire

Aucun commentaire pour l’instant.

Comments RSS TrackBack Identifier URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s