En matière de « démocratie » deux poids, deux mesures médiatiques: Israël et Cuba

le  Parti communiste d’ Israel nous adresse un communiqué dans lequel il dénonce les « Brutalités policières sans précédent face aux protestations dans   Jérusalem Est occupée », je voudrais en profiter pour souligner le deux poids deux mesures de la presse françaises sur « les prisonniers à Cuba », alors que des milliers de prisonniers politiques croupissent dans les prisons israéliennes, la couverture médiatique apportée par les mêmes aux dames en blanc, alors que les manifestations de paix de militants communistes israéliens sont totalement ignorées. Israël serait « menacé » , et Cuba donc!  La seule différence est que Cuba est étranglé par un blocus étasunien, alors que c’est Israël qui étrangle les Palestiniens et ne cesse de menacer ses voisins. mais allez savoir pourquoi on clabaude sur l’un et l’on tait les mauvais coups de l’autre. est-ce parce qu’Israêl fait partie, comme la France, de ces Etats-voyous  et impérialistes qui ont tous les droits pour le système de propagande…

Dix activistes israéliens, nous explique le communiqué,  ont été retenus et arrêtés pour interrogatoire sur le blocage de chaussées lors d’une protestation dans le Scheik Jarrah le  quartier de Jérusalem Est occupé hier, vendredi dans la soirée (le 9 juillet 2010). traduction et commentaires par danielle Bleitrach pour changement de société.

  Le quartier palestinien est le théâtre de manifestations hebdomadaires contre l’occupation des maisons des résidants locaux par des colons israéliens. Les manifestations sont fréquemment suivies par des activistes de paix israéliens parmi eux beaucoup de militants du Hadash (le Front Démocratique pour l’Égalité et la Paix – le Parti communiste d’Israël).
 
 Environ 300  activistes de la paix de gauche sont arrivés dans le quartier pour se rassembler contre l’évacuation de familles arabes en faveur des résidants juifs. Les protestataires ont essayé d’entrer dans  » Simeon le Juste » le composé,en s’appuyant sur un jugement qui leur avait donné la permission d’agir ainsi, mais ils ont été arrêté par des officiers de garde-frontière et la Police.

  Les activistes qui se sont heurtés à la police ont dit que les officiers ont utilisé des moyens violents contre eux malgré leur protestation non violente. L’auteur bien connu David Grossman et l’ancien Procureur Général Michael Ben-Yair participaient au rassemblement également . Grossman a été aussi bousculé par la police.

  « Nous avons voulu protester à l’intérieur du quartier avec les Palestiniens pendant les neuf mois derniers. Nous avons un jugement en notre faveur, » a dit un des protestataires, Shir Sternberg. « Nous avons exigé d’entrer d’ une façon non violente et la police nous a brutalisés. »

  Il y a environ six semaines, plusieurs centaines d’étudiants Universitaires hébreux et des conférenciers ont défilé du Mont Scopus le campus de Jérusalem au Scheik Jarrah en signe de protestation sur l’occupation par des colons des maisons des résidants locaux. La manifestation a regroupé desprofesseurs en vue comme Ze’ev Sternhell, Yaron Ezrahi, Ariel Hirschfeld et d’autres.

  Les protestataires portaient  des panneaux appelant à la fin des implantations à Jérusalem Est. « La Démocratie s’arrête au Scheik Jarrah, » disaient quelques panneaux, tandis que d’autres réclamaient « l’arrêt de la purification ethnique . »

Vous remarquerez le silence total des médias français sur ces actions de protestation en israël, ce n’est pas un hasard: si on peut en effet encore expliquer que les flotilles qui tentent de forcer le blocus de Gaza sont des manifestations hostiles d’islamistes turcs ou maintenant lybiens, bref inverser les rôles et brosser le tableau mensonger d’un israêl menacé par ses voisins, voir y compris par des terroristes palestiniens, il est plus difficile de gérer le fait que la « démocratie » israëlienne est un colonialisme, qui rend impossible tout état palestinien et que la vertueuse démocratie israélienne empêche la manifestation de ceux qui protestent pacifiquement contre l’injustice et dénoncent la fascisation du gouvernement.

On ne peut manquer d’être frappé par la différence de traitement non seulement entre les milliers de prisonniers politiques palestiniens qu’israël incarcère, la brutalité que ce pays exerce contre des manifestants de gauche, de la paix et le traitement médiatique réservé à Cuba. Sans parler de la manière dont le gouvernement français abandonne un de ses ressortissants salah Hammouri dans les geoles israélienne, c’est tellement caricatural, tellement gros que l’habitude s’installe… Israël serait une démocratie et Cuba une dictature… Le prisonnier cubain fut-il de droit commun ou un vulgaire espion dans un pays soumis au blocus est une valeur sûre pour nos valeureux démocrates des médias. Mieux quand il n’y en a plus, il y en encore…

Je voudrais signer la conclusion d’une article de la revue argentine pagina  12, de santiago O’donnel traduit et publié par Courrier électronique.

« Je pensais à cela quand par hasard je suis tombé sur un petit encadré d’une page perdue de la revue Time, à propos de rien. L’encadré citait le rapport annuel 2010 d’Amnesty International. Il disait que trente pour cent des 153 pays inclus dans son rapport maintiennent des prisonniers d’opinion. C’est à dire, des prisonniers politiques. Plus choquant encore, il disait que quarante-deux pour cent des pays du G-20 (les plus importants) ont des prisonniers d’opinion. C’est bon : mal de plusieurs, consolation des sots. Mais pour quelque raison seulement les prisonniers cubains ont bonne presse.

En lisant le rapport AI, dans sa section consacrée à Cuba, apparaît une autre donnée intéressante, que les chroniques des journaux ont oubliée : selon Amnesty, en mai 2010 à Cuba avait « au moins 53 prisonniers d’opinion. » Le nombre coïncide exactement avec les libérations annoncées depuis ce temps-là, si la libération d’un dissident est prise en considération le mois passé pour raisons de santé.

À la différence d’autres organisations citées par les grands médias, qui n’hésitent pas de placer le chiffre des détenus politiques à Cuba au-dessus de 170, Amnesty, explique le rapport, révise soigneusement les casiers judiciaires des prisonniers avant de les déclarer des prisonniers d’opinion. En d’autres mots, si ne sont pas identifiés de nouveaux cas, Cuba devrait sortir de la liste d’Amnesty Internationale l’année prochaine, tandis qu’un groupe important de pays, y compris certains des plus puissants, y resteront.

Regardant depuis cette perspective, la décision du gouvernement cubain, plus qu’un signe de faiblesse, est un signe de force. Un signe d’ un gouvernement qui s’est occupé comme aucun autre des droits sociaux de son peuple, qui maintenant se permet aussi d’élever les droits de l’homme de ses citoyens à la norme internationale, en inaugurant une nouvelle étape, plus ouverte, plus confiante et plus tolérante, de la révolution.

Alors la réaction logique serait de célébrer l’initiative cubaine et de prier instamment d’autres pays violeurs de suivre son chemin. Mais il est difficile d’imaginer la même agitation qui s’est mobilisée sur Cuba pour que l’Indonésie, la Chine ou l’Israël libèrent leurs prisonniers politiques. Ou de lancer un blocus international des États-Unis jusqu’à ce qu’Obama honore sa promesse de fermer la prison du Guantanamo et de porter devant la Justice les assassins, les tortionnaires et les pirates de l’air surgis de leur politique de « guerre contre le terrorisme ». Mais non, le focus médiatique n’est pas fait sur les prisonniers politiques, mais sur les péchés de Cuba.

Il serait bête de refuser que dans la révolution, entre tout le bon, plusieurs choses, beaucoup, peu, certaines, grandes, petites, ont été mal faites. Ou ont été ratées, ou n’ont jamais aboutis, ou ont échoué. Mais les Castro n’ont pas besoin d’être prodigues pour chercher des arguments pour accuser d’hypocrites le chœur médiatique qui répète toujours la même chanson. »

Il n’y a rien à ajouter…

Página 12. Buenos Aires, le 11 Juillet 2010.

Traduction de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi.

Publicités

Laisser un commentaire

Aucun commentaire pour l’instant.

Comments RSS TrackBack Identifier URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s