MANIFESTATION HISTORIQUE DES SANS-PAPIERS, La longue marche des immigrés

Il n’y a pas qu’en France et en Europe. Un phénomène est en train de naître, partout les damnés de la terre que sont les immigrés, souvent sans papier, revendiquent leurs droits.Cette mobilisation est d’autant plus importante que partout on assiste à un durcissement de la situation qui leur est faite, et une tentative de leur faire porter la responsabilité de la crise née à Wall Street et liée à la spéculation financière. Aux Etats-Unis, les immigrés ce sont d’abord les latinos. La situation des immigrés et en particulier ceux « sans papier » est trés dure et la répression qui s’exerce contre eux entraîne mort d’homme. Ce qu’il faut bien mesurer c’est que l’Europe, les Etats-Unis, la France au niveau de leur « système de propagande » présentent ce phénomène de l’immigration clandestine comme s’il s’agissait d’un « mal » dont eux seuls étaient frappés transformant les immigrés en bouc émissaires ,d’une situation liée à la mondialisation capitaliste, à ses formes d’accumulation. Ce que Marx décrivait déjà dans le livre II du capital comme « les invalides de l’accumulation du capital ». Il s’agissait à l’époque de l’exode rural qui jetait sur les routes des prolétaires dénués de tout, aujourd’hui le phénomène est planétaire avec l’apparition de formes de résistance qu’il convient d’analyser. Il mériterait comme les formes environnementales et toutes les déchirures qu’engendre la société capitaliste une prise en compte au niveau de l’assemblée générale des Nations Unies, et une concertation de grande ampleur.

  Comme le prouve  cet article de l’Agencia Bolivariana de Noticias (Caracas) rapportant des informations du New York Times. Washington, le 24 janvier de 2010.-Les autorités américaines ont caché des données et des centaines de rapports sur la mort d’immigrants sans papiers aux centres fédéraux d’arrêt des États-Unis, en laissant dans l’ombre les cas d’abus et de malmtraitance,a rapporté le New York Times il y a quelques jours, à travers la rédaction  d’une note de l’agence AP.

Selon des données obtenues par le journal et l’Union Américaine de Droits civiques, les documents ont trait aux 107 immigrants qui sont morts dans des prisons d’immigration depuis un octobre 2003.

Les immigrants étaient sous le contrôle du Service d’Immigration et le Contrôle de Douanes (ICE selon le sigle en anglais).

Les documents démontrent comment les préposés du système ont utilisé leur position pour cacher des preuves de mauvais traitement des prisonniers, pour esquiver le jugement de la presse ou pour préparer des déclarations publiques qui les blanchissent, après  qu’ait été mis en évidence des cas d’abus ou d’absence de soin, déclare le reportage du journal.

Dans le dossier que nous présentons sur ce phénomène planétaire des sans papiers et de leurs luttes, il faut faire un cas particulier à la Chine  puisque la migration s’accomplit à l’intérieur du pays, et que  la société chinoise  a entamé une marche contre le sous développement, comme nous tentons de jeter quelques pistes d’analyse dans l’article ci-dessous sur la violence accrue des conflits salariaux ou encore un article plus ancien sur les conditions de travail en Chine. De ce fait, la condition des travailleurs migrants dans ce pays est aussi dramatique qu’ailleurs mais il y a incontestablement une prise en compte du phénomène par les autorités chinoises qui cherchent à faire face à la situation, les médias qui popularisent les atteintes aux droits de ces travailleurs.

article de David Brooks paru dans Granma international (Cuba)

• DES étudiants immigrés latino-américains ont débuté le «Chemin des rêves», une marche de près de 2 500 km de Miami à Washington DC pour la dignité de leur communauté, avec la revendication d’une réforme migratoire pour en finir avec le déchirement des familles, les déportations et la vie infrahumaine menée dans l’ombre par plus de 12 millions de sans-papiers.

«Nous allons marcher pour faire partager nos histoires au niveau national et avec le message de mettre fin à la séparation des familles et à la souffrance», a déclaré Juan Rodriguez, l’un des participants, qui est arrivé de Colombie à l’âge de six ans avec sa famille, dans un entretien téléphonique avec La Jornada, depuis Miami, juste avant le départ de la marche.

«Je crois que les gens veulent la liberté, la liberté économique, la liberté politique, mais il se passe l’inverse ici: nous vivons dans l’ombre. Nous savons que nous courons un risque (être arrêtés et même déportés, car certains sont des sans-papiers), mais nous ne voulons plus vivre dans la peur», a affirmé Felipe Matos, un autre participant, de 24 ans, arrivé dans ce pays en provenance du Brésil il y a 10 ans.

Les quatre participants qui se sont engagés à entreprendre cette longue marche sont des étudiants actifs dans des mouvements de défense des émigrés. Ils traverseront la Floride, la Georgie, la Caroline du Sud et la Virginie pour atteindre Washington le 1er mai, où ils espèrent se joindre aux milliers de manifestants qui serons déjà présents, pour une journée que les manifestations des dernières années ont transformée en journée des immigrés.

A leur passage par des villages et des villes, ils organiseront des réunions pour faire partager leurs histoires et susciter la solidarité, tandis que d’autres étudiants, immigrés, religieux, syndicalistes, organisateurs communautaires et sympathisants, les rejoindront pour accompagner les quatre étudiants sur une partie du parcours.

Il s’agit d’une initiative de l’organisation Estudiantes Trabajando por Derechos Iguales (Students Working for Equal Rights, SWER) en association avec la Coalition des immigrés de Floride et des groupes nationaux qui militent pour une réforme migratoire intégrale.
Dans granma international

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