L’appartenance de la Chine aux pays en voie de développement ne doit pas être ignorée ni démentie

Pour que le panorama mondial se découvre un peu il est essentiel de comprendre une autre force qui bien qu’ayant voté les sanctions à l’ONU refuse la guerre.La Chine arrive à un niveau de puissance mais a très tôt perçu l’existence de la crise d’un modèle auquel son développement actuel est accroché, le marché.  Il s’agit d’une crise multiple qui n’est pas seulement économique, énergétique, environnementale, mais témoigne d’un formidable ébranlement des superstructures politiques, idéologiques, culturelles, morales et exige de ce fait un changement profond. Dans ce phénomène planétaire,  la seule chose qui nous distingue les uns des autres  est le degré de conscience, celui des gouvernants, celui des peuples. Se positionner, anticiper, dans la course vers la paix et la répartition des ressources d’une manière égalitaire, prévoir, est la grande question. Il est clair que les dirigeants actuels de nos pays occidentaux qu’il s’agisse de ceux qui sont au pouvoir ou ceux qui y aspirent sont incapables d’affronter les périls. Il est intéressant de voir le bougé de la Chine, la manière dont elle s’est engouffrée dans une voie et dont elle tente de corriger une dynamique qu’il ne faut pas arrêter. D’où l’interrogation sur l’appartenance au « Tiers-Monde » et les responsabilités qu’il faut néanmoins assumer au plan international.lesquelles? Celles de la « gouvernance » d’un G2 ou celle de la solidarité dans le développement ? note de Danielle Bleitrach

La Chine appartient au Tiers Monde
Ces dernières années, avec le renforcement rapide de la puissance générale de la Chine, de plus en plus de voix se font entendre dans le monde mettant en doute sa nature spécifique de pays en voie de développement. Les allégations, telles que « La Chine est une quasi-superpuissance », et « Le G-2 Chine-Etats-Unis contrôle et dirige ensemble le monde entière » se font entendre partout dans le monde.

Après plus de trente années de réforme et d’ouverture, la Chine est dotée effectivement d’une puissance économique qui se renforce chaque jour davantage et sa position s’élève de jour en jour sur la scène internationale, cela est une réalité objective indéniable que personne ne peut contester. Toutefois, si l’on tente de s’appuyer sur cela pour dénier à la Chine son statut de pays en voie de développement et pour affirmer que celle-ci est devenue déjà un pays développé, il est de toute évidence que cela est une méprise flagrante et une erreur de jugement. On ne doit pas oublier que la Chine est jusqu’ici le pays le plus peuplé du monde et que sa population compte 1,3 milliards d’habitants. C’est pourquoi pour juger et décider si la Chine doit être aux rangs des pays développés il ne faut absolument pas tenir compte seulement des critères basés sur les chiffres globaux et sur les agrégats de production, il faut procéder aux appréciations basées sur les aspects, tels que la moyenne par habitant, la structure et la rentabilité.

Il est vrai que la Chine peut être désignée comme un grand pays économique, mais elle est toujours très éloignée des conditions requises pour être considérée comme une grande puissance économique. Bien que ses agrégats économiques soient effectivement élevés, mais en tenant compte de sa population, son PIB (Produit intérieur brut) par tête d’habitant est seulement de 3.700 dollars US environ et elle est loin derrière la plupart des pays en monde au-delà des centièmes rangs. Elle est vraiment un grand pays commercial, mais le commerce de transformation industrielle représente plus de la moitié de l’ensemble de son commerce et elle exporte principalement des produits travaillistiques et des produits de consommation de ressources dont le taux de profits est relativement bas. On a donné à la Chine le surnom d’ « usine du monde », tandis qu’il lui faut importer pour satisfaire ses besoins en instruments et appareils de haute précision, en pièces accessoires sophistiquées et en nouveaux matériaux et elle dépend également de l’importation dans de nombreux autres domaines. Pour ce qui est de ses secteurs industriels d’exportation, seulement moins de 20% de ses entreprises possèdent leurs propres marques indépendantes et autonomes.

Pour ce qui est de la vie de la population chinoise, bien qu’elle ait atteint dans son ensemble le niveau de l’aisance moyenne, mais calculé sur la base du seuil de pauvreté fixée par l’ONU, laquelle est d’un dollar par habitant et par journée, la Chine compte alors actuellement une population pauvre de 150 millions d’habitants et d’après le seuil de la pauvreté et de la misère fixé par la Chine pour sa population rurale, lequel est de 1.196 yuans, la population rurale chinoise pauvre et miséreuse s’élève à près de 35,97 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population française. Il existe un assez grand écart entre la Chine et les pays développés quant au niveau de la science et de la technique, de l’éducation et de la protection sociale. En 2009, le montant des frais affectés en Chine pour le développement des recherches scientifiques et techniques et pour les essais expérimentaux de laboratoire représentait seulement 1,62% du PIB national, ce qui est un taux relativement bas pour un pays qui prône l’innovation. Les dépenses par habitant affectées à l’éducation publique sont en moyenne seulement de plus de quarante dollars US, alors qu’aux Etats-Unis, les chiffres concernés sont multipliés par des dizaines de fois par rapport à notre pays. La population handicapée chinoise se chiffre à près de quatre vingt trois millions de personnes, soit à peu près la population globale de l’Allemagne. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a établi en 2009 le classement « des indices de développement humain » et la Chine a été classée à la quatre vingt douzième place, ce qui la met aux rangs des pays de moyen degré de développement.

Quant à la politique extérieure de la Chine, elle traduit de façon claire, nette et distincte l’appartenance de la Chine aux pays en voie de développement. La Chine et l’ensemble des pays en voie de développement de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine ont les mêmes préoccupations quant à la préservation et à la sauvegarde de la souveraineté d’Etat et de la sécurité nationale, ont les mêmes intérêts quant à la réalisation du développement de chaque pays et à l’amélioration du bien-être de sa population et ont les mêmes aspirations quant à l’établissement d’un nouvel ordre politique et économique international juste, équitable et rationnel. La Chine a été toujours du côté des pays en voie de développement pour promouvoir l’élévation de la position des pays en voie de développement dans leur ensemble et pour contribuer au développement de la tendance vers la multipolarisation mondiale. Les faits ont déjà démontré et continueront à démontrer que la Chine et les autres pays en voie de développement ont des identités de vues qui dépassent de loin leurs divergences et leurs désaccords. C’est pourquoi toute tentative ayant pour but de séparer et de diviser celle-ci de ceux-là et de semer la discorde entre eux sera vaine et vouée à l’échec.

Bien que la Chine soit toujours un pays en voie de développement, mais elle assume activement et pleinement ses obligations internationales en tenant compte de sa capacité réelle et elle apporte toute sa contribution à la paix, à la stabilité et à la prospérité du monde et cela est au vu et au su de tous. Les accusations selon lesquelles la Chine cherche à se dérober de ses obligations et de ses responsabilités internationales en invoquant le prétexte qu’elle est un pays en voie de développement sont complètement injustes, infondées et irresponsables et sont totalement contraires à la réalité.
Source: le Quotidien du Peuple

Un autre aspect intéressant de la politique chinoise est la constitution de réserves pour faire face aux chocs

Nous avons vu récemment que la Chine avait constitué une réserve de pétrole de 100 jours, elle semble avoir fait de même en matière de céréales.

Les pressions inflationnistes en Chine pourraient baisser pendant le reste de l’année, surtout que la hausse des prix des céréales sur le marché international ne va pas se répandre en Chine en raison des réserves de céréales suffisantes, ont indiqué les économistes.

L’indice des prix à la consommation (IPC), une importante jauge de l’inflation, a augmenté de 3,3% en juillet – une hausse depuis 21 mois à partir de 2,9% en juin. Ce sont les récentes inondations, qui ont provoqué la hausse du prix des aliments, a indiqué mercredi le Bureau National des Statistiques (NBS).

Les prix des aliments, qui représentent un tiers de la pondération dans le calcul de l’IPC, ont augmenté de 6,8% en juillet, avec les prix des légumes et des céréales qui ont augmenté le plus – une hausse de 22,3% et 11,8% respectivement, selon le NBS.

Les responsables politiques ont promis de maintenir les prix des denrées alimentaires sous contrôle.

Lors d’une réunion du Conseil exécutif des Affaires d’Etat, présidée mercredi par le Premier ministre Wen Jiabao, les principaux décideurs, engagés à lutter contre des conditions météorologiques défavorables, ont promis une récolte exceptionnelle cet automne.

La croissance des cultures dans les zones, où sont cultivées des cultures céréalières d’automne est prometteuse jusqu’à présent, ce qui permettra de jeter les bases d’une bonne récolte, malgré les catastrophes naturelles, comme cela fut annoncé à la réunion.

Le chiffre élevé de l’IPC en juillet, en plus de la flambée des prix sur le marché international des produits, a soulevé des inquiétudes sur le risque de renforcer supplémentaire de l’IPC national dans les mois à venir. Par ailleurs, les autorités seront incitées à resserrer les politiques monétaires, voire même augmenter les taux d’intérêt.

Cependant le porte-parole du NBS Sheng Laiyun a insisté sur le fait que la Chine est en mesure de maintenir la « stabilité fondamentale » des prix pour l’année et atteindre l’objectif d’inflation annuel de 3%, fixé par le gouvernement.

« La hausse de l’IPC en juillet fut largement attribuable à la faible base de l’année dernière et les récentes catastrophes climatiques dans tout les pays … De manière générale, il y a plus de facteurs qui mettent un frein à la hausse des prix, comparé à ceux qui vont alimenter la hausse des prix, a-t-il dit.

Un certain nombre d’économistes partagent l’avis de Sheng. L’inflation nationale a atteint son apogée en juillet et de la pression inflationniste va s’atténuer dans les prochains mois, ont-ils indiqué.

Les grandes réserves des céréales chinoises aideront également à stabiliser les prix des aliments, a déclaré Zhang Liqun, chargé de recherche au Centre national de recherches pour le développement du Conseil des Affaires d’Etat.

« Le prix des céréales, ce n’est pas une préoccupation majeure de cette année, car le pays possède des réserves conséquentes grâce aux moissons et des récoltes exceptionnelles pendant six années consécutives », a-t-il indiqué.
Les catastrophes naturelles cette année n’auront pas d’impact sérieux sur la récolte de la Chine, a-t-il dit.

« La sécheresse du début de l’année n’a qu’un impact limité sur l’ensemble de la production des aliments de base dans le pays, surtout que le volume de production des céréales en Chine bat déjà son troisième record cet été, en dépit du fait que la production connait une légère diminution annuelle », a-t-il dit.

La Chine a annoncé d’avoir importé 600 000 tonnes de riz du Vietnam depuis le début de cette année. Cela a provoqué des rumeurs et l’inquiétude que le pays le plus peuplé du monde a commencé à stocker des céréales pour faire face à la pénurie.

Cependant Zhang a indiqué que cette mesure pourrait avoir comme seul but d’adapter le choix des céréales au sein des réserves, surtout que 600 000 tonnes de riz importé semble être assez limité en comparaison avec la production annuelle de céréales en Chine représentant 500 millions de tonnes.

Zhang Xiaojing, économiste à l’Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré que le ralentissement économique permettra également de réduire la demande de la masse monétaire, ce qui pourrait aider à atténuer la pression inflationniste.

La production industrielle chinoise a augmenté de 13,4% sur un an en juillet, en baisse par rapport à 13,7% en juin. Les investissements en capitaux fixes ont augmenté 24,9% au cours des sept premiers mois de cette année, en baisse de 25,5% dans la première moitié de l’année.

Ces modifications sont des nouveaux signes du ralentissement de l’économie en raison des mesures de resserrement du gouvernement dans le secteur de l’immobilier et la limitation des prêts.

« Ce ralentissement économique est favorable aux ajustements structurels de l’économie », a déclaré dans une note de recherche Ma Jun, économiste chinois à la Deutsche Bank.
Source: le Quotidien du Peuple

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