Sa voix résonne hier comme aujourd’hui pour les grandes causes, hier au Nicaragua aujourd’hui en Libye, Bernard Henri Levy..par Danielle Bleitrach

13H samedi 5 mars : Bernard-Henri Lévy, en Libye depuis deux jours, s’est entretenu avec les membres du tout nouveau Conseil national indépendant créé par les insurgés à Benghazi, dans l’est de la Libye. « Un détermination incroyable devant un Kadhafi suicidaire et dangereux. Kadhafi, c’est Ben Ali et Moubarak puissance dix ». Le danger : « L’aviation de Kadhafi », nous dit BHL. Il a appelé la communauté internationale à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne afin empêcher le régime d’utiliser son aviation dans la répression. « Il faut les aider à mettre hors d’état de nuire l’aviation de Kadhafi ».

Quel dommage que ce héros infatigable des grandes causes ait été à Gaza pour y soutenir l’armée Israëlienne, qu’il se soit montré si peu disert sur les Révolutions en Tunisie et en Egypte, mais heureusement il se rattrape et après deux jours passé à Benghazi nul doute qu’ils nous prodiora un livre de 500 pages, une trentaine de plateaux de télévision auront sa visite, quelle chance de retrouver une valeur sûre du monde intellectuel…

Souvenez-vous des paroles historiques que cet homme admirable sut prononcer contre les crimes du Nicaragua contre les indiens mosquitos… Hélas non seulement ces crimes là n’avaient pas lieu, mais les Etats-unis furent au contraire pour la première fois convaincus officiellement de crime contre le Nicaragua.

Ecoutons cet homme admirable, ce héros du XXe puis du XXI é siècle contre les crimes du totaltarisme nous parler du Nicaragua et des Mosquitos martyrs :

Archives mais hier est aujourd’hui

À L’ATTENTION DU CONGRÈS AMÉRICAIN

L’avenir de la démocratie est actuellement mis en jeu au Nicaragua. Après quatre ans de dictature (mai 80 – novembre 84) un parti totalitaire — le FSLN — n’a pas réussi à briser la résistance d’un peuple. Ainsi que les élections l’ont démontré, et malgré les pressions organisées par le FSLN, plus de la moitié des électeurs nicaraguayens lui ont refusé leurs suffrages. La proclamation de l’état d’alerte montre qu’après la relative ouverture qu’ont constituée ces élections le projet politique du FSLN reste bien la mise en place du totalitarisme. C’est pourquoi nous considérons que l’aide à tous les secteurs de l’opposition est indispensable pour que les Nicaraguayens puissent se défaire de la dictature d’un parti totalitaire et exercer enfin ce droit qu’ils semblaient s’être assuré en renversant la tyrannie somoziste : choisir librement leur avenir politique.

Ces raisons nous font demander au Congrès des U.S.A., dans un esprit de solidarité démocratique, de reconduire l’aide à la résistance nicaraguayenne.

La reconduction de cette aide est nécessaire d’un point de vue stratégique : la junte sandiniste n’a jamais caché que son but est l’intégration de toute l’Amérique Centrale en une seule et même entité marxiste-léniniste. Dans ce cas, les U.S.A. seraient contraints de se désengager de l’un de leurs principaux traités d’Outre-mer, et c’est précisément l’objectif recherché par la stratégie soviétique : forcer les États-Unis à se retirer des régions qui représentent une importance vitale pour eux-même et le Monde Libre. A cet égard, le problème de l’Amérique Centrale — « cinquième frontière » de l’Europe — est aussi un problème.

Cette aide est également nécessaire d’un point de vue moral : l’Occident doit être conséquent dans le soutien qu’il apporte à ceux qui luttent pour bénéficier de ces droits que votre propre Déclaration d’Indépendance à proclamés inaliénables et qui, par conséquent, devraient appartenir à tous.

Nous disons au Congrès des U.S.A. : refuser l’aide à ceux qui cherchent à exercer ces droits équivaudrait, de votre part, à renier l’esprit de votre propre pays. En cas d’échec au Nicaragua, la situation stratégique dans laquelle se retrouveront les U.S.A. sera moins grave que la trahison des principes mêmes sur lesquels votre pays a été fondé.

La liberté des Nicaraguayens, c’est votre liberté et la nôtre. En ce sens, elle ne se divise pas. Si vous échouez au Nicaragua, nous sommes en droit de vous demander : où allez-vous échouer la prochaine fois ? Si la liberté et la démocratie ne valent pas la peine d’être défendues dans votre propre hémisphère, où valent-elles la peine d’être défendues ? Le Monde Libre attend votre réponse. Ses ennemis aussi.

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