Celui qui est accusé du désastre dans le Golfe du Mexique British Petroleum a parrainé Obama par David Brooks

12/05/10 Plusieurs des hommes politiques qui ont interrogé aujourd’hui les dirigeants des entreprises en cause  ont été parmi les bénéficiaires de ces entreprises. Le secret quisort au grand jour  – encore une fois – avec ce désastre c’est que l’huile que ces entreprises produisent aide à lubrifier les rouages de la politique à Washington. La Jornada traduit par danielle Bleitrach pour changement de société

 En attendant depuis le 20 avril dernier chaque 24 heures se répandent d’une manière initerrompue au moins 795 mille litres de pétrole (5 mille barils) dans les eaux du Golfe du Mexique, les dirigeants des trois entreprises chargées de la plate-forme qui après avoir explosé a provoqué ce qui pourrait être le pire désastre environnemental dans l’histoire de ce pays,  se sont chargés mutuellement aujourd’hui , tandis qu’ils mettaient en évidence leurs intérêts communs – avec ceux de beaucoup d’hommes politiques d’augementer la production pétrolière maritime sur les côtes des États-Unis.

 Pour changer, comme dans quasiment tous les désastres et controverses récentes,  Halliburton est au milieu.

Lors d’ une audience législative sur le désastre – la première de plusieurs qui sont programmées-, les dirigeants de British Petroleum (BP), qui opéraient sur la plate-forme; Transocean, qui était maître d’oeuvre de l’installation, et Halliburton, chargé de cimenter le puits de profondeur dans Golfe du Mexique,  ont été soumis à un interrogatoire sévère par les sénateurs qui se sont retrouvés juste au milieu de la discussion pour envisager une réforme énergétique nationale qui incluait d’augmenter l’exploitation d’hydrocarbures sur les côtes estadunidenses.

Lamar McKay, président de BP Amérique, a réitéré que l’entreprise assumera ses responsabilités pour les dommages occasionnés, mais il a indiqué que les soupapes d’urgence qu’ils ont coupée dépendent de Transocean, comme préposé aux systèmes de sécurité. Cependant, Steven Newman,dirigeant de la dite entreprise,  a répondu que BP est la responsable principale des opérations de la plate-forme. Il a dit que le problème pourrait être de la faute d’ Halliburton.

Cette dernière était la reponsable de l’installation des chappes de cimentdu puits récemment foré, et il y a des soupçons que c’est à ce niveau  que pourrait se situer la cause de l’explosion qui a tué 11 travailleurs. Quant à  Tim Probert, président de Halliburton,il  a remarqué que BP était le maître d’oeuvre pour le maniment des opérations de son entreprise sur la plate-forme.

Parmi les manifestants qui en brandissant des pancartes accusaient d’irresponsabilité les exécutifs, un sénateur a affirmé que ce désastre est comparable – au niveau de la faille technologique – au naufrage du Titanic ou de la catastrophe nucléaire de Three Mile Island. Mais ceux qui sont partisans d’une augmentation des  exploitation pétrolière maritime ont exprimé leur véritable préoccupation.

Le senatrice Lisa Murkowski, de l’Alaska, a prévenue que si les dirigeants s’accusent seulement mutuellement et ne peuvent pas assurer citoyens de la fiabilité de leurs opérations, le résultat  possible du désastre serait la suspension de ce type de production pétrolière, et que « BP non seulement ne sera plus autorisée à forer, mais ceux de  Transocean pour intaller les plateformes, et ceux  Halliburton, pour les cimenter”.

Pendant que les hommes politiques interrogeaient les dirigeants, en montrant une préoccupation intense à propos des failles de la régulation et les manquements technologiques, ainsi que sur comment on allait faire pour sortir de la situation et de ses conséquences, presque personne n’a osé mentionner le secret évident de Washington : la relation intime de plusieurs d’entre eux avec les firmes puissantes du secteur énergétique.

BP, la troisième plus grande entreprises pétrolières du monde, avec 6 milliards de bénéfice seulement dans le premier trimestre de 2010 est, de plus – selon quelques critiques-, le patron de trop d’hommes politiques. La  même chose peut se dire de son influence dans la branche énergétique et ses relations intimes avec le plus haut niveau du pouvoir, comme dans le cas évident de Halliburton.

De fait, derrière la scène publique, une bonne partie du débat à Washington se concentre sur la question de savoir par quel biais on peut surmonterl’énorme obstacle qei représente maintenant ce désastre pour pousser en avant la politique énergétique qui a été prévue grâce aux millions de dollars investis dans les  campagnes électorales (Y compris celle de l’actuel occupant de la Maison blanche) et aux manoeuvres de certains des plus grandes entreprises du monde.

Il y a seulement un mois, le président Barack Obama, en désespérant les partisans de l’environnement et en faisant le bonheur des entreprises énergétiques, avait proposé de réouvrir les côtes de l’Est et peut-être le nord des États-Unis à la plus grande exploitation pétrolière. Seulement 18 jours avant le désastre il a affirmé : « il est  évident, certes que les plates-formes pétrolières ne causent pas en général de marée noire. Elles sont  technologiquement très avancées », après avoir argué que les possibilités d’un désastre environnemental avaient été réduites.

Mais depuis, les républicains qui durant la campagne présidentielle faisaient chorus :  » fore, baby,  fore », en référence à leur demande que les États-Unis réouvrent les côtes au forage pétrolier pour réduire l’importation, et le président, qui a surpris ses sympathisants pour s’être joint, plus délicatement, à ce choeur, se sont tus. Obama a fini par suspendre les plans pour ouvrir plus de côtes au forage pétrolière maritime, tandis qu’ilaffrontait la crise économique, environnementale, sociale et politique qui était provoquée par la marée noire pétrolière dans le Golfe. 

Mais peut-être plus inquiétant pour certains c’est que le désastre révèle aussi les relations proches entre les grandes pétrolières et Washington.

BP est le parrain de nombreux hommes politiques, y compris du président des États-Unis. Avec ses associés il a fait don de plus de 3.5 millions aux candidats fédéraux pendant les 20 dernières années; il a apporté des financements à environ 80 législateurs dans le seul cycle électoral de 2008, y compris avec le don politique le plus grand de tous pour Obama, tant lors de son installation au Sénat que dès le début de sa campagne présidentielle (environ 77 mille dollars), en 2008, selon le Center for Responsive tics, un centre non partisan spécialisé sur la question de l’argent et des élections. Les autres dans la liste sont le sénateur John McCain et Hillary Clinton.

De la même manière, BP a investi des millions (16 millions en 2009) dans ses efforts de pression sur Washington – il est parmi les 20 entreprises qui consacrent le plus d’argent à ce sujet -, pour faire avancer, avec d’autres pétrolières, l’autorisation pour agrandir ses explorations et l’exploitation de ressources pétroliers dans des eaux de plus en plus profondes. Seulement en 2009, la branche d’industrie d’énergie et de ressources naturelles a mené 780 intrigues  et a dépensé 169 millions pour ces activités.

Plusieurs des hommes politiques qui ont interrogé aujourd’hui les dirigeants ont été parmi les bénéficiaires des manoeuvres menées par ces entreprises. Le secret qui est aujourd’hui mis en lumière  – encore une fois – avec ce désastre est que l’huile que ces entreprises produisent aide à lubrifier les rouages de la politique à Washington.

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