L’Ex président étasunien Jimmy Carter se prononce pour qu’Obama lève l’embargo sur Cuba

t_jimmy_carter_01_166107 mai 2009. – L’ex-président des etats-Unis Jimmy carter s’est prononcé mercredi 6 mai en faveur de la levée « aujourd’hui même » de l’embargo de cuba, et il a considéré que les mesures prises par le président Obama n’étaient pas aussi bonnes que ce qu’on pouvait l’espérer.

L’ex-président, qui dirige une organisation de défense des droits humains et cette semaine a visité le Bresil pour y rencontrer le président Luiz Inacio Lula da Silva,  a dit quer les initiatives adoptées jusqu’ici par Obama à propos de l’île ont été moins audacieuses que cela eut été désirable.

« Je crois que les initiatives de Obama n’ont pas été aussi bonnes que celles que les deux chambres du Congrès nordaméricain, qui est aujourd’hui un pas devant le président en ce qui concerne Cuba » »a-t-il affirmé à propos de la suppression des  restrictions pour les voyages de citoyens américanocubains dans l’ île et pour l’envoi de remesas (l’argent expédié par les immigrés sud-américains à leurs proches restés au pays).

Carter, dans une interview avec le journal Folha de Sao Paulo et dont les paragraphes principaux ont été reproduits par DPA, a expliqué: « j’aimerais qu’il (l’embargo) soit fini aujourd’hui même. Il n’y a pas de raison pour que le peuple cubain continue à souffrir ».

Pour Carter, qui comme OBama appartient au parti Démocrate, « le prochain pas devrait être l’abolition immédiate de toutes les restrictions de voyage dans l’île,  et pas seulement pour les citoyens cubano-nord-américains. » a-t-il ajouté.

Carter a considéré que de cette manière « la fin de l’embargo viendra à la suite » bien qu’il ait admis que ceci » dépendra aussi de la manière dont réagiront les frères (Fidel et  Raúl) Castro ».

Néanmoins, le président prédit une nouvelle ère dans les relations entre son pays et l’Amérique latine en considerant que la région « sera bien plus importante » pour Washington que cela a été dans les huit dernières années sous le gouvernement de  George W. Bush.

Cette nouvelle prise de position en faveur de la levée de l’embargo, se produit après  que les pays de la région aient soulevé une grande vague revendicative  au récent sommet des Amériques qui s’est déroulé le mois passé à  Trinidad et Tobago.

Lors de cette rencontre des présidents, Obama est arrivé avec l’annonce d’assouplissement et la demande de gestes de la part du gouvernement de l’île que conduit le président  Raúl Castro, qui a répété son offre d’un dialogue renouvelé avec  Washington.

Pour Carter, la conférence de Trinidad et Tobago a permis au président étasunien « de laisser la porte ouverte pour Cuba et a tendu la main à la Bolivie, l’Equateur et au venezuela ».
selon Carte, au contraire de ce qu’a affirmé la secrétaire d’Etat nordaméricaine, Hillary Clinton, cette politique de rapprochement avec l’Amérique latine n’est pas destinée à annuler « l’influence croissante de la Chine, de l’iran et de la Russie dans la région.

Fidel Castro lui même, le dirigeant historique de la révolution, s’est exprimé en favorablement sur une reprise du dialogue mais sans condition ni exigence de gestes de la part de  Washington pour en finir avec un blocus majoritairement condamné dans le monde entier.
L’ouverture d’un nouveau chapitre diplomatique pour l’île s’est ouvert dans les relations que l’île a avec l’Union Européenne, avec ce jeudi l’annonce de la visite du ministre des affaires extérieures cubaines,  Bruno Rodríguez Parrilla,à Bruxelles. 

La rencontre organisée pour le lundi sera la première entre l’Union Europpéenne (UE) et Cuba depuis que les deux ont commencé formellement un dialogue le mois d’octobre dernier à Paris.

La visite du chancellier cubain a été confirmée ce mercredi par le porte voix de la communauté John Clancy, une opportunité pour faire l’évaluation de la première année de dialogue entre l’UE et Cuba ce sera le principal thème de la rencontre.

Traduction de danielle Bleitrach pour changement de société

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5 commentaires

  1. C’est toujours un plaisir d’entendre Jimmy Carter, lui qui avait été audacieux en acceptant l’invition de Cuba en 2002. J’ai toujours pensé qu’il fut le meilleur président des USA avec Roosevelt.
    Mais je ne comprends toujours pas quelle réaction ils attendent des Castro ! Cet embargo il est unilatéral !

  2. de la part de Carter : c’est une autocritique ? il a été Président des US et sa politique vis-à-vis de Cuba était dans le droit fil des désirs des capitalistes de l’époque….
    si aujourd’hui son opinion évolue n’est-ce pas aussi parce qu’il est de moins en moins « tenable » aux yeux du monde de maintenir une guerre larvée contre CUBA ?…et moins « rentable » !

    les capitalistes pour maintenir l’Impérialisme US sont prêts à ripoliner ?…pourvu que l’on sauvegarde leurs taux de profits.

  3. Effectivement, c’est plus une auto-critique, mais elle ne date pas d’aujourd’hui, j’avais évoqué sa visite à Cuba. Je pense tout de même qu’il faut le saluer.
    C’est un peu dans la lignée de son livre sur le conflit israelo-palestinien « La Paix, pas l’apartheid » : j’avais trouvé que sur certains points, il n’allait pas au fonds des choses (sans doute était-il tenu à une certaine réserve), mais c’était à saluer (d’ailleurs il me semble que ce livre avait suscité l’ire de certains politiciens israéliens).

  4. Bizarres, ces Amerloques: quand ils attendent d’être élus dans le bureau ovale, ils promettent des mesures salutaires, notamment la levée de l’embargo sur la Grande Île.
    Quand ils sont élus, ils oublient leurs promesses.
    Puis plus tard,quand ils n’occupent plus leur siège à la Maison Blanche, ils recommencent à vouloir paraitre plus réalistes et plus humains.

    Et humains, ils le sont comme nul autre: leur dernier crime contre les civils afghans en est une nouvelle preuve: et ce ne sont pas les condoléances de Mme CLINTON HILARY FAUX-CUL qui changeront la donne

  5. C’est un fait avéré (les documents déclassifiés en font foi) que Carter avait voulu au début de son mandat modifier la politique de la Maison-Blanche vis-à-vis de la Révolution cubaine, qu’il parlait même de rétablissement des relations diplomatiques. Etait-il de bonne foi ? Je le pense. Il avait toutefois oublié qu’il était le président de l’Empire, et que l’Empire a ses raisons que Carter ne connaît pas.

    Deux ans plus tard, la classe politique qui dirige aux Etats-Unis (et ailleurs aussi, bien sûr) l’obligeait à infléchir sa politique et à repartir en crabe : en 1979, l’affaire des Katangais au Shaba servit de prétexte facile, les services de renseignements en accusèrent Cuba et Carter les crut malgré les dénégations de La Havane. 1979, c’était aussi l’année où, en septembre, Cuba prenait la tête du Mouvement des pays non alignés et se dotait donc de plus poids dans l’arène internationale, ce qui était loin de réjouir lesdites « classes vives » qui avaient encore sur l’estomac la défaite des alliés des USA en Angola. Alors, on inventa des arguments (entre autres, le fameux « linkage » pour obliger les troupes cubaines à se retirer d’Angola en échange d’une meilleure « bonne volonté » de Washington).

    Bref, Carter avait oublié que, de même que les bons sentiments ne font pas de la bonne littérature, les bonnes intentions ne pèsent pas lourd devant la logique d’airain de l’Empire.

    Des dix présidents étasuniens ayant couché dans les draps de la Maison-Blanche depuis 1959, il n’a sûrement pas été le pire. Même si, à mon avis, c’était un poids mouche, politiquement parlant


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