Les Français les plus critiques sur le capitalisme : sondage de la BBC

_46684877_world_service_captial_466[1]La chute du mur a ressemblé à une victoire écrasante du capitalisme, Vingt ans après la chute du Mur de Berlin, un récent sondage de la BBC témoigne de l’état d’insatisfaction face au capitalisme et à l’économie de marché. Dans le sondage mondial lancé pour BBC World Service, il y a seulement 11 % d’entre ceux qui ont été questionné dans 27 pays qui ont dit que celui-ci marchait bien. Toujours selon cette enquête internationale réalisée à la demande de la BBC, les Français sont les plus nombreux à considérer que « le système capitalisme est fondamentalement défectueux et qu’il faut un autre système économique ». plus de régulation et la réforme du système capitaliste sont nécessaires. Les opinions sont plus divisées dans le monde entier sur la question de sa voir si la fin de l’Union Soviétique est une bonne chose. Et cette fois les Français se rangent avec les autres occidentaux pour y voir une bonne chose, différente est l’opinion du Tiers monde.

 En 1989, quand le Mur de Berlin est tombé, cela a été perçu  comme une victoire pour les populations de l’Europe Orientale et Centrale. Il était également estimé qu’il s’agissait d’une victouire écrasante pour le libre marché et le capitalisme.

Vingt ans après, ce nouveau sondage mondial laisse penser que la confiance dans les marchés libresont pris un sacré coup depuis les 12 mois passés de crise financière et économique. Plus de 29,000 personnes dans 27 pays ont été interrogées. Dans seulement deux pays, les États-Unis et le Pakistan, il y a plus d’une personne sur cinq personnes qui estime que le capitalisme marche bien droit dans ses bottes.

Presque un quart – 23 % de ceux qui ont répondu – estime qu’il est atteint d’une manière « fatale ». C’est l’opinion de 43 % en France, 38 % au Mexique et 35 % au Brésil. Et il y a une forte demande dans le monde entier pour que les gouvernement interviennent pour redistribuer la richesse plus égalitairement, cette idée est majoritaire dans 22 des 27 pays. S’il y a une question qui fait une quasi unanimité c’est bien celle là selon l’enquête: presque partout se dégage une majorité en vue d’une activité gouvernementale régulatrice. C’est seulement en Turquie qu’une majorité veut moins de règlement gouvernemental .

La question de la désintégration de l’Union soviètique est loin  de faire la même unanimité . Les Européens disent à une grande majorité que c’était une bonne chose : 79 % en Allemagne, 76 % en Grande-Bretagne et 74 % en France manifestent cette opinion. Mais dès que l’on sort de l’Occident développé on entend un tout autre son de cloche. Il n’y a qu’un sur 10 des Egyptiens  qui disent que la fin de l’Union soviétique est une bonne chose et les vues sont divisées en Inde, au Kenya et en Indonésie.

 D’après la traduction libre de l’article: Free market flawed, says survey By James Robbins Diplomatic correspondent, BBC News

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2 commentaires

  1. ce sondage démontre bien une évidence consternante. Les petits blancs occidentaux qui s’arrogent le droit de parole en lieu et place de tous les peuples.
    Même si il manque la Chine sur ce sondage, nous pouvons vraisemblablement penser qu’une majorité de l’humanité avait un autre regard sur l’Union Soviétique.
    Le petit blanc ayant même oublié à qui il doit sa propre liberté et qui en a payé le prix le plus lourd, l’histoire est bien revisitée.
    On peut constater également que dans un grand nombre de pays européens, 1 habitant sur 4 a également une autre vision de l’Union Soviétique, cela va bien plus loin que l’influence électorale des partis communistes locaux et renvoie pas mal de questions dans le déferlement, le délire anticommunistes, alimentés par les renégats de tous poils.
    Notre idéal socialiste ne part pas de rien, tout comme celui du XXIème siècle a pour origine celui de Cuba, celui que nous bâtirons, car nous le bâtirons pas seulement pour nos petits enfants mais pour nous également, ce socialisme là saura tirer les leçons de nos prédécesseurs qui eux-mêmes….
    Peut-être qu’à vouloir trop en faire, la bourgeoisie a montré sa peur, peut-être que l’instinct populaire se détourne du langage dominant, peut-être que la haine de classes prend le pas sur la lutte de classes car manquent désespérément les outils de la Révolution, en tous cas les jeux sont loins d’être faits.

  2. Oui, mais je crois pour essayer de concrètiser qu’il faille bien regarder la sociologie de la planète : les pays industrialisés avec une majorité sociologique qui vit encore bien même si la crise aidant les exclus augmentent, et les pays du Tiers-Monde avec leur majorité sociologique pauvre ou misérable avec des armées et polices suffisantes pour contenir des révoltes éventuelles. Voilà la réalité qui veut que c’est au sud de la planète que se trouvent ces misères avec les plus importantes ressources naturelles dont les voleurs économiques en ont très habilement gardé les propriétés malgré l’indépendance politique qu’ils ont dû concéder. Il faut bien reconnaître que c’est grâce à cet artifice de savants calculs que le capitalisme parvient jusque là à perdurer. Les pays du Nord industrialisés continuant à l’aise, au pillage du Tiers-Monde, qui leurs permettent de faire quelques retombées sur leurs populations pour tout au moins avoir une majorité vivant bien et qui puisse apparaître dans le Suffrage Universel en vigueur . Alors c’est vrai qu’un nouveau monde bipolaire renaît avec l’apparition de Gouvernements progressistes notamment en Amérique-Latine fruits de la prise de concience de populations du lapidage des pays du Nord capitaliste sur leurs ressources naturelles. Ce n’est sans doute pas un hazard que précisément l’avancée sociale en cours se situe dans des pays Latinos-Américains à richesses naturelles importantes. Et que cette prise de conscience s’étende à d’autres pays pauvres, mais riches de leur sol ou sous-sol, face tache d’huile, le capitalisme pourrait commencer à compter ses années de survie. Déjà que le constat est que dans nos pays dits riches (de la misère des autres) la croissance économique est 0, il n’y a donc plus rien à partager et la frayeur gagne en ampleur ces Messieurs les nantis qu’ils puissent se trouver face à des revendications de justice sociale qui leurs demanderont des comptes ! Pour en arriver là un long chemin reste encore à parcourir, le capitalisme a encore des armes économiques, médiatiques et beaucoup de violence plus directes : armée de métié, police, mercenaires, beaucoup de milliards pour cela ! Les tenants du capitalisme savent très bien que si se propage la soif de justice sociale parmi les peuples du monde leur survie sera rendue beaucoup plus difficile. D’où le danger énorme de cataclysmes dont ils sont capables et dénoncés comme tels par MARX. Alors l’évidence est que le réveil des pays pauvres sonnerait le glas des voleurs et des pilleurs de la planète. Les pays en voie de développement et de justice sociale au Sud sont prévenus, ils auront besoin de l’énorme unité et de l’appui de leur Peuple pour faire face aux menaces qui les guettent. La bête immonde blessée est sans doute encore plus redoutable !!!


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