Et si Danielle Bleitrach avait raison ? Par Marc Harpon

 

Marc Harpon

 

 

La tendance présidentialiste de notre République, accentuée par le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, fait que, en dépit de l’approche des cantonales, la campagne pour la présidentielle de 2012 a bel et bien commencé. Changement de Société fait le choix de publier les principaux articles concernant le débat présidentiel au sein du PCF et du « Front de Gauche », débat qui se résume à peu près à deux questions : 1) Faut-il un candidat communiste ou un candidat du Front de Gauche/Parti de Gauche ? Et 2) Lequel des candidats déclarés soutenir ?

Danielle Bleitrach, sur ce blog, a eu l’occasion de relativiser l’importance de la première question. Ainsi, elle écrivait récemment :

« Il s’avère que, comme vous le savez, j’ai recommencé mes études. je vis désormais toute la journée avec une cinquantaine de jeunes gens et nous ne cessons de parler politique. ils savent que je suis communiste, et pour eux le communisme est respectable parce qu’il a porté des luttes, parce qu’ils ont conscience de vivre une régression, et qu’ils cherchent les moyens d’une riposte collective. Donc nous parlons toute la journée politique, enjeux, lutte autant que du cinéma. Mais je n’ai pas encore entendu l’un d’eux intervenir à propos des candidatures aux présidentielles, cela ne les intéresse pas…Il faut méditer tout cela… »

Plutôt que d’accepter l’alternative qu’implique la question 1), pourquoi ne pas…remettre en question la question ? En sautant à pieds joints dans le jeu institutionnel, avec le programme commun et la gauche plurielle, le PCF s’est changé en une organisation électoraliste. Or, une telle mutation est semble-t-il incompatible avec une orientation révolutionnaire, dont l’essence n’est pas de rejoindre le jeu mais d’en changer la règle.

Dès lors, se focaliser sur la présidentielle revient à accentuer le problème au lieu de le régler. Si cette analyse est juste, la liquidation du Parti se poursuivra, au profit des trotskistes et de l’extrême droite, de Besancenot ou de Kémi Séba-Dieudonné-Le Pen.

Il y a à craindre que le national-tiers-mondisme des néofascistes pétris de l’idéologie gréciste soit le premier bénéficiaire d’une éventuelle poursuite du déclin du PCF. Le vidé idéologique créé par la contre-révolution mondiale est en effet dores-et-déjà comblé par le « culturalisme « , du « choc des civilisations » et de la « guerre des communautés ». Par conséquent, la radicalité tend à prendre la forme d’un antisémitisme « anti-impérialiste » ou d’un communautarisme radical plutôt que du socialisme utopique des impuissants : l’opposition capitalisme/socialisme a laissé la place à l’alternative entre multiculturalisme et « ethnodifférentialisme ».

Autrement dit, la tâche la plus urgente n’est peut-être pas de préparer la présidentielle mais de (re)construire une idéologie capable de mettre en pensée le ressentiment des masses et de construire ou reconstruire les outils organisationnels indispensables pour mettre en application la pensée ainsi (ré)élaborée. Peut-être faut-il remplacer les question 1) et 2) par celle-ci : quelle théorie et quelle action pour quelle émancipation ? Poser cette question-ci n’implique pas d’adopter la posture trotskiste, qui consiste à regarder de loin, voire de haut, le jeu politique, mais de n’y mettre qu’un seul pied…le second se trouvant sur le terrain de la construction théorique et organisationnelle…

Danielle a peut-être raison, mais comment ne pas espérer qu’elle se trompe, qu’il suffise de voter Mélenchon en 2012…

6 commentaires

  1. cher Marc, précisons d’abord quelques faits: je n’ai jamais négligé les élections en tant que moment dela vie publique. je crois en effet que les élections dans notre pays feront partie du processus vers le socialisme et dans la construction du socialisme.
    Mais justement les élections pour moi font partie d’un processus, d’une stratégie dont le but est la construction démocratique du socialisme, à ce titre elles doivent intervenir effectivement dans une stratégie complexe qui les unit à d’autres moments, manifestations, luttes mais aussi quel parti et quels militants peuvent favoriser l’intervention populaire pour imposer ce changement de société, élever le niveau de conscience et d’organisation, autant qu’être un instrument répondant aux aspirations du peuple.

    ce qui se passe au Moyen orient témoigne de la pertinence de toutes ces interrogations quand les masses se sont mises en mouvement. Il leur manque pas mal de choses pour mener à bien le processus même si elles ont l’essentiel, le refus que tout continue comme avant. Elles doivent tout construire dans l’action, déjouer des pièges. Elles apportent un sang nouveau, une manière de voir totalement renouvelée, elles sont la boussole d’un parti qui doit les aider à réaliser leurs aspirations. Le Capital, l’impérialisme, « les élites » locales leur proposent une « transition » avec « élections » qui risque fort d’être la mise en place d’un système d’oppression et d’exploitation, une ouverture de l’armée vers un islam modéré. On va user le peuple, parce qu’il n’aime pas les désordres, ceux qui cassent le bien du peuple, les écoles, les moyens de transport, ils ont des enfants à nourrir, alors on va diviser le peuple. Ce sont tous les pièges que devrait vaincre une organisation pour que le peuple ne soit pas spolié de sa victoire et que les élections présentent un véritable choix.

    Honnêtement la manière dont à travers l’affaire Melenchon et ses challengers l’élection est devenu un but en soi, où seules les « qualités » de pugnacité, le « charisme » largement fabriquées par les médias semblent compter ne m’intéresse pas. La constitution de la Ve, les différents aménagements comme le quinquenat, l’Europe surtout, tout a été fait pour nous conduire vers un bi-partisme comparable à celui des Etats-Unis.

    La direction du PCF, en privilégiant uniquement le fait d’avoir des élus (ce qui n’est pas négligeable mais ne peut constituer une stratégie) au lieu de tenter de s’extraire du piège s’y est enfoncé, s’y est vautré je dirais avec délices et se mettre dieu sait pourquoi à la remorque de Melenchon a été sa dernière folie. je le dis avec d’autant plus de distance que j’ai de la sympathie pour l’homme Melenchon et en particulier pour sa connaissance des dossiers et son courage sur le plan international. mais je n’arrive pas à comprendre ce qu’il espère en détruisant de fait le parti, il scie la branche qui le porte. La France n’est pas l’Allemagne et Die linke a peu de chance de s’y développer. le monde syndical est moins fort et les directions jouent leur propre stratégie(liée à l’intégration européenne) qui va directement vers le PS et n’a pas besoin d’un Mélenchon.

    Donc tout cela me parait sans issue, nous sommes pris en tenaille, nous nous sommes mis dans la tenaille. Et le parti lui-même ne sait plus que gagner en son sein ses propres élections, celle d’une direction cooptée qui nous conduit au coeur du piège.

    Alors que faire? L’extraordinaire est que ce parti agonisant, attaqué de l’extérieur et pire détruit de l’intérieur (il n’y avait pas une chose qui tenait debout qui n’ait été détruit sous couvert de « mutation »), un parti qui n’a plus de direction, plus de stratégie,qui n’a conservé que sa volonté d’exclure tout ce qui menace le petit pouvoir de ses directions, qui n’a plus de stratégie, plus d’analyse, dont les militants ne sont plus formés, existe toujours. Il faut que le besoin soit bien fort pour que l’agonie soit si lente malgré tous ces médecins acharnés à l’achever.

    Il faut partir de ce qui est : oui notre peuple a besoin d’un parti communiste, je veux dire un parti qui se donne comme objectif un changement de pouvoir et de société et qui le fasse en tenant compte de ce que veut réellement notre peuple, son besoin de sécurité comme tous les peuples, sa volonté de construire et pas de détruire, sa réalité patriotique qui aujourd’hui a besoin de paix, de solidarité internationale sans laquelle il n’y a ni changement profond, ni sécurité. Il faut reconstruire une conscience collective inquiète, fragmentée, vers une projet démocratique au sens plein du terme.

    C’est un grand chantier enthousiasmant et qui correspond à ce qu’est notre jeunesse, à ce qu’est notre peuple, à ce qu’est le monde. Nous en sommes loin, nous sommes dans un piège et je ne vois rien qui permette d’en sortir, je ne vois que divisions qui engendrent des comportements inadmissibles, une absence totale de fraternité, de respect. J’en ai fait les frais d’une manière indigne, injuste. J’ai même été accusée par un salaud doublé d’un imbécile de n’être qu’une « vieille aux ambitions déçues dévorée d’amertume » et par une autre j’ai été traitée de « vieille peau », c’est tout ce que l’on peut attendre des communistes après avoir donné sa vie pour un combat totalement désintéressé, il faut que tu le saches. Agis mais n’attends rien d’eux tels qu’ils sont, parce que quand il n’y a pas de perspective, quand le seul objectif est la lutte des places pour être élu ou pour avoir un boulot d’attaché à un élu, tout se désagrège. ce n’est pas la faute des individus, ils ne sont que les produits de cette absence de perspective, mais honnêtement le parti et ses différents satellites sont devenus invivables comme les socialistes où chacun ne rêve que de faire la peau au voisin mais a au moins l’espoir de se partager un gros gâteau. Donc sois communiste sans rien attendre pour toi et pour un avenir différent.

    Quel gâchis parce que cela ne correspond ni à notre peuple, ni à ce qu’est celui ou celle qui s’est engagé dans le parti, ni à notre jeunesse. Cela prouve bien à quel point cette société est pourrie, combien la crise est financière, sociale, culturelle, environnementale mais aussi que partout il y a carence d’institutions démocratique celles qui permettrait une intervention populaire à partir de sa volonté de vivre mieux matériellement mais dans la dignité.

    Comme le dirait Marx nous sommes entrés dans une période d’ébranlement, je cite de mémoire, les rapports de production qui portaient le développement des forces productives sont une entrave et nécessitent d’être dépassés au sens marxiste du terme. Cette affirmation est encore plus forte si l’on mesure que « l’entrave » est en fait un potentiel d’autodestruction de l’humanité elle-même et une crise qui atteint tous les aspects de la vie humaine. Donc je cite cette contradiction qui part de la base « économique », celle qui articule rapports de production et forces productives, dont rapports des hommes à la nature et à leur propre nature, s’étend à toute la superstructure, insititutions, représentations, culture, etc… c’est un processus de désagrégation, un tremblement de terre qui bouleverse chacun d’entre nous et qui nous donne un sentiment d’insécurité que peut exploiter l’extrême-droite s’il n’y a pas de forces capables de rassembler, d’apporter une perspective, de la faire naître, de la concrétiser avec les masses…

    Alors le peu que l’on puisse faire c’est apporter avec un total désintérêt comme tu le fais, en étant ce que tu es un communiste désintéressé, tu te tromperas, tu feras des erreurs mais ce n’est pas grave… Et qui aurait pu prévoir ce qui se passe aujourd’hui de l’autre côté de la méditerranée ? Tu es jeune, moi je suis encore pleine de vigueur mais aussi « sur le départ », je me suis épuisée tel le héros de kafka à attendre devant une porte qui ne s’est pas ouverte alors je veux passer « petit, le temps qui me reste à vivre » à autre chose…

    Danielle Bleitrach

    PS. Dis-toi que le travail que nous faisons est loin d’être inutile. Tu ne peux pas imaginer combien les gens que je côtoie, en particulier les étudiants et les profs sont démunis politiquement, je diffuse à tour de bras certains textes et voici le genre de réponse que je reçois d’une jeune enseignante qui a un idéal et aucune formation : » Bonsoir Danielle,
    je vous remercie pour les textes que vous m’avez transmis. Par rapport à ce que disent les médias en ce moment et pour une personne qui ne connais pas ou que des très loin la Lybie, je trouve que la manière dont vous mettez à jour les enjeux de ce qui se passe en ce moment est très éclairante. Il est plutôt difficile de se faire une idée à peu près correcte de la réalité de la situation. Vos textes, tout en témoignant eux-mêmes de ces difficultés, donnent une vision un peu plus lisible des choses. En tout cas pour moi. » Oui on a besoin des communistes… partout sauf dans le parti… tel qu’il est…

    • Je pense que je me suis mal exprimé : je ne voulais pas dire que tu négligeais les élections…Bien au contraire, je parle d’avoir « un pied dedans »…C’est-à-dire d’entrer dans le jeu des institutions mais de ne jamais perdre de vue les raisons pour lesquelles on y entre, qui sont liées à la question de changer radicalement les règles des jeux : pas seulement le jeu politique mais d’autres, comme le jeu économique…Le problème c’est que j’ai le sentiment que ceux qui essaient sont marginalisés là où ils essaient de le faire (au sein du PCF) ou échappent à la marginalisation à l’intérieur, parce qu’ils n’y sont pas, à l’intérieur (l’URCF ou moi-même)…Il y en à d’autres, censément plus à gauche, ou plus authentiquement de gauche, mais leur posture traditionnelle fait qu’on ne peut que s’inquiéter de leur succès, quand ils en ont…

      Il y a quelque chose qui se passe à l’échelle mondiale. C’est indéniable, mais je le dis franchement, par moments, quand je jette un oeil sur ce qui s’écrit du côté puant du champ politique (et même à « gauche »), je suis juste mort de trouille…D’autant plus mort de trouille que j’ai le sentiment de ne pas y voir clair dans la complexité de la crise que nous vivons, alors que je ne crois pas être le plus désorienté des gens de mon page…Les cubains ont découvert par eux-mêmes ce qu’enseignait le marxisme-léninisme…Je souhaite aux peuples arabes le même succès et j’espère que sur les français sauront prendre la voie de la rupture avec le système lorsque l’heure viendra. Mais je me demande ce que je suis capable de faire pour y contribuer ou, ce qui revient au même, pour contribuer à l’évitement du pire…M’enthouisasmer pour 2012, militer au PCF, rejoindre le PRCF ou simplement poursuivre le travail que je fais ici, en sachant que je n’ai ni ton expérience, ni ce flair digne de Fidel dont tu fais preuve?

      J’ai récemment été confronté à un degré élevé d’imbécilité…Cela a failli me décourager non parce que j’ai été surpris de découvrir que les cons n’étaient pas rares mais parce que ça a été la goutte d’eau faisant déborder le vase des incertitudes qui s’accumulent face à l’urgence croissante de la question léniniste : « Que faire? »

  2. Bonjour, j’ai été très intéressée par la réponse de Danielle, pour plusieurs raisons, j’ai soixante ans ( j’ai eu 18 ans en 68) et je suis passée par le parti communiste dans les années 70. J’ai beaucoup de regret de n’avoir pu y demeurer du fait de l’orientation très stalinienne et insoutenable de la cellule où je militais, mais par ailleurs j’ai derrière moi toute une carrière d’élue CGT..
    il y aurait beaucoup à dire sur les dérives auxquelles j’ai assisté, en particulier le fait de rencontrer chez des militants syndicaux des tentations « lepenistes » ( lesquelles sont à l’ordre du jour hélas en ce moment).
    Cela dit, la plupart de mes « camarades » syndicalistes étaient sincères dans leur désir de défendre les salariés..et l’évolution du syndicalisme me paraît nécessaire pour envisager les nouveaux problèmes qui se posent à la société.
    Mais au delà de ces questions complexes, qui nous obligent à penser différemment le militantisme dit  » de gauche » ce qui m’inquiète aujourd’hui, et je le rencontre même au sein de ma famille, chez les trentenaires, c’est l’attirance pour un socialisme de droite, franchement fasciste et appuyé en effet sur le différentialisme venu tout droit du Club de l’Horloge… et de son élite intellectuelle…en gros , ok pour la différence mais chacun chez soi..
    Bref ces idées nationalistes et de « fermeture » aux autres me paraissent traverser les clivages politiques classiques…
    Que disent elles non pas de ce que les gens veulent mais de ce qu’ils ne veulent pas ? il semblerait que la peur du « déclassement » liée à la crise des institutions et à la remise en cause des acquis de l’Etat Providence jouent un grand rôle dans ces orientations « régressives » .. mais en cela je n’énonce rien de nouveau… les inégalités sont aujourd »hui malheureusement surtout le ferment d’une droitisation de la société quand elles ont été en d’autres temps le levier de la contestation progressiste…
    Je n’ai pas de solution miracle, mais je reste optimiste quand aux sursauts citoyens portés par de nouvelles contestations ( Justice, Education, Recherche, Santé, altermondialisme etc)
    Bien à vous.

  3. Bonsoir, j’ai bien aimé la sincérité de la réponse ci-dessus.
    Je pense sincèrement qu’il faut penser la « régression » car la crise climatique/écologique/financière/énergétique/des ressources/ et sociale ne peut être dépassée que par une « régression » au sens « société de consommation » du terme. Cette régression entraîne des reculs au niveau économique (endettement, cheminement vers le « choc » néolibéral), politique (nationalisme, égoïsme des régions…), social (perte des signes extérieurs de fausse richesse) et syndical.
    Je n’ai pas beaucoup d’espoir contre la droitisation. Opinions et élus se tiennent par la barbichette de la peut et de la facilité. Les révoltes de la faim et de la liberté font bouger les lignes ailleurs mais pas chez nous. Le contexte ne changera pas tant que nous ne serons pas au pied du mur.
    Il faut se préparer à la « simplicité volontaire collective », sans quoi ce sera une simplicité collective subie… Avoir un plan B, anticiper tout en faisant le gros dos.
    Il faut participer au jeu électoral, mais le résultat n’a pas d’importance ! Melanchon a parlé juste sur Cuba, bravo à lui, mais cela ne fait pas un contre pouvoir.
    On peut me reprocher d’être un écolo bobo, mais je crois que bâtir une perspective de justice sociale (respect et distribution juste) dans un cadre où l’hystérie de capitalisation de la monnaie et de dépense des ressources n’est plus possible, est le besoin du moment… pour le futur.
    Et en fait, l’expérience de la « période spéciale cubaine » ne peut que nous inspirer ! Et le débat qu’ils mènent aujourd’hui, qui est crucial, est aussi instructif ! Merci de nous le répercuter.

  4. Je n’ai pas de réponse mais je crois qu’il est bon que les questions soient là… Simplement le vote pour un tel ou un tel ne me paraît pas le véritable clivage.

    Je ne dis pas que j’ai raison mais je ne pense pas en terme de régression, au contraire, il faut absolument que la science dans ce qu’elle a de plus avancé contribue à la recherche de solutions qui permettent d’économiser la planète et soulager la peine des êtres humains. Et la science cela ne se créé pas sans un minimum d’investissements d’une société. Je crois effectivement qu’il y a beaucoup de choses inutiles, mais il y a beaucoup d’être humains qui n’ont pas l’indispensable donc on ne peut pas penser une régression pour tous, il faut partir simplement des besoins de ceux qui n’ont rien et pas de ceux qui sont gavés de richesses…
    Pour la france: en effet comment peut-on parler de régression en général quand il y a madame bettencourt et celui qui le 15 du mois n’arrive plus à se payer le nécessaire.
    Pour le monde, à force de piller des pays, de porter la guerre (celle d’Afghanistan nous coûte à nous 1 millions d’euros pas jour), on dévaste la planète, est-ce que l’on peut comparer les sommes fantastiques investies dans la guerre et le nombre de gens qui vivent avec moins d’un euro pas jour, sans même de l’eau potable. Et après, il est question de l’immigration…

    Ca a l’air un peu nunuche ce que je dis et pourtant il y a là deux propositions, deux axes de réflexion.

    Oui Catherine moi aussi je suis inquiète devant certaines dérives, ce matin j’écoutais M.Lepen, elle est habile. Hitler l’était encore plus, il faisait croire qu’il était socialiste et nationaliste, et il a réussi à provoquer une « servitude volontaire » du peuple allemand qui ne s’est jamais démentie, ils ont tout accepté, nous n’en sommes pas là mais le ventre est fécond. Il serait temps de se réveiller.

    Quabnt à toi Marc, tu n’y peux rien, tu es tel que tu es. Quand je me sentais décourage je pensais à ceux qui avaient vécu les années 1938, 1940, il fallait être fou à lier à ce moment-là pour continuer à se battre… mais certains ne pouvaient pas faire autrement, ils étaient comme ça!!! Alors autant vaut en prendre son parti et au moins tenter de l’emporter, faire le peu que l’on peut faire…

    Ce que tu appalles le flair politique ça se fabrique avec le temps, quand tu as plusieurs fois vécu la même chose… Alors dis-toi que tu es en train de créer « ton flair » et que c’est parfois douloureux, que l’on tout envie d’envoyer paître… Mais comme me le disait mon mari: « Si tu as envie d’aller dans les près, pour te détendre et cueillir des fleurs, fais-le, mais du coin de l’oeil tu surveilles la charette… »

    Danielle bleitrach

  5. Mon petit mot sur le Front de Gauche et surtout le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon . Je pense à une grande sincérité de sa part ne serait-ce pour ne pas avoir botté en touche sur la question de Cuba posée d’un air narquoi par le journaliste. En quelques secondes il fallait le faire : Cuba n’est pas une dictature, commencez déjà par exiger la fin du blocus et faire libérer les 5 Cubains injusyement prisonniers aux EEtats-Unis et zalors seulement j’accepterai de discuter avec vous de la situation à Cuba !


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