Une première en France : FO, CFDT, CFTC, CGC ont programmé le démantèlement de Renault France!

 source : Front Syndical de Classe

Carlos Ghosn peut se faire féliciter par Sarkozy et le Medef comme en d’autres temps les patrons japonais le présentaient comme une icône.

    En effet, ce qui s’est passé chez Renault est une première en France car Ghosn a pratiqué le syndicalisme rassemblé en rencontrant régulièrement l’ensemble des syndicats pour qu’ils soutiennent  l’accord « GPEC »,  prévoyant plus de 3000 départs de salariés âgés de 58 ans.

   Le Front syndical de classe a écrit plusieurs textes à ce sujet et sur les dangers d’avaliser  cet accord qui laisserait des traces indélébiles sur la pérennité des sites de production en France à court et moyen terme.

   Le FSC appelait l’ensemble des syndicats à engager une véritable bataille sur l’emploi en exigeant que chaque départ soit compensé par une embauche. Les débats ont eu lieu dans les syndicats, auprès des travailleurs et nous sommes satisfaits que la CGT ne soit pas signataire de ce nouveau recul social mais il est décevant que d’autres organisations syndicales représentatives aient donné un avis favorable au GPEC.

     Cela ne grandira pas l’image du syndicalisme chez Renault car les signataires se sont engagés à ne pas diffuser au personnel les informations qui leur seraient communiquées sur la baisse des effectifs, le développement à grande échelle de la précarité lié à la flexibilité ainsi que sur la pérennité des sites de production en France dans les années à venir. Toute cette stratégie tenue au secret entre les syndicats et la direction en mettant à la marge les instances légales comme le C.C.E, comité d’entreprise etc.……

Il ne faudrait surtout pas oublier que le départ prévu de plus de 3000 personnes aura des répercussions importantes pour le personnel restant qui subira de nouvelles dégradations des conditions de travail car la politique d’embauche est inexistante dans chaque site de production.

   Il en est de même sur des sites de production qui seraient sauvés par rapport à d’autres à l’exemple de Renault Douai qui lancera de nouveaux véhicules et renforcera sa production en  assemblant du haut de gamme fabriqué auparavant à Sandouville. Il faut se remettre en mémoire  que les travailleurs de Sandouville ont  été confrontés à de nombreuses journées de chômage face à une constante baisse commerciale.  Renault Douai serait-il mieux positionné pour vendre du haut de gamme ?

    Pour le Front Syndical de Classe, les discours soporifiques de la direction n’ont qu’un objectif, endormir les salariés, et le réveil sera très douloureux. La seule solution est l’action unie très travailleurs pour le maintien industriel, des emplois de Renault en France, pour une véritable politique salariale.

      Nous partageons aussi la démarche du syndicat CGT Renault Douai  qui a rencontré le député communiste J J Candelier pour qu’il intervienne lors d’une séance à l’assemblée nationale sur la situation de Douai et du groupe Renault. 

 Mais ce qui est posé à Renault est identique à toute l’industrie automobile en France car à la lecture du journal « Ensemble » de la CGT de janvier, on peut lire l’interview de Daniel Ducret, dirigeant de la métallurgie, qui dresse un diagnostic de l’industrie automobile en France. Il précise que les pertes d’emplois sont importantes par les délocalisations vers les pays low cost  qui touche l’ensemble des constructeurs etc.

   Le Front syndical est prêt à partager cette analyse en y intégrant les sous-traitants et les équipementiers qui subissent de plein fouet le démantèlement de l’industrie automobile en France (un emploi de l’automobile en France cela correspond à 6 emplois induits chez les sous-traitants, équipementiers).  Mais dresser un constat alarmant face à l’ampleur de la casse de l’industrie automobile sans proposer d’action est alarmant. C’est comme un médecin qui informe son patient qu’il a un cancer et qu’il va le soigner à l’aspirine.

 Le sursaut de la Fédération CGT de la métallurgie est urgent pour organiser l’action, la grève et toutes les initiatives possibles afin de rassembler les salariés de l’automobile qui représentent 10% des actifs du privé. Pourquoi ne pas lancer une journée nationale d’action  pour le maintien de l’industrie automobile en France et de tous ses emplois (constructeurs, équipementiers, sous-traitants) ?

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