La véritable métamorphose: la femme qui retrécit…

minimen4[1] Des amis m’écrivent, ils me manifestent amitié et inquiétude, l’un d’eux vient de découvrir dans un article que je n’ai pas lu jusqu’où allait l’antisémitisme, la parenté avec l’extrême-droite de Bricmont, il m’explique qu’il ne m’a pas cru, il imaginait que je réagissais par pure vanité intellectuelle.  Oui mais voilà un nouvel article dans Grand soir l’a profondément choqué et il me demande de continuer la bataille. J’ai si peu envie de perdre du temps que je ne lis plus aucun site altermondialiste et surtout pas des torchons, mais voici le texte de ma réponse en forme de fable à cet ami, il donnera de mes nouvelles à ceux qui m’ont manifesté leur affection… Il ne s’agit pas d’une reprise du blog mais d’une correction dans la conclusion. Le texte que j’avais écris sur la métamorphose était trop négatif, trop douloureux… J’ai une nouvelle vie, j’ai perdu une partie de mes kilos en trop, kilos de douleur, de souffrance ultime et de solitude… Tout cela est du passé voici le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui et le goût de vivre retrouvé au centuple… voici l’histoire de la femme qui a rétréci…
Danielle Bleitrach


Quelqu’un a-t-il vu ce vieux film de Jack Arnold (1957) , L’homme, qui  rétrécit , Ce film, l’un de ceux qui m’a le plus marqué, était tiré d’une nouvelle de l’auteur nord américain de science fiction et de récits fantastiques Richard Matheson(The shrinking Man). L’histoire est celle d’un  homme, Scott Carey qui lors d’un voyage en mer a traversé un nuage  radioactif. Il découvre qu’il est atteint d’un mal étrange, il rétrécit, nul ni les médecins, ni  les scientifiques ne peuvent expliquer le phénomène et surtout trouver un remède. Scott, ne peut plus mener une vie normale, sa femme doit suppléer à tout .Elle prend peu à peu la direction du couple. Scott n’a plus d’emploi, ni de revenus, il vend alors son histoire aux médias, ceux-ci se jettent dessus et font du malheureux homme un espèce de monstre.
Scott après un moment d’angoisse, de désespoir a toujours la force de repartir au combat avec courage et lucidité  face à la situation réelle et les potentialités qu’elle lui offre. Puisque les médias ont fait de lui un monstre, il rejoint un cirque qui l’exhibe, il tente même un nouveau couple avec une naine « la plus petite femme du monde », il a ce moment d’espoir d’une nouvelle vie parce que des scientifiques semblent avoir trouvé le moyen de bloquer le processus de rétrécissement. Mais celà n’a qu’un temps et quand il a la taille d’une souris, il est récupéré par sa femme qui l’installe dans une maison de poupée. 
Mais le chat le prend effectivement pour une souris et le harcèle. Un jour qu’il est seul dans la maison, il échappe à l’animal  et tombe au fond de la cave. Sa femme est persuadée que le chat l’a mangé, exit sa famille.

 Là il va encore devoir s’adapter à un nouvel univers, la cave, à la fois la caverne de Platon, un lieu obscur et menaçant et l’île déserte de  Robinson Crusoé, il doit inventer à chaque moment les outils de sa survie (en particulier les trouver dans une vieille boîte à coudre devenue gigantesque)  face à une monstrueuse araignée qui le prend pour une mouche. Le combat où il tue l’araignée avec une aiguille devenue lance sera son dernier combat dans notre monde obscur, il le gagne mais il a encore diminué et il peut passer le grillage de la cave. Il est dans le jardin et c’est un nouveau basculement où se rejoignent l’infiniment petit et l’infiniment grand, il est parti dans l’exploration d’une feuille et le dernier plan est celui d’un ciel étoilé. Le film va encore plus loin que la nouvelle de Matheson en revendiquant l’émancipation au-delà de tous les aléas de la condition humaine. L’émancipation est une victoire de l’esprit à partir de l’acceptation de la réalité des contraintes. Ce n’est pas si éloigné de la liberté de mon cher Spinoza qui jamais n’accepte l’idée du libre arbitre et insiste toujours sur la lucidité face aux contraintes.

Pourquoi parler de ce film ? Parce que certains d’entre vous ont pensé que mon retrait de la vie politique immédiate à la suite de tout ce que j’y avais subi d’injustices et de médiocrités était le signe d’une dépression. Non c’était, hélas sans le génie, l’herem du dit Spinoza. Celui-ci ne plie pas devant  le banissement de la synagogue, de toutes les synagogues et il refuse  toute conversion qui lui permettrait d’être admis dans un autre monde, il va en acquérir une réputation d’athéisme, il sera plus ou moins maudit. Il perd tout soutien familial, il polit des lunettes et travaille intellectuellement, conserve des liens privilégiés mais rares.

Dison donc que le harcèlement antisémite fut plus analogie de sens que cause réelle, il me fit penser à l’herem, l’excommunication,  mais ce ne fut que la goutte d’eau qui fit déborder le vase.  En fait tout s’est passé  comme dans l’homme qui rétrécit, par étape où j’ai cru chaque fois trouver un refuge, reconstruire une nouvelle vie mais ce fut en vain, toujours le rétrécissement recommençait: le rétrécissement, vous l’aurez compris, est la capacité  d’agir collectivement qui diminue. chaque moment où je pensais construire s’avérait  aussi hostile que le précédent, il m’était souffrace puis impuissance, il me fallait m’enfuir.

Le fond c’est cela, l’antisémitisme n’a été que la caricature, le trait noirci qui révèle la forme générale. La femme rétrécissait et  peu à peu s’est imposée cette image de l’enfance, cette main qui avait écrit sur notre porte « Il y a des juifs cachés ici », une image qui matérialisait  tous les rejets incompréhensibles! » L’antisémitisme a eu d’autant plus de poids qu’il fonctionnait comme le point de capiton où se rejoignaient tous les mépris, toutes les expériences hostiles, mais il n’était pas l’essentiel, une simple clé. Entre les peurs enfantines, celle qui pendant des années m’ont fait faire le même cauchemar de la gestapo venant me chercher et moi pétrifiée n’osant pas m’enfuir, et ma découverte du traité théologico politique de Spinoza un jour de mes vingt ans, se jouait l’hostilité de ce monde.

J’ai été cousue de cette enfance là et la souffrance tire sur les cicatrices. Mais chacun sa souffrance, sa cicatrice… La mienne ne me donne aucun droit et surtout pas celui de l’injustice face au peuple palestinien…

Disons que la première étape fut la chute de l’URSS et le rétrécissement moral de mes camarades, je résumerai grossièrement en disant que pour conserver des postes d’élus ils étaient prêts à tous les reniements. Moi non! Pourtant j’aurais bien voulu mais je ne pouvais pas. J’aurais tant voulu parce que mon propre rétrécissement avait commencé : j’avais perdu mon compagnon trés aimé, j’étais ivre de douleur… et mon fils adoptif se révélait schizophrène, il me poursuivait, il me confondait dans ses crises avec la mère qui l’avait abandonnée. J’ai commencé un chemin de croix, de plus en plus seule, c’était en 1986, quatre ans avant la chute. Jusqu’ici j’avais vécu dans l’idée folle d’une sorte de perfection des communistes et de leur parti. J’avais été si protégée, enseignante à la fac, militante et dirigeante du parti, respectée et je croyais aimée… Et voilà que mes camarades tenaient le langage des anticommunistes sur le « totalitarisme », moi intellectuellement je ne comprenais pas et quand intellectuellement je ne comprends pas je ne peux pas accepter de me battre la coulpe.

En 1994, je rencontre un autre univers, Cuba, des gens qui restent debout face à la débâcle du PCF. Ils sont seuls, décriés de tous. Je rentre dans ce combat avec passion et sans mesurer ma peine, je refuse mon statut de « monstre communiste » que l’on tente de me plaquer sur la bouche pour m’étouffer, je serais « la stalinienne » et je tente d’échapper aux  groupuscules dans lesquels nous sommes cantonnés derrière parfois des gourous problématiques qui défendent leur fond de boutique. Il y a des gens bien qui partagent mon désespoir, ils vont mener avec moi le combat pour Cuba. Cuba m’apporte ce moment privilégié où je crois avoir arrêté le rétrécissement de l’isolement, de l’impuissance.

C’est pourtant une situation désespérée, je suis seule face à la maladie mentale, le coeur déchiré et je me bats sans trêve sous les quolibets de ceux qui dénoncent y compris le combat cubain. Je suis interdite de l’huma, mon nom ne doit plus être prononcé et l’interdit va se renouveller sans cesse sans la protestation de personne.C’est en 2003 et je me souviens de cette fête de l’huma où j’ai fait signer des pétitions pour Cuba, plus de 2000 en trois jours, un exploit et surtout le sentiment d’une fête dont la profondeur a d’immenses ressources.  Je crois retrouver un petit groupe d’amis de Cuba, une certaine fraternité. Le processus de rétrécissement semble bloqué et je repars à l’assaut, nous remportons des victoires.

Mais le processus repart, je suis poursuivie par les haines, les jalousies, la solidarité cubaine devient à nouveau un univers hostile. J’ignore pourquoi mais peu à peu je me sens comme une mouche dont des enfants méchants s’amusent à couper les ailes et les pattes. Je ne demande rien, je n’ai jamais coûté un peso au peuple cubain, j’ai nourri, guidé à mes frais tous ceux qui voulaient aider Cuba… Je n’ai jamais rien attendu ni gloire, ni argent j’ai toujours donné… Il y a un mélange de plus en plus délétère de membres du parti acharnés à me faire la peau, de gens qui dieu sait pourquoi me haïssent, d’envieux et de gens qui utilisent le combat cubain pour leur propre gloire, se font mousser, des courtisans.

 Cuba est pour moi le lieu de la planète qui est allé le plus loin dans une société juste et cela rend encore plus douloureux l’injustice fut-elle minime. Je la subis jusqu’à plus soif. Jusqu’à ce texte immonde d’un certain Esteban Garcia qui décrit mon action à Cuba. Mensongèrement mais il y a des détails qui sont transformés mais exacts. Il ne l’a pas inventé. Ce texte immonde  est encore sur mon blog, l’individu me poursuit je suis obligée de le menacer de la police, c’est le premier d’une longue liste d’ignominies…

Mais je dois retourner en arrière. En 2007 je crée le blog changement de société, je suis dans la maison de poupée d’internet, je fais ce que je peux, je travaille comme une bête. J’écris avec Bonaldi le livre le meilleur sur Cuba, il s’intitule « Cuba, Fidel ou le Che ou l’aventure du socialisme ». Toujours avec ma préoccupation de  redonner vie à l’espérance socialiste dans mon propre pays. Mais ils en sont bien loin, la pointe ultime de leur combat c’est la défense du service  public, c’est juste mais c’est loin du socialisme, par exemple de la  nationalisation sans compensation financière des banques. C’est le paiement  d’indemnités pour les ouvriers mis au chômage. Et-ce à cause de cela que le silence est organisé autour de ce livre en commençant pas mon propre éditeur? Là encore il faudrait décrire toutes les abominations… Mais passons… Puisque effectivement tout cela est désormais du passé… Comme cette femme dont j’ignore tout une certaine lyne du château qui me traite de « vieille peau » parce que j’aurais paraît-il osé attaquer son gourou… Il étrange que parfois quand vous croyez avoir touché le fond de la douleur une médiocrité, une insanité face encore plus mal… C’est cela qu’il m’a fallu fuir, la possibilité de souffrir de niaiseries…
C’est à ce moment que dans le même genre stupide et ignoble se place le harcèlement antisémite de Leila le corbeau mais oublions cela. L’attaque a lieu avec la contribution active  de mon co-auteur V.D, qui poussera l’ignominie jusqu’à accepter une invitation par France Cuba Marseille dont je suis bannie, c’est au mois de juin 2009. Il y a eu  avant des tas d’insultes gratuites comme mon interdiction à la cité du livre de la fête de l’huma, et j’en dirai, j’en dirai. A ce moment-là c’est le basculement après le combat avec l’araignée dans la cave où je suis enfouie, il me reste à vivre un nouveau rétrécissement et je pourrais m’enfuir par la lucarne, le grillage ne me retient plus je suis trop petite, le petit insecte de la métamorphose de kafka. J’écris le texte sur la métamorphose et je laisse ce blog. Avec lui tout combat dans l’univers de solitude et de désespoir de la politique immédiate.

Je quitte Marseille…Je quitte surtout à jamais le mépris qui me dévore le coeur. Je ne veux plus de tout ça… Il y a eu l’élection, le score ridicule de Dieudonné, allons ces gens n’ont de l’importance que dans un petit cercle étroit, ils n’ont aucune audience… De petits jouets, des petits soldats du capital, l’extrême-droite qui se pare des plumes de l’antyi-impérialisme… Il s’agit de faire avancer dans les consciences des solutions d’extrême-droite… Le vrai problème je le découvre maintenant ce ne sont pas ces fantoches c’est l’absence de perspective politique…

Voilà j’ai basculé dans l’apprentissage d’un autre univers. J’avais pensé faire des études de philosophie mais c’était encore trop proche, tout y avait rétréci, j’ai écouté les profs pendant deux ou trois cours, non seulement ils ne m’apprenaient pas grand-chose mais c’était de la scholastique. Ils voulaient me remettre au grec ancien que j’avais abandonné depuis 50 ans. Alors je me suis dit « pourquoipas le chinois ? »  Et j’ai choisi cette voie avec la même détermination que j’avais mise à quitter Marseille. La pensée chinoise parlerait de « rationalité divinatoire »,  depuis plus d’un mois je me suis inscrite en licence de chinois, je suis plongée dans un autre univers.  je passe mes soirées à réviser en bibliothèque, aux côtés de mes chers étudiants. J’en ai pour trois ans, le même temps qu’a duré ce blog et après je partirai en Chine… pour un long voyage si la vie me le permet…

Désormais la femme qui rétrécit est sur les bancs au lieu d’être face à l’amphi, elle passe des contrôles, marche en traçant mentalement des caractères chinois. C’est passionnant, l’objet de l’étude et la découverte des potentialités de la vieillesse, j’ai une plus grande culture et tous les faits de civilisation, la géographie ne me posent aucun problème, je suis passionnée par l’étymologie des caractères chinois. J’ai le même problème que pour toutes les langues, je chante faux et je n’ai pas d’oreille, mais je suis sauvée par ma mémoire visuelle, ma culture. Mieux je découvre que la confrontation avec cette langue me rend facile toutes les langues européennes à commencer par l’anglais.  Dans les  intercours je lis des revues qui traitent toutes de la Chine, je suis  heureuse comme je ne l’ai plus été depuis des années. En acceptant l’humilité de l’apprentissage je retrouve l’infini bonheur de l’étude désintéressée.
Des amis me demandent « de reprendre ma place », il est même question de  lutter contre le fascisme à propos d’un article dans Grand soir, article que je ne lirai pas, je m’en moque totalement, ce n’est plus mon affaire. Je suis vidée de l’amertume, j’écris cela en pensant qu’il existe peut-être d’autres individus qui souffrent comme j’ai pu souffrir. Qu’ils sachent qu’il faut accepter le changement et qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie.

J’ai repensé à deux choses que disait Fidel, la première c’était que l’on n’était révolutionnaire que si on avait confiance dans les êtres humains, on pouvait tout savoir de Marx et lénine mais si on n’aimait pas les êtres humains on n’était pas un révolutionnaire. Il retrouvait les accents de Saint Paul dans l’épitre aux Corinthiens : « Si tu n’as pas la charité tu n’es qu’un cloche d’airain résonnant dans le vide »… Je crois effectivement que l’on, ne peut pas rester une révolutionnaire si on laisse l’amertume, l’égoisme, vous ronger le coeur, moi j’ai cherché ce monde à ma taille où je pouvais me dépouiller de ces tares pour le moment je l’ai trouvé. La deuxième réflexion de Fidel est une reprise de l’idée de Marx: le communisme exige le changement, Fidel dit: « Là où cela stagne, cela pourrit! » Accepter le changement c’est refuser la pourriture et là c’est plus complexe parce quele est le sens réel du changement ? Je crois qu’il faut agir en fonction de ses possibilités réelle en refusant les conversions que l’adversaire vous offre.

A propos dans ma nouvelle vie j’assure un cycle de conférence sur le socialisme ( Cuba, la Chine et l’URSS), je n’ai pas changé et pas perdu le principe espérance qui selon Ernst Bloch faisait que le pire des socialismes valait mieux que le meilleur des capitalismes parce qu’il y restait ce principe espérance. Il savait de quoi il parlait, il avait du fuir la RDA où il était persécuté et réfugié en RFA continuait sa défense du socialisme. Il est vrai qu’il s’appelait Bloch, un de ces utopistes juifs qui ont fait rêver de la Révolution, comme Rosa… Chère Rosa, je t’aime toujours… J’ai définitivement rejoint l’infiniment grand de mes livres et de votre amitié.

Danielle Bleitrach

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43 commentaires

  1. « mais il faut comprendre qu’un avocat n’approuve pas nécessairement son client (contrairement à un site qui publie un texte » Bricmont
    donc Viktor approuve tout ce qu’il publie ici, c’est pas une info mais un scoop.
    Maboule il est avec des articles parfois complétement contradictoires avec les précédents.
    Me voici inquiet, donc le coup du Richaud défendant le niqueur de niakoues de Mitterrand( ah si ils avaient de petits français croyez-moi…) était une collusion Richaud Dedaj ?
    Le coup de Bricmont volant au secours des fachos dont il défend bec et ongles la liberté d’expression, sans doute au nom d’Allende, de Dachau, de 30 millions de soviétiques dégommés et un naze pour se féliciter d’une extrême droite devenue assoiffée de justice…
    Oui toutes libertés de niquer les petits thailandais, de jouir sans entrave, si possible ailleurs, d’appeler au meurtre, à raser le mur des lamentations origine de tous les maux.
    A la libération de Paris, certains diront à son occupation par les juges bolcheviques du PCF, un quota d’intellectuels, et des plus prestigieux, s’arrogeât le droit d’exiger clémence pour un écrivain dont la plume durant las années noires appelait au crime; Ce charmant bambin ne faisait qu’exprimer son opinion, pas en toute démocratie, les démocrates eux partaient en fumée comme juifs et tziganes.
    Un artiste, un intellectuel a ce droit extraordinaire, celui d’échapper à toute justice humaine et pour peu que l’opinion ne suive pas ou plus, c’est la levée de boucliers, nous sommes au dessus de la mêlée nous, nous pensons et surtout nous avons culture, connaissance et connaissances…
    Je suis certain qu’au nom de la liberté et du droit à l’expression nous aurons ici sur Grand Soir les meilleures feuilles de mein Kampf ;, merde Viktor va pas censurer quand même, hein Grand Soir, le regard fixé sur la ligne bleue de l’audimat.
    Parce qu’à y regarder de plus près les articles polémiques c’est de l’audience et ma fois avec ce con de M. Jackson qui raffle les parts de marché, faut assurer le quotidien.
    Au nom de la liberté d’expression quelques ratons périront noyés dans la Seine, liberté du Préfet, Jara les dois coupés et flingué comme un rat; liberté d’expression, Guernica liberté d’expression, Che Guevara abattu comme un chien liberté d’expression, des millions de juifs et tziganes en Nuit et Brouillard liberté d’expression,
    oui c’est bien connu on choisit toujours un avocat qui ne partage pas vos opinions c’est une défense imparable…
    Un autre post nous parle de J Ferrat, povre de lui, lui qui nous chante que certains mettraient bien à la même table SS et déportés, au nom de la liberté d’expression ou de l’audimat.
    Je comprends que certains frémissent à l’idée qu’un facho se prennent une prune, au Honduras les non fachos s’en prennent aussi mais d’une autre nature, ils comprennent rien à la liberté d’expression.
    Soyez complaisants, perdez vos repères de classe pour soulager vos haines et rancoeurs, laissez toute liberté aux ennemis de la liberté, quand celle-ci sera à défendre je suis bien curieux de savoir de quel côté se rangera Grand Soir et sa courbe d’audimat.
    Et un dernier mot
    Danielle Bleitrach, tu as écrit sur ces gens là, tu m’as montré des mails reçus qui mériteraient la taule, comme certains je ne t’ai pas suivie, tu disais que ces gens baignaient dans le pire, je m’excuse Danielle, ton mauvais caractère m’a fait pencher du côté du pire mais tu avais raison, la Peste Brune est entrée dans Grand Soir.

  2. Bonjour Danielle,
    Je suis heureux d’avoir de tes nouvelles et de te savoir heureuse me ravt.Moi aussi je me serai bien mis au Chinois si ce n’était pas une langue à tons.J’avais beaucoup d’amitié pour la Chine,intuitivement je me disais que si les médias aux ordres décriaient ce pays immense c’est parcequ’ils savaient que la voie choisie n’était pas celle du Capitalisme et que la Chine ne se laisserait pas dominner.Tes textes m’ont conforté dans cette analyse il en est de méme pour Cuba,le Capitalisme n’as pas gagné definitivement.
    comme toi j’ai été scout et on disait bonne chance et bonne chasse.
    Affectueusement.
    Abdallah.

  3. La chine c’est tout de même un quart de l’humanité, une civilisation qui se perd dans la nuit des temps, cela mérite le détour. Les tons ne sont pas le plus difficile. Il y en a quatre un ton haut et égal -, un ton qui monte, un autre qui fait un demi cercle et insiste, enfin un dernier qui tombe. Mais on dit qu’il en existe un cinquième le ton sans notation. C’est comme les paliers du relief chinois, il y en a quatre ou cinq si l’on compte le plateau sous la mer qui est juste avant les abysses. C’est toujours le problème de l’ensemble vide, le plus important parce qu’il permet le mouvement. Je vais tenter de comprendre et de travailler la question du socialisme chinois j’ai une conférence sur ce thème le 4 janvier. Pour le moment je m’initie à cet univers et je suis fascinée… Beaucoup de jeunes de ma promotion sont déjà parti dans ce pays et l’adorent, ils ne pensent qu’à ça… Travaillent toute la journée et je tente de les suivre… C’est réconfortant parce que mon vieux cerveau répond assez correctement, une machine bien rodée et j’éprouve de grandes joies à sentir l’instrument qui répond aux sollicitations de l’étude.
    Les jeunes sont tentés par le bouddhisme, le taoisme, les médecines chinoises mais ils ne manifestent aucun intérêt pour la vie politique chez nous… Ils disent simplement que les Chinois nous demandent de leur foutre la paix avec nos jugements de valeur, et que c’est le seul moment où ces gens adorables se mettent en colère quand on prétend leur dicter leur conduite… La fac est pleine de jeunes chinois qui viennent étudier, d’autres plus âgés, c’est trés dynamiques, plein d’espoir.
    Je me sens lavée, à des kilomètres de tous ces altermondialistes nazis qui tentent de nous faire avaler toutes les horreurs sous le prétexte du droit à l’expression… Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de Girard mais je crois qu’il faut qu’il se rassure ou s’inquiète, tous ces gens ne représentent rien, c’est une tempête dans un verre d’eau. Ne perdons pas de temps avec ça…
    Danielle Bleitrach
    PS. l’histoire du naze qui se réjouit de voir l’extrême-droite ralliée à de bons sentiment m’a tellement fait rire, que je suis allée pour la première fois depuis longtemps sur le site Grand soir, j’ai survolé la plaidoirie de Bricmont, les interventions pas tristes d’ailleurs. Extraordinaire imaginez la même plaidoirir pour défendre Pinochet, les tortionnaires en Algérie, on en n’est pas loin puisqu’il y a Le pen en filigrane, est-ce qu’il y aurait les mêmes cris d’extase face à cette ^proposition débile… Pour Bricmont de deux solutions ou ce type est une sorte de maître collard qui prend n’importe quelle cause pour exister et pour se faire une réputation, ou c’est comme je le crois un vrai fasciste qui nous vend sa marchandise en utilisant y compris ce pauvre Chomsky alors qu’il est sur la ligne de Petras et pas celle de Chomsky que le dit Petras traite de sioniste. Il ferait mieux de faire de la physique au lieu de se prendre pour une caricature de Russel… Sans pouvoir jamais installer un tribunal d’ailleurs… Tout cela est ridicule et il est bien triste que des communistes en soient réduits à ce brouet infect…

    • Tout cela est ridicule et il est bien triste que des communistes en soient réduits à ce brouet infect…
      Alors là j’approuve totalement ! Seul bémol, les fachos même en petite quantité quand ils sont arrosés hé bien ils poussent et je ne veux en aucun cas sous estimer ceux qui seraient si satisfaits de reproduire l’histoire à coup de Zyclon et autres pendaisons.
      Pas l’envie de passer du Grand Soir à la nuit de Cristal !

      En tout cas en 3 mn j’en sais plus sur la Chine et les chinois et c’est réconfortant d’autant que j’imagine sans effort, tant Danielle qu’Abdallah pratiquants d’une langue en thon, en tongs , non en tons je veux dire, mais ça consiste en quoi, encore une fois ne voila planté comme un poireau!

  4. je vais essayer de t’expliquer ce que j’ai compris.

    1) L’écriture chinoise et la parole:

    Comme tu le sais le Chinois s’écrit en caractères. Ceux-ci se décomposent en éléments clés, en radicaux mais aussi en phonétique. Parexemple la mère se décompose en deux signes la femme et ma qui signifie cheval. Ce qui est privilégié dans cette dernière syllabe c’est la phonétique (maman langage universel) alors que la première porte sur le sens femme.
    Il y a pour un lettré 10.000 caractères et si tu en possèdes moins de 2000 tu es un illettré (ce qui est mon cas). Les syllabes phonétiques sont bien moins nombreuses donc déjà on leur ajoute un ton pour les distinguer. Tu passes ton temps à deux exercices, premièrement à dessiner les dits caractères (dans l’ordre, il faut respecter un ordre calligraphique)deuxiément en chantant les syllabes et leurs tons comme dans une comptine, ainsi le troisième son paraît un véritable miaulement, alors qu’avec le dernier on s’assied en tombant littéralement. Il y a aussi des consonnes soufflées d’autres aspirées comme le h en r, cela ressemble à habana vieja prononcé par un cubain.

    Pour raffiner dans la complexité les Chinois ont simplifié certains signes donc parfois les caractères ont deux écritures, TaIwan refuse l’alphabet simplifié. Ils ont également transcrit en alphabet latin leurs propres sons, c’est le piyin. Et c’est sur les lettres latines du piyin qu’il y a les quatre tons.Il faut donc tout apprendre, alphabet traditionnel, alphabet simplifié, ordre de la calligraphie et piyin comme une comptine.

    Tout cela a l’air bien compliqué, ça l’est et surtout c’est un énorme effort de mémorisation. Mais le chinois est moins compliqué qu’on le croit par rapport par exemple au français ou à l’espagnol, il n’y aucune conjugaison, on place le verbe et c’est le contexte qui lui donne sens. C’est encore plus simple que l’anglais qui est déjà pas mal de ce point de vue.
    Enfin j’arrive à l’aspect le plus étonnant, les Chinois écrivent tous les mêmes signes mais suivant les régions les sons sont totalement différent. C’est-à-dire que spontanément de 1000 km en 1000 km ils ne se comprennent pas plus ou pas moins qu’un espagnol et un français. Alors ils font des gestes, ils écrivent les signes dans le creux de la main et les chiffres ont un al^phabet digne de celui des sourds-muets. Il faut apprendre sans se poser de questions en répétant.Cela dit là encorer le compliqué est simple puisque l’on ajoute simplement les chiffres les uns aux autres en notant mille, cent, unité…

    Il faut encore ajouter l’influence du Chinois dans ce qui fut jadis ses protectorat tribaux (payant le tribut) comme le Viet Nam. Ce sont les Français qui ont imposé aux Vietnamiens la suppression des caractères chinois. L’influence du Chinois est patente dans d’autres langages comme le japonais ou le Coréens.

    Nous sommes dans un autre univers tout à fait passionnant, une histoire, une civilisation dont ce que je viens de décrire sur les caractères n’est qu’un petit hors d’oeuvre. Imaginez donc la niaiserie de ceux qui veulent décrire ce monde sans avoir le désir de l’effort d’une véritable compréhension. Personnellement je vais consacrer 3 ans, et ce quasiment 10 heures par jour à cette étude pour pouvoir ne pas faire ni tourisme, ni journalisme. Et après ce temps peut-être que je recréerai un blog sur ce quart de l’humanité.

    2)La question du socialisme

    Par ailleurs comme je l’ai expliqué je travaille sur la question du socialisme. Lundi je vais faire une conférence sur Cuba mais pas le Cuba dont nous parlons habituellement, pour le défendre, non pour tenter de comprendre le socialisme cubain et les raisons historiques et politiques de sa résistance. C’est dans le cadre de l’Université populaire locale. En Janvier ce sera une conférence de même nature sur le socialisme chinois et en juin la révolution bolchevique avec séance de cinéma qui permettent le débat. Le programme se déroulera sur deux ans au moins et j’ai prévu en juillet d’aller me faire une ventrée de framboise en Serbie et là grâce à une amie Serbe de travailler la question du socialisme autogestionnaire yougoslave. je crois que nous avons négligé la compréhension de la nation au stade impérialiste, c’est une grande question théorique. je m’e’xplique, le socialisme n’est pas le communisme, le communisme est un processus. On a coutume de dire que le socialisme c’est à chacun selon son travail et le communisme à chacun selon ses besoins. C’est une fausse bonne idée que ce pays de cocagne surtout dans un temps où les ressources se raréfient. En fait cette remarque suppose toute une réflexion sur la transformation de l’être humain dans son rapport à la nature et dans sa relation entre eux dans la production (double relation qui définit un mode de production). Ce qu’avait subodoré le CHe, l’individu doit changer c’est un processus difficile. Donc me parait plus parlante l’idée que le processus du socialisme au communisme part de l’Etat qui impose la collectivisation des Moyens de Production à la fin de l’Etat, à son dépérissement. A la création d’une communauté des producteurs qui trouve dans le collectif les instruments de la régulation. Comment passer de l’un à l’autre dans une situation entièrement dominé par la logique impérialiste et capitaliste? Parce que ça a été toujours le contexte et encore plus aujourd’hui… Ce qui est frappant est que la plupart des divisions du mouvement socialiste, trotskisme, stalinisme, Chine URSS, pour ne citer que les plus grands schismes ont prétendu régler ce problème en théorie sans toujours affronter la pratique et y réussir. Il faut revoir dans ce contexte la question comme souveraineté anti-impérialiste au-delà de l’Etat, fondant la légitimité réelle de la Révolution, bref c’est un monde de recherche qui est ouvert devant nous.

    Voilà tu vois que j’ai du pain sur la planche, je n’ai pas une minute à moi, surtout que dès que j’ai une mlinute je me précipite au cinéma, je marche dans la colline… Alors tu comprends Grand soir, Bricmont et autres fachos de service je m’en fous totalement comme d’ailleurs tous ceux que je rencontre qui s’intéressent à autre chose.

    Mais il y a des gens que j’ai rencontré sur le net que j’estime, tu en fais partie Alain malgré ton caractère de cochon, Abdallah aussi, les Questiaux également, Pascal Brula, Pam, Marianne, je ne peux pas tous les citer mais avec vous je n’ai pas perdu mon temps. Peut-être que l’an prochain on se donnera rendez-vous à la fête de l’huma, je n’aurai aucun livre à être interdit, je serai devenue si petite que je ne gênerai plus personne, la belle vie quoi!!!

    3) Doit-on craindre le fascisme et que représente cet anti-impériliasme de plus en plus fascisant ? la médiocrité intellectuelle et la recherche de communautés fusionnelles.

    je m’aperçois que je n’ai pas répondu à tes phrases sur la peur du fascisme, c’est vrai que nous sommes dans des temps de crise et qu’il faut se méfier. Il est clair que ces gens ont pour fonction de dévoyer l’anti-impérialisme et le combat des Palestiniens. Mais il faut également comprendre la fonction de l’antisémitisme chez des intellectuels médiocres. De ce point de vue Sartre a écrit une nouvelle tout à fait interéssante qui s’intitule « l’enfance d’un chef ». On voit comment l’individu en question va par hasard prononcer des phrases antisémites dans un raout mondain et à sa grande surprise il a un succès fou dans ce beau monde qui n’est pas le sien mais celui d’une bourgeoisie typiquement française. En fait l’antisémitisme non seulement lui rallie les faveurs de cette bourgeoisie mais crée un consensus des médeiocres et des envieux, cela lui tient lieu de pensée radicale sans vertige révolutionnaire. C’est comme cela qu’il va devenir un chef. En ce moment nous avons l’impression que ceux qui tiennent le haut du pavé médiatique ce sont plutôt les gens du CRIF, ceux qui exploitent le martyre du peuple juif pour mettre le baillon aux Palestiniens. C’est vrai et il faut les dénoncer sans relâche, mais dans le même temps les mécanismes de « l’enfance d’un chef » sont là, la bourgeoisie française celle qui a les capitaux reste anti-dreyfusarde. Sur ce vieux fond, un anti-impérialisme sans vertige révolutionnaire peut proliférer, être utilisé au bon moment.

    Et comme les imbéciles ne manquent pas, on peut y compris dans le microcosme de certains sites du net rejouer l’enfance d’un chef. Je crois que c’est le cas de Bricmont, il se fiche complètement des effets réels de ses affirmations pour ceux qu’il prétend défendre, le seul problème est de créer un consensus autour de sa personne, d’apparaître comme un penseur original alors que c’est un médiocre. le florilège des intervenants illustre aussi les bases réelles du consensus obtenu à ce niveau. Comme dans l’attaque stupide de Freud et de la psychanalyse qu’il commit jadis. Le problème est qu’il y a eu une vague contre révolutionnaire qui nous a laissé trés démunis sur le plan théorique, nous sommes entourés d’histrions. Je ne sais rien des capacités de physicien de Bricmont et je ne m’en mêlerai pas parce que je trouve débile son attitude de vouloir donner des leçons à des disciplines dont il ignore tout. Ce positiviste qui revendique la science expérimentale et exacte et méprise les sciences trop humaines se conduit comme un simple idéologue et ça ça me fait mal augurer de ses qualités professionnelles dans sa propre disipline, c’est ce que j’appelle une attitude médiocre.

    L’influence des pseudos scientifiques, pseudos rationnels est grande dans l’univers des complots, des causalités simples, ils jouent les gourous en revendiquant un pseudo bon sens, une logique élémentaire et sur le fond un mépris de la complexité. Ils cherchent des disciples sur la base sectqaire. Et comme dans la situation de crise les gens sont trés malheureux, trés seuls, ils aspirent tous à des communautés, des fraternités. Les suicides au travail sont les suicides de l’anomie (de la perte du lien social), donc il suffit d’un gourou débile pour créer une fausse communauté, une communauté inventée, le racisme, l’antisémitisme, les fondamentalismes fonctionnent à la fois sur la fusion du même et la haine de l’autre, le juif est un assez beau fantasme de l’autre et Israël l’acceptation de ce destin de réprouvé, une vraie connerie.

    Voilà pourquoi je n’ai pas envie de replonger dans ce magma j’espère que vous comprenez pourquoi et que vous partagez mon opinion sur mon choix de vie.
    Amitiés à tous
    Danielle

  5. Chère Danielle,

    Je suis heureux d’apprendre que tu commences une nouvelle vie, il est souvent nécessaire de rompre à un moment ou à un autre avec un passé proche qui nous englue. J’ai connu cela en passant 20 ans en dehors du P.C.F et espérant de regroupements d’anciens en regroupement d’anciens que du neuf en surgirait. Il n’en a rien été, c’est la grande leçon de toute cette expérience. J’aurai pu adhérer à une organisation d’extrême gauche,si je ne l’ai pas fait c’est que quelque chose me disait que la solution n’est pas de ce côté là. Ancien directeur de salle de cinéma Art et Essai, je suis heureux de voir que tu apprécies « L’Homme qui rétrécit », c’est un film que j’ai souvent programmé pour les scolaires.Est-ce la chance de ne pas évoluer dans un environnement intellectuel qui enferme,j’attâche beaucoup moins d’importance que toi à la dégénérescence d’une certaine intelligencia. Ce National-Bolchévisme est un phénomène bien connu de toute les périodes de crises. Que la cause palestinienne conduise certains sur cette pente, ne me surprend pas.Comme beaucoup de personnes très affecté par la situation palestinienne (j’ai été membre de France Palestine)on traverse des moments de désespérance qui peut conduire à des sentiments profond d’antisémitisme. Je te l’avoue, je les ai éprouvé, tellement il me semble, que cette situation faite au peuple palestinien est une injustice.En définitif ce qui sauve, c’est de côtoyer l’intelligence du coeur d' »intellectuels » qui ne rennoncent pas, au premier rangs desquels des personnalités, de culture, de confession etc..((juive) [ voilà pour toi un beau sujet d’étude qu’est-ce qu’être « juif », de quoi animer ton blog de longues années encore] Dans ce sens moi qui est la chance de travailler dans le cinéma, le « jeune cinéma israelien » à jouer pour moi le rôle de consolation du philosophe. Concernant Hannah
    et son concept de « Totalitarisme », je crois qu’il mérite mieux que la caricature qui en est fait. Le stalisme est un véritable problème, il a fait des millions de morts, même si ce n’est pas la centaine de millions de l’ex-mao Courtois.j’ai écrit pour notre blog « unitécommuniste.org » un article sur la Chine et je pense qu’il y a véritablement restauration du capitalisme dans ce pays. Reste à savoir si les chinois pouvaient faire autrement (Ce qui explique que je ne peux pas adhérer aux discours idéalistes de l’extrême gauche)
    Pour finir je suis heureux que tu reprennes pieds. En raccompagnant une jeune réalisatrice un soir chez elle, elle m’a raconté comme ami d’enfance des enfants de la famille Poulantzas,
    Nicos s’était défenestré. Il a crié « ils ne m’auront pas », j’ai toujours pensé qu’il avait eu peur de sa dérive droitière de la dernière partie de sa vie. En réalité m’a confirmée cette réalisatrice, il faisait des cauchemards où la police politique des colonels venait l’arrêter. Tu es vivante, c’est le principale
    remplie tes nuits des figures de tous amis qui pensent à toi.

    Ecris nous une nouvelle « question juive », qui se réfère à Marx, à Freud à Rosa et aux Marx Brother’s. Les pieds dans une bassine d’eau à l’ombre d’un olivier en sirotant une anisette.
    Pierre Martin

  6. merci à toi Pierre Martin, je voudrais rapidement te dire mon désaccord sur le faux concept de « totalitarisme ». Et illustrer mon refus: pendant trés longtemps la recherche historique sur l’URSS a été totalement déterminée par ce concept, il fallait ranger les faits dans cette vision. Et puis il y a eu un événément important, l’ouverture des archives de l’ex-Union soviétique. A ce moment là des historiens anglo-saxons pour la plupart ont d&écouvert que la description du « totalitarisme », du contrôle policier total de la société par un appareil en gros était totalement à côté de la plaque et que cela déformait les faits et leur explication. Aujourd’hui le débat fait rage chez les historiens. Quelqu’un comme Annie lacroix Riz qui a fait pour son propre objet un gros travail d’archives (en France) a commencé à nous présenter les termes du débat totalement occulté en France.
    Bref comme je l’ai dit moi quand je ne comprends pas je ne peux pas adhérer aux diverses circonvolutions idéologiques que l’on tente de m’imposer. C’est le travail que j’ai tenté dans ce blog et que je continue par ailleurs.

    je te remercie de tes paroles affectueuses. je suis moi aussi indignée du sort réservé aux palestiniens mais je ne vois pas en quoi l’antisémitisme aide à la compréhension, c’est exactement ce que veulent les sionistes et le Crif. Justifer une situation colonialiste… Mais il y a bien d’autres responsabilités historiques, et avant même d’incriminer les pauvres rescapés des camps d’extermination qui erraient repoussés de tous sur leur « exodus » je préfère voir les racines réelles du colonialisme ici comme ailleurs… Sans aucune faiblesse communautaire pour l’idéologie sioniste au contraire…
    Danielle Bleitrach

  7. hé bien dis donc
    tu as raison en partie Danielle, tu ne dois plus revivre Changement de Société tel qu’il a fonctionné, cela a été traumatisant mais n’oublions pas, la seule importance, le nombre d’orphelins demeurés sur le carreau.
    Danielle tu as ces fulgurances qui ont été pour nous, profanes de l’économie, de philosophie, de véritables bouffées d’oxygène et même des sujets de travail politique.
    J’aurais voulu te haïr mais un communiste ne peut pas, ne sait cette chose là, il réserve sa haine à l’ennemi de classe ou alors il sombre.
    Tu veux tenter la Chine et nous la faire partager, maintenant ou dans 3 ans, c’est déjà ça pour nous.
    Je sais que ton moteur interne est l’enthousiasme et quand le fil se distend cela te devient très pénible.
    Tu veux partager la Chine, je crois pouvoir affirmer, sans flagornerie, que nous sommes nombreux tentés de te lire, pour apprendre, comprendre et agir.

    tu as raison sur ces Mange_M…. cela ne saurait passer à la trappe celles et ceux et tu sais que je dis vrai qui ont suivi Changement de Société avec plaisir pour certains, avidité pour beaucoup.
    Nombreux ne savaient s’exprimer ou ne l’osaient, croyant en être incapables…
    Nous avons connu des crises terribles, ne serait ce que pour le choix d’une photo, un commentaire mais j’ai pris un tel plaisir à simplement illustrer tes textes qu’aujourd’hui, le temps ayant fait son oeuvre, j’ai encore soif.
    Abdallah, Gilbert, Marie, des milliers ils étaient, bien plus que cette horde barbare.
    Tu viens de commettre un article Danielle, tu le sais, nous le savons et c’est foutrement bon, foutrement.

  8. Pierre Martin, écrire la question juive certainement pas… Une bonne blague juive, un witz de temps en temps pourquoi pas mais tout un livre ça non!!! En plus dans le cadre de mes décisions actuelles je me suis juré de ne plus écrire de livres, personne ne lit désormais… Et en plus un certain nombre d’auteurs m’ont écoeuré, ils auraient tué père et mère pour que l’on parle de leur OEUVRE… Et comme ils n’avaient pas la grande presse leur rêve était d’étouffer l’autre, de rester le seul… Des petits BHL en train de prétendre défendre le socialisme cubain, cela fait partie des expériences de la période… Et MOI et MOI… et un milliard de Chinois, j’ai choisi les Chinois…

    Oui c’est vrai Alain ce fut une expérience sur le fond positive, encore aujourd’hui ce blog qui est en sommeil depuis juin reçoit 500 à 700 visites par jour, les textes sont relus, il est référencé. Donc je crois que le pari de la qualité dans l’engagement a été tenu et nous y avons contribué. Alain nous sommes des communistes, c’est-à-dire des combattantys disciplinés mais sans gourous… Quand j’ai été nommé membre du Comité central mon mari m’a dit: « Fais attention, rien de plus difficile que de diriger des communistes, ce sont tous des chefs… » Voilà dans ce blog grâce à nos mauvais caractères, le tien , le mien et celui d’autres nous sommes demeurés des communistes, des chefs disciplinés, désintéressés… On se revera à la fête de l’humanité si vous êtes d’accord. Pour la passion tu as raison, rien ne vaut cet élan vital, cet engagement de tout l’être dans une cause, une recherche, un amour, une amitié et rien ne me rend plus triste que ce qui érode ce goût de vivre, vous ronge comme un acide, le mépris, c’est un sentiment terrible, l’enfer sur terre… Il faut tourner la page quand une telle maladie vous prend…

    Quant à la Chine, cela fait longtemps que je voulais me plonger là-dedans: il y avait la grande révolution socialiste, la magie des caractères et des chimères, mes chers pandas… N’oubliez pas les pandas…
    Danielle

  9. Chère Madame,
    Je viens de lire votre article émouvant sans vous connaitre. Il m’est venu ce petit aphorisme du grand écrivain Georges Haldas ( hélas méconnu du public français):  » La Vie offre toujours des solutions ». Ce que j’ai aimé dans votre parcours, c’est sa singularité, et c’est le rebonds.

  10. Je crois que l’expérience du « blogueur » est plutôt éprouvante, qu’elle peut nous conduire à des pertes de repères, et qu’il faut essayer de s’en détacher. Plus facile à dire qu’à faire. Le retrait de Danielle est courageux.

    Sur l’antisémitisme des cons de gauche il n’y a pas grand chose à dire, surtout qu’il s’agit dans bien des cas d’une dérive narcissique qui jouit du scandale qu’elle provoque. Pas confondre avec l’antisémitisme arabo-musulman, tout à fait condamnable aussi, mais explicable sans recours à la catégorie de la perversion : dérivé de la haine d’Israël « état juif » officiel, développée par ses victimes qui souffrent d’humiliation nationale, et qui est de même nature que la xénophobie anti-allemande en France de 1870 à 1945.

    Quant aux chinois, ils ont toute ma sympathie, mais j’aimerais quand même percevoir quelques signes autonomes en provenance du prolétariat. Le communisme c’est le barrage des trois gorges Et les soviets ! même en Chine.

    • La xénophobie anti-allemande a hélas duré bien après 1945, et il en reste encore des traces très visibles, c’est un prof d’allemand qui vous le dit. Pourtant, de tous les peuples qui traînent des cadavres, les Allemands sont les seuls à en avoir vraiment massivement conscience. Et depuis 1945! Dès 1946, ils faisaient un succès à un film dont le titre résonne encore: « Les Assassins sont parmis nous ».

      Et c’est bien le problème du nouvel antisémitisme, tel que trop de Juifs ne veulent hélas pas le voir.

      L’ancien antisémitisme, celui des rois et empereurs, qui a connu son paroxysme sous Hitler, est mort ou tout comme. C’était un antisémitisme de haut en bas. En tant qu’opinion de masse, il n’a pas survécu à la révélation d’Auschwitz. Faurisson et ses émules n’y peuvent rien.

      Le nouveau est un antisémitisme de bas en haut, qui trouve sa source dans l’oppression des Palestiniens. Il est renforcé par l’attitude de ceux, Juifs ou non, qui traitent d’antisémite quiconque critique la moindre action de Tsahal. Chez les esprits faibles, et ils sont nombreux pas seulement chez les illettrés, cela signifie qu’il faut tenir tous les Juifs pour complices de Tsahal, comme on tient tout Allemand pour un nazi en puissance.

      Et cela, tous les Juifs et leurs amis devraient y faire attention. Je ne sais pas s’il est trop tard, mais il est au moins juste temps pour éviter aux Juifs ce qui arrive encore aux Allemands: être tenus pour des criminels en puissance pendant encore des decennies, même s’ils se décidaient un jour à reconnaître, à dénoncer et à réparerles injustices et les crimes commis contre les Palestiniens.

      • Et c’est reparti pour un tour, ce qui se passe en palestine serait l’équivalernt des camps d’extermination nazi. est-ce que quelqu’un songe à reprocher aux français leurs massacres colonialistes, à Sétif ou à Tannanarive, le docte professeur d’allemand qui écrit ces lignes ne se rend même pas compte de sa connerie antisémite, le retournement des victimes en bourreau ça vous plait, vous jouissez et c’est ça qui vous rend stupide, incapable de régler le problème et de mener un véritable combat pour les palestiniens parce que vous êtes obsédés par les juifs et il faut qu’ils soient TOUS coupable de la shoa… Voilà ce que je ne peux plus supporter cette autosatisfaction de l’antisémite de mes deux… Tant que vous ne prendrez pas Israêl poure un, problème en soi et ne le traiterez pas comme un Etat comme les autres y compris les Etats-Unis à qui pas une minute vous ne songez à attribuer le terrible charnier d’Hiroshima, les horreurs du Viet nam et j’en passe chaque fois que vous parlez d’eux… Mais les juifs devenus israéliens il vous faut leur attribuer leur propre extermination… Voilà pourquoi je ne vouis supporte plus…
        Danielle Bleitrach

      • hum l’antisémitisme n’a pas survécu à la révélation, çela est presque drôle et bien sur l’antisémitisme nouveau, comme le beaujolais, n’a rien à emprunter à l’ancien, comme le beaujolais nouveau vous dis-je, rien à voir avec la vigne.

        Ma mère m’a, tout petit, plongé dans cette idée : les juifs
        sont pas comme nous. Ma mère a traversé la seconde guerre mondiale, elle a subi l’occupation nazie mais en quoi aurait elle du subitement aimer les juifs, parce que la Shoa ? Comme si à coups de témoignages de reportages, de documentaires cela suffisait à éradiquer la peur de l’autre, son mépris, des années d’école chez les jésuites ?
        Ma mère me disait que les juifs avaient un pays, preuve que ceux qui restaient ici ls n’avaient rien à y faire !
        Ma mère quand elle lisait un reportage sur un camp de déportation murmurait « pauvres gens » mais cela s’arrêtait là.Son antisémitisme a survécu à tout, c’est ainsi.
        Quand par un hasard j’ai lu les Croisades j’y ai découvert que multitude de croisés pour atteindre la Terre Sainte commirent de sacrés détours, ce qui permit à l’occasion d’exterminer des dizaines de milliers de juifs et de protestants. Cette croisade là ne fut en aucun cas celle des seigneurs mais celles des manants, vous nommez cela antisémitisme d’en haut, étonnante analyse.
        L’antisémitisme a pu sommeiller, donner l’illusion de s’estomper mais excusez moi du peu vous nous parlez d’Allemagne mais pourquoi pas d’Autriche ?
        Vopyez-vous dans votre texte pas une seul fois je ne lis sionistes, sionisme, seulement juif, juifs.
        Ainsi donc vous mêmes empruntez vous ce chemin qui fait de chaque juif un sioniste et réciproquement.
        En fait sous votre analyse de lettré, puisque les illettrés sont incapables d’intelligence, vous bouffez du juif, en clair pour vous parlez franchement: vous puez !
        Hautain, prétentieux et ignare en histoire c’est ce que je crois et ne comptez pas sur moi et bien d’autres pour confondre sionisme et juifs, peuple américain et impérialisme américain, France et Sarkosy.
        Songez, si vous le pouvez, à réparer le mal que vous faites par vos propos, vous dont le suel fait d’arme et d’avoir envoyer les survivants de la Shoa se faire intégrer ailleurs.

      • Maintenant que vous vous êtes bien défoulés, merci de bien vouloir lire mon texte.

        Les réactions épidermiques sur des mots tabous, merci de laisser cela à d’autres. Si on doit parler d’antisémitisme sans employer le mot «juif», ce n’est plus de la réflexion, mais un jeu imbécile. Et je n’ai jamais aimé jouer à «ni oui ni non».

        Quand je parle de ceux qui nous traitent d’antisémites dès qu’on critique Tsahal, je n’emploie pas le mot «sioniste». J’aurais pu, ma phrase en est synonyme et vous auriez pu comprendre sans que j’emploie le mot. Faut pas pousser. On réfléchit, ou on récite?

        Voici quelques citations de vos deux textes, Danielle Bleitrach et Alain Girard :
        «ce qui se passe en palestine serait l’équivalernt des camps d’extermination nazi.» – « le retournement des victimes en bourreau» – «vous êtes obsédés par les juifs et il faut qu’ils soient TOUS coupable de la shoa» – «Mais les juifs devenus israéliens il vous faut leur attribuer leur propre extermination»
        Où est-ce dans mon texte, sinon dans votre lecture pleine d’a priori?

        Vous m’accusez de penser que «les illettrés sont incapables d’intelligence». Comparez avec ce que j’ai écrit : «Chez les esprits faibles, et ils sont nombreux PAS SEULEMENT chez les illettrés, cela signifie qu’il faut tenir tous les Juifs pour complices de Tsahal». Cette fois je mets en majuscules ce que vous n’avez pas voulu voir! Et si on enlève cette incise si mal lue, ça donne «Chez les esprits faibles cela signifie qu’il faut tenir tous les Juifs pour complices de Tsahal» Croyez-vous vraiment que si j’avais ces idées, je traiterais d’esprits faibles ceux qui les ont? Je ne me crois pas «docte», comme le pense Alain Girard, bien au contraire! Mais je ne vais pas jusqu’à me traiter moi-même d’esprit faible…!!!

        Vous avez donc aussi tout faux quand vous écrivez : «Ainsi donc vous mêmes empruntez vous ce chemin qui fait de chaque juif un sioniste et réciproquement.» puisque je dénonce l’idée «qu’il faut tenir tous les Juifs pour complices de Tsahal».

        «Tant que vous ne prendrez pas Israêl poure un problème en soi et ne le traiterez pas comme un Etat comme les autres» Ce n’est pas moi qui parle sans cesse de «l’Etat juif», mais c’est ce qu’on entend et lit partout, radio, télé, journaux! Et c’est ce qui provoque l’assimilation «Juif = complice de Tsahal» QUE PRECISEMMENT JE DEPLORE, si vous consentiez à bien me lire!

        «est-ce que quelqu’un songe à reprocher aux français leurs massacres colonialistes, à Sétif ou à Tannanarive,» Justement, quand je parle de tous les peuples qui traînent des cadavres, c’est à nous Français que je pense en premier, puisque je suis Français. «les Etats-Unis à qui pas une minute vous ne songez à attribuer le terrible charnier d’Hiroshima, les horreurs du Viet nam». Mais si, je pense aussi à eux dans la même phrase. Mais après nous, car c’est surtout en France que j’ai rencontré des gens qui confondent encore Allemand et Nazi. J’ai certes fait court, mais clair. Par contre c’est vrai que j’ai un peu oublié le problème de l’Autriche, qui s’est beaucoup moins que l’Allemagne penchée sur son passé, et que bizarrement, les Français attaquent beaucoup moins.

        «Cette croisade là ne fut en aucun cas celle des seigneurs mais celles des manants, vous nommez cela antisémitisme d’en haut, étonnante analyse»: je vous aurais cru au courant, que, du renversement de la république romaine par les Césars jusqu’au dernier discours de Le Pen en passant par les croisades, votre mère puisque vous le dites, et les SA et SS eux-mêmes, les plus hauts placés dans la société se sont toujours servis des plus bas. C’est presque une définition de l’extrême droite. Hitler a FAIT exterminer les Juifs, il ne l’a pas fait lui-même. Allez-vous dire que l’ordre venait d’en bas?

        Je passe sur les insultes qu’Alain Girard m’envoie à la fin. C’est tout du même tonneau qui à l’inverse de celui des Danaïdes, me semble impossible à vider!

        Je croyais mon propos assez clair, surtout pour des gens qui savent manifestement lire! Il n’y aura plus de roi ni d’empereur qui obligera les juifs à vivre dans des ghettos ou à porter des vêtements spéciaux. L’antisémitisme que j’ai résumé en disant «de haut en bas», est mort, je le maintiens. Evidemment qu’on entend encore des réflexions à la con héritées de cette époque comme «boire en juif» pour un qui se sert sans en offrir aux autres. (Je cite celle-là car c’est la dernière que j’ai entendue, et son auteur s’est fait ramasser, contrairement à ce que vous croyez!) Le sentiment existe, mais l’ antisémitisme institutionnel est mort, et il n’y a pas que je sache de mouvement structuré assez puissant qui milite pour le rétablir.

        Vous me reprochez de ne pas parler de tout, et pourquoi pas écrire un bouquin tant qu’on y est ? Dans mon commentaire, je partais de la réflexion de Gilles Questiaux sur la xénophobie anti-allemande due aux trois guerres entre 1870 et 1945, et je ne me suis guère éloigné du sujet. Je disais qu’elle durait encore, et c’est vrai! (Plaisanterie de bon goût sur l’élection de Benoît XVI: «Nous affons les moyens dé fous faire prier». Et elle était bien anti-allemande, car venant de quelqu’un pas beaucoup plus à gauche que le pape en question!)

        Cette réflexion de Gilles Questiaux m’a rappelé ce qui me préoccupe quand je vois ce qui me semble être une nouvelle forme d’antisémitisme, celle que j’appelle «de bas en haut», car elle prend racine dans une révolte au demeurant justifiée, ce qui en fait tout le danger. Et même si il y a des imams et des émirs pour manipuler ces révoltés (en Palestine, mais aussi dans nos banlieues), c’est différent de l’époque où un roi ne supportait pas que ses sujets aient une autre religion que lui.

        Pouvez-vous me dire que le danger que je vois est irréel? Si oui, merci de me le dire poliment en répondant à ce que j’écris, pas en m’insultant après m’avoir fait dire ce que je ne dis pas! Comme je le demandais au début: merci de laisser cela à d’autres!

        Alain Girard, je ne vous connais pas, je ne veux donc pas vous juger à priori. Danielle Bleitrach, ce que je vous écrivais à la suite de votre texte sur la métamorphose de Kafka était sincère. C’est pourquoi je suis resté poli, moi qui ai par dessus tout horreur qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit et qui deviens facilement grossier avec ceux qui le font. Je veux encore croire que c’est un simple malentendu. Sinon,… je tâcherai de mourir d’autre chose.

  11. Tu expliques Gilles qu’un blog est une addiction.. Je te répondrai alors on ne s’en débarrasse pas par un décret mais en donnant du sens à sa vie.

    Si en ce moment je suis cette conversation ici c’est pour deux raisons: d’abord parce que j’estime un certains nombre d’amis et comme par hasard le plus souvent des camarades, je tiens à ce qu’ils le sachent.
    La deuxième raison est que je n’ai pas tout à fait envie de faire lundi cette conférence sur Cuba ou plutôt j’ai envie d’autre chose.

    Ce sentiment de malaise vient de l’annonce de la conférence, j’ai eu le tort de ne pas donner le texte de présentation et la présidente de l’Université populaire en a fait un qui ne me convient pas. Je suis baptisée « sociologue, spécialiste de l’Amérique latine », et ensuite on explique que je vais répondre à toutes les questions, certaines sont énumérée, on dirait le catalogue de Borgés (les chiens vus de loin, les chiens à poil, les chiens dessinés avec une plume, etc..) le seul principe unificateur de cette énumération est le stéréotype médiatique occidental, les idées préconçues de ceux qui croient tout savoir sur tout… Cela va de l’affaire Ochoa, à Cienfugos, en passant par les droits de l’homme… Et cela se termine par « venez elle va répondre à vos questions ». C’est exactement ce que je ne veux plus faire, j’en ai marre, il y a des gens dont c’est la fonction …

    Les Cubains ont parfaitement raison de produire des individus dont ils écrivent même parfois les livres et les articles, qu’ils logent dans des hôtels de luxe, cela fait partie du combat héroïque qu’ils mènent… Puisqu’ils n’ont plus en France en particulier le relais d’un parti communiste, des chercheurs et des intellectuels organiques, il faut bien qu’il créent les conditions de leur combat. (1) Mais moi j’ai choisi autre chose, j’ai été une militante, je n’ai jamais coûté un peso aux Cubains, au contraire… Je suis un dinosaure du temps où il existait un parti communiste influençant le monde intellectuel.

    Les débats que j’ai menés l’ont été d’un point de vue d’un chercheur avec une pensée indépendante et des recherches personnelles, je n’ai pas refusé d’épauler des associations de défense au contraire mais aujourd’hui, je l’ai dit, je me suis « détachée de la politique immédiate », et je voudrais mener d’autres débats…

    La seule question qui me préoccupe est de nature théorique mais aussi politique: « qu’est-ce que le socialisme? » Et pour Cuba, pourquoi alors que l’URSS s’est effondrée (il faudrait revoir cette affirmation d’ailleurs), ce petit pays placé dans les conditions les plus défavorables résiste-t-il ?

    Cette annonce me pourrit la conférence, depuis je tourne autour de la préparation d’une introduction, et donc si je suis revenue sur ce blog pour répondre aux amis c’est aussi à cause de ce malaise, je me sens tirée en arrière… Alors j’en profite pour préciser les conditions d’une évolution. Mais je mets quelques complaisance par ce que je suis mal à l’aise cela ne se passerait pas comme ça si comme d’habitude je révisais mon chinois. Et en plus j’ai peur de prendre sur ce plan du retard, les conditions de l’addiction sont là…

    Cette mise au point me permet de te répondre sur les Chinois, je n’ai pas envie de trouver un nouveau modèle, j’ai envie de comprendre et c’est toujours la question du socialisme, ses contradictions… Je ne vais pas faire des conférences pour vanter l’excellence de la Chine mais pour comprendre et pour me situer sur un long chemin , celui de la réponse de l’humanité aux tâches auxquelles elle est confrontée.

    Je suis communistes plus que jamais mais cela passe pour moi par une nouvelle étape… Celle où l’on m’a reléguée, dans l’isolement, la censure, la destruction des organisations révolutionnaires, le retrécissement mais aussi l’espérance… A ce propos merci bibi d’avoir compris, il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions, ou pour reprendre l’idée de Marx ne se poser que les questions que l’on peut résoudre ou comme le disait Conficius (j’interprète un peu), « je ne parlerai pas de l’au-delà parce que j’ignore tout de la question »… Il existe des expériences, regardons les sans complaisance mais en partageant le projet et en voyant comment il est mené sur quoi il butte… Nous avons besoin de réfléchir au fond, à partir de nous mêmes de nos exigences, et pas dans un match de ping pong avec les médias et leur propagande.

    Danielle Bleitrach
    (1) Ces gens manifestent un courage incontestable du moins ceux qui ont tout à perdre dans ce combat, je pense à quelqu’un comme Ignacio Ramonet qui a un grand courage, d’autres sont de pures créations… Il est évident que l’absence d’un parti communiste et d’une aura intellectuelle pèsent lourdement. Fidel a du réécrire des chapitres entier du livre d’ignacio ramonet, il y a perdu sa santé, et ce n’est pas pour avoir une défense partisane mais bien dans un souci d’approfondissement intellectuel parce que Fidel est un grand intellectuel, avec une pensée théorique, une connaissance de l’histoire irremplaçable et un communiste. Le chapitre sur l’URSS es à mes yeux un des plus mauvais du livre parce qu’ignacio Ramonet n’est pas dans la problématique riche théorico-pratique qui est celle de Fidel, il n’arrive pas à dépasser le niveau médiatique. Alors que sur le monde hispanique le dialogue est plus riche.

    Tout cela est dit par moi comme je parlerais du socialisme, en ayant conscience de l’importance du combat, en respectant ceux qui le mènent mais en mesurant bien les difficultés et les manques. Nous sommes les hommes et les femmes des temps obscurs…

    C’est bien tout ça mais il faut se secouer et ne pas continuer à repousser cette introduction, alors aurevoir les amis et à un de ces jours… Surement l’année prochaine non pas 0 jérusalem mais à la fête de l’huma… C’était bien de vous retrouver un moment…

  12. Danielle

    je ne crois que tu puisses éviter la proximité politique, Cuba est toujours sous embargo meurtrier et cela serait te faire injure de penser que tu puisses ne pas le ressentir au plus profond de toi.
    Tu es sociologue et spécialiste de l’Amérique latine de fait et encore heureux devant ce désert intellectuel sur. avance chaque jour sur notre terre de France. Je suis consterné devant ces intellectuels de gauche tous, absolument tous coupés, hormis quelques cas suicidaires et bien sympathiques, du monde militant et du monde tout court.
    Ils pantalonnent, font la roue, s’exhibent sur le net, tu leur parles actions immédiates , ils t’envoient un mail; j’ai écrit un livre que je dédicacerai à la fête de l’Huma moyennant la somme de…
    C’est quoi ces intellos sans attaches de classe, ces nombrils débridés, cette coterie malsaine, tu en critiques un et la bave leur en coule sur le menton, l’internationale des faux culs et des branle dans le manche, donneurs de leçons climatisés, bonnes consciences netisées, lls aiment Cuba comme on tient un fond de commerce, ils sont les VRP de la renonciation car qui suivrait de tels trous duc.
    Alors si tu veux partager Danielle, il y a des camarades pour cela, pour s’en mettre une giclée aussi faut bien le dire, amis ils sont assoiffés…ils ont faim aussi et nous n’avons pas beaucoup de Danielle Bleitrach quand elle est dans l’enthousiasme.
    J’ai vécu le premier mai cubain en vrai, celui des 50 ans et je ne les lâcherais jamais, ça non jamais.
    Alors la fête de l’Huma si tu veux mais avant c’est pas mal non plus.

  13. Chère Madame,

    Il m’arrivait de vous lire comme aujourd’hui.
    Ce qui m’étonne pour l’intellectuelle que vous êtes, ce sont vos « points aveugles ». Comment n’avez-vous pas vu par la simple lecture du Grand soir, les commentaires et les articles douteux dès qu’Israel est en cause: L’incapacité des intervenants à procéder à une analyse marxiste prenant en compte les enjeux capitalistes de la région, les affrontements idéologiques, les luttes de classes. Vous vous êtes engouffrée, tête baissée dans le discours dominant ( des deux côtés) sur l’évocation des horreurs de l’extermination des juifs.
    En gros cela donnait « Comment les juifs qui ont été persécutés peuvent-ils faire cela aux palestiniens? ». Oubliant qu’Israël est un état dominé par des capitalistes, tout comme La France qui fait la guerre en Afghanistan, ou La Russie en Tchétchénie, vous avez-vu venir à vous tout ce qui s’active autour de la Palestine sans jamais se poser la moindre question sur les contradictions de classes des deux côtés. La seule ligne de cet activisme passionnel se résume à « Juifs contre arabes ». Cette guerre coloniale n’est plus qu’ un affrontement ethnico-religieux, où les haines réciproques se déchaînent. Vous vous êtes rendue compte bien tard que certaines condamnations
    d’Israel sentaient aussi mauvais que les politiques d’apartheid du Likkoud.

    Prendre position, c’est aussi examiner les lieux où l’on se pose et auprès de qui on se pose. Et ce travail de réflexion ( contre la passion) vous semble étranger. D’où les dommages « collatéraux »….

  14. cher monsieur,
    ma position n’est pas celle que vous dites.Je considère que la création d’Israël a été une tragique erreur, dont ont été victimes non seulement les Palestiniens mais encore les juifs, je pense en particulier à ce bateau Exodus où des rescapés des camps repoussés par tous allaient à la recherche d’une patrie… S’il n’y avait pas eu le féroce antisémitisme chrétien et, pazs seulement capitaliste (la détermination n’est qu’en dernière instance disait Engels) ces pauvres gens n’auraient pas accompli cette folie de croire qu’il n’y avait personne et que ces terres étaient vierges… C’est comme le peuplement populaire de l’Algérie, cela demeure un fait colonial mais avec des victimes, souvent des proscrits politiques…
    Donc il y a fait colonial et peuplement de masse comme en Algérie ou en Afrique du Sud, il faut partir de ce qui est mais reconnaître l’injustice, arrêter le processus, fqaire appliquer les résolutions de l’ONU et enfinir avec cette logique qui n’est pas seulement celle du Likoud mais de la plupart des forces de gauche sauf le parti communiste Israélien.
    Si vous êtes d’accord avec cette définition du fait colonial non seulement on retrouve la dimension de classe, l’impérialisme mais alors vous ne pouvez pas placer un signe d’égalité entre israéliens et palestiniens.Et pas seulement ceux du Likoud. C’est une situation injuste qu’il faut résoudre en ayant conscience de l’injustice, de l’exploitation…
    Cela dit il y a effectivement d’autres données et dans le massacre de Gaza l’Egypte a joué un bien triste rôle, les dirigeants corrompus des pays arabes ont leur responsabilité.

    Oui il y a des gens qui puent et ils sévissent non seulement dans Grand soir mais dans un grand nombre d’autres sites, c’est l’extrême droite qui attise les plaies et qui sait jouer sur les effets de crise, les peurs, les haines ancestrales…

    D’accord pour une analyse de classe de la région mais je ne crois pas que Marx se limite à l’économie, il fait au contraire une critique de l’économie et restitue (en particulier dans les luttes de classes en France et dans d’autres textes) la totalité sociale y compris le fait religieux.

    Danielle Bleitrach

  15. un petit passage pour un passant passant
    vous devriez relire les textes de DB ici, et si il y avait conflit cela tenait à une question: la nature colonialiste ou fascisante de l’état d’Israël.
    Bien sûr le débat a été violent, terrible mais la situation n’appelait pas à la sérénité.
    Quelque soit l’orientation des intervenants ici aucun n’omettait les questions de classes bien au contraire puisqu’il s’agissait de ne pas succomber sous un antisémitisme de gauche et de reddition idéologique.
    Faites tous les procès que vous voulez à celle qui donnait vie à ce blog Changement de Société mais celui-ci est faux et pire, insultant.

  16. cher Alain, merci je te retrouve tel qu’en toi même l’éternité te change et cela fait du bien.
    Voilà le week end est terminé, la semaine reprend avec le lourd travail de l’apprentissage du chinois… Cours d’histoire chinoise à 14 heures, en fin de soirée conférence sur le socialisme cubain, demain matin à 8 heures Labo de langue jusqu’à midi, à 14 h cours de calligraphie, etc, etc… Pas une minute…
    Je vous quitte donc ce fut doux de vous retrouver pour ce week end mais si vous saviez comme je suis heureuse sur ma grande terrasse ensoleillée envahie par le chèvre feuille et toutes les plantes aromatiques, mes petits enfants et même un vieil amoureux. Nous disons en riant que nous avons fondé un nouveau parti celui des « Nous étions beaux, nous étions jeunes, nous avions vingt ans et nous avions raison »… Nous nous sommes connus durant la guerre d’Algérie, nous étions déjà communistes, et après au moment de l’indépendance dans une Algérie qui croyait basculer dans le socialisme… Il est kabyle et il avait été torturé par les renseignements militaires et il n’avait pas parlé… C’est une règle chez moi tous les hommes que j’aime ont été torturés, l’un par la gestapo, l’autre par battista, et ils n’ont pas parlé… Je ne cesserai jamais de les aimer et eux non plus… Parce que nous avons vécu dans l’Histoire avec un grand H, nous avons aimé mais accepté que cet amour soit aussi histoire humaine… Et nous disons avec entêtement « Nous avions raison! » Cette vie nous fut aventure, celle où l’homme prit grandeur nature… comme disait mon cher Aragon…

    Bref il est temps pour moi de jouir en paix de cette vie et de tout ce qu’elle m’a donné, je ne veux pas dégrader cela, le commettre avec des êtres orduriers, mesquins, stupides qui me donnent envie de mépriser alors que j’aime aimer et que j’aimerai jusqu’au bout… Quand j’ai vécu l’horreur de tous ces gens qui me maltraitaient, m’insultaient, j’ai pensé à eux mes amours en me disant que leur amie, femme, amante ne devait pas se laisser déshonorer par des salauds, j’avais le devoir de me préserver pour eux, sois prudent disait Spinoza… Et c’est le bonheur…C’est tout sauf une démission, jusqu’au bout j’apprendrai, je découvrirai les richesses de l’humanité, celles qui donnent envie de la Révolution… Jamais je ne méditerai comme les chrétiens ou ces débiles de stoïciens sur la mort mais toujours sur la vie. Là encore il faut suivre Spinoza sur lequel en partant je vous laisse un texte explicatif sur la servitude : Toute la thématique « philosopher, c’est apprendre à mourir » est réfutée en son fond. par Spinoza Du reste comme on ne meurt qu’une fois, il est tout à fait impossible d’apprendre à mourir.

    Simplement les temps sont différents, comment expliquer ce n’est pas triste mais simplement je suis plus proche de la mer que de la source et je suis heureuse comme on peut l’être adolescent dans les derniers jours d’un été qui fut merveilleux et déjà disparait, alors que l’on, voudrait retenir chaque minute, chaque sourire, chaque rayon du soleil qui faiblit… C’est intense et ça s’efface… Alors il faut mettre de l’ordre, en arrivant dans ma nouvelle vie et ma nouvelle ville, je me suis inscrite sur les listes électorales et le même jour j’ai réglé mes futures obsèques, brulée sans que personne soit prévenu sauf la personne qui mettra mon urne à côté de mon époux, je paye en viager 16 euros par mois… Le crématorium dans l’anonymat pour une juive ça vous a le côté rassurant des traditions familiale n’est-ce pas? il ne faut pas décevoir les antisémites, il diraient encore que c’est la faute aux juifs… Le viager pour le crématorium soit je meurs vite et Pincedé l’a dans le baba ou je paye avec grand plaisir tous les mois, une vraie juive vous-dis-je!!! C’est comme l’inscription sur les listes électorales pour le moment je m’abstiens mais peut-être qu’un jour voter aura un sens…

    Le Cubain que j’ai aimé et que j’aime toujours, comme mon mari corse, mon vieil amoureux kabyle,mon ami sénégalais Semou qui vient de mourir, mon ami Armand qui se félicitait tous les jours d’être homosexuel parce qu’autrement il lm’aurait épousée, Aragon et tant d’autres, donc mon ami cubain est un homme qui a donné sa vie pour la Révolution a toujours respecté mes choix, quand je lui ai longuement expliqué ce que j’ai tenté de vous faire comprendre, il m’a écrit ceci, inutile de la traduire sachez pour ceux qui ne comprennent pas l’espagnol qu’il me fait l’honneur d’affirmer que je continue d’être à leur côté dans le grand combat anti-impérialiste même si je n’apporte plus qu’un grain de sable. Qu’il en soit de même pour vous tous jusqu’à votre dernier souffle c’est ce que je vous souhaite…

    Amitiés de Danielle, voici le message de mon cubain héroïque…
    Danielle:

    La serie de conferencias sobre las revoluciones socialistas que empezarás a impartir en tu universidad de Aix es una forma de lucha.

    Las formas de lucha son muy variadas.

    Lo importante es luchar, aportar a la causa el grano de arena, cada quien según sus posibilidades.

    Te considero integrante de los que luchamos por « CERO IMPERIALISMO EN EL SIGLO XXI ».

    Besos.

  17. Chère Danielle,

    Je suis heureuse d’avoir de vos nouvelles , de savoir que vous n’avez pas renoncé à vivre c’est à dire à apprendre.
    Je fais depuis un an l’expérience de l’apprentissage du chinois et cette immersion dans l’inconnu me passionne.
    Prenez soin de vous !

  18. Danielle,

    Ca m’a fait grand plaisir de te lire. J’ai voulu donner mon avis sur l’un ou l’autre point que tu évoques puis ai renoncé au vu de tous les points évoqués par toi et les autres. Tu n’a décidément pas perdu ta verve: ouf! ;o)
    Je suis content de voir aussi qu’Alain et toi vous êtes finalement retrouvés mais pouvait-il en être autrement?

    Je voulais m’excuser aussi de n’avoir pu finalement te rendre visite en Août comme je te l’avais annoncé. Malgré que j’avais minutieusement préparé mon trajet, je n’ai hélàs pas pu en rester totalement maître. Il a fallu contenter les coréens et ils n’avaient manifestement pas les mêmes priorités que moi…

    Bonne étude et à bientôt.
    Amicalement,
    Philippe

  19. Danielle, vu ton dernier courriel, j’ignore comment tu recevras mon propos, mais je suis heureux que ta nouvelle vie te plaise…Prends soin de toi…

  20. Maryse, philippe et Marc, je prends non seulement trés bien vos derniers messages mais ils me réchauffent le coeur comme ceux d’Alain, Marie et tant d’autres. Pour le moment je suis en pleine révision pour les partiels du contrôle continu de Chinois, révision entrecoupée d’activités physique, ce matin je pars faire une heure de piscine… Le reste de la journée donnera lieu à une activité intellectuelle d’apprentissage alterné de caractères chinois et de textes sur la civilisation et la géographie chinoise. Hier je me suis distraite du labeur pour faire les courses, le ménage de la semaine, les plats au congélateur pour quand je reviens épuisée des cours… Un film superbe de Martin Ritt sur les débuts du syndicalisme aux Etats-Unis avec Sean Connery… Le café pris avec des amis très sympa et une longue discussion téléphonique avec mon amoureux pour préparer notre réveillonn du jour de l’an, irons-nous chez des amis dans le massif central ou à Cuba ? Je ne peux pas parce qu’à la rentrée il y a de nouveaux partiels et la conférence sur le socialisme chinois faite avec COMAGUER… Le 4 janvier, tristesse, le doute me prend, pourquoi est-ce que je me donne ce carcan de travail? Oui mais voilà sans discipline dans le projet on reprend les mauvaises habitudes de vide… j’ai fini par enrôler mon amoureux dans mes conférences sur le socialisme, il nous parlera de l’expérience avortée sur le socialisme algérien. D’autres amis, serbe, colombien, français ont commencé à s’intéresser au projet: dire ce qu’il y a dire sur le socialisme, ses expériences mais de notre point de vue de révolutionnaire, pas de celui de l’adversaire qui paradoxalement juge le socialisme en fonction de ses promesses et non des saloperies que le capitalisme engendre. Je discute beaucoup avec les jeunes, c’est fou ce qu’ils sont ignorants de l’histoire de ce siècle, ils sont trés demandeurs. Ils m’ont surnommé Larousse parce que disent-ils je sais tout, je connais des mots qu’ils ignorent et des personnages, des événements… Ils sont ouverts, gentils, attentifs mais ils sont si démunis….

    Amitiés à vous tous, une vie ne suffit pas pour aller à la rencontre de toute cette richesse et il arrive un âge où les possibilités étant réduites il faut « se désencombrer ».Il faut savoir se désaliéner, éviter de se déchirer sur toutes les ronces du chemin puisque les blessures sont inutiles…
    Danielle Bleitrach

    SE DESENCOMBRER MAIS NE JAMAIS SE RESIGNER A L’INJSTICE

    je ne combats plus de la même manière pour Cuba, mais quand je lis ces lignes la colère me prend contre tous ces gens qui par leur mesquinerie, leur envie, leur étroitesse ont privé Cuba d’une combattante comme moi.J’imagine ces enfants privés de soin, cette lutte au quotidien depuis tant d’années , ils s’y sont mis à plusieurs, ils se reconnaîtront, ils ont obtenu ce qu’ils voulaient comme les antisémites à la bricmont, ils m’ont obligée à me replier, à faire désormais ce qui était possible, ils ont eu à eux tous ma dépouille ils peuvent afficher cela dans leur tableau de chasse, à défaut à défaut des véritables ennemis qu’ils n’osent pas combattre, espèces de cons de bureaucrates, narcissiques auteurs qui ne pensez qu’à la vente de votre livre, communistes qui ne pensez plus qu’aux prébendes d’une conseil régional et qui avez la haine de ceux qui résistent, pauvres communistes qui n’osez pas les renvoyer par légitimisme, femmes envieuses d’une autre femme, webmasters dérisoires l’oeil fixé sur l’audimat, corbeaux haineux, vous avez eu Danielle Bleitrach, vous êtes contents ? … Et ces enfants ?

    Vous voyez la colère me reprend pas pour moi pour ces enfants que des ordures de dirigeants nord-américains détruisent, plongent dans la souffrance… N’oubliez jamais l’injustice et lisez ce début de texte du ministre des affaires étrangères cubain, voilà l’aliénation, la haine qui interdit à l’humanité d’exister, c’est intolérable, ne le tolérez jamais.

    Discours prononcé par le ministre des Affaires étrangères, M. Bruno Rodríguez Parrilla, à l’Assemblée générale des Nations Unies sur la question : “Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique” (New York, 28 octobre 2009).

    Monsieur le président, Messieurs les représentants permanents et Messieurs les délégués :

    Alexis García Iribar, né à Cuba dans la province de Guantánamo, souffre d’une cardiopathie congénitale. À 6 ans déjà, après plusieurs reports successifs d’opération et face à des complications, il a dû subir, le 9 mars 2009, une opération à coeur ouvert parce que le gouvernement des États-Unis a interdit aux sociétés étasuniennes NUMED, AGA et Boston Scientific de vendre à Cuba les dispositifs Amplatzer et Embolization Coil permettant de pratiquer le cathétérisme pédiatrique qui remplace l’intervention chirurgicale. Je pourrais citer 12 autres cas d’enfants âgés de 5 mois à 13 ans qui ont subi une intervention similaire au cours des 18 derniers mois, dont deux cas postérieurs au 20 janvier dernier.

    Les enfants cubains souffrant de leucémie lymphoblastique et rejetant les médicaments traditionnels ne peuvent recevoir le médicament étasunien Elspar (Erwinia L-asparaginasa), créé précisément pour les cas de rejet. Par suite, leur espérance de vie se réduit et leur souffrance augmente. Le gouvernement étasunien a interdit à la société Merck and Co. de le vendre à Cuba.

    Il nous a été impossible d’acquérir un appareil d’analyse de génomes, indispensable pour étudier l’origine du cancer du sein, du côlon et de la prostate, fabriqué par Applied Biosystem (ABI).

    La société Lactalis USA, producteur de produits lactés, s’est vue infliger une amende de 20 000 dollars par le gouvernement étasunien.

    Depuis l’élection du président Obama, le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba n’a fait l’objet d’aucune modification. Il demeure intact.

    Il constitue toujours une politique absurde génératrice de carences et de souffrances, ainsi qu’une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’homme. La Convention de Genève de 1948 le classe dans la catégorie des actes de génocide. Il est moralement inacceptable.

    Le blocus est un acte arrogant et inculte. Récemment, le gouvernement étasunien a empêché l’Orchestre philharmonique de New York de se produire à Cuba. Les artistes cubains ne peuvent percevoir aucune rémunération pour leurs prestations devant le public étasunien. Comment peut-on considérer la création artistique comme un crime ?

  21. Bonjour tous

    dans cet article transparait une évidence omise par beaucoup, y compris nous mêmes.
    L’Irak a été l’objet d’un blocus des mêmes, des centaines de milliers d’enfants ne s’en sont pas relevés et pourtant Cuba, quasiment sans ressources naturelles, sans industrie, sans l’Urss, a pu maintenir et même développer un accès aux soins gratuits et de qualité et ce depuis 50 ans.
    Nous trouvons toujours une bonne âme, de gauche of corse, pour nous expliquer l’échec du socialisme cubain qui subit un blocus contournable et contourné.
    En quelques lignes nous trouvons ici les traces de meurtres perpétués par l’impérialisme américain, les médecins cubains doivent ouvrir des poitrines d’enfants quand cette souffrance ne devrait pas être.
    Le socialisme cubain a su par son enracinement populaire, non seulement tenir, mais se mettre à progresser et l’Amérique latine, ses peuples ne s’y trompent pas eux.
    Deux blocus, l’un très ancien, et de telles différences ne sauraient s’expliquer par le hasard ou tout autre argument à la c.. développé par la gauche de la gauche d’extrême gauche sociale démocrate.
    Cuba vit plus vieux, la mortalité infantile est la plus basse du continent, cela se nomme socialisme.
    ENn Irak, mortalité e hausse, attentats qutotidiens, enfants maltraités, sous alimentés, pas scolarisés et du pétrole comme s’il en pleuvait, des compagnies américaines qui pillent comme seul l’impérialisme sait le faire.
    Alors oui Cuba est socialiste et sans ce blocus tentons d’imaginer où en serait le collectif cubain avec sa débrouillardise, son intelligence collective également son extraordinaire sens de la nation, de l’indépendance nationale, de la liberté de se soigner, de pouvoir lire et écrire, de manger, de pas crever sous les coups de fouets de Cuba télécoms comme on crève en entreprise démocratique ici nous donnons des leçons et le salariés se taillent les veines.
    Obama devrait se mettre à genoux devant chaque cubain et lui demander pardon, il est celui qui pouvait mettre un terme à cela, ses financiers, sa caste lui a remis la muselière dorée , il ne sait plus que pisser sur les réverbères.
    Obama est un chien du capital raison de plus pour ne pas céder, pour sortir nos 5 de Miami des géôles de Bushobama.
    Agissons dans nos villes, pour qu’à l’image, de Stains dans le 93 , Valenton dans le 94, que la libération des 5 soit exigée et portée par les démocrates, les communistes comme ils ont su le faire pour Julius et Ethel, Sacco et Vanzetti, Nelson Mandela, Mumia, Barghouti, Hamouri, pour Angéla.
    Sortons les de là, cubains prisonniers du blocus ou sur les terres de l’Empire, sortons les de là !

  22. SUR « L’ACCORD » AU hONDURAS

    En vertu du sang versé, d’un seul côté, celui de la légitimité il est assez étonnant qu’un Président élu revienne au pouvoir avec l’assentiment des fascistes, il y là quelque chose d’irrationnel, totalement.

    Plus grave, les aspirations populaires portées par le Front de Résistance sont balayées, les putchistes pourront toujours parader au nom de la réconciliation nationale.

    Toute la presse était au moins unanime sur un sujet: la clique fasciste avait plongé le pays dans un chaos économique et social sans précèdent, Michelletti perdait même ses soutiens du Medef local, des dirigeants de droite cherchait l’issue sans devoir céder au peuple, avec la clique Obama Clinton c’est chose faite.

    Un « processus » électoral lancé par des putchistes et validé par le putché, quelle belle victoire pour la Réaction hondurienne, ils ont choisi, qui, quand, où, qui sera candidat, qui votera et gageons qu’ils procèdent déjà au dépouillement du vote à venir.

    La position de l’Empire et de l’hilare Clinton qui salut on ne sait trop quoi si ce n’est le retour aux méthodes bananières, révèle toutes les limites de la réality politique d’Obama.
    des mots, du vent, des morts innocents et un prix Nobel par anticipation qui déjà trempe dans le sang,

    iIl serait temps de mettre en place le blocus de l’Empire, ne plus boire de Coca Cola,de fumer de Marlboro, ne plus engloutir de Mac Do, de ne plus rouler en Ford, d’interdire les sectes made in Uncle Sam, d’incarcérer les agents de la CIA qui polluent la planète de leurs coups fourrés, quitte à les échanger contre les 5 de Miami, de prendre en compte que les USA sont non pas une démocratie mais une place forte financière qui croule sous ses propres dettes. Une nation où les riches s’achètent les villages, les transformant en places fortes, leurs polices, leurs armées privées et leur Obama,

    Cette nation infoutue de produire de l’utile à l’humanité, qui pollue comme quatre et ne connait son salut que dans la production d’armes de destructions de plus en sophistiquées et couteuses, Cette nation doit enfin revenir à sa place et respecter les votes de l’Onu qu’il s’agisse de Cuba ou de la Palestine où nous apprenons que Madame Hilare Clinton, porte flingue du souriant nobélisé Obama osait peser sur l’Autorité palestinienne, ou plutôt ce qu’ils en ont laissé, pour négocier avec le gouvernement sioniste et laisser faire la colonisation des territoires occupés.

    En cela nous chercherons toute différence avec la politique de l’autre fou, Bush junior, il n’en existe pas, il n’en existera pas tant que les hommes du capital à Tel Aviv s’entendront avec les hommes du capital à Washington, money is money et les chiens sont lâchés.

    Le coup d’état du Honduras a eu lieu avec l’assentiment de l’administration Obama, l’avion exilant Zélaya put se poser sur une base américaine au Honduras, une base comme celles qui de la Colombie du narcotrafiquant Uribe doivent servir et avant tout à peser contre les pays membres de l’Alba, dont le Honduras…

    La politique de la cannonière revient, elle se fait discrète, et part du territoire colombien.la flotte US croise au large, Gageons que la leçon sera portée, assénée, tu vas à l’Alba tu finis comme Zélaya, certes Obama ne s’exprime pas ainsi, les milices d’extrême droite, là et ailleurs sèment la bonne parole, flinguent à tout va, syndicalistes, démocrates, communistes et patriotes, tous doivent plier sous le feu du démocrate Obama.

    Cuba tient depuis 50 ans, par et avec son socialisme, il a irradié bénéfiquement tout un continent, de l’Equateur au Nicaragua, de Cavez à Moralés, la donne a changé parce que le rapport de force a changé, parce que les peuples indigènes ou non, mais peuples de l’Amérique Latine convergent sur la voie du progrès social, économique, politique.

    Zélaya est un homme de droite, un patriote, il serait vain d’attendre de lui qu’il se transforme en guerillero, ce qu’il a déjà accompli relève quasiment de la folie pure,

    Tout désormais repose et reposera sur la force et l’unité du mouvement d’émancipation qui s’est levé en Amérique latine, il a des adversaires féroces tant ils sont acculés, ils ont des relais, ici, chez nous avec le soutien d’un Sarkosy, le silence d’une gauche embourgeoisée, sociale démocratisée et ralliée à l’idéologie dominante.

    L’attitude nouvelle de députés du Front de gauche à l’Assemblée Européenne tant envers Cuba qu’en direction des 5 héros de Miami, ils demandent la fin du blocus et la libération des 5, la prise en compte de municipalités communistes comme Stains dans le 93 et Valenton dans le 94 qui votent des voeux en direction d’Obama pour exiger la liberté pour les 5, cela nous montre le champs du possible.

    Que chaque militant de la cause cubaine interpelle sa municipalité sur le blocus et les 5, que des voeux soient déposés par les élus qui soutiennent ce combat , y compris où l’adversaire est majoritaire, c’est offrir à notre lutte des espaces d’expression considérables, c’est ouvrir les fenêtres et se donner du bon air.

    Nous ne pouvons compter sur Obama, lui peut compter sur nous, nous ne lâcherons ni Cuba, ni les 5, rien, nous ne lâcherons pas dès lors que l’ennemi de classe, de par son affaiblissement ,en revient aux vieilles méthodes, il faudrait être loco pour ne pas pousser l’avantage, la contre révolution marque le pas alors en avant maintenant, en avant !

  23. Alain,
    qu’est-ce qui vous empêche, toi , Marc, Comaguer et Bonaldi, vous qui avbez les clés du blog de déposer des textes au lieu de glisser dans la conversation ce genre de texte, mettez le dans le déroulé. A la limite si vous vous y prenez aussi mal que COMAGUER, Alain peut corriger et illustrer. Vous n’avez pas besoin de moi… Ce blog est à vous.
    Danielle Bleitrach
    PS quant à moi il n’est pas question que je reprenne le harnais, tous les jours je dois nettoyer le site pollué par les ordures de partisans de Dieudonné qui veulent me faire jouer les idiotes utiles… De surcroît je ne reviendrai plus pour subir les avanies médiocres de tous les envieux, les égoïstes, les pseudo sympathisants de la cause cubaine qui ne songent qu’à se servir des cubains ou les membres d’association, syndicats, partis et groupuscules, les webmasters qui me censurent pour mieux ouvrir la porte au néo-nazis, les femmes jalouses et tous ceux qui ne cessent de me faire la peau… jamais plus je en remettrai les pieds dans d’aussi mauvais lieux. Ils m’ont interdit à la fête de l’huma, dans les réunions confidentielles de France Cuba marseille entre autres, c’était le coup de pied de l’âne, inviter Viktor dedaj (il a accepté) et m’interdire, accumuler toutes les mesquineries comme autant de handicaps et cela dure depuis plus de dix ans, comme le disait en riant mon mari « La cour dans son pouvoir discrétionnaire me suspend pour huit jours et moi plus puissant que la cour je me suspends pour toujours. » Toute cette racaille, y compris les corbeaux faisaient partie de mon propre camp paraît-il et combattre un adversaire tout puissant quand on est couvert de pareille vermine est impossible, que chacun y compris les Cubains fassent le ménage ou bientôt il ne restera plus que ces gens là… Moi cela ne me concerne plus mais vous vous devez et pouvez agir si vous n’avez pas subi tout cela, changement de société et ses 7OO visiteurs encore par jour est à vous, faites en bon usage…

  24. bonjour Danielle
    jz n’ai plus les clés, je viens d’essayer,et le blog de DB sans DB est aussi savoureux qu’une soirée en compagnie de Frédéric Mitterrand.
    Sinon je veux bien revenir de temps en temps si besoin est pour illustrer.
    Rien ne remplacera tes analyses alors ne mettons pas la barre où elle ne saurait se situer.
    Je me ferais volontiers quelques unes des crapules d’en face alors tu peux me les offrir sans soucis.

  25. Ecoute Alain, il faut que tu comprennes, tout ce que j’ai subi était si minable, si médiocre que si je le racontais je me déshonorerais moi-même… La mode étazit de dire danielle Bleitrach a mauvais caractère alors que je serrais les dents sans répondre traversant dans ma vie les pires douleurs que l’on puisse affronter et je subissais toutes les piques, les saloperies les plus minables qui se puissent imaginer… J’ai été pendant plus de dix ans comme un taureau travaillé par le picador pour qu’il baisse l’échine ensanglantée et je continuais pourtant… Et toujours des gens avaient cette phrase « elle a mauvais caractère », j’étais seule, livrée à leur immondes distraction, leutrs vilenies, leur trahisons, leurs jalousies, je t’ai dit le coup de pied de l’âne, il m’a été donné par Viktor dedaj après son petit jeu avec bricmont, un atrticle publié dans grand soir s’adressant à moi en mon nom, alors que Viktor et Bricmont avaient mon E-mail, mon téléphone, et leur stupide chienne de garde samira qui jouait à m’envoyer des ordures tous les matins, il y en a sut ce site… Et puis il y a eu ce dernier coup France Cuba Marseille invite Viktor dedaj (mon co-auteur il n’a écrit aucun autre livre) et m’exclut alors que j’habite cette ville… Viktor qui a a plusieurs reprises logé chez moi ne me téléphone même pas pour m’expliquer les conditions d’une telle réunion. Je raconte cela parce que Viktor était un des derniers en qui j’avais confiance, je le croyais différent de tous ceux que je commençais à mépriser depuis pas mal de temps, ceux qui ne parlent que de leurs livres, n’interviennent que pour en assurer la diffusion.
    L’attitude de Viktor n’était que la cerise sur le gateau, c’est alors que j’ai décidé de changer de vie. Je me suis souvenue de cette phrase latine « Quicumque amisit dignitatem prestiniam jocus est in casu gravi » ou plutôt « qui a perdu sa dignité première devient un jouet dans les cas graves. » C’est la conclusion de la fable latine le lion devenu vieux.
    Je te décris cette petite anecdote mais elle avait été précédé de tant et tant du même type où mes anciens camarades, mes amis m’insultaient, me trahissaient… Je me souviens à la même époque d’être restée gênée debout devant deux camarades marseillais attablés qui ne m’invitaient pas à m’asseoir et je ne savais plus que faire tellement j’avais honte pour eux autant que pour moi, quand l’un d’eux m’a insultée en terme ordurier, je suis partie en courant et en pleurant, l’autre m’a téléphoné pour s’excuser mais le mal était fait… Il y a eu tant d’horreurs du même type… Tu as toi même assisté à Valenton à la manière dont l’ambassade de Cuba ne venait pas à mes débats, j’avais le malheur d’avoir contre moi une côterie du ministère de la culture. J’avais des amis importants, des héros nationaux, de vrais communistes mais est-ce que j’allais les encombrer avec toutes ces mesquineries ? Non mes ennemis n’avaient rien d’autre à faire, les bureaucrates peuvent passer un temps infini à nuire alors que les militants, les dirigeants s’épuisent à tenter d’organiser le combat contre l’ennemi… Et c’est comme cela qu’ils détruisent le socialisme eux et leurs courtisans qui logent dans les grands hôtels, se font nourrir et ont droit à tous les honneurs quelle que soit leur médiocrité.
    C’est donc gorgée d’humiliations vaines, me sentant envahie par le mépris que j’ai décidé de changer de vie… Et je ne le regrette pas, ils ont eu la bête elle ne les gênera plus mais je t’en prie n’en rajoute pas autrement je ne viendrai même plus faire le ménage sur ce blog.
    Danielle Bleitrach

  26. Chère Danielle
    J’ai lu avec émotion ce retour peut-être éphèmère mais quand même merveilleux et les larmes me sont montées, les mêmes larmes que j’avais eu en voyant le film de cette jeune Palestinienne face à l’armée et je crois que vous êtes de la même nature. Je voudrais citer un texte que j’ai lu dans La Revue Internationale des Livres et des idées. Texte de Toni Negri et Michael Hardt: « Dans la postmodernité nous nous retrouvons dans la situation de saint François opposant à la misère du pouvoir la joie de l’être. C’est une révolution qu’aucun pouvoir ne contrôlera parceque le biopouvoir et le communisme, la coopération et la révolution restent ensemble, en tout amour, toute simplicité et toute innocence. Telles sont l’irrépréssible clarté et l’irrépréssible joie d’être communiste »
    Voilà, juste pour vous dire que d’avoir par hasard rouvert ce site et retrouver tous ces débats m’a sauvé d’une horrible noirceur de l’âme que je vous en remercie.
    A bientôt
    Kirk
    PS En ce moment je lis un livre que je conseille à tous les camarades:Karl Kraus Troisième nuit de Walpurgis.

  27. Je souhaiterais vraiment reprendre l’expérience Changement de Société…

    J’ai essayé de lancer mon propre blog, en espérant pouvoir continuer le travail engagé ici…Mais j’ai des obligations professionnelles très lourdes, en cette année de stage IUFM (je viens d’avoir mon concours, après trois ans comme prof contractuel), et des engagements militants divers, qui font que je ne suis pas en mesure de tenir un blog à moi tout seul…L’idéal serait en fait d’apporter mes contributions à un site collectif…

    Si Alain, en dépit de nos différends (et des ses doutes manifestement profonds sur la sincérité de mon engagement), veut bien de mon aide, je suis prêt à l’apporter, suivant un rythme et des modalités qu’on peut définir ensemble, d’une façon qui préserve l’indépendance de ce blog tout en permettant à me laissant le temps de poursuivre dans mes autres engagements…Je sais qu’il ne porte pas mon parti dans son cœur et il peut avoir l’assurance que, comme par le passé, je sache faire la différence entre le PG et Changement de Société…

    J’ai encore les clés du site…Manifestement, Danielle n’est pas contre le fait que j’en fasse usage…Si j’ai l’accord d’Alain, je veux bien poster mes traductions ici plutôt que sur mon blog, qui perd sa raison d’être dès lors que Changement de Société reprend, avec ou sans Danielle…

    Enfin, je partage l’avis d’Alain, sur les contributions de Danielle…Je suis encore jeune et inexpérimenté et j’ai une tendance assez prononcée à transformer des gens qui n’ont rien demandé en maître à penser…J’ai toujours eu cette tendance, d’ailleurs, du lycée jusqu’à aujourd’hui…Sans pour autant renoncer à ma faculté de juger par moi-même et à choisir ce qui me semble le meilleur, c’est un peu le rôle qu’avaient pour moi les textes que tu publiais ici, bien que je ne les ai pas toujours lu assidument (durant mes préparations de concours)…Et j’avoue que ton départ m’a fait l’effet d’une perte de repère…

    Je ne souhaite pas « être une Bleitrach », contrairement à ce qu’a insinué Alain dans un commentaire sur 26 Juiller 1953…Mais je crois que j’ai besoin d’un ou d’une Bleitrach, ou plus généralement de la boussole d’un militant expérimenté…

    Mais j’ai fini (difficilement) par faire mon deuil de tout cela et par accepter l’idée que tu étais partie, pour ne pas revenir…

    Enfin bref…Pour conclure : j’ai les clés du site et je peux les transmettre à Alain, qu’il veuille ou non de mon aide…

  28. Marc j’ai pour habitude d’agir avec diplomatie et tact donc CE BLOG EST CELUI DE DANIELLE BLEITRAH !!!!
    et je n’ai nul droit d’en accorder l’accès ou non, encore moins le désir même d’avenir.
    Je ne doute pas de tes convictions mais de ton parti, de ce qu’il véhicule, du nombril qui lui sert de chefaillon.
    Tu t’es présenté comme militant du Front de Gauche ce à quoi il te fut répondu que le front n’était pas un parti et ne comptait pas de militants.
    Vois tu Marc, c’est cela qui forge les communistes, ils sont communistes et rien d’autre. Pa s de social communistes, pas de social chauvin ni de social trai… euh je dérape.
    Si j’ai suivi Danielle dans cette chose cela tenait d’abord à cette aventure de communistes et ce n’est pas te faire injure de te préciser que tu ne seras jamais Danielle Bleitrach, d’abord parce que l’exemplaire est unique, ouf, et que son histoire est bordée en tous sens de notre idéal commun,le combat communiste pour le socialisme.
    Donc j’ignore où va ce blog, mais où qu’il aille j’y ai vécu sans doute des moments que vivent ceux qui aiment et qui luttent, ceux qui aiment lutter.
    C’est aussi dur que de tenir une organisation, c’est épuisant et un blog animé par une communiste juive et marseillaise ne peut qu’attirer les hyènes.
    Alors Danielle Bleitrach a un site dont la fréquentation est encore très solide, j’en suis moi-même étonné, il est tentant de se dire que perdu pour perdu autant tenter mais franchement Marc? même en colère, la patronne ne laissera jamais son filet dériver vers la sociale démocratie de gauche ou non.
    Alors Marc si tu te sens bien ici, tu ne peux que te sentir mal ailleurs, cela t’appartient comme ce blog appartient à qui nous savons tous.
    Voila.

  29. Ecoute Alain, ce blog n’était pas seulement celui de Danielle Bleitrach, je l’avais voulu celui de toutes les composantes du PCF, le grand de jadis, celui qui avait réussi à donner la politique aux couches populaires tout en donnant le meilleur d’eux mêmes aux intellectuels (toujours ce lien avec le peuple), les républicains, les syndicalistes révolutionnaires (comme toi). C’est aussi le modèle du syncrétisme cubain, tout dans la révolution rien hors de la Révolution. A mes yeux Marc en fait totalement partie, ses choix politiques ne sont pas nécessairement toujours les miens, mais ils ne sont pas une base d’exclusion tant ce qui nous rassemble, les textes qu’il choisit correspondent à une partie de nous tous. Je n’exclue que les hyènes même si celles-ci se présentent au départ comme la mielleuse Samira, toujours trop flatteurs et te faisant dire le contraire de ce que tu dis, ou t’entraînant par fletterie vers de nauséabonds marécages. Ce n’est pas le cas de Marc, ni de tous ceux qui ont la clé. Je serai ravie que vous appreniez tous à travailler ensemble, ce serait même peut-être la seule chose qui me ferait revenir, que je me sente à nouveau bien dans la diversité de ceux que j’estime les communistes.La diversité à la cubaine qui tire vers le haut et ne se perd pas dans les compromissions parce que jamais elle n’oublie l’adversaire.
    Danielle Bleitrach

    • J’ai posté par erreur sous un autre article, le commentaire que je voulais mettre ici : « L’aventure est donc en train de reprendre…Je me débrouille pour que ma prochaine traduction soit en ligne en début de semaine prochaine..Ce site m’a manqué… »

      Puisque ce blog reprend, j’arrête mon blog personnel, 26 Juillet 1953…Cependant, j’ai une requête à adresser aux camarades de Changement de Société…Mises à part les traductions, j’ai commencé un travail sur les « classiques du progressisme »…

      Danielle a vu un échantillon de ce que pourrait être un tel travail à l’époque où nous avions envisagé de publier ici mes fiches de lecture sur Lénine…Un autre échantillon, mis en ligne sur 26 juillet 1953, se trouve à l’adresse suivante : http://guerredeclasse.wordpress.com/2009/10/27/classiques-progressistes-les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss-premiere-partie/

      Le texte et la première partie de son explication sont précédés d’une présentation de la démarche de lecture que je me proposais de suivre…

      Un tel travail, qui pourrait également prendre la forme de fiches de lectures remaniées (j’ai peut-être encore sur un vieux disque dur des fiches extrêmement détaillées sur des textes de Lénine, Lafargue, Luxemburg…), serait-il le bienvenu ici? En faisant une à deux traductions par quinzaine, j’aurais encore assez de temps pour être largement en mesure de livrer une explication d’extrait de « classique progressiste » tous les mois…

      Je termine par la motivation de ma requête : j’ai désormais cessé d’enseigner la philosophie mais j’aimerais pouvoir continuer à pratiquer cette exercice stimulant qu’est l’explication de texte…

  30. Bonjour,
    Quelle découverte! J’avais raison de passer de temps en temps.
    Un grand plaisir, merci Danielle.
    En attendant, j’ai lu ton livre Le music-hall des âmes nobles. J’ai apprécié en tant que « jeune étudiant démuni », perdu dans une université allemande au milieu d’intellectuels bon genre.
    Comme cela a été dit plusieurs fois, un point majeur de ce blog, ce sont tous les silencieux démunis qui se munissent silencieusement. Même si ce seront toujours les « illétrés », démunis d’internet, qui seront aux premières lignes des combats.
    J’ai toujours la clé, et je pourrais aider petitement (traductions, illustrations). Je dois quand même finir ma thèse et être papa maintenant…
    Bonheur et Révolution donc,
    Julien

  31. ravie Julien de te revgoir de vous revoir tous… On attend la traduction du nouveau papa et du révolutionnaire. Merci à Alain, Gilles et tous ceux qui veulent agir.
    Je ne répondrai pas à Fald tant qu’il ne s’interrogera pas sur lui-même et qu’il voudra défendre l’indéfendable. Il n’est sans doute pas antisémite,mais il est comme nous tous pétri de la société dans laquelle nous avons grandi et il ne fait aucun effort pour se remettre en question pour travailler les ornières de sa pensée. Un exemple dans son texte: « Tout le monde parle de l’Etat juif », et oui et c’est justement pour ça que l’on doit s’interroger à qui ça sert, la collusion entre sionistes – qui se sont rangés du côté de’l’impérialisme non parce qu’ils sont mauvais (certains le sont incontestablement) mais parce que le projet sioniste est colonialiste, raciste (l’idée de baser une nation sur la purification ethnique- et antisémite est patente dans leur volonté de lier martyre des juifs et un Etat. L’un justifiant l’autre pour les uns c’est le martyre qui justifie les crimes de l’Etat, pour les autr’es le martyre était justifié puisqu’il y a Israêl. Alors au lieu de dire « tout le monde le dit » on réfloéchit au fait qu’un certain marx avait déjà déclaré que les idées domainantes sont celles de la classe dominante et on s’en méfie.
    la libération du peuple palestinien et même des israéliens passe par la reconnaissance de la réalité d’une situation, sortez de la mythification et de toutes les mystifications. Et faites comme Politzer criant au nazi qui le tue « imbécile c’est pour toi que je meurs! » et àa vous évitera les conneries psychologisantes de Fald…
    Danielle bleiterach

    • Décidément!!! Merci de bien vouloir comparer:

      je dis: «…même s’ils se décidaient un jour à reconnaître, à dénoncer et à réparer les injustices et les crimes commis contre les Palestiniens.»
      Vous me reprochez de ne pas dire : «la libération du peuple palestinien et même des israéliens passe par la reconnaissance de la réalité d’une situation,…»
      Sauf à croire à la télépathie qui nous permettrait d’écrire les mêmes mots, je crois que nous sommes d’accord. Et si je dis «les Juifs» au début de mon paragraphe, c’est parce que c’est eux qui pourront peut-être un jour faire une vraie paix avec les musulmans, les Israéliens avec les Palestiniens, pas les sionistes avec les islamistes. Ou alors, faut m’expliquer encore. Toujours la comparaison avec l’Allemagne: ce ne sont pas les Nazis qui ont pris conscience de leurs crimes, mais les Allemands des crimes commis en leur nom. Du moins, il me semble!

      J’ai écrit: «Ce n’est pas moi qui parle sans cesse de «l’Etat juif», mais c’est ce qu’on entend et lit partout, radio, télé, journaux! Et c’est ce qui provoque l’assimilation «Juif = complice de Tsahal» QUE PRECISEMMENT JE DEPLORE, si vous consentiez à bien me lire!»
      Fallait-il que je mette aussi «CE N’EST PAS MOI QUI…» en majuscule? Relisez ce que vous dites de moi à la lumière de ma vraie phrase. Mis à part que je suis bien incapable de citer Marx car je l’ai assez peu lu et que j’ai toujours eu des difficultés à retenir des citations par cœur, je crois que nous sommes d’accord, là aussi. Mais vous avez lu autre chose que ce que j’ai écrit.

      Mon langage n’est pas le votre. Mon niveau non plus. Je me suis traîné sur le mur d’escalade sociale pour décrocher un CAPES pendant que vous caracoliez pour arriver prof de fac. Pour vous lire, je suis parfois obligé de m’y reprendre à deux fois, surtout que mon petit peu de culture me porte plus vers le roman, le théâtre, la poésie et la chanson (mais si!) que vers la philo. Je pense donc que votre capacité de lecture dépasse de loin la mienne et je m’étonne que vous me balanciez des diatribes insultantes sans plus de précaution!

      Par exemple, quand bien même je sombrerais dans la « connerie psychologisante », veuillez SVP me le dire poliment.

      Ceci dit, si il y a des choses sur lesquelles je ne suis pas d’accord avec vous et que je fréquente encore ce site, je le dirai, et vous me répondrez peut-être. Mais dans la bonne fois entre gens différents, s’il vous plait.

  32. dui Danielle sois polie STP
    Dis au monsieur qu’il est un illettré, lui peut asséner poliment ce type de propos mais il exige le respect pour lui-même.
    En ce qui concerne l’idéologie dominante nous la combattons et il est utile que Fald nous en rejoue un bout de partition, cela montre comment cette idéologie peut circonvenir les esprits les plus brillants.
    Parce qu’il a grimpé à l’aide de ses petits bras notre interlocuteur nous la joue d’une manière assez, comment dire, gutturale ?
    Voyez vous ma copine Carmen était illettrée mais elle a su combattre dans les Brigades Internationales, elle a vu son homme, un illettré tomber sous les balles de gendarmes français.
    Alors cessez de jouer avec les mots, de vous gargariser de votre culture copiée/collée.
    Non Fald je relisais votre texte palestiniens pour palestiniens et juifs pour sionistes, c’est limpide.Allons au bout et remplaçons palestiniens par musulmans nous voyons que que vous avez déjà passé à la moulinette les chrétiens, ceux qui ne croient pas en un dieu. Vous n’allez pas tarder à nous faire un choc de civilisation.
    Vraiment vous êtes le Reader Digest à vous tout seul.
    Tentez, vous le pouvez, je le sens, d’apporter autre chose, une réflexion personnelle, tiens essayer Marx, un lettré en principe s’y accroche mieux qu’un illettré, essayez même d’entendre les palestiniens et venez nous dire alors…

  33. je rentre épuisée, j’ai eu deux partiels, un de thème chinois, l’autre de grammaire chinoise… Abominable… Les caractères chinois se confondaient, disparaissaient de ma mémoire.. Je vais vous faire une confidence: je suis stupide, c’est clair… En fait j’ai quelques excuses, on dit qu’il y a 90.000 caractères chinois et donc que personne ne peut tous les connaître, un grammarien a dit que quand on lit du chinois il y a toujours « un tigre » qui vous guette, un caractère prêt à vous dévorer… Oui mais pour moi le tigre commence tôt, pour ceux qui connaissent un peu, j’ai buté devant le verbe gei donner qui est un des plus courants, chaque fois que je tentais de tracer ce foutu signe je le confondais avec jin « combien »… Le désarroi intégral d’un cerveau qui perd tous les jours son paquet de neurones comme tombent les pellicules…
    Bon c’est tout de même rigolo… Bref tout ça pour vous dire que je réponds demain matin entre la lessive, les courses, la révision de la géographie chinoise (là aussi foutus caractères)avec un partiel le 13 et un autre d’histoire chinoise (nous sommes en pleine deécadence de la dynastie hAN pour le 16…)Je tombe sur mon lit épuisée à 20 heures et je me réveille à 2 heures, c’est un cas de décalage horaire, la Chine toujours… Bon à demain…
    danielle Bleitrach
    Un côté positif, le prof expliquait que lesz étudiants allaient devenir des spécialistes de la Chine, et qu’avec leur connaissance de la géographie ils éblouiraient leur patron. Un garçon trés sympa a dit à mi voix « je m’en moque je veux être fonctionnaire.. » Une fille lui a répondu « Comment tu sais mes rêves les plus secrets! »… Pas si gangrenés les mômes…

    • Chère Danielle,

      Tu es toute excusée pour le gei 给, c’est aussi une de mes bêtes noires. Pourquoi aussi s’écrit-il avec la clé de la soie? et même la partie phonétique (he) n’est d’aucune aide. Moi je préfère 雨 伞 le parapluie, ou encore 下 雨 , il pleut.

      Depuis un mois je donne des cours pour adultes à l’Institut Confucius de ma petite ville, et les étudiants commencent à s’apercevoir que la merveilleuse logique du chinois souffre quelques lacunes.

      Sinon, c’est un grand plaisir de te lire, de vous lire tous, et si le blog redémarre, tant mieux. N’ayant plus de point de chute pour mes traductions de la presse russe, j’avais depuis longtemps mûri le projet de créer un blog, et voilà, c’est fait, enfin il y a un article, à l’adresse http://la-place-rouge.over-blog.com/

      Si je tombe sur quelque chose de particulièrement intéressant, je vous l’enverrai. Comme disent les Chinois, il faut passer le gué en tâtant les pierres.

  34. Chère Marianne,
    je suis comme toi, je ne comprends pas pourquoi la clé de la soie, résultat ji (combien) m’obsède, j’aime aussi la pluie et même quanf je la retrouve dans l’éctricité et surtout le téléphone devenu l’électricité plus la parole. J’aime surtout la pensée et les attitudes chinoise, la Révolution instituée dans un cycle où le fils du ciel perd le mandat céleste et il y a la nécessité de le remplacer parce que de bénéfique il est devenu maléfique. L’urgence de la révolution… Ta collaboration a toujours été essentielle, donc je vais t’envoyer la clé du site et tu les installeras toi-même. A charge d’Alain d’en corriger la forme et de continuer lui à placer également ses propres interventions et ce qu’il estime utile. Marc, je suis d’accord pour une contribution philosophique mais une ou deux par mois et durant le week end pour laisser le temps de la réflexion, plus tes précieuses traductions, ainsi que celles de Julien, Marianne et Gilles. Mais le site ne reprendra réellement que quand il sera capable face à l’événement de définir une ligne politique qui rassemble toutes les précieuses collaborations. Ou quand sur un sujet donné nait un dialogue qui approfondit comme cela se passe ici.
    Ce que nous avions réussi à nous tous et c’était ce qui nous rassemblait c’était à faire de la politique au sens le plus noble du terme, celle qui a toujours été capable de plonger dans l’histoire parce que reposant sur une conception révolutionnaire assez proche d’un peuple executant « le mandat celeste », véritable fin et moyen de la politique, bref que nous le sachions ou non nous sommes des communistes. C’est trés exigeant et j’ai parfois le sentiment Alain que tu es en quelque sorte l’exécuteur des hautes oeuvres du « mandat céleste » (voir article joint) que moi j’appelle lutte des classes; personnellement je ne sais pas comment me dépétrer de l’erreur quand elle s’obstine, toi tu tranches avec ta grande hache. Bref ne soit pas trop dur avec notre ami qui s’est empêtré dans illetrté, juif, etc… c’est -à-dire tous les poncifs que l’on nous met dans la tête, il nous a donné l’occasion de les dénoncer qu’il en soit remercié puisqu’il cherche autre chose…
    Pour le moment il n’y a plus de tordus du type Leila palestine ou d’autres moins nocifs mais tout aussi immondes. La mise en sommeil aurait-elle été salutaire. Tu vois les fréquentations tu sais donc que l’on frise les mille visiteurs journaliers, mais ce sont des habitués, je ne fais aucune publicité et il faut que vous en fassiez autant. préservons ce lieu de réflexion, de débat des pollueurs en tout genre et mille visiteurs est déjà un risque. Ce n’est pas de l’élitisme mais le besoin de rester entre nous sur les bases déjà définies.
    Si vous travaillez bien quand j’aurais terminé mon chemin de croix de contrôle continu je reviendrai écrire quelques articles, je recommencerai par la chine parce que non seulement je prépare mon examen de semestre mais nous devons tenir une conférence sur le socialisme chinois le 4 janvier avec COMAGUER. J’ai même recruté de nouveaux membres de notre communauté qui ont découvert changement de société, des syndicalistes pur jus, des latinos. Et j’ai enrôlé mon copain dans une conférence sur le socialisme algérien pour le 25 mars. Il y a du pain sur la planche.
    Danielle bleitrach

  35. her Fald
    Malheureusement la Culture c’est comme le reste, elle appartient à une élite qui n’aime pas partager. Bien sûr celà doit changer mais je crains que ce changement soit encore plus difficile que le changement social…
    Amicalement
    Kirk


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