Un nouveau consensus régional sur Cuba

Certains analystes, de ceux qui se rencontrent si fréquemment dans une certaine presse, affirment en chœur que les visites à la Havane, ce mois-ci, des présidents d’Argentine, de l’Equateur  et de Panama sont un message pour les nouvelles autorités nord-américaines et qu’elles ont pour objectif de démontrer l’existence d’un nouveau consensus de l’hémisphère sur Cuba. Cependant, pour certains autres, ce serait donner trop d’importance à Washington sur un thème qui ne lui appartient pas, nous explique l’agence cubaine   ACN


   
 
S’il est vrai que certains gouvernements de la zone indiquent qu’avec Barack Obama, on devrait assister à un changement dans les politiques traditionnellement agressives des États-Unis envers La Havane,  il est évident qu’il existe d’autres éléments beaucoup plus transcendants dans le désir de ramener l’île dans le concert régional.

C’est pourquoi, en tout cas, ces visites et celles qui sont annoncées pour le reste de l’année, toutes marquées par la fluidité des conversations, la compréhension mutuelle et l’esprit de coopération, montrent clairement deux réalités : la première, que l’Amérique Latine vit une époque de transformations à la recherche d’une plus grande indépendance, de l’autodétermination et de l’intégration régionale.

La seconde : que pour la plus grande des Antilles, la pleine réinsertion  dans son contexte naturel est un prix qui lui est décerné pour la verticalité, les capacités de résistance et la dignité qu’elle a démontré face à toutes les attaques de l’empire et de ses complice pendant un demi-siècle.

Il semble bien que ces deux considérations soient la véritable clef de la question. Entre autres choses, parce qu’explicitement, aussi bien la présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez, que le Chef d’État  équatorien Rafael Correa ou celui de Panama Martin Torrijos, qui tous sont venus à La Havane ce mois-ci, ont exprimé qu’il est temps aujourd’hui que l’Amérique Latine prenne en mains son destin sans se plier aux intérêts hégémoniques d’autres pays ni copier des modèles destructifs venus de l’extérieur.

Les trois présidents ont coïncidé pour célébrer les réussites substantielles de Cuba, obtenues sous la pression du dur blocus imposé par la Maison Blanche, ce qui confère un mérite additionnel très significatif à chacun des pas en avant que fait le pays. Ils ont tous insisté sur l’exemplarité de l’attitude de résistance prolongée pour toutes les nations de la région.

C’est la raison pour laquelle la Maison Blanche peut en fait assumer la position qu’elle estime la plus convenable, comme elle l’a toujours fait, mais l’Amérique Latine a déjà décidé de manière indépendante d’accueillir Cuba en son sein.

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