un ami m’envoie ce texte que j’avais publié dans grand soir et qui avait été repris un peu partout mais que comme tous mes textes je me suis empressée de perdre…. Il avait été publié le 15 juillet 2006 . Je crois que l’histoire a absout le caractère scandaleux qu’il avait encore à cette époque ou l’a encore rendu plus fort, puisque l’histoire est au rendez-vous fixé :
« Si nous nous révélons incapables de parvenir à une cohabitation et à des accords honnêtes avec les arabes, alors nous n’aurons strictement rien appris pendant nos deux mille années de souffrances et mériterons tout ce qui nous arrivera. » (Albert Einstein, lettre à Weismann, le 25 novembre 1929)
Si j’appartenais à un quelconque organisation sans doute je n’oserais pas engager ses membres dans cette position, mais étant désormais un individu libre de toutes attaches [2], j’affirme qu’il n’y aura de solution qu’à travers la suppression de l’Etat d’Israël, de l’entité étatique qui aujourd’hui fait la démonstration de sa nocivité pour tout le monde, pour les Palestiniens, pour tout le Moyen orient, pour les juifs de la région et ceux du monde entier. Cet Etat, pure création coloniale, à travers lequel depuis les origines jusqu’à nos jours, les Européens, les Occidentaux font payer le génocide nazi à des peuples du Moyen-Orient qui n’y sont strictement pour rien, est de ce fait une monstruosité morale et politique.
Que ceux que l’on a dupé avec le sionisme aient le droit de rester sur la terre, qui est devenue la leur, ne dépend que de leur capacité à la coexistence et, pendant un certain temps d’une surveillance internationale, mais le sionisme et l’Etat d’Israël n’ont pas le droit à la survie politique. Mais il faut dire du sionisme ce qu’il est en réalité, une entreprise coloniale par laquelle les puissances occidentales ont prétendu se débarrasser des juifs qu’ils n’avaient cessé de martyriser pendant des siècles, une manière de considérer les juifs comme étrangers dans leurs pays, une sinistre duperie. Le sionisme n’est que le prolongement de la haine contre le capitaine Dreyfus, l’impossibilité de considérer un juif comme un citoyen.
Pour tous ceux qui, comme moi, sont conscients de l’horreur de ce qui se passe en Palestine et de l’ignominie d’un Etat raciste, théocratique, nous pouvons et devons affirmer notre refus de cette création artificielle. Les rapports de forces internationaux sont tels que les impérialistes vont continuer à porter à bout de bras leur rejeton sanglant, mais le monde change, les résistances se développent. Il faut tabler là-dessus et non sur les fanatismes. Et dès aujourd’hui il faut en finir avec les ambiguïtés et dire qu’Israël en tant qu’Etat théocratique, basé sur le droit du sang, création coloniale, doit disparaître pour voir naître un Etat de tous les citoyens.
En Afrique du Sud, un Etat raciste basé sur l’apartheid devait disparaître, et cela n’a pu se faire que par le fait que les premiers occupants, ceux qui étaient humiliés non seulement ont été réinvestis dans leurs droits, mais des élections leur ont donné le pouvoir. C’est cette démarche là à laquelle j’adhère et qui devrait donc se traduire par le retour des Palestiniens sur leur terre.
A partir de là, grâce à un Nelson Mandala il y a eu constitution d’une autre nation, ce qui signifie pas qu’il n’y a plus de problème, en particulier économiques et il faudra bien les vaincre, mais un processus a été mis en marche et il est passé par la dénonciation de l’Etat de l’apartheid. Si les racistes d’Afrique du Sud ne veulent pas de cette réalité, ils peuvent partir effectivement, mais le but n’est pas là bien sûr, simplement les Israéliens doivent comprendre que comme les racistes d’Afrique du Sud qu’ils n’ont plus aucune complaisance à attendre.
De surcroît, Israël est une puissance nucléaire, la France porte une lourde responsabilité dans ce domaine, et fait donc peser sur cette région une menace beaucoup plus grave que celle hypothétique de l’Iran. Un tel Etat qui agit comme il le fait en ce moment dans la bande de Gaza, contre le Liban est une menace terrible à partir du moment où il a l’arme nucléaire.
Donc pour ces deux raisons politiques il faut orienter notre action contre la fin de l’Etat d’Israël et du sionisme comme droit au retour mythique et mystificateur.
Et je souhaite que cet objectif soit posé dans la clarté et que nous nous donnions comme objectif de combattre cet Etat comme celui de l’apartheid, ainsi que la dénonciation au Conseil de sécurité de cet Etat nucléaire.
C’est d’abord en tant que communiste non encartée, en tant qu’être humain, mais aussi au nom de mes origines juives que j’affirme cela. Je suis athée et ne puis donc faire état de l’appartenance à une communauté religieuse, mais d’autres décident souvent pour moi en étant antisémites de cette appartenance, ils m’ont appris par leur stupidité ce que pouvait être le racisme et je m’opposerai toujours à eux, mais c’est au nom de ce savoir qu’ils m’ont infligée depuis l’enfance que je dénonce l’Etat d’Israël. Comme je revendique le droit pour tous les être humains à jouir de la paix, de l’absence de discrimination. Ce combat de toujours contre le racisme et l’antisémitisme me pousse désormais à lutter contre l’Etat d’Israël comme j’ai lutté en son temps contre l’Afrique du Sud, Etat de l’apartheid. Il n’y a eu de solution que par la restitution d’une nation à Nelson Mandala. Souhaitons que surgisse de la terre de Palestine, comme de tout le Moyen-orient de nombreux Nelson Mandala.
Danielle Bleitrach
[ Reprise d’ un commentaire de Danielle Bleitrach publié ci dessous. Rédaction LGS.]
* * *
Il faut que nous soyons un peu plus comme les Cubains, « une idée juste peut plus qu’une armée » disent-ils…
Les Etats-Unis ne peuvent pas gouverner le monde, les résistances montent, il faut nous donner des objectifs justes, humains, respectueux de la vie et du droit des peuples.
L’Afrique du sud a fini par s’effondrer et après 27 ans de prison Mandala a été libéré, une autre nation est née. Simplement il faut savoir ce que l’on cherche et avoir le courage entre hommes(et femmes) de bonne volonté de dénoncer le fascisme, le racisme et construire une patrie anti-colonialiste, respectueuse du droit des Palestiniens à leur terre.
Ces deux peuples séparés sont parmi les plus cultivés de la région, ils peuvent faire de ce pays un paradis.
Ca a été le pari de Mandala pour ne pas réprimer les blancs, dans l’ANC, il y avait aussi des blancs.
Fouillez cette idée d’un combat commun pour une nation et vous verrez tout ce qu’elle contient en germe… Aujourd’hui et demain.
Mais cela passe par trois conditions : le retour de Palestiniens La fin du sionisme La fin de l’Etat d’Israêl.
Tous les arguments sur ce que risqueraient les juifs en Palestine ne relèvent souvent que de la volonté de rester une majorité fictive et dominatrice.
C’est un processus dans lequel l’opinion mondiale a un rôle énorme à jouer, un rôle de paix et de justice.
Danielle Bleitrach
[ (…) Je récuse le chantage d’ Israël à la Shoa, je lui interdit désormais de s’attribuer les 17 membres de ma famille morts en camp de concentration, pas plus que je ne m’arroge le droit de parler en leur nom.(…) Danielle Bleitrach ]

des israéliens regardent le bombardement de GAZA
29 commentaires
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C’est absolument extraordinaire en relisant ce texte à quel point j’ai peu varié dans mon opinion sur la question. Ma conviction totale et ce depuis trés longtemps, pratiquement l’adolescence que cet etats d’israêl est un piège.
Ma colère contre les ordures qui massacrent aujourd’huii les palestiniens mais qui se double du sentiment qu’il y a des gens innocents que l’on a envoyé dans ce piège… Et sur le fond mon immense colère contre ces deux mille ans de persécutions tout cela parce que les chrétriens ont inventés des trucs invraisemblables sur un dieu mort en croix et sur le peuple déicide. J’avais d’ailleurs écrit un texte toujours publié dans grand soir sur cette mystification chrétienne. Je l’ai perdu bien sûr, je ne garde aucun de mes textes, même pas mes livres… j’ai été historienne et une maniaque des conciles (chacun a les passions qu’il peut avoir), cette histoire est totalemebnt délirante je puis vous l’affirmer.
C’est pour cela que je ne sais plus qui est le plus stupide, le plus haissable, les salopards qui massacrent à tour de bras et ceux qui pendant deux mille ans ont fait de la judéophobie. Et qui continuent parce que c’est leur truc haïr le juif c’est ça leur truc… Et croyez moi je sens ceux qui sont réellement comme ça. je n’ai jamais ressenti ça avec quelqu’un élevé dans les pays arabes ou en orient, de la colère légitime contre le sionisme, oui mais pas cette répulsion qui caractérise le monde chrétien et qu’ion est en train de refiler ou de tenter de refiler à de jeunes français d’origine maghrebine. En prime…
Alors aujourd’hui il faut arrêter ces folies.
Danielle Bleitrach
bon ok je partage vos points de vue cependant si il n y a plus d etat israel ou va aller le peuple qui l habite si c est pour qu ils restent ok vous ne donnez pas vraiment de solution soit on reconnait l etat palestinien et on revient au point de depart
plus de gaza plus de cisjourdanie plus d israel et un seul etat l etat palestinien alors est ce que tous ensemble vont ils pouvoir vivre en bonne entente la serait le but ultime de la paix votre avis a mon petit commentaire m interesse cordialement gendreaumyriam@orange.fr
je crois avoir été claire sur la question, il s’agissait pour moi de vaincre un tabou: dire que le sionisme et l’entité étatique qu’il avait engendré était une monstruosité ce que dit à sa manière qui n’est pas la mienne également Abraham Burg (voir texte ci-dessous.)Ce qui il y a deux ans et demi ne se disait pas.
Il s’agissait de lever le tabou d’un Etat hypocritement fait pour ces pauvres juifs qui avaient beaucoup souffert, il s’agissait alors d’affirmer que c’était une création coloniale utilisé comme un espèce de molosse par les Etats-Unis et les puissances occidentales.
Donc les forces qui veulent un autre monde doivent rompre le tabou et surtout ne plus lier sionisme, israêl et juifs, mais bien voir qu’il s’agit d’un Etat politique comme les autres et qu’en tant que tels ceux qui le dirigent doivent être considérés comme des fascistes. je vous signale ce que je dis dans le texte: cet Etat doit disparaître pour céder la place à un Etat de tous les citoyens. C’est-à-dire qu’il ne doit plus y avoir d’Etat juif, un paradoxe puisqu’il n’est pas confessionnel mais bien racial, mais un Etat de tous les citoyens.
Donc la population israêlienne, je le dis clairement c’est comme pour l’Afrique du Sud, a le droit de vivre sur cette terre qui est devenue la sienne mais en acceptant la réalité qui fait que si les Palestiniens reviennent chez eux, les Israêliens sont minoritaires, et qu’il faut démocratiquement construire tous ensemble autre chose. Il est difficile de s’expliquer sur une question aussi complexe mais je crois qu’il faut penser le politique comme le lieu où se concilient des hétérogéneités et pas inventer des communatarismes basées sur la fusion du même, pour cela il faut créer les conditions de cette négociation politique qui substituerait un destin politique à un autre invivable, en fait c’est même ce qu’on appelle la démocratie.
Donc j’ai voulu en écrivant cela vaincre un tabou, et montrer que les israêliens n’avaient droit à aucune indulgence et que s’ils continuaient à refuser aux palestiniens le droit inaliénable à la souveraineté sur leur terre ils perdraient nécessairement le leur. Parce que l’idée d’avoir un seul Etat est tout de même né du constat que jamais Israêl tel qu’il est n’acceptera de laisser vivre un Etat palestinien. Il a rendu impossible la solution de deux Etats.
Cet objectif d’un Etat commun est à construire dans un processus de négociation, des institutions communes, évolutives. Tout reste à inventer, et j’explique simplement que l’important est l’objectif, la méthode, les étapes sous surveillance internationale, une sorte de mise en tutelle pour faillite généralisée du sionisme et de sa forme étatisée, mais par le, dialogue.
Mais il me semble qu’il y a quelques nécessités pour que cela réussisse:
1) créer le plus possible les conditions de sécurité pour les habitants, comme je suis une vieille spinoziste, je pense que si les individus se rassemblent c’est parce qu’ils recherchent la sécurité. C’est d’ailleurs une des raisons qui m’a fait douter d’Israël, c’est le ghetto où l’on ne cesse de jouer l’insécurité comme chantage mais aussi en la provoquant, en rejouant sans cesse la seconde guerre mondiale comme base de la fusion identitaire, on deviendrait fou à moins. Résultat comme le dit là encore Abraham burg, alors que 25% des prix nobel sont d’origine juive dans le monde, en Israël ils ont simplement réussi à produire 10% des ventes d’armes mondiales… Donc je crois qu’il faut créer les conditions de la sécurité pour toutes les populations, les Israéliens et les Palestiniens. pour cela il faut que les institutions internationales jouent leur rôle, que les décisions soient respectées. Et là le problème ce sont les Etats-Unis.
2) l’opinion publique, la montée d’un grand mouvement est essentielle, pour faire d’abord pression sur nos propres gouvernants. Mais une idée juste est puissante, donc s’il se construit un mouvement sur ces bases antiapartheid, antisioniste mais refusant toute forme de judeophobie (trés important) comme d’islamophobie (trés important)cela peut être la base d’un dialogue, d’une négociation réelle. Et honnêtement je crois que cela sera plus facile dans le monde arabe que dans le monde chrétien… Mais il faut un mouvement puissant et clair dans ses objectifs. Les communistes auraient pu porter un tel projet mais ils sont affaiblis. Pour que les choses avancent dans l’immédiat, pour aller dans cette voie, il faut que le mouvement de condamnation prennent partout de l’ampleur, qu’il soit de masse et pas marginalisé et pseudo radicalisé.
« – Il faut également que le hamas remporte une victoire politique, il a commencé à recréer l’unité des palestiniens et montré leur détetrmination a avoir une patrie. Pour le moment c’est le seul mouvement qui soit en capacité, il ne faut donc pas le diaboliser et recommencer le coup du ghetto encore et toujours.
A partir d’un autre rapport des forces, on peut inventer des tas de solutions mais elles seront toutes invivables tant qu’il y aura un Etat basé sur l’idéiologie sioniste, en particulier l’idée qu’israêl serait la patrie réelle de tous les juifs de la planète, le seul lieu où ils seraient en sécurité, ce qui est tout de même un sacré paradoxe… Mais qui a pour effet de rendre effectivement la vie impossible à tout le monde…
Donc se pénétrer de l’idée que tout cela ne peut continuetr ainsi est la seule chance non seulement pour les palestiniens mais pour les israêliens, il faut que le sionisme soit battu en tant que force militaire, politique, idéologique et culturelle, pour libérer les habitants de cette région.Tous.
Danielle Bleitrach
Danielle,
puis je avoir ton opinion sur la république soviétique des Juifs qui avait été fondée par Staline afin de reconnaitre le peuple israelien comme une nationalité soviétique à part entière constitutionnellement parlant.
Merci
Je pense que les puissances qui ont porté Hitler au pouvoir sont les mêmes qui ont aidé Ben Gourion et sa clique à « nettoyer » la Palestine et à s’y installer et qui aujourd’hui, grâce en partie à l’immense fortune acquise dans le pillage de l’Europe durant la dernière guerre et celui du tiers-monde actuellement, dominent les « démocratie » à la Bush, Sarko, Berlusconi etc… Ceci pour dire que le combat ne pourra être que féroce car ces puissances ne sont animées par aucune forme de morales autres que celles qui peuvent leur servir à conserver leur pouvoir et leur profit. Et ne jamais oublier que s’ils sont puissants ils ne sont animés d’aucune vision d’avenir ce qui dénote un degré inquiétant d’inintelligence.
Kirk
Pour te répondre Dimitri, je pense que c’était une fort mauvaise idée, je ne sais pas si la réalité des juifs c’est l’assimilation ou autre chose mais il faut faire en marchant. Je crois qu’il y avait quelque chose qu’il faudrait préserver et auquel je tiens, mais pas le momifier, l’isoler, mais le faire participer à l’humanité, ce que je dis là est vrai pour toutes les civilisations. Par exemple, je trouve que ce que fait evo Morales est fantastique, il intègre son peuple à une nouvelle Bolivie pour tous à partir d’une volonté collective originale maiq qui est aussi enconstruction et qui apporte sa specificité à toute l’humanité. On doit refuser tous les enfermements, toutes les divisions, il y a beaucoup à apprendre du syncrétisme cubain dans la construction d’abord des nations ensuite de l’internationale, l’un n’allant pas sans l’autre à l’inverse de la mondialisation capitaliste.
J’ai l’air d’une joyeuse utopiste, messianique et pourtant c’est la seule solution.
danielle Bleitrach
Mais danielle pour qu’une nation puisse exister, elle a besoin d’une terre non?
les juifs ne sont justement pas une nation, l’antisémitisme les a constitués comme peuple, comme on a relégué les amérindiens en sous humanité ou les anciens esclaves noirsn,idem, mais il faut construire une nation par par fusion du même mais par hétérogéneité.C’est ce qu’on fait les Cubains dans leur volonté historique d’indépendance, c’est ce que fait morales.
Danielle bleitrach
C’est la seconde fois, aprés celle sur les raisons de la guerre d’aprés Chris Mc Greal (https://socio13.wordpress.com/2009/01/06/les-raisons-de-la-guerre-par-chris-mcgreal/) que le choix de l’illustrateur du blog me bouleverse. Les deux images sont les deux facettes d’un même état d’esprit.
Dans les deux cas des jeunes, de trés jeunes israëliens qui semblent ne rien avoir appris de l’histoire, et qui peuvent se réjouir d’un spectacle de mort et de destruction avec jumelle et appareil photographique. Ne réalisent-ils donc pas que l’horreur subit dans le ghetto de Varsovie par leurs ancêtres n’est pas différent de celui que subit aujourd’hui les habitants de Gaza. C’est peut-être plus choquant encore que de voir les images des victimes des bombardements eux-mêmes. Car l’on a au moins l’espoir que ce « sale boulot » est fait en détournant les yeux et avec dégout. Mais en fait non pas du tout.
Où sont alors les barbares que les dirigeants israëliens nous disent combattre ?
je crois que tout est ditr par la phrase de marx: « un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être libre » Et je crois que chacun se rend bien compte qu’est détruite dans une telle situation l’humanité elle-même des uns et des autres… La mort des enfants a cette terrible signification.
Danielle Bleitrach
Wiliamoff
quand j’ai vu cette image je me suis dit qu’elle portait plus que tout l’horreur et ce sans une goutte de sang visible
j’en ai été démoli au point de demander conseil avnt de la mettre en place
il n’y a plus de mot pour décrire cette scène,cela dépasse tout, on dirait ces nazis photographiant et riant devant les suppliciés
j’ai donc longuement hésité pour la rendre visible mais cela ne peut-être caché mais encore une fois j’ai beaucoup de mal à illustrer les articles car la haine monte graduellement en moi et m’envahit car je consulte des dizaines et des dizaines d’images et c’est à devenir fou
voila
Il ne faut surtout pas se laisser envahir par l’image, ce n’est pas un hasard si tant de civilisations se sont méfiés de la représentation… Elle est dangereuse parce qu’on peut lui faire dire n’importe quoi que tous les israêliens ressemblent à ces gens là… Qui sont des porcs fascisants… Je ne veux pas plaider pour israêl, je pense comme je l’ai dit que cette situation est totalement destructrice et qu’il faut y mettre un terme. Mais je trouve l’expression d’Abraham Burg « abandonner le sionisme » meilleure que celle d’enfinir avec le sionisme. Il faut à la fois la victoire du Hamas, la négociation, un objectif qui est non seulement la fin du sionisme comme droit au retour des juifs, et la fin de cet Etat construit sur cette base là, et la négociation pour construire autre chose respectueux du droit inaliénable des palestiniens sur leur propre terre. mais cela suppose justement de faire naître chez les uns et les autres un sentiment de sécurité. Ne pas créer la haine, la peur, garder son calme sans céder un pouce de terrain.
Pour répondre à Gilbert dont je partage beaucoup de l’analyse, l’ennuii de cette période est qu’il faudrait des communistes ou à tout le moins des gens convaincus qu’il faut changer le système capitaliste popur mener cela bien sur des bases réellement humaine, et les communistes sont faibles, désarmés… Les forces qui sont sur le devant de la scène sont en pleine confusion mais il faut faire avec, en essayant d’approfondir notre réflexion sur l’action nécessaire.
Danielle Bleitrach
L’idéologie très archaïque du sionisme fabriquée par des européens à partir d’une ancienne mythologie est effectivement en train de s’effondrer comme -en même temps que- l’idéologie « libérale » chargée de « justifier » (rendre « juste ») la domination économique du Capital angloricain. Ici et là-bas, c’est la même organisation « esclavagiste » qui s’écroule. Ici et là-bas, les peuples, autant dire les prolétariats, ont commencé à perdre la foi et à mépriser publiquement « les évangélistes du Marché ». Ce sont maintenant les « sujets » de cet Etat archaïque d’Israël (peut-on encore appeler ça un Etat?- qui perdent leur foi pour ne garder que le désir de fuir ou de cogner sur les boucs émissaires qu’on (les fascistes au pouvoir) leur a fabriqué.
Ce qui était un sacrilège en 2006 n’est aujourd’hui plus qu’une évidence : plus besoin d’affirmer que l’Etat d’Israël doit disparaître puisqu’il est effectivement déjà mort. Ne reste plus qu’une organisation armée, possédant un appareil d’Etat, dont les troupes n’ont plus que la haine et la peur comme « carburant ». Sa débacle sera probablement plus catastrophique que celle qu’elle a vécue au Liban car un fait nouveau vient de surgir : pour la première fois de son Histoire, le peuple palestinien occupé entre en Résistance Armée dans la « zone libre » que les occupants lui avaient fabriquée (avant de l’envahir comme prèvu par ses piètres stratèges).
Le soleil de la République peut maintenant se lever sur une terre qui ne peut être que le bien de tous. Ce « juif » qui, paraît-il, déclarait : « dans mon royaume, il n’y a plus ni juifs ni étrangers, ni hommes ni femmes, ni riches ni pauvres… », avait seulement quelques deux mille ans d’avance et ce ne sont pas les pauvres vieilles gérontocraties théocratiques régnant sur les débris de troupeaux bêlants qui pourront enrayer le cours de l’Histoire.
Par contre, nous -toute la planète- venons d’entrer dans une zone des tempêtes dont nous ne sortirons pas indemnes. On ne doit pas douter que l’initiative de cette attaque brutale de Gaza part de la bande de criminels de guerre de Washington tentant, dans un dernier sursaut avant de disparaître, d’entraîner ses « amis » et, surtout, ses ennemis dans une guerre destinée très vite à devenir universelle. Lorsque les vautours US disent qu’ils ne s’opposeront pas à la décision israëlienne d’attaquer la Résistance Palestinienne, il faut comprendre qu’ils participent activement à l’opération, mais en restant à l’abri comme d’habitude.
Les citoyen/nes de la République française vont devoir se faire à l’idée qu’ils n’auront bientôt plus d’autre choix que la Résistance impliquant nécessairement la Révolution qui, ultime dérision, consistera seulement à réinstaller dans ses meubles la République spoliée par les bandes apatrides du Capital.
Les deux semaines qui viennent vont être cruciales.
C.G.
Pour ce qui est de la question de la région autonome juive du Birobidjan à la frontière russo-chinoise. Cette région avait été créée sous Staline comme foyer juif yiddishophone (pas hebrophone !). Elle a péniblement survécu par la suite. Depuis quelques années, cette région a renforcé son caractère juif et yiddishopone même si les juifs y sont très minoritaires. Mais les Russes et les Ukrainiens de ce territoire comptent sur son caractère juif pour être désenclavés et ouverts sur le monde, d’où leur appui assez fréquent à la langue yiddish. Aujourd’hui le yiddish est une matière obligatoire dans toutes les écoles de la région autonome, et il y a deux lycées entièrement yiddish (et deux synagogues et un théâtre yiddish). Cette région cherche à attirer les Juifs ex-soviétiques qui reviennent déçus d’Israël, et elle a comme atout d’être à la frontière de la Chine sur la ligne de chemin de fer vers le Japon et la Corée, région en nouveau développement. L’Etat d’Israël cependant a fait beaucoup d’efforts pour prendre en main la « renaissance juive » sur ce territoire, en voulant introduire l’hébreu et transformer cette région en succursale d’Israël par le biais des rabins qu’il a envoyé là-bas. Mais il semble que cette stratégie se soit heurtée à une résistance consistante…Si bien qu’on peut espérer que le Birobidjan puisse devenir un foyer de la renaissance de la culture yiddish, exterminée par Hitler et combattue par les sionistes.
Merci pour ces précisions sur le Birobidjan. Passionnant. J’adore la culture Yiddish et j’ai saisi l’occasion pour faire une petite recherche sue Google. A mon avis, on peut faire l’impasse sur l’anticommuniste Wikipédia, mais il y a un bon article sur le site du Monde diplo:
http://blog.mondediplo.net/2008-03-26-Ou-est-passe-le-Birobidjan
suivi de commentaires aussi très intéressants, dont peu malheureusement concernent le Birobidjan lui-même. Comme celui-ci:
« Quand l’URSS a éclaté, le Birobidjan a tenté de devenir un état juif autonome, mais le gouvernement israélien, qui ne pouvait tolérer une telle ’concurrence’, a tout fait en sous-main pour saborder ses efforts. »
Ah, j’oubliais, il y a même de la musique « A écouter : une valse composée pour les 65 ans du Birobidjan. »
NB: Le correcteur orthographique ne connaît pas le mot Birobidjan.
Je l’ai signalé dans plusieurs commentaires Israel est une aberration de l’histoire et en tant que telle son existence constitue une menace permanente pour les peuples de la région(à distinguer des dirigeants). Il faut noter que plusieurs points de l’article de Beltraich soulignent la clarté et l’objectivité de son analyse et de ses prises de position.La similitude entre Israel et l’afrique du sud d’avant est flagrante d’autant confirmée que le seul pays ayant maintenu des relations avec le régime de l’apartheid fut Israel.Le caractère xénophobe raciste et ségregationiste des leaders israeliens est plus qu’évident(pour plus de données consultez le livre d’israel Shahak).
Concernant la résponsabilité des autres pays dans le génocide palestinien il faut la relier à celle historique de la création de cette entité monstrueuse qu’est Israel.Donc tous ceux qui ont participé à ce fait sont responsables et doivent s’acquiter de leurs méfaits en dénonçant leur allié et en déclarant comme irrevocable la nécessité de changement de ce pays.Il faut oeuvrer pour son substitution par une entité ou toutes les composantes soient présentes et que le droit de chacun soit respecté.Ceci commence par l’accord du droit au retour des exilés palestiniens.
Autre point m’a attiré l’attention c’est cet appel au soulèvement contre l’impérialisme et la domination sans partage des états unis d’amérique.Les premieres intifadas ont eu lieu en Amérique du Sud( Bolivie, Venezuela) en plus de celle du peuple héroique palestinien.Il faut que cet élan soit poursuivi pour contrecarrer l’effet désastreux de la chute du bloc de l’est.
Paix et justice pour tous.
Bonjour
Je trouve cet article magnifique tellement il est partial.
Le titre en lui même est une aberration.
Hitler a assassiné de façon industrielle 6 millions de Juifs et vu qu’en Israël il y’en a 6 millions également, ce serait effectivement une excellente chose que 22 nations Arabes soient débarrassées du seul Etat Juif de cette planète.
Quand je regarde les faits, je constate que plusieurs armées Arabes se sont levées pour nous anéantir de 1948 à 1973.
Ensuite ils ont opté pour le terrorisme par manque de courage.
Pendant que les nations Arabes ont cherché à nous détruire, nous avons construit sur le sable, nous avons dompté le désert, nous avons produits des progrès considérables dans les domaines agricoles, industriels, les sciences, la médecine et le high-tech
En face on a semé la haine en produisant des « martyrs » des destructions, des endoctrinements sur la base erronée et éhonté d’une injustice qui en fait était une légitimé équitable.
Le fait que vous soyez Juive ne doit vous empêcher en rien d’éprouver de la tristesse envers les palestiniens parce qu’il serait malhonnête d’admettre qu’ils n’ont pas souffert eux aussi.
Une guerre fait toujours souffrir les 2 camps concernés, notamment les civils.
Mais vous perdez toute crédibilité de la même façon que ces centaines de milliers de manifestants qui vomissent leurs haines d’Israel davantage qu’ils ne soutiennent la cause palestinienne.
Vous êtes une honte de la nature et je vous plains sincèrement.
Cordialement
Rudy Sitbon
27 ans
Paris
P.S: J’ose espérer que vous n’aurez pas la lâcheté de me censurer
pour repondre à ceux qui ont commenté la photo c’est la définition pure et simple de la propagande, on peut la commenté comme on veut on ne voit pas ce qui il y a de l’autre côté et la légende on peut mettre tout et n’importe quoi.
Quel peuple devrait accepter de se voir privé de sa maison de sa terre, expulsé de chez lui par la force au nom de l’intégrisme religieux?
N’est-ce pas courageux que de résister à celui qui vous spoli par la force.
Connaissez vous un peuple qui soit prédestiné à subir une telle spoliation au nom du fanatisme religieux et au profit d’étrangers qui s’installe chez vous à leur seule bénéfice.
Est-il plus courageux de résister avec des pierres,et les moyens du bord et cela malgré les morts par centaines et les destructions massives, ou est-ce au contraire un signe de courage que d’enfermer des millions de personnes derrière un mur à l’aide d’une armée sur-équipée et soutenue par toutes les puissances occidentales et attendre qu’ils…, attendre qu’ils…., attendre qu’ils…, attendre qu’ils…quoi? En effet, attendre quoi?
Vous même qu’attendez-vous d’une pareille politique coloniale en ce début de XXI° siècle ?
Vous espérez quoi exactement?
Qu’attendez vous que fasses les légitimes propriétaires de cette terre? Qu’allez vous faire de plus pour anéantir leur juste résistance qui dure depuis 60 ans.
Israêl est dans une impasse et la violence, la poursuite de la colonisation en Cisjordanie, la Diabolisation de ses voisins Syriens ou Libanais, et le refus de toutes les solutions honnêtes et équitables, sont la cause, non seulement de plus de souffrances pour les palestiniens, mais remet inévitablement en cause l’existence même d’Israêl.
Il semble qu’un nombre non négligeable d’Israêliens en sont conscients et lutte, aujourd’hui même, à Tel Aviv, Haïfa et ailleurs dans le pays, pour une solution à ce conflit et la fin des violences. Il est nécessaire pour la perrénité d’Israêl et pour la paix dans le monde que vous les souteniez.
A moins que vous espériez secrètement que les palestiens……..
A Sitbon,
Tu dis qu’Hitler a assassiné 6 000 000 de juifs ‘c’est la vérité mais cela implique que les palestiniens ne sont pour rien dans la tragédie du peuple Juif.Il aurait donc été plus juste de prendre une partie de l’Allemagne comme foyer pour les juifs.Et aujourd’hui que les palestiniens acceptent un état sur les frontiéres de 1967. Pourquoi les israéliens ne les prennent’ils pas au mot.Aprés la guerre des 6 jours en 1967 la propagande isrélienne disait que c’etait la charte de l’OLP qu’il fallait modifier pour qu’une solution soit possible,la charte a été modifiée ,l’OLP a reconnu l’existence d’Israél ,la réponse a été une extension des clonies ,les israéliens voudraient chasser les palestinins de leur terre mais cela ne sera pas possiblestant que les palestiniens se battront , et ils se battent.
A Abdallah
Beaucoup de personnes tiennent le même discours: celui qui consiste à dire que l’Allemagne nazi aurait du assumer le carnage.
Cher Abdallah, savais-tu qu’en Palestine il y’ avait autant de Juifs que d’ Arabes en 1947 avant le partage de l’ONU?
Savais-tu que cette terre était celle des Juifs avant qu’ils y soient chassés en 70 ap JC par les romains?
Si tu penses que les Juifs ont volés la terre des Arabes en Palestine alors je rétorquerais que les Arabes ont volé cette Terre il y’a plus de 500 ans…
Du coup ce n’est que justice d’autant que le partage était équitable.
Aujourd’hui, la population Arabe d’Israel représente 20% de la population totale.
En Israel ils sont chez eux, l’arabe est la deuxième langue reconnue du pays.
Ils sont représentés au Parlement par des députés élus démocratiquement.
Tous les sondages attestent le fait qu’ils jugent leurs situations 100 fois supérieure à ceux de leurs frères Arabes de la région.
Ce sont des privilégiés même si le fait qu’ils représentent une minorités ne leurs rend pas toujours la vie facile.
Quant aux palestiniens, ils auraient pu avoir un Etat avec les frontières qu’ils revendiquent aujourd’hui des 1948, au lieu de ça ils ont choisi la guerre et encore, ce ne sont même pas eux qui l’ont déclaré mais les pays Arabes frontalier.
Au final, ils sont devenus les grands perdants et je reconnais parfaitement le drame de cette situation.
Sache que le mufti de Jérusalem, proche ami d’Hitler avait demandé à tous les palestiniens de quitter leurs maisons pour mieux pouvoir « jeter les Juifs à la mer », ce que certains ont fait.
La deuxième erreur est arrivée lors du massacre de Deir Yassine perpétré par l’Irgoun où des dizaines d’innocents, femmes, enfants vieillards se sont fait massacrés en réponse des massacres perpétrés par des légions Arabes.
Ce massacre fut une aberration pour tout être humain qui se revendique comme tel.
Les medias Arabes ont volontairement grossis la porté de ces actes en affirmant notamment que les femmes avaient été violés, les maisons pillées et habitants massacrés en quantité astronomique.
Le but de cette manœuvre consistait à encourager les Arabes à tuer un maximum de Juifs.
Leurs propagande s’est retourné contre eux puisqu’il s’est produit l’effet inverse escompté et beaucoup ont été pris de terreur en voyant ce massacre volontairement grossis et se sont sauvés de peur qu’ils leurs arrivent la même chose.
Enfin, sache que la plupart des terres avaient été acheté par des Juifs.
Il parait évident que des terres ont été spoliés aux palestiniens et comme tu le sais les frontières se dessinent parfois aux couteaux, la guerre n’a pas été déclarée par Israël mais par 4 nations Arabes.
Je viens de t’énoncer des vérités historiques vérifiable dans n’importe quelle encyclopédie.
Sur ce, je te souhaite une bonne continuation.
Sitbon arrêtez de dire des conneries et lisez ce que disent des israeliens comme Warshawski et des juifs comme Hessel ( ambasssadeur français) ou Rodinson (maxime de son prenom).Pour plus d’information il y a le livre d’Israel Shahak « histoire juive religion juive » et là tu verras la vraie nature du sionisme.
Vos propos sont complètement dénoués de logique et emplis d’erreurs .Quant à la réference à l’histoire sachez qu’avant les juifs il y avait d’autres peuples (philistins) dixit bible. Et les enciclopedies que vous prenez comme arguments sont des references pour des débutants.
Ceux qui cautionnent le génocide et justifie le meurtre d’enfants sont des assassins et des voyous.
Sitbon,
ta justification de la colonisation de la Palestine par Israël est absolument lamentable et scandaleuse: invoquer une occupation du lieu ancienne de deux mille ans environ est extrêmement malhonnête pour justifier la colonisation de la Palestine. De l’eau à coulé sous les ponts depuis ce temps là et la raison « historique » que tu évoque n’est absolument pas recevable pour justifier ce qui se passe actuellement.
De nombreuses populations sont passées depuis 3000 ans sur ce qui constitue aujourd’hui la Palestine, les descendants de toutes ces populations (philistins, juifs, romains, perses, arabes et j’en oublie surement) ont ils tous légitimité à vouloir revenir sur la « terre de leur ancêtres » selon toi ?
C’est du délire ta façon de penser !!! Avec ces méthodes tu peux justifier tout et n’importe quoi.
Pour le reste, Abdallah et Adnaninco ont déjà répondu dans les grandes lignes à tes conneries et mensonges.
Evgueni.
Mr Sitbon, les justifications religieuses à la colonisation d’Israêl n’ont aucun fondement historique!
Au contraire même, les récents travaux menés en Israêl arrivent à la conclusion que les palestiniens sont en fait des descendants des hébreux de l’époque romaine!
Quant à vos justifications sur la colonialisation de la quasie totalité de la Palestine actuelle par des colons essentiellement venus d’Europe et d’Afrique du Nord, elle minimise la violence dans laquelle elle s’est produite.
Enfin vous attachez une trop grande importance à la judéophobie supposée des arabes. Appliquons simplement les résolutions de l’O.N.U. et le ressentiment contre les Israêliens s’estompera. Vous confondez donc la cause avec la conséquence.
Le sionisme est une idéologie qui date de l’époque à laquelle les européens pensaient avoir pour vocation de dominer les autres peuples et de partager le monde entres eux. Ce que Kipling justifiait par « le devoir de l’homme blanc ». Il faut imaginer les initiateurs du sionisme comme les contemporains de la conquête du Far-Ouest, et de la création des réserves indiennes en Amérique du Nord. Ce partage Lord Balfour en 1917 le propose aux sionistes, s’exprimant au nom de la première puissance coloniale de l’époque, il envisage la création d’un état juif en cas de démantelement de l’Empire Ottoman.
Mais c’est alors que la seconde guerre mondiale est le déclancheur de la décolonisation dans le monde entier, que les rescapés des camps nazis vont créer une colonie au Proche-Orient. La façon de procéder ne sera pas différente de celle des autres colonisateurs: la violence, l’expropriation, la discrimination.
Aujourd’hui, les colonies qui subsistent dans le monde sont soit des confetis d’Empire (Gibraltar, Tahiti…),soit des Etats « ethniquement purifiés » (Etats-Unis, Australie…), soit des espaces immenses presque vide et largement autonome (Sibérie, Groenland…). Ainsi les Israêliens se trouvent-ils être les derniers européens à « pacifier » leur colonie de peuplement, mais c’est également leur foyer national qu’ils batissent.
Le sionisme est donc aussi issu des mouvements nationaux du XIX° siècle. Mouvement, ayant aboutit en particulier à la naissance de l’Allemagne ou de l’Italie … à la différence qu’Israêl émerge tardivement. Trés tardivement même. Trop tardivement pour y mener les politiques coloniales et nationalistes des européens du début du XX° siècle.
Véritable Etat anachronique ou l’on enseigne encore a peu de chose prés ce qu’en France Ernest Lavisse proclamait avant la guerre de 1914/1918 : « Si l’écolier ne devient pas un citoyen pénétré de ses devoirs et un soldat qui aime son fusil, l’instituteur aura perdu son temps». Un état où le mythe tient lieu d’histoire officelle. Un Etat où l’assassinat d’arabe est un argument électoral. Un état sans véritable Nation en fin de compte.
Si les Israêliens veulent assurer l’avenir de leurs enfants dans cette partie du monde et achever la construction d’une Nation viable il leur faudra bien abandonner le sionisme aussi surement que les Afrikaners ont mis fin à l’apartheid.
Aussi ne peut-on qu’encourager et soutenir les israêliens qui ont choisi la voie de la sagesse et de la raison et qui oeuvrent pour la création d’un véritable état palestinien dans ces frontières d’avant 1967.
Autrement, c’est le monde entier qui ne connaitra pas la paix.
La lettre d’André Nouschi à l’ambassadeur d’Israël en France
L’historien André Nouschi * (86 ans), juif originaire de Constantine (Algérie) a écrit à l’ambassadeur d’Israël en France. Il souhaite que son texte soit diffusé autant que possible.
Le 3 janvier 2009
Monsieur l’Ambassadeur,
Pour vous c’est shabat, qui devait être un jour de paix mais qui est celui de la guerre. Pour moi, depuis plusieurs années, la colonisation et le vol israélien des terres palestiniennes m’exaspère. Je vous écris donc à plusieurs titres: comme Français, comme Juif de naissance et comme artisan des accords entre l’Université de Nice et celle de Haiffa.
Il n’est plus possible de se taire devant la politique d’assassinats et d’expansion impérialiste d’Israël. Vous vous conduisez exactement comme Hitler s’est conduit en Europe avec l’Autriche, la Tchécoslovaquie. Vous méprisez les résolutions de l’ONU comme lui celles de la SDN et vous assassinez impunément des femmes, des enfants; n’invoquez pas les attentats, l’Intifada. Tout cela résulte de la colonisation ILLEGITIME et ILLEGALE QUI EST UN VOL. Vous vous conduisez comme des voleurs de terres et vous tournez le dos aux règles de la morale juive. Honte à vous: Honte à Israël ! Vous creusez votre tombe sans vous en rendre compte. Car vous êtes condamné à vivre avec les Palestiniens et les états arabes. Si vous manquez de cette intelligence politique, alors vous êtes indigne de faire de la politique et vos dirigeants devraient prendre leur retraite. Un pays qui assassine Rabin, qui glorifie son assassin est un pays sans morale et sans honneur. Que le ciel et que votre Dieu mette à mort Sharon l’assassin. Vous avez subi une défaite au Liban en 2006. Vous en subirez d’autres, j’espère, et vous allez envoyer à la mort de jeunes Israéliens parce que vous n’avez pas le courage de faire la paix
Comment les Juifs qui ont tant souffert peuvent ils imiter leurs bourreaux hitlériens ? Pour moi, depuis 1975, la colonisation me rappelle de vieux souvenirs, ceux de l’hitlérisme. Je ne vois pas de différence entre vos dirigeants et ceux de l’Allemagne nazie !
Personnellement, je vous combattrai de toutes mes forces comme je l’ai fait entre 1938 et 1945 jusqu’à ce que la justice des hommes détruise l’hitlérisme qui est au coeur de votre pays. Honte à Israël. J’espère que votre Dieu lancera contre ses dirigeants la vengeance qu’ils méritent. J’ai honte comme Juif, ancien combattant de la 2ème guerre mondiale, pour vous. Que votre Dieu vous maudisse jusqu’à la fin des siècles! J’espère que vous serez punis.
André Nouschi
Professeur honoraire de l’Université
* André Nouschi, qui fut combattant de la France libre, est l’auteur de nombreux ouvrages et notamment d’un, maintenant bien oublié, sur le niveau de vie des populations rurales constantinoises durant la période coloniale jusqu’en 1919 (PUF, 1961). Ce livre, décisif, avait en son temps été salué par le ministre du GPRA et historien nationaliste algérien Ahmed Tafiq al-Madanî comme « la goutte d’eau qui s’offre au voyageur après la traversée du désert ».
André Nouschi a été enseignant à l’université de Tunis, et il est professeur honoraire de l’université de Nice.
Adnaninco/Evgueni
Les Phillistins, comme les Romains ou les Perses se sont éteints au fil de l’histoire
Sauf si vous êtes assez inculte pour me dire que les palestiniens actuels sont des descendants des philistins et les italiens sont des descendants des romains à la limite peut être l’Iran dont la langue est restée le perse.
A cela j’ajoute l’Empire Grec, Babyloniens, Egyptien eux aussi enfouis dans l’archéologie de l’histoire.
Les 2 seuls Peuples que vous m’avez cités sont le Peuple Arabe et le Peuple Juif.
Ironie de l’histoire, ils se partagent cette terre encore aujourd’hui.
Pour répondre à vos requêtes concernant le retour aux frontières de 1967 je suis pour, excepté Jerusalem (Unique ville sainte du Judaïsme) dont l’équivalent pour les Arabes représente La Mecque.
En parlant de territoires, Israel ne s’est-il pas retiré dans les larmes de la Bande de Gaza en 2005??
En échange de quoi?
L’arrivée du Hamas au pouvoir avec son but avoué de detruire toute trace d’Israel (voir sa charte)
Alors c’est bien beau de critiquer Israël où la façon dont le pays s’est redessiné après 1890 ans (environ) d’exil forcé.
Son existence aujourd’hui est une réalité, ne vous en déplaise.
Les Juifs que tu cites Adnaninco sont antisionistes et le reconnaissent eux-mêmes, d’ailleurs t’aurais pu en citer d’autres comme Ronny Brauman ou le cinéaste Eyal Sivan.
En France on a le droit à Olivia Zemor…
Pour finir avec ton intervention pathétique et je te cite:
« Ceux qui cautionnent le génocide et justifie le meurtre d’enfants sont des assassins et des voyous. »
Regarde bien la définition de « génocide » dans un dictionnaire au lieu d’employé des termes dont tu ne connais pas le sens
Les assassins et les voyous sont ceux qui se cachent derrière leurs enfants en envoyant des roquettes et missiles en direction d’Israel
de dire que le territoire de la Palestine a été pris par force c’est une blague à l’époque c’était contrôlé par les anglais et avant 45 plusieurs juifs avait acheté les terres aux arabes (alors si vous pensez qu’acheter une terre et s’installer de force sont la même chose pour moi se sont deux choses totalement différentes)
ensuite quand les anglais ont vu trop de terre vendu aux juifs ils ont eu peur qu’ils envahissent trop le territoire et ont interdit la vente aux juifs donc arrêté de dire que les juifs ont volé la terre ils l’ont juste acheté les palestiniens étaient content de vendre pour récupérer de l’argent, à la fin de la guerre vu que c’était le seul endroit ou un bon nombre de juif été déjà présent, c’était justifié de leur crée un état, ils n’ont pas chasser les arabes ils ont juste crée des frontières sachez qu’en Israël contrairement en Palestine il y a des arabes qui vivent en paix.
et cette guerre n’a commencer car le Hamas a attendu la fin de la trêve pour recommencer à bombarder Israël alors que cela fait deux ans qu’Israël a retiré ces colonies ils veulent quoi de plus….
j’aimerai voir la tête des français si la corse enverrai 250(c’est le nombre de roquette envoyai entre la fin de la trêve et le début des opérations a gaza contre le Hamas) sur la côte d’azur et si les militaires français intervenais cela deviendrai des nazis……
et j’ai lu plutôt qu’on avait enfermé derrière un mur les palestinien depuis cela 80% d’attentats suicide en moin en israel.
et le pays qui donne et aide le plus la palestine source à l’appuis c’est israel ils les fournissent en eaux nouritures et produit medicaux.
et je vous rapelle qu’israel a déclarer la guerre au hamas et non au peuple palestinien. Le hamas se cache dans des mosquee pour envoyer des roquettes dans des maisons habiter pour tirer et aprés on parle de lacheter.
les perdants se sont les palestiniens avec toutes les aides donner depuis 10 ans des centaines de millions d’euros ils auraient pu construire un pays tres moderniser mais a la place ils ont préféré armer les terroristes on voi ou cela mene la guerre ils voulu et l’iran qui leur vends les armes sont tres contents de ce qui se passe en ce moment.
booba
92
30 ans
Bonjour.
Je voudrais apporter une rectification importante aux définitions employées dans cette étude, par ailleurs très intéressante.
En effet, il importe de faire une distinction entre juifs et arabes
Les juifs sont les pratiquants d’une religion et sont, pour la plupart, sémites.(il existe des juifs non sémites, par exemple par conversion lors d’un mariage)
Les arabes de Cisjordanie sont tous sémites.
Autrement dit, les seuls actes d’antisémitisme actuellement, sont commis par les Israéliens (2000 morts à Ghaza).
Le terme de sémite, qui ne s’appliquerait qu’aux juifs, est une pure invention des mouvements sionistes.
Définition du sémite: groupe ethno-géographique situé en Palestine, comprenant des juifs, des musulmans, des chrétiens, etc…
Tant que cette clarification ne sera pas apportée (et je doute qu’elle le soit un jour), Israël pourra continuer à voler des territoires et à en massacrer les résistants, soutenu en celà par les USA qui n’en sont pas à une occupation illégale près.
Il faudra qu’Israël comprenne un jour qu’on ne peut opprimer un peuple, lui voler ses terres au mépris des lois internationales, et avoir la paix en même temps.
On dit souvent qu’Israël est une démocratie.
L’Allemagne nazie l’était aussi… pour les blonds aux yeux bleus!
Je souhaite de tout coeur la paix dans cette région, et la sécurité pour Israël (petit pays de seulement 8 millions d’habitants)
Mes amitiés
C’est le journaliste allemand Wilhelm Marr qui invente vraiment le terme « antisémitisme » (de l’allemand « Antisemitismus ») en 1879, dans son sens d’hostilité aux Juifs, à l’occasion de la fondation d’une « ligue antisémite » et non, comme on le lit souvent, dans son pamphlet anti-juif, Victoire du judaïsme sur la germanité considérée d’un point de vue non confessionnel, de la même année, où le terme n’apparaît pas.Donc le terme ne vous en déplaise n’est pas inventé par les juifs mais par quelqu’un qui veut donner à la haine des juifs un fondement qui ne soit plus religieux mais pseudo-scientifique, en transformant les juifs en « race » sémite distinguable selon des critères pseudo-biologiques: le nez crochu par exemple. cela correspond à toutes les stupidités de l’époque où l’on essaye de trouver par exemple les signes distinctifs du criminel né et où l’on mesure et pèse les cranes. C’est la traduction de la haine religieuse dans la « science ».
Mais cela ne va pas suffire on va passer du pseudo scientisme à l’idéologie raciste qui ne concerne pas que les juifs et qui va également passer par le biais du scientisme et ses justifications pour aboutir à des formes modernes de persécution. Le sommet de l’affaire sera l’eugénisme nazi, qui va utiliser la madecine, la biologie et les statistiques pour couvrir l’extermination. C’est pourquoi cela prend une allure exemplaire, mais le processus est commun à, toutes les autres « races », simplement dans le cas de juifs cela a pris la forme industrielle que l’on sait.
Donc il est complétement faux comme vousle faites de tout confondre et cela relève certainement d’une volonté trés ancrée dans votre inconscient et dans l’inconscient collectif, la haine du, juif que l’on retrouve dans les deux autres monothéisme, celui de l’islam comme celui des chrétiens a des variantes. L’islam parfois tolère les juifs, parfois leur rend la vie impossible. Ainsi si l’on prend le cas de l’Algérie, il est évident que l’implantation turque de la période avant la colonisation a fait vivre aux juifs qui étaient pourtant autochtones (certains prétendent même qu’ils étaient berbères)un véritable martyre et l’on, ne comprend rien à l’amour pour la France si on ne mesure pas cette situation antérieure. Pourtant malgré le décret Crémieux (1870) qui leur accorde la citoyenneté refusé aux musulmans, les colonisateurs à commencer par Bugeaud sont trés antisémites, il y a des pogromes. Et c’est un mythe de laisser croire que juifs et arabes coexistaient dans l’harmonie. C’était bien moins grave que dans la chrétienté où il y avait le mythe du peuple déicide mais l’oppression était bien réelle. Cela dit il n’y a pas chez les peuples arabes l’idée que les juifs sont dominateurs, qu’ils fomentent des complots comme chez les chrétiens.
Mias pour revenir au terme antisémite c’est aussi stupide que de parler des arabes, il s’agit de groupes de langues et pas d’éthnies et encore moins de races. Mais je le répète c’était pour donner une apparence « scientifique », biologique à la haine d’un groupe religieux qui devenait de ce fait un groupe ethnique d’une manière totalement absurde et c’est pourquoi Sartre a raison de noter que c’est l’antisémite qui fabrique le juif, d’ailleurs pour les distinguer toujours il a fallu les affubler de signes distinctifs, que ce soit chez les chrétiens ou les musulmans, et sous Hitler les obliger à porter une étoile jaune. Pour les nazis était juif quelqu’un qui avait un grand parent juif.
Désormais les nazis ont réussi leur coup puisque le groupe religieux est devenu groupe ethnique complétement fantasmé et c’est une belle saloperie dont certains pseudos défenseurs de palestiniens continuent à se faire les complices. Personnellement cela me met hors de moi tant cela dessert la cause palestinienne et sert celle des sionistes qui veulent pousser tous les juifs à considérer qu’israêl est leur patrie et l’ultime recours.
Histoire (extraits de wikipedia)
Histoire [modifier]
L’oppression des Juifs en tant que peuple a existé de longue date : selon la Torah écrite le peuple hébreu se constitue dans une lutte d’insoumission à l’esclavage d’Égypte puis dans le désert dans un rassemblement au Mont Sinaï où a lieu le don de la Torah. Par la suite la Torah relate les attaques répétées auxquelles le peuple Juif doit faire face pour préserver son indépendance et le caractère singulier de sa foi (unicité de son Dieu).
Antiquité [modifier]
Selon Léon Poliakov, il n’existe aucune trace d’antisémitisme dans l’Antiquité avant le IIIe siècle av. J.-C., et le foyer de cet antisémitisme est l’Égypte. Encore peut-on ajouter, avec Jules Isaac, qu’il s’agit moins d’une hostilité envers les Juifs en tant que tels que d’une « haine envers les Asiatiques », ces derniers étant des Orientaux au sens large, et non pas seulement des Juifs[13]. Que l’on ne puisse guère en faire état, même par la suite, se comprend du fait que la notion de race n’a aucun sens dans l’Antiquité ; aussi, quand les Juifs furent parfois haïs, ce fut d’abord pour leur religion. D’un autre côté, ceux-là même qui les dénigrèrent (comme Tacite), n’en signalent pas moins les qualités (du moins, ce qui pouvait passer pour des qualités aux yeux par exemple d’un Romain).
Les persécutions contre les Juifs en tant que tels sont rares et ne peuvent jamais être attribuées à un antisémitisme d’État. C’est ainsi que la première persécution connue de la religion juive a été perpétrée par Antiochos IV Épiphane, descendant de l’un des généraux d’Alexandre le Grand. Les Juifs se sont révoltés contre lui et ont vaincu les Grecs sous la direction des Maccabées. Les motivations principales de cette « crise macchabénne » ne sont pas nécessairement religieuses. Cette crise résulte de la conjonction entre une crise politique au sein des élites judéennes pour le contrôle de la Grande Prêtrise (conflits entre les Oniades, descendants légitimes du Grand Prêtre Yéhoshoua, et les Tobiades, famille puissante mais privée de pouvoir politique) et les conflits entre les grands empires (séleucides, lagides, puis plus tard romains) qui se déchiraient pour le partage du Proche-Orient. Les persécutions d’Antiochos IV n’intervinrent pas soudainement, elles suivirent la dégradation de la situation politique à Jérusalem où les rivalités internes à la société juive et les pressions économiques des souverains séleucides avaient déjà plongé le pays dans la guerre civile. La dynastie hasmonéenne tira partie des ces oppositions et fonda la dernière dynastie des Hébreux. Ces évènements ont par la suite symbolisés la résistance des juifs face aux persécutions des païens et ont été à l’origine de la fête juive de Hanoucca.
Plus tard, les Romains sont venus conquérir, occuper Israël et soumettre les Juifs comme ils l’avaient fait avec les autres peuples. Si les Romains détruisirent le Second Temple, qui avait été construit par le roi Hérode sur les bases du Temple de Salomon, on ne peut parler d’antisémitisme, puisque les Romains appliquent le même procédé (répression des causes de désordre public) à tous les peuples. Les Romains furent dans l’ensemble très tolérants en matière religieuse (ils n’exigeaient pas des populations conquises qu’elles abandonnent leurs cultes), mais ils étaient heurtés, comme une bonne part de l’Antiquité polythéiste, par le refus des Juifs de toute statue des dieux et de l’« empereur » romain, dieu de tout l’Empire, ce que le judaïsme rejette absolument, selon le principe de l’exclusivisme monothéiste, et qui était incompréhensible pour beaucoup des peuples de l’Antiquité (sauf par les zoroastriens). Les Romains, en administrateurs pragmatiques, ont donc adapté leurs coutumes aux Juifs, les dispensant du culte de l’empereur, privilège qui a suscité des jalousies. Les juifs purent ainsi occuper les plus hautes fonctions (comme sénateur) sans être inquiétés.
L’antijudaïsme antique est surtout exprimé par Titus écrasant la Judée lors de la première guerre judéo-romaine et par Hadrien changeant le nom de Judée en celui de Palestina (ou terre des Philistins). Lors de la persécution des chrétiens dans l’empire romain, ceux-ci avaient d’abord été considérés comme une faction juive. Suétone rapporte que « les juifs » fomentaient des troubles « à l’instigation d’un certain Crestus » (souvent lu Cristos), mais juifs et chrétiens furent rapidement distingués les uns des autres.
Par la suite, au sein de la chrétienté, une opposition va se faire autour de deux passages de Saint Paul qui semblent bien contradictoires :
Dans l’Épître aux Thessaloniciens, en effet, il considère les Juifs déicides et « ennemis de tous les hommes » :
« Vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu’elles ont soufferts de la part des Juifs. Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes ».
Il écrit pourtant dans l’épître aux Romains (Rm 11) que les Juifs sont « chers à Dieu », en précisant notamment : « Ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel » (Rm 11:28-29).
(Paul était juif lui-même, ce qui peut aussi expliquer une plus grande liberté de ton quand il s’adresse directement à eux que lorsqu’il en parle aux Romains convertis).
Dans la pratique, le pouvoir temporel saura utiliser les deux textes en fonction de ses intérêts du moment. Dans le premier contexte, l’antijudaïsme devint religieux : la haine des Juifs prit ici un tour nouveau, la religion officielle véhiculant l’idée que le judaïsme puisse être intrinsèquement pervers. Les premiers chrétiens étant Juifs, ils rejettent leur ancienne religion et développent donc naturellement à son égard une haine d’ordre spirituel, d’autant que la loi juive continue de les solliciter à accepter les commandements et l’incorporéité absolue de Dieu. Par ailleurs, la continuité de l’existence d’Israël aux côtés de nouvelle religion peut être perçue comme la négation de fait de l’authenticité du message chrétien. Les Juifs furent harcelés. Le clergé les présenta comme coupables collectivement du supplice de Jésus Christ. Il n’en seront pas moins considérés comme destinés à se convertir et à participer à la Parousie.
Moyen Âge [modifier]
Massacre de juifs, première croisade, Bible du XIIIe sièclePlus encore que l’accusation de déicide, ce qui fut âprement reproché aux Juifs par les chrétiens fut leur refus de se convertir à la foi nouvelle et de reconnaître Jésus comme messie. Seuls les Juifs baptisés étaient laissés en paix, et certains convertis devinrent d’ailleurs d’actifs prosélytes chrétiens, jouant souvent à leur tour un grand rôle dans les campagnes antijuives : ainsi, l’archevêque Julien de Tolède, au VIIe siècle, lui-même d’origine juive, mena activement campagne pour la conversion forcée de ses anciens coreligionnaires en Espagne wisigothique.
Au Moyen Âge, nombre de professions furent interdites aux Juifs. Ils furent exclus de toute fonction administrative, et surtout des corporations de métiers, et des confréries religieuses. Il leur était interdit de posséder, pour la cultiver, la terre. Ils vivaient donc dans les villes, où ne leur restaient comme possibles activités pour gagner leur vie, que celles qui étaient précisément interdites aux chrétiens. Si bien qu’ils furent repoussés de presque tous les métiers, et contraints principalement de s’orienter vers le commerce et le prêt à intérêt, souvent interdit aux chrétiens d’Occident et aux musulmans. Voir Usure (finance). On attribue à l’interdiction par les évêques du prêt à intérêt à Rome, une part de responsabilité dans la crise économique qui se termina par sa chute. Constantinople n’eut pas ce genre de problème, qui sut au contraire accueillir nombre de Juifs chassés d’Espagne et qui contribuèrent largement à la réussite de l’Empire ottoman.
Par exception, les juifs s’occupèrent aussi d’artisanat d’art (orfèvrerie, taille des pierres précieuses) et de médecine : c’est ainsi que des professeurs juifs de l’Université de Montpellier, pratiquaient secrètement la dissection afin d’améliorer leur connaissance du fonctionnement du corps humain.
Au Moyen Âge, ils donnèrent à l’Europe de nombreux savants, et furent des traducteurs et importateurs des textes anciens, grecs en particulier, qu’ils traduisirent, commentèrent et permirent à l’Europe de découvrir, également à partir de la langue arabe, lors de la grande période de l’Espagne andalouse (Al-Andalous) où les échanges entre intellectuels juifs et arabes atteignirent là leur plus haut niveau, dans le registre de la culture savante. Cette époque fut aussi celle de la traduction des textes d’Aristote (1120-1190), qui mobilisa des équipes composées de confessions des religions monothéistes, à Tolède, et dans quatre villes d’Italie (Pise, Rome, Palerme, Venise), et fut à l’origine de la Renaissance du XIIe siècle.
Il fallut attendre le concile de Trente au XVIe siècle pour que l’Église catholique commence à revenir sur la question du déicide.
« Les Marranes » [modifier]
En 1391, les royaumes espagnols furent théâtre des « baptêmes sanglants » qui virent de nombreuses conversions forcées de Juifs sous la pression de pogroms populaires. En 1492, les Rois Catholiques, par le décret de l’Alhambra, expulsèrent tous les Juifs d’Espagne, mesure sans précédent à l’origine de la Diaspora sépharade. Seuls restèrent les convertis ou ceux qui acceptèrent de le devenir.
Plusieurs professions furent interdites aux nouveaux chrétiens. Et cela, bien que beaucoup de ces nouveaux chrétiens, instruits dans la religion catholique depuis plusieurs générations aient été sincères. Si bien que, dans les familles ibériques, l’usage vint de demander des « certificats de pureté de sang » avant de contracter mariage, ou pour exercer telle ou telle profession. Si bien que nombre d’entre eux s’efforcèrent de fuir les territoires hispano-portugais et que, une fois mis relativement en sécurité en France, en Turquie, aux Pays-Bas ou en Angleterre à partir de Cromwell, ils y redécouvrirent la religion de leurs ancêtres. Ce fut le phénomène du marranisme, porteur d’une mémoire secrète, souterraine, cachée, malgré la disparition des synagogues, des textes, et l’impossibilité de suivre les rites. Les marranes, accusés de « judaïser en secret » gardèrent, pour certains d’entre eux, la mémoire de leurs origines, avant d’y revenir parfois, c’est-à-dire lorsque la situation le leur permettait. Nombre de descendants de marranes, ces chrétiens convertis de force, ont essaimé en Europe, avec des destins divers, et jusqu’en Amérique, ou même en Asie, où l’Inquisition continua à les poursuivre longtemps après leur départ du Vieux Continent, pour tenter de faire disparaître le judaïsme.
Du XVIIe au XIXe siècle [modifier]
En somme, dans toute l’histoire de la chrétienté, ou de l’Europe, si l’on préfère, et jusqu’au XXe siècle non-compris, le sentiment anti-juif et les persécutions et discriminations qui s’ensuivirent, furent le fait de l’antijudaïsme chrétien, même si l’antisémitisme de Voltaire n’est évidemment pas de source chrétienne.
Cet antijudaïsme doit donc être distingué de l’antisémitisme moderne, contemporain du nationalisme qui va s’exacerbant avec la crise des États-nations, et qui pointe avec l’affaire Dreyfus en France, les théories de Chamberlain en Angleterre et qui va exploser en racisme avec le nazisme exterminateur (voir pour cette histoire et la périodisation des différents formes de persécutions antijuives, de Raul Hillberg : L’extermination des Juifs d’Europe).
Dans le monde moderne, avec le développement des grands États européens, les Juifs se voient donner une place importante du fait de leur capacité de financer les structures administratives étatiques.[réf. nécessaire]) Cette place est assortie de privilèges, comme l’anoblissement, qui fait que, d’une part, les Juifs privilégiés sont en quelque sorte des hors-caste, sans que cela soit vu comme une marque d’exclusion (mais ces privilèges n’en suscitent pas moins les jalousies), d’autres part, ces Juifs privilégiés seront eux-mêmes défavorables à l’extension de leurs privilèges aux restes des Juifs qui pâtissent de ces mesures gouvernementales discriminatoires. Dans l’ensemble, les Juifs riches bénéficient de cette manière d’une protection politique (ce qui est fréquent dans leur histoire, comme on le voit au début de l’Islam qui protégea les Juifs et en fit des administrateurs), qu’il s’agisse des Juifs de Cour, ou de certains financiers du XIXe siècle. Par exemple, Bismarck, qui tenait des propos antisémites dans sa jeunesse, abandonnera cette idéologie, et deviendra l’ami d’un juif qui financera la guerre de 1866[réf. nécessaire]), guerre qui fut une étape importante vers l’unité de l’Allemagne. Par la suite, les antisémites l’accuseront d’être à la solde des Juifs. Cette importance financière pour les gouvernements européens fait que lorsque des classes se sont attaquées à un gouvernement (et, en premier lieu, l’aristocratie déchue) ils ont assimilé gouvernements et juifs, et les ont englobés dans le même ressentiment.[réf. nécessaire])
Il apparaît ainsi que le développement de l’Europe, déjà tributaire de leur culture et de leur religion, fut tributaire de la puissance financière des Juifs les plus riches ; mais, comme le remarque Hannah Arendt, cette puissance s’accompagne d’une grande réticence à s’engager dans les événements du monde, contrairement à ce que diront les antisémites par la suite, avec la théorie du complot juif. Outre le rôle financier des Juifs dans l’Europe moderne, il faut remarquer que du fait de leur présence dans tous les pays d’Europe, les Juifs furent une communauté internationale, par opposition à la montée en puissance de l’isolement nationaliste des autres peuples. Pour Diderot, un des rares philosophes des Lumières à ne pas détester les Juifs (les Juifs étant en effet considérés comme les odieux financiers des aristocrates ; les socialistes du XIXe siècle, adhérant largement à l’antisémitisme[14], reprendront un argument similaire), ceux-ci sont le ciment indispensable des nations européennes. C’est vers cette époque que le mouvement d’émancipation des Juifs d’Europe se met en marche, et au début du XIXe siècle, dans certains pays, ils obtiennent l’égalité des droits, parce que la notion de citoyenneté est jugée plus importante et plus universelle que la question de savoir si un individu est Juif ou non.
Mais ce caractère international fut interprété également dans le sens d’un complot (dont la famille Rothschild, installée en France, en Autriche, en Angleterre, aurait été le symbole), alors qu’il est lié en réalité à la plus grande importance chez les Juifs de la famille par rapport à la nation. Aussi les antisémites ont-ils projeté sur les Juifs des catégories de pensée qui leur sont étrangères (les Juifs n’ayant pas, par exemple, une culture et une expérience politiques très développées du fait de leur histoire[réf. nécessaire]).
Par la suite, au cours du XIXe siècle, l’influence financière des Juifs diminue fortement, et c’est à ce moment de leur histoire, où leur influence réelle est devenue très faible, où les Juifs ne comptent presque plus économiquement en ce qui concerne les affaires politiques, que naîtra cette haine virulente les accusant d’intentions qu’ils n’ont jamais réalisées quand ils l’auraient pu, et qu’ils n’étaient de fait plus capables de réaliser, même au cas où ils l’auraient voulu. En revanche, c’est à ce moment que les Juifs obtiennent des postes en nombre plus importants, dans l’administration par exemple, ce qui sera encore une fois jugé comme une menace (France enjuivée). Ces accusations ne sont pas seulement des contre-vérités économiques et politiques, mais elles ignorent également cette tendance fréquente chez les Juifs à l’assimilation, à la dissolution même de la communauté juive d’un pays, tendance freinée soit par un regain d’hostilité à leur égard, soit par une politique d’État visant à conserver le statut de Juif, eu égard à son utilité indiquée plus haut. Au moment où l’antisémitisme explose en Europe et s’organise (vers 1870, après plusieurs vagues au cours du XIXe siècle), les Juifs n’ont donc plus la même importance, et l’existence même de l’identité juive est en passe de disparaître, sans que la cause en soit une volonté délibérée de détruire leur culture.
L’organisation de l’antisémitisme commence donc dans les années 1870 – 1880. En Grande-Bretagne, l’afflux des réfugiés juifs originaires de Russie, où se multiplient les pogroms durant les années 1880, finit par provoquer des émeutes antisémites à Londres, cependant isolées et réprimées par la police[15]. En Allemagne, les propos antisémites commencent à avoir du succès avec Stöcker, et avec Schönerer en Autriche, où la virulence de l’antisémitisme est plus grande du fait de l’opposition de la communauté allemande alors prépondérante contre l’État : le pangermanisme y est particulièrement exacerbé, et les Juifs sont, on l’a vu, associés à l’État dans ce genre de propagande (le mouvement autrichien apparaît ainsi comme la véritable préfiguration du nazisme).
Un trait caractéristique de l’antisémitisme, à ce moment de son histoire, est son caractère supra-national, ce qui peut apparaître paradoxal. Le fait est cependant que les partis antisémites allemands et autrichiens se présentant comme des partis au-dessus des partis (donc des partis qui ont vocation à contrôler totalement l’État, à incarner la nation), se réunissent en congrès internationaux, et c’est à ce niveau qu’ils ont l’ambition de lutter contre les Juifs, qui rappelons-le sont alors le seul élément de dimension européenne. En somme, les antisémites imitent les Juifs, tels qu’ils les imaginent, et projettent de prendre le pouvoir occulte qu’ils leur attribuent.
L’agitation antisémite n’est toutefois pas durable, et il n’y a pas d’intensification constante de cette idéologie jusqu’à l’avènement du nazisme. Ainsi Stefan Zweig nota-t-il que la période 1900 – 1920 sembla un âge d’or pour les Juifs, au point que les précédentes agitations contre ces derniers ne semblaient plus qu’un mauvais souvenir.
Des pogroms à la Shoah [modifier]
Affiche antisémite en Allemagne nazie, avec un SA en premier plan. « Allemands ! Défendez-vous ! N’achetez pas chez les Juifs ! », 1933À l’époque contemporaine, l’antijudaïsme religieux s’est recouvert d’antisémitisme racial et raciste, puis répandu dans toute l’Europe, à l’occasion du Mouvement des nationalités dit aussi le printemps des peuples.
Le premier coup d’arrêt à l’antisémitisme en France fut la réaction à l’affaire Dreyfus (1894 à 1906). L’empire russe, lui, connaissait des vagues de pogroms successives, persécutions qui provoquèrent en réaction l’idée du projet sioniste créé par le journaliste, écrivain et homme politique Theodor Herzl afin de faire accéder les Juifs au rang de peuple politique, susceptibles enfin de bénéficier des mêmes droits politiques que tout autre peuple ou nation se donnant son organisation politique, ainsi que des Droits de l’homme que les États européens qui abritaient les Juifs durant la période nazie, n’avaient pas convoqués ni su faire jouer pour les protéger des persécutions du nazisme. On lira à ce propos avec intérêt les analyses de Hannah Arendt, soulignant l’absence de contenu de la notion de « Droits de l’homme » en l’absence d’un État pour les faire valoir et les appliquer à une nation donnée. Avec les persécutions nazies, les Droits de l’Homme sont en effet apparus après-coup, comme étant équivalents aux « droits des peuples » dans le système de l’État-nation. Les peuples sans État (celui de leur nation) se trouvèrent là démunis, privés de tous droits, et leurs droits, en tant qu’« hommes » n’étaient garantis par aucune institution. (in L’impérialisme, Fayard, 1982).
Des écrivains ont vivement pratiqué et encouragé l’antisémitisme : Charles Maurras, les Frères Goncourt, Édouard Drumont, Brasillach, Céline à l’époque où l’Europe sombra dans le fascisme. Charles Maurras donna à ses écrits une forme doctrinale, qui s’est développée dans le courant de l’Action française entre 1899 et 1939, et fut condamnée à deux reprises par le Vatican (en 1914 et en 1926)[16]. Cette doctrine rejetait les racines juives du christianisme (voir Antijudaïsme dans la période contemporaine).
Historiquement, de nombreux motifs ont été utilisés pour justifier, perpétuer ou susciter l’antisémitisme, incluant des éléments sociaux, économiques, nationaux, politiques, raciaux et religieux. Notamment :
la théologie du Vetus Israël/Verus Israël (ancien Israël contre véritable Israël) développée par Augustin d’Hippone au IVe siècle. Selon elle, le peuple chrétien serait désormais le véritable peuple de l’Alliance, car Dieu se serait détourné des Juifs. De ce fait, le judaïsme serait condamné à disparaître et les Juifs à se convertir. Cette position théologique se nomme le supersessionisme ou théologie de la substitution. Elle a été mise en évidence à la conférence de Seelisberg (1947). La conséquence en fut l’antijudaïsme chrétien[réf. nécessaire]), ce que Jules Isaac appelait l’enseignement du mépris, pouvant conduire à des persécutions et des conversions forcées, se résolvant, dans le meilleur des cas, dans le marranisme. D’après Y. Leibovitz[17] seul cet enseignement du mépris, inhérent selon lui au messianisme chrétien du sauveur dégageant l’homme du « joug de la Torah et des mitsvot », explique que les populations et les élites dirigeantes européennes ait laissé faire et souvent réalisé elles-mêmes[18] l’assassinat des Juifs d’Europe pendant la seconde guerre mondiale.
Certificat de non-appartenance à la race juive.La limpieza de sangre (pureté du sang) qui se développe en Espagne après le décret de l’Alhambra (1492) et l’expulsion des Juifs. Pour obtenir certaines charges honorifiques, exercer certaines professions, entrer dans certains ordres religieux, il est nécessaire de prouver qu’aucun ancêtre n’était juif ou musulman : la Reconquista terminée, Grenade prise, il s’agit à présent de reconstruire l’identité nationale. Ce statut n’est progressivement adopté par les archevêchés que dès la fin des années 1520. En pratique, la limpieza est reconnue à un seuil de trois générations ; au-delà, il est quasi-certain que l’ancêtre ait du sang juif ou musulman, étant donné le métissage de l’Espagne médiévale. La reconnaissance de la limpieza de sangre se fait par enquête de l’Inquisition, sur dénonciation : enquête par définition longue, et coûteuse. Ainsi, qui sort de ce filet se trouve lavé de tout soupçon, mais généralement ruiné.
Au XXe siècle, la théorie du complot juif international diffusée principalement par les Protocoles des Sages de Sion, un faux pamphlet fabriqué par Mathieu Golovinski pour le compte de la police secrète de la Russie Tsariste (l’Okhrana). Les Protocoles décrivent les prétendus plans de conquête du monde par les Juifs. Ils furent utilisés par les nazis comme instrument de propagande et figurent en bonne place parmi les prétextes invoqués pour justifier la persécution des Juifs et leur extermination, la Shoah. Ce faux a été réactualisé ces dernières années en forme de série télévisée, et diffusée dans quelques chaînes diffusant en langue arabe. Il a été de facto censuré par la plupart des pays arabes pour son contenu inapproprié. Il est de nouveau édité en Russie et en Ukraine.
Antisémitisme et sionisme [modifier]
Article connexe : antisionisme.
L’antisémitisme se retrouve en toile de fond de plusieurs événements de l’histoire du sionisme en Palestine mandataire entre la prise de contrôle du pays par les Britanniques en 1917 et la fondation de l’État d’Israël suite à la guerre de Palestine de 1948.
Historiquement, le Mandat britannique fut un facteur majeur qui permit l’établissement d’un foyer national juif en Palestine. Selon l’historien Tom Segev, assez paradoxalement, le soutien initial des Britanniques au projet sioniste tient principalement de leur ‘antisémitisme’ et de leur conviction à l’époque que les « Juifs contrôlaient le monde » et qu’ils pourraient en bénéficier en retour de leur soutien au sionisme. Il indique que Chaim Weizmann sut utiliser ce sentiment pour faire avancer sa cause[19].
Dès l’arrivée des premiers immigrants vers 1900, le projet sioniste a vu l’opposition des Arabes de Palestine. D’abord exprimée sous forme de plaintes aux autorités ottomanes, elle s’est mué en nationalisme pan-arabe puis palestinien dans les années 1920 et s’est rapidement accompagné de dérives à caractère antisémite de plus en plus violentes. Des massacres de Juifs eurent lieu lors des Émeutes de Jérusalem de 1920, des émeutes de Jaffa en 1921, des émeutes et du massacre d’Hébron en 1929 et lors de la Grande Révolte arabe en 1936-1939[20]. Le contrôle de la Palestine par les Britanniques et la lutte contre le sionisme poussèrent également les nationalistes arabes dans le camp nazi. Plusieurs d’entre eux collaborèrent activement pendant la Seconde Guerre mondiale[21]. La propagande israélienne sut en faire usage en particulier dans le cas du Mufti de Jérusalem, en en amplifiant l’importance au point de marquer la conscience collective israélienne[22].
L’Holocauste est souvent présenté comme une des causes de la fondation de l’État d’Israël. Les historiens ne partagent pas ce point de vue. Déjà avant la Seconde Guerre mondiale, les « bases sociales, politiques, économiques et militaires de l’État-à-venir étaient déjà fermement en place ; et un sens profond d’unité nationale prévalait. (…) [même si] le choc, l’horreur et le sentiment de culpabilité ressenti par beaucoup généra un sentiment de sympathie envers les Juifs en général et le mouvement sioniste en particulier »[23].
Après la Seconde Guerre mondiale, ce fut au tour des Juifs de passer à l’offensive et de s’attaquer aux Britanniques pour réclamer l’indépendance, notamment aux travers d’actions sanglantes organisées par l’Irgoun et le Lehi. Près de 100 000 soldats britanniques furent dépêchés en Palestine avec à leur tête le Général Bernard Montgomery qui avait maté la Révolte arabe de 1936 et le Général Barker, antisioniste et pro-arabe convaincu. Dans ce contexte, et malgré la mise en vigueur de certaines lois jugées « nazies », la crainte d’être accusés d’antisémitisme’ poussa les Britanniques à faire preuve de nettement moins de détermination et de brutalité qu’ils ne le firent à l’encontre des Arabes 10 ans plus tôt. Certaines dérives ‘antisémites’ se produisirent également, notamment dans le chef du Général Evelyn Barker qui émit un ordre d’interdiction aux soldats britanniques de fréquenter les établissements juifs ce qui était un bon moyen de les combattre « en leur frappant au porte-monnaie, ce qui la race déteste particulièrement »[24]. Dans les différentes motivations à se retirer de Palestine, dont les principales restent le coût, l’impossibilité de solutionner le conflit entre Juifs et Arabes et la mort inutile de soldats britanniques, un Ministre britannique écrivit : « (…) [la présence britannique] expose nos garçons, pour aucune bonne raison, à des expériences abominables et nourrit l’antisémitisme à la vitesse la plus choquante. »[25].
En 1947, les leaders arabes sous-estimèrent la capacité des Juifs à mener une guerre. Ce point de vue constitue une des causes de la victoire israélienne de la Guerre de Palestine de 1948. Selon Ilan Pappé, cette vision des choses était due notamment à leur ‘antisémitisme’ qui toutefois n’était pas présent chez le roi Abdallah de Jordanie, par ailleurs conscient de la puissance réelle du Yichouv[26].
Antisémitisme et conflit israélo-palestinien [modifier]
Article connexe : antisionisme.
L’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC) a publié le 21 juin 2006 un rapport sur l’antisémitisme dans l’Union européenne des quinze États membres de 2001 à 2005.
L’EUMC s’est donné pour tâche « d’observer le développement historique de l’antisémitisme, d’identifier le contexte social qui donne essor à la haine des agresseurs, mais aussi d’écouter avec sensibilité les peurs des communautés juives ».
D’après le rapport, les auteurs d’actes antisémites ne sont pas principalement issus de l’extrême-droite, mais sont désignés par les victimes en Allemagne, en Belgique, au Danemark, en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suède comme étant « des jeunes musulmans », « des individus d’origine nord-africaine », des « immigrés » et des gens anti-mondialisation.
L’EUMC est persuadée que « les évènements au Moyen-Orient, les activités et le discours de l’extrême-droite et jusqu’à un certain point de l’extrême-gauche peuvent influer sur le nombre d’actes antisémites ».
Si « les études montrent que les stéréotypes antijuifs ont peu changé, les manifestations publiques d’antisémitisme dans la politique, les médias et la vie quotidienne ont changé récemment, surtout depuis le déclenchement de l’Intifada Al-Aqsa en septembre 2000 ».
Concernant l’antisionisme, l’EUMC note que : « En Europe, « l’antisémitisme secondaire » et l’utilisation de l’antisionisme comme un moyen de contourner le tabou antisémite dominent parmi les extrêmes gauche et droite. Le révisionnisme et le négationnisme sont devenus un élément central du répertoire propagandiste des organisations d’extrême-droite dont l’antisémitisme forme un élément central dans leur formation. »
Manifestation [modifier]
L’antisémitisme se manifeste de différentes façons :
L’hostilité, voire la haine, à l’égard des Juifs, pouvant aller jusqu’à l’assassinat de personnes juives ou considérées comme telles (attentat de la Rue des Rosiers à Paris, attentat contre une Synagogue Libérale à Paris, assassinat à Nice d’une jeune fille qui aurait dû se marier 15 jours plus tard par un criminel antisémite appelé Frediksen, ou encore d’un touriste juif lors du detournement de l’Achille Lauro etc., cette liste n’est pas exhaustive),
Le dédain vis-à-vis des caractéristiques physiques et morales des Juifs (mythologie antisémite des prétendus nez proéminents ou goût pour l’argent),
Le rejet ou l’accusation des Juifs comme tels, ceci indépendamment de leur situation ou de leur action.
D’après Léon Poliakov, l’antisémitisme au sens strict du terme, c’est-à-dire l’animosité à l’égard des Juifs est radicalement différent de tous les autres conflits et haines passés en raison de sa pérennité et de son intensité.
La haine des Juifs concerne une part seulement de l’humanité au regard de la planète. L’antisémitisme est la version profane de l’antijudaïsme, dont l’apparition historique, antérieure au christianisme, remonte à la révolte des Maccabées contre le pouvoir romain. Wilhelm Marr parle d’antisémitisme en 1879. Au XIXe siècle, l’antisémitisme sera l’application, à un peuple d’Europe, de théories raciales qui occasionnaient déjà de nombreux massacres outremer. La spécificité de l’antisémitisme du XXe siècle réside dans le fait que ce sont des populations européennes au cœur même de l’Europe qui ont été rabaissées au niveau de sous-humanité. L’antisémitisme peut prendre des formes sophistiquées, comme par exemple les campagnes de presse qui sans être ouvertement antijuives, ne présentent pas moins un réseau d’informations frelatées qui tendent toutes à incriminer le judaïsme.
Formes [modifier]
L’antisémitisme religieux ou antijudaïsme. Comme pratiquement toutes les religions, le judaïsme a fait face à la discrimination et à la violence, en raison de sa foi en compétition avec d’autres croyances.
L’antisémitisme économique. Dans le bas Moyen Âge, après la première croisade, la plupart des métiers étaient interdits aux juifs et ils étaient cantonnés dans les métiers d’argent. Compte tenu de leurs expulsions périodiques, les juifs n’ont pu s’adonner à l’agriculture de façon durable. D’autre part, dans les villes, ils étaient exclus des corporations, qui étaient des confréries religieuses avec de saints patrons et des processions. Notamment seuls le prêt d’argent, interdit aux chrétiens, et la friperie leur étaient autorisés. Ainsi qu’en certains lieux l’orfèvrerie et la bijouterie, lorsqu’ils en étaient les seuls spécialistes.
Or, le prêt d’argent était rémunéré par des intérêts que ceux qui empruntaient, le plus souvent pour consommer et non pour investir, étaient hors d’état de rembourser. Aussi les intérêts étaient-ils nécessairement élevés pour compenser les risques de non remboursement, d’autant plus que refuser de rembourser un juif n’était pas une infraction bien grave. En 1431, lors du Concile de Bâle, l’Église leva l’interdiction faite aux catholiques du prêt à intérêt. Les persécutions antisémites connurent dès lors une croissance exponentielle en Europe.
La xénophobie antisémite. Les Juifs sont bien souvent des personnes immigrées, car les mauvais traitements dans leurs pays d’origine et leurs expulsions ont eu pour effet de les obliger à émigrer. Ces juifs immigrés ont souvent eu à subir la xénophobie de certains gouvernants ou habitants de leur pays d’accueil. Ainsi, lorsque le gouvernement de Vichy, de l’État français, dirigé pendant l’Occupation par le maréchal Philippe Pétain, promulgua un statut des juifs inspiré étroitement des lois hitlériennes, il décida parallèlement de revenir sur les naturalisations. Un peu plus tard, son gouvernement autorisa et organisa la déportation des juifs français et étrangers vers les camps de concentration et donc les conduisit vers la mort. Beaucoup d’entre eux s’étaient battus pour la France lors du précédent conflit mondial, et en 1939-1940, en qualité de citoyens français, ou d’engagés volontaires étrangers.
Les antisémitismes racistes considèrent les Juifs comme une race à part entière. Mais cette théorie est dépourvue de fondement scientifique puisque les progrès de la génétique conduisent aujourd’hui à rejeter toute tentative de classification raciale. De surcroît, la confession israélite est issue de nombreuses conversions survenues depuis la plus haute antiquité. Par exemple les Khazars, dans le Caucase, convertis en masse au judaïsme au Moyen Âge. L’exemple actuel le plus marquant est celui des Falashas (peuple noir d’Afrique de religion juive) (cf. article « Judaïsme »).