Cuba n’accepte ni les pressions ni les chantages ALBERTO NÚÑEZ BETANCOURT

campagne médiatique sur la grève de la faim de contre-révolutionnaires

La chose que ne dit pas cet article tant elle est évidente pour un Cubain, qui subit les effets du terrible blocus, le terrorisme et tout ce que l’imagination fertile de son odieux et puissant voisin peut lui imposer, est que Cuba est en guerre. Et que celui qui en temps de guerre s’allie avec l’ennemi est passible d’un châtiment dans n’importe quel pays. Ceux qui sont en prison le sont en vertu de la loi que les Cubains ont promulgué après qu’en 1996 les Etats-Unis aient eux mêmes promulgué la loi Helms burton. Une loi   extra-territoriale, qui organise un peu plus l’étranglement génocidaire et va jusqu’à prévoir les conditions du pillage de Cuba quand son gouvernement serait renversé, attribuant par exemple les cigares à Philipp Morris et le rhum à Baccardi (d’où le surnom de loi Baccardi) et établissant un véritable protectorat. A la suite de cette loi, les Cubains ont voté à leur tour une contre loi Helms Burton au nom de laquelle celui ou celle qui accepte de l’argent de l’ennemi est passible de peine de prison. Tant qu’on n’a pas compris cela on ne peut pas comprendre ce que signifie le terme de contre-révolutionnaire tel qu’il est employé ici. Il ne s’agit pas « d’opinion », le terme exact serait « agent d’une puissance étrangère » mais à Cuba, nation et révolution, indépendance nationale et socialisme sont des termes équivalents. note et traduction de Danielle Bleitrach


ALBERTO NÚÑEZ BETANCOURT
alberto.enb@granma.cip.cu

D’importants médias occidentales de presse veulent attirer l’attention grâce à des mensonges inventés de toute pièce. C’est de cette manière qu’ils défendent les intérêts impérialistes contre notre pays.
Tandis qu’à Cuba, se développe, par exemple, la campagne de vaccination, antipolio, qui préserve la santé de plus d’un demi-million d’enfants et dans Haïti dévastée des centaines de médecins cubains réaffirment l’ esprit humaniste de lutte pour la vie, des titres malveillants s’appliquent à orchestrer une campagne en faveur du Guillermo Fariñas Hernández contre-révolutionnaire, en grève de la faim, dans sa maison, à la Santa Clara, depuis 13 jours, par laquelle, comme il l’a déclaré, il essaie d’imposer la libération de plus de 20 prisonniers contre-révolutionnaires, sanctionnés avec toutes les garanties procédurales par nos tribunaux; pour agir au service d’intérêts étrangers, contre l’indépendance et l’ordre constitutionnel de notre pays.

La manipulation est telle que des rapports journalistiques en arrivent à inventer que le Gouvernement cubain a déclaré qu’il laisserait mourir  ce salarié de la Section d’Intérêts des États-Unis à La Havane, sans dire un mot sur les efforts multiples de nos professionnels de la santé pour assister cette personne.

Guillermo Fariñas Hernández, connu dans le milieu des vend-patria comme « Coco », est passé d’une adhésion à la Révolution, à une conduite antisociale.

Le premier acte public qui a révélé un évident déséquilibre de sa personnalité, et qui n’avait pas de conotation politique, est survenu à la fin de 1995, quand il a physiquement agressé une femme, une fonctionnaire de l’institution de santé où il travaillait comme psychologue, en lui occasionnant des lésions multiples sur le visage et les bras. Le délit a motivé une sanction de trois ans de privation de liberté sans internement, en plus l’imposition d’une amende de 600 peso

Pour se soustraire à la justice il a commencé sa première grève de la faim et peu de temps après il a franchile seuil de l’activisme contre-révolutionnaire.

Grâce à la collaboration de ces groupuscules il faisait grand bruit sur  son cas, allant jusqu’à propager un grand nombre d’interprétations tendancieuses dans les radios subversives, en manifestant de surcroît sa volonté de  de mourir si on ne lui  apportait pas de réponses aux demandes qu’il avait faites.

Un second fait en 2002 témoigne de la caractéristique violente de ce sujet et de son mépris évident pour sa Patrie et les citoyens qui la défendent. En pleine ville de la Santa Clara, Fariñas a frappé violemment avec une canne un vieillard qui avait empêché un acte terroriste d’un envoyé personnel du criminel Luis Posada Carriles.

Les dommages subi par le blessé ont provoqué une intervention urgente chirurgicale de l’ablation de la rate.

Une fois sanctionné par 5 ans et 10 mois de privation de liberté dans la jugement 569 de 2002 du Tribunal Populaire Provincial de Santa Clara ville, il recommence à nouveau son spectacle qui consiste à faire une grêve de la faim.

A cette occasion, ce choix de Fariñas Hernández a provoqué une légère déshydratation, parce qu’un traitement lui a été fait avec sérums. Il interrompt la grève et le 4 novembre 2002 il a décidé de la recommencer en exigeant qu’il soit mis un téléviseur à la salle d’Infirmerie de la prison où il récupérait.

Le 5 décembre 2003, en faveur de ses problèmes de santé, on lui a accordé une permission extra-pénale (à l’article 31, des incises 3.b et 4, du Code Pénal, il est établi la faculté d’accorder la suspension de l’internement au sanctionné par une privation de liberté pour des causes justifiées, sur la base de l’observation d’une bonne conduite), en concordance avec nos lois et sur la base d’une conception humanitaire de notre justice et du système pénitentiaire.

Trois années après, cet agent de service des Etats-Unis  se lance dans un jeune prolongé pour exiger des fonctionnaires de ETECSA (les télécommunications cubaines Nde T)l’accès à internet depuis son domicile. Farinas est un reporter assidu de l’infâme radio nommée Radio Marti et d’autres stations anticubaines.

Ses états de services concernent aussi  l’assistance aux activités de tous types de la SINA et certaines ambassades diplomatiques européennes qui dirigent la subversion à Cuba, et là il reçoit instructions et ravitaillement.

Il existe des principes bioéthiques qui obligent le médecin à respecter la décision d’une personne qui a décidé de commencer une grève de la faim.

A cause de cela, d’aucune manière on ne peut le forcer à absorber des aliments, comme cela est pratiqué quotidiennement par les autorités nord-américaines dans les cachots et centres de tortures de Guantanamo,
 Abu Ghraib y Bagram, en violation des droits des détenus.
La médecine peut seulement agir quand le patient est entré en état de shock, phase, qui peut intervenir tard, alors que l’être humain est à la limite de la survie, ce qui s’appelle le point de non retour.
Les épisodes sucessifs de grèves de la faim ont fait que Farinas est dans un processus de déterioration important.

Si aujourd’hui il est encore en vie, il faut souligner que c’est grâce à l’attention médicale qualifiée qu’il a reçu sans tenir aucun compte de sa condition de mercenaire.

Dans ce cas , ce n’est pas la médecine qui doit résoudre le problème créé intentionnellement dans le but de discréditer notre système politique, mais le patient lui même et les apatrides, les diplomates étrangers et les médias qui le manipulent. les conséquences sont entièrement de leur responsabilité.

Cuba qui a démontré abondamment qu’il a comme principale devise la vie et la dignité de l’être humain n’acceptera ni pression, ni chantages.

3 commentaires

  1. Je soutiens Cuba son Peuple et ses Dirigeants authentiquements Revolutionnaires donc Humanistes et je vomis la presse aux ordres qui s’acharne sur ce peuple courageux.

  2. Farinas Hernandez me paraît avoir au moins un « mérite » : celui de la cohérence…Ce n’est pas comme Maria Beatriz Roque, qui se gavait sans retenue lors de sa grève de la faim d’il y a quelques années…

    Mais à côté des cyniques, il y a les déséquilibrés (comme l’était Orlando Zapata et, manifestement Farinas Hernandez), manipulés par les premiers…Ce sont sans doute les plus dangereux, vu que les manipulateurs, sont, semble-t-il, trop lâches pour jouer eux-mêmes les martyrs…A moins qu’ils soient trop attachés aux dollars de la SINA?

  3. oui je dois dire que dans le cas de Farinas je suis partagée sur le diagostic, d’un côté il a manifestement un grain, l’histoire du vieil homme patriote qu’il frappe au point de lui faire éclater la rate est assez effrayante, mais alors qua Zapata me paraissait réllement malade lui ce serait plutôt un grand hystérique et j’ai une certaine sympathie pour les hystériques… Je me dis que peut-être la femme qu’il a tenté d’étrangler (la première ) lui avait réellement pourri la vieet que depuis ils s’estime victime d’une injustice… Je crois que les Cubains qui ont beaucoup de patience et un tempêrament plutôt serein comprennent mal les hystériques… Ils sont stupéfaits et excédés par ce type d’individu qui est effectivement difficile à gérer. Déjà quand je rouspète quand on fait une interminable queue, je me fais reprendre par mes amis « ici, on n’est pas en France, il faut attendre patiemment! »
    Il y a autre chose que je ressens, il n’y a pas un endroit au monde où l’injustice soit plus difficile à supporter qu’à Cuba. C’est comme si tout s’écroulait… Un jour j’ai eu le sentiment d’être traitée avec injustice, il a fallu que je m’accroche à toute ma force politique pour résister parce que justement Cuba c’est un lieu où l’on sent qu’il s’est passé quelque chose, l’être humain y a subi un début de mutation collective… Alors tout s’écroule aisément… En plus tu es aussitôt sollicité, on te flatte, on tente de te faire témoigner contre Cuba… C’est un piège narcissique… Et j’ai trés bien vu comment certains avaient pu y succomber, on leur dit qu’ils ne sont pas reconnus dans leur mérite, que si on les écoutait toutn irait mieux pour la Révolution, on les fait s’engager pas à pas… Donc j’imagine bien ce qui est arrivé à ce gars qui n’était peut-être pas un mauvais bougre mais qui a été mené par ce chemin là… Il faut beaucoup de sens politique pour voir le piège quand l’ego est blessé…
    Je suis en train par ailleurs de chercher des références mais il me semble que Raoul a proposé aux Etats-Unis d’échanger les cinq contre des gens qui visiblement souhaiteraient être annexés… Il est clair que cela ne fait pas l’affaire des etats-Unis, pourtant s’ils veulent tellement sauver leur gréviste de la faim, ils n’ont qu’à procéder à l’échange puisque tout cela relève de l’espionnage en temps de guerre et ça éviterait bien des douleurs inutiles, mais la meilleur solution reste la fin du blocus et de l’état de guerre…n

    Le vrai problème c’est la manière dont on est en train d’utiliser ce genre d’individu alors que comme tu le dis les autres, ceux qui les manipulent jouent avec…
    Je suis en train de traduire un texte qui est venu de Cuba qui à mes yeux reflète assez bien la colère du Cubain de la rue … Il y a deux ou trois expressions sur lesquelles je bute…
    Danielle Bleitrach


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