RDC: des groupes armés poursuivent l’exploitation illégale des minerais dans l’est du pays

source : Le Quotidien du Peuple/ Xinhua

Des groupes armés poursuivent l’exploitation illégale des minerais dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué mardi plusieurs responsables des ONG basées das l’est de ce pays africain.

Selon des rapports faits par ces ONG internationales et locales basées dans l’est de la RDC, l’exploitation du coltan, de l’or, de manganèse et autres minerais ne s’est jamais porté aussi bien dans cette région, en dépit des mesures prises par le gouvernement congolais.

« Dans chaque mine d’or, du coltan, du manganèse dans l’est de la RDC se trouve un chef de guerre et sa bande. Ils se livrent à l’exploitation illégale des minerais. Ils les revendent ensuite à des hommes d’affaires congolais et étrangers », a déclaré Alphonse Risasi, membre de la société civile du Nord-Kivu.

Il a poursuivi en disant que dans la longue chaîne d’exploitation illégale des richesses minières de l’est de la RDC se trouvent non seulement des groupes armés, mais également certaines autorités politiques et militaires qui ont tissé de véritables réseaux de pillages de richesses naturelles de la RDC.

« Les exploitants illégaux de coltan, de l’or, de la cassitérite font vraiment du business dans l’est de la RDC. Ils font de bonnes affaires en dépit de la décision gouvernementale portant sur l’interdiction de l’exploitation des minerais dans l’est dans plusieurs zones en conflit », a expliqué un député de la province congolaise du Sud-Kivu.

Depuis plusieurs jours, un avion nigérian est immobilisé sur la piste de l’aéroport de Goma à la demande des autorités congolaises. Selon ces dernières, l’appareil battant pavillon nigérian était venu à Goma pour l’achat des minerais provenant de la région est de la RDC.

Les agents de la sécurité congolais et les autorités aéroportuaires ont décidé de ne pas autoriser le décollage de cet avion pour élucider le mystère de l’opération des occupants de cet aéronef à Goma. Des sources concordantes à Goma soulignent que l’équipe a fait des témoignages accablant sur les transactions qu’il devait faire.

LES PILLAGES

L’exploitation des minerais par les groupes armés dans l’est de la RDC constitue également aujourd’hui la grande préoccupation de la communauté internationale. Ce trafic illégal alimente le conflit dans l’est de la RDC.

En septembre 2010, le président congolais Joseph Kabila a signé un décret interdisant toute exploitation des minerais dans le Nord Kivu et le Sud Kivu. Cette décision avait pour but de couper l’herbe sous les pieds de groupes qui se livraient sans ménagement aux pillages des richesses qu’ils revendaient ensuite pour s’acheter des armes.

Cinq mois après, force est de constater que le trafic illégal des ressources naturelles de la RDC se porte toujours bien et a même pris l’ampleur.

La RDC représente 7% de la production mondiale du coltan, minerais frois et bon conducteur de l’électricité qui est utilisé dans la fabrication des matériels informatiques et des téléphones portables.

LE RECRUTEMENT DES ENFANTS

L’autre problème dénoncé par les ONG, c’est l’exploitation des enfants dans les zones minières et les zones en conflits.

« Entre 5 mille et 8 mille dans la partie est . Selon un récent rapport de la Mission de l’ONU pour la stabilisation au Congo (MONUSCO), les groupes armés dans l’est de la RDC continuent également de procéder au recrutement d’enfants qu’ils utilisent non seulement comme chair à canon lors des attaques qu’ils mènent dans l’est du pays, mais également pour travailler dans les mines.

« La MONUSCO constate malheureusement que des enfants sont encore aujourd’hui exposés au recrutement par des groupes armés et ce, même lorsqu’ils sont à l’école. Depuis le moi d’octobre 2010, la MONUSCO a pu documenter plusieurs cas de recrutement forcé dans les écoles du Nord Kivu, notamment à Kitchanga, dans le Masisi, à Rutshuru où des éléments en uniformes militaire et de groupes armés procèdent au recrutement d’enfants au sein des écoles », a affirmé le porte-parole de la MONUSCO.

Il faut dire que le recrutement des enfants par des groupes armés constitue un véritable drame, un fléau dans un pays où 80% de la population est composée de jeunes.

« Dans l’est de la RDC, des groupes armés continuent à recruter des enfants dans les écoles et les familles. Et ils le font travailler dans les mines qu’ils contrôlent parfois dans des conditions inhumaines, sans aucune mesure de sécurité. D’autres sont transformés en enfants soldats », a martelé Christphe Lungere, membre de la société civile du Sud Kivu.

2 commentaires

  1. Je suis congolais de terre et de sang. Je me plains depuis 1996 des guerres systématiques à lest du congo. Peut-on dire que nous sommes victimes de nos richesses? Mon souci majeur c’est de voir le congo debout comme l’hymne national le précise. Lors de premières élections démocratiques de 2006, on nous a promis la paix à l’est. Mais jusqu’à présent, rien de bon. Qui sera notre Jeanne d’arc pour nous délivrer de ce marrasme économique et politique. A l’étranger, jai honte de me présenter congolais à cause de ce desordre post électoral. Avant 2006, nous avons connu un gouvernement quadricephal comme un monstre marin. Aujourd’hui, un monstre bicéphal veut revenir dans nos têtes. Qui est la cause première de tout cela? C’est le congolais lui-même. Soyons responsable de notre prospérité. Evitons le vol, la corruption et la manupilation des envieux de nos richesses. Je pense à la privatisation ded firmes d’extraction minières parce le gouvrnement se sent en difficultés de contrôle du pays.

  2. Je compte sur le progrès de la RDC. Je veux que les institutions marchent dans la justice et le respect de la dignité de l’homme. Aujourd’hui, je sens la honte de ma nationalité ici au Burkina Faso. La non-crédiblité dénoncée par la communauté internationale me déconcerte. A quand le développement du Congo? Que le peuple congolais prenne sa responsabilité en main pour construire son pays. Je suis navré par le pandemonium électoral remarqué en RDC. La communauté internationale devrait continuer à rappeler aux congolais que le progrès dépend d’eux-mêmes. Le seul message que je puisse adresser aux congolais est de murir et sortir de marrasme politique et du dévergondage social. Que font les intellectuels congolais?


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