S’il faut dire la vérité sur le fascisme

cap

Oui les dirigeants d’Israël sont des fascistes et puis après qu’est-ce qu’on fait de cette chose là ?

S’il faut dire la vérité, c’est en raison des conséquences qui en découlent pour la conduite de la vie. Comme exemple de vérité dont on ne peut tirer aucune conséquence, ou seulement des conséquences fausses, nous pouvons prendre l’idée très répandue selon, laquelle le régime barbare qui règne dans certains pays provient de la barbarie. D’après cette conception, le fascisme est un déferlement de la barbarie qui s’est abattu sur ces pays avec la violence d’un élément naturel. ou encore une sorte d’élection divine face à laquelle on va répétant des contes de bonne femme: il y a eu le ghetto de varsovie, il y a celui de gaza. Et voici l’exception incompréhensible qui nous est infligée. Tout provient de dieu.
C’est là évidemment la thèse fasciste, une capitulation devant le fascisme. Le fascisme est une phase historique dans laquelle est entré le capitalisme; c’est-à-dire qu’il est à la fois quelque chose de neuf et d’ancien. Dans les pays fascistes, le capitalisme n’existe plus que comme fascisme, et le fascisme ne peut être combattu que comme la forme la plus éhontée, la plus impudente, la plus oppressive, la plus menteuse du capitalisme.


Dés lors, comment dire la vérité sur le fascisme, dont on se déclare l’adversaire, si l’on ne veut rien dire contre le capitalisme, qui l’engendre?
Comment une telle vérité pourrait-elle revêtir une portée pratique? Ceux qui sont contre le fascisme sans être contre le capitalisme, qui se lamentent sur la barbarie issue de la barbarie, ressemblent à ces gens qui veulent manger leur part du roti de veau, mais ne veulent pas qu’on tue le veau. Ils veulent bien manger du veau mais ne veulent pas voir le sang. Il leur suffirait, pour être apaisés, que le boucher se lave les mains avant de servir la viande. Ils ne sont pas contre les rapports de propriété qui engendrent la barbarie, ils sont seulement contre la barbarie. Ils élèvent la voix contre la barbarie dans des pays où règnent les mêmes rapports de propriété, mais où les bouchers se lavent les mains avant de servir la viande.
Ils approuvent à grand cris la protestation de Einstein de 1948 qui dénonce l’arrivée de Begin et des fascistes israéliens aux Etats-unis mais ils ne veulent pas voir que les Etats-unis avaient justement besoin de cet Israël là et pas d’un autre, que ça allait avec le mac carthysme déjà à l’oeuvre, avec Orwell rédigeant des listes de communistes, notant qu’ils étaient juifs et homosexuels. Cela allait avec la guerre froide avec l’arme atomique, cela ira encore mieux avec la monarchie saoudienne et les petrodollars, la répression des communistes, ce n’était pas un hasard, Begin et Truman étaient faits pour s’entendre pour défendre les rapports de propriété. Comme le fascisme d’israêl contre les Palestiniens convient parfaitement aux fascistes arabes. Vous voulez man,ger le veau pétrolier ne vous plaignez pas de voir couler le sang palestinien.

Si l’atrocité a lieu dans la bande de Gaza c’est pour que l’Occident et ses valets continuent à piller le Moyen orient, cela va avec Guantanamo, avec l’irak, avec ce qui se prépare au pakistan… Et ils sont tous d’accord pour que l’exemple ait lieu.

Alors les Petras, les Bricmont, tous ceux qui veulent manger du veau mais ne pas voir le boucher ont besoin d’inventer des boucs émissaires, ce serait le judaïsme qui dominerait le capitalisme, le dévoierait, ferait de la démocratie étasunienne l’otage de la volonté de puissance judaïsante, ils ne disent rien d’autres. Ils lavent les mains des Etats-Unis et crient que  le boucher israélien a les mains tâchés de sang.

Amis français, soyez un peu voltairiens.Voltaire combattit la croyance de l’Eglise au miracles en écrivant un poème galant sur la pucelle d’Orléans.Il décrivit les miracles que Jeanne dut en effet accomplir, selon toute vraisemblance, pour demeurer vierge au muilieu d’une armée, d’une cour et de moines. Au lieu de brâmer sur le ghetto de Gaza et celui de Varsovie, et de créer une exception juive éternelle et maudite. Il faut dégager une vérité dont on puisse faire quelque chose, le fascisme n’est pas une catastrophe naturelle, voulue par Dieu pour un peuple élu, ce sont là des fariboles mystiques destinées à nous masquer la véritable nature du fascisme, la catastrophe engendrée par les possesseurs des Moyens de production à la masse énorme de ceux qui travaillent sans moyens de production à eux. Et tous ceux qui vont colportant le caractère exceptionnel, divin, du fascisme juif, ne font qu’empêcher de voir les causes réelles et donc les moyens d’agir dessus.
Récriminer bien haut contre des mesures barbares peut avoir de l’effet provisoirement, tant que ceux qui vous écoutent s’imaginent que ces mesures sont impensables dans leur propre pays. Certains pays sont encore à même de maintenir leurs rapports de propriété par des moyens moins violents. La démocratie leur rend encore les services pour lesquels d’autres doivent faire appel à la violence à savoir: garantir la propriété privée des moyens de production. Le monopole des ressources énergétiques engendre partout un régime de barbarie; mais il est plus ou moins visible. La barbarie ne devient visible que lorsque le monopole ne peut plus être protégé que par la dictature ouverte.

Regardez la réalité du monde dans lequel nous sommes, nous avons tous acceptés d’être dirigés par des fascistes, aux Etats-unis, dans l’union Européenne, dans les pays arabes et nous nous étonnons de la barbarie de la boucherie…

Inspiré par berthold Brecht

22 commentaires

  1. Ce qui arrive aujourd’hui se préparait depuis longtemps : depuis la fin de la dernière, depuis 45, où les revanchards créaient ou encourageaient la création de l’état d’Israël. Le peuple juif a servi de prétexte au fascisme sioniste international, et la puissance yankee a fait le reste, avec la complicité de l’occident et de ses partis démocratiques, de droite comme de « gôche ».
    Car le sionisme se fout bien de la SHOA : au contraire, elle justifie sa soif de barbarie et d’expan-sionnisme

  2. Ce texte apporte un éclairage supplémentaire sur le lien entre capitalisme et fascisme.

    « Le libéralisme est fondé sur l’économie privée et les entrepreneurs privés. C’est sur la base de l’échange marchand entre les membres de cette société éclatée que la domination sur les hommes et les choses s’installe. Puis ce sont les trusts qui imposent leurs intérêts.  » plus la société est soumise aux intérêts individuels, moins les individus peuvent défendre leur autonomie par rapport à cette société »(Horkheimer, 1941a, p.413). les élites des secteurs économiques et politique s’associent; les individus se soumettent à une discipline croissante. L’Etat et sa politique de planification surtout gagnent un caractère privé:ils correspondent aux intérêts particuliers des dominants. « Dans le société autoritaire, le progrés technique, social et militaire sont les trois hommes de peine du déclin et de la catastrophe » (Horkheimer, 194a,p.415). »
    In « critique de la raison sociale » Jan Spurk (p.43)

  3. qui est l’auteur de ce texte

    merci

  4. l’auteur de ce texte c’est moi Danielle Bleitrach, mais j’ai détourné pour l’éctrire un texte de bertolt brecht dans lequel il dénonce la manière dont les pays dits démocratiques tentent de faire une exception « allemande »…

    Car là est bien, pour moi le problème,celui qui m’a condamné au silence parce qu’il n’y a plus personne pour faire autre chose que se lamenter sur la méchanceté du monde en termes vagues. Comme le dit brecht « beaucoup font les braves comme si les canons étaient braqués sur eux, alors que ce ne sont que des jumelles de théâtre. Ils lancent leur proclamation générales dans un monde où l’on aime les gens inoffensifs. ils réclament une justice universelle pour laquelle ils n’ont jamais rien fait auparavant, et la liberté universelle de recevoir leur part d’un gâteau qu’on les a longtemps, laissé partager. »

    Tous ces gens qui ne cessent de créer une « exception » israêlienne, inventer un « fascisme » élu à la manièrer de ces salopards de petras et de bricmont qui ne sont que le revers de la même médaille, celle des Finkelkraut ou BHL parce que dans le fond ils aspirent à la même chose qu’eux « avoir les jumelles de théâtre fixées sur eux en inventant qu’ils sont menacés par les canons.

    Mais le pire est le fatras de ceux qui se disent communistes qui sont incapables de montrer la véritable nature du fascisme. Mieux encore ils dénoncent la tiédeur du parti communiste israêliens qui a le courage qui leur manque, celui de s’opposer sur le terrain au fascisme. Le véritable fascisme qui créé la solidarité autour de ce que font les dirigeants israêliens, c’est une solidarité de classe qui unit les dirigeants occidentaux, ceux des pays arabes. Tant que nous ne serons pas capables de rassembler d’unir l’immense masse de ceux qui n’ont rien nous laisserons le terrain aux bourreaux unis dans la défense du profit.

    Tout ce galimatias judéo-sioniste n’est là que pour blanchir la nature capitaliste de l’horreur. Alors continuez comme cela, pour mieux masquer l’odeur de pétrole parlez de monothéisme, de judaïsme et laissez couler le sang des palestiniens. Parce qu’il est bien d’être 1000 à défiler mais tant que votre discours ne s’adressera pas aux millions d’exploités, à ceux que l’on veut déposséder de leur vie quotidienne vous n’avancerez pas, ils ne vous craindront pas.
    « Ce qui importe avant tout, c’est qu’une pensée juste soit enseignée, à savoir une pensée qui interroge les choses et les événements pour en dégager l’aspect qui change et que l’on peut changer ».

    Une pensée qui convient aux puissants est une pensée qui ne change pas, rien a changé depuis le ghetto de Varsovie, celui de Gaza en est la reproduction. Cela va avec les puissants qui « aimeraient bien qsue tout reste en état, mille ans si c’est possible. Quand ils ont tiré au fusil, l’adversaire ne devrait plus tirer lui-même, leur coup devrait être le dernier ». ecoutez les en appeler à « la retenue », un blessé et 300 morts, il faut arrêter les représailles du hamas, disent-ils. ils ont besoin de cette histoire immobile où leurs coups seront les derniers.
    Alors qu’au contraire notre pensée doit insister sur le fait que dans chaque chose, dans chaque état grandit une contradiction, et qu’en Israêl même grandit la contradiction, la décrire, l’amplifier, comme partout et y compris chez nous. Ne pas se faire d’illusion mais voir les possibles, la transition. Les communistes cela sert à cela, à dénoncer les puissants et les nihilismes.
    je suis en train d’écouter Le pen sur Antenne 2 qui dit des vérités sur l’aspect démesuré, incroyable de la pseudo riposte israélienne et l’hypocrisie des dirigeants occidentaux, oui mais la seule vérité qu’un fasciste ne pourra pas dire c’est justement ce qui fonde la nature du fascisme israélien à savoir la défense de la propriété des Moyens de production, l’enjeu de l’énéergie et des multinationales. Autrement le fascisme peut tout récupérer et surtout la haine du juif…

    danielle bleitrach

  5. L’antisémitisme est le dérivatif idéal pour la colère des opprimés, puisqu’il vise un groupe ethnico-religieux très minoritaire dont le niveau de vie est plus élevé que la moyenne pour des raisons de tradition d’investissement scolaire et culturel, et dont des représentants en vue jouent un rôle important dans l’économie. Il permet de détourner pour partie le ressentiment qui agit dans la lutte des classes. L’affaiblissement de l’alternative révolutionnaire proposée par le communisme provoque mécaniquement le renforcement de l’antisémitisme.

    L’antisémitisme s’est développé au XIXème siècle comme idéologie de droite à l’intention des masses qui accédaient au suffrage universel, c’était la réponse de la bourgeoisie au socialisme, réponse médiatique policière et terroriste expérimenté en Russie, en France et en Allemagne à partir de 1870 environ (premier Pogrom, 1881, Affaire Dreyfus, 1894). Il permet aux capitalistes qui sont bien obligés de se rendre compte des contradictions de leur système d’en rejeter l’origine sur un fantasme, le juif présenté comme un agent extérieur à l’ordre harmonieux et au progrès qui devraient régner dans le monde entier sous leurs auspices et qu’ils essayent de décrire dans leur économie apologétique. Ce bouc émissaire est présenté à la fois comme le responsable des excés injustifiables du capitalisme (costume que l’on essaye de faire porter à Madoff, cet émule d’Arsène Lupin), et le propagateur de la révolution marxiste. Sans lui l’unité de la patrie du Coq tricolore et de la douce « heimat » heideggerienne de l’autre coté du Rhin serait préservée.

    Ce qui est diabolique, c’est que ce dispositif idéologique sert deux fois : Les Juifs sont exterminés en Europe centrale en 1942/44, puis la mémoire du génocide est instrumentalisée pour créer une sidération globale envers l’Histoire et le révolution, puisque les BHL de tous les pays placent à l’origine des génocides l’ébranlement révolutionnaire. Diabolique aussi, cette utilisation des groupes qui se pensent héritiers de la mémoire des victimes, en Israël ou maintenant au Rwanda pour maintenir l’ordre impérialiste. Et en imposant aux Juifs de la Diaspora une exigence de solidarité sans condition envers l’État israélien, les organisations communautaristes créent les conditions d’un retour de l’antisémitisme, et rendent impossible le maintien à long terme de cet État dans son environnement géopolitique, qui dépend maintenant entièrement du bon plaisir des États-Unis.

    Pur en revenir à Madoff, quelqu’un qui a dépouillé des bien-pensants professionnels comme Spielberg et Élie Wiesel ne peut pas être entièrement mauvais.

  6. je dois dire que j’ai pensé la même chose que Gilles Questiaux en lisant la protestation d’Elie Wiesel… Si Madoff a plumé ces bien pensants il ne peut pas être totalement mauvais.
    Cela dit je reçois ce matin la lettre suivante, qui en gros m’accuse d’être sioniste, ce qui est tout de même extraordinaire puisque à l’inverse de celle qui m’écrit je n’ai jamais été tentée par l’aventure sioniste et de surcroît je suis totalement athée. Je suis au contraire atterrée par cette manière de chercher la judéité là où elle n’a pas lieu d’être (par exemple chez Nicolas Sarkozy) et de ne jamais soupçonner au contraire les liens de classe. mon interlocutrice se situe aux antipodes et elle tente de me convaincre de me rallier à petras et Bricmont à partir d’une lecture de la thora, je n’ai qu’une chose à lui dire: pour moi c’est justement ça l’obscurantisme, le galimatia… J’affirme qu’israêl est fasciste clairement et qu’il oeuvre pour d’autres fascistes qui ne se révélent pas mais qui utilisent Israêl pour leurs basses oeuvres. Ils espèrent qu’isaraêl va faire le ménage, et après peut-être pourra-t-il s’il n’y a pas de réactions de masse aller envoyer une bombe nucléaire sur l’iran. Parce que c’est de cela qu’il est question et pas de judéité ou de thora, et c’est bien la saloperie des complices que de nous parler de livres sacrés alors qu’il s’agit de profit et d’un système qui cherche à s’imposer aux masses alors qu’il frait eau de toute part: le capitalisme.
    Danielle Bleitrach

  7. Je n’ai pas choisi d’être gouverné par des facistes, il faut quand même avoir à l’esprit que pratiquement dans tous les pays européens depuis la fin de la 2ème guerre mondiale on a progressivement détruit le suffrage universel. Pour tout simplement empêcher les minorités radicales de peser sur le système ou en tout cas de pertuber celui ci.
    Partout on a assisté à un renforcement de l’éxécutif et partout les lois électorales ont visé à déplacer l’électorat vers le centre.
    Pas un électeur lucide n’a voulu ça.
    La destruction partout des scrutins proportionnels aboutit aux tristes (non) choix politiques offerts aujourdh’ui aux citoyens. Partout deux alternatives qui ont plus de similarités que de différences. C’est cette destruction qui a vidé la « démocratie représentative de son contenu (contenu qui représentait sous formes de normes constitutionnelles les principes de l’antifacisme).
    Bricmont me paraît être un intellectuel de qualité, qu’a t il écrit qui motive un tel emportement.

    Petite question complémentaire à Damien:
    En quoi la signature d’un argument par X ou Y apporte elle de la pertinence à l’argument ou l’argumentation.
    C’est l’argument lui même qui doit être jugé et critiqué pour lui même et non pas pour ce qu’est ou représente son auteur.

  8. Les cannibales, les gloutons et… les cons !
    Désolé de ré-écrire le monde, mais le cannibalisme n’est pas l’apanage d’anciennes tribus africaines. Tout comme nombre de pays à propos de l’histoire, quoique blancs de peau, auront du mal à montrer… pattes blanches ! Des nations entières, bouffées tout cru durant des siècles, auront fait les délices des royaumes nantis. Difficile désormais de nous faire croire que l’étranger vient manger le pain des français, quand on sait la voracité avec laquelle nous les avons pillés. Les cannibales ont toujours de bonnes raisons pour se repaître grassement, allant jusqu’à nous faire rotir aussi, oui nous aussi, pour se délecter de la viande. Survie de l’espèce ? Même pas ! Consumérisme surtout ! Et dire que le cannibalisme qui montre pattes blanches est surtout affaire d’opinions… Les bons c’est ici, et les vilains c’est là-bas… Notions dualistes primaires, stupidement bipolaires, axes du bien et du mal dans le discours des… désaxés ! Pour mieux détourner notre attention !

    A bien les entendre, il y aurait les élites du monde, et les autres… Et nous serions leurs protégés. Une chose pourtant se fait jour peu à peu. Le cannibalisme sous toutes les coutures, culturel, financier, racial, le cannibalisme social aussi, existe toujours, déguisé comme il se doit, en beaux discours. Point de droite ni de gauche, tous les oeufs pourris sont dans le même plat, et se partagent avec élégance la plus grosse part du gateau, en nous laissant bien misérablement quelques miettes éparses. L’homme dévorant autrui, c’est l’actualité grandissante !

    La peur fait bêler les moutons, et le troupeau resserre les rangs pour se protéger, à l’appel des chiens qui aboient. Les moutons se sentent en sécurité dans cet enclos, ignorant que c’est le troupeau tout entier qui sera mangé, quand l’heure sera venue. Paîssez bonnes gens, paîssez ; dormez moutons, on veille sur vous, vous protégeant des loups qui hurlent au loin dans les montagnes.

    Et dans l’abattoir non loin, les bouchers aiguisent leurs couteaux !

    Sur le sol de l’animal à deux pattes, des prédateurs étendent leurs tentacules sur le monde. Liannes noueuses de l’arbre mortifère ; et la planète s’essouffle, s’étouffe et meurt… Il faudra bien, un jour, nous débarrasser de leur emprise, nous libérer de leurs griffes et leur casser les crocs !

    Les heures se précipitent et l’horloge du temps nous décline un tic-tac semblable aux battements du coeur. Le monde, happé dans sa course folle, se dirige droit sur l’impensable, tel un essaim de moustiques vers une lampe hallogène. J’entends déjà le crépitement des ailes brulées. Aveuglés par la lumière, les insectes dévoreurs finissent leur course lamentablement. Les humains, dans leurs mimiques condescendantes, leur emboitent le pas ! En apparence, le rêve d’une humanité décente, tel un avion en perdition, commence sa descente mortelle. Tragédie ? Pas vraiment ! C’est bien de vivre en cage, de survivre plutôt. Mais bon… Il en est ainsi depuis des siècles ! L’humanité prisonnière est imbibée d’espoir… Mais l’espoir ne délivre pas ! Le jour viendra où ce monde pourri jusqu’aux racines, auquel nous participons tous malgré nous, décapité enfin, exigera de vivre autrement. Quel qu’en soit le prix à payer, ce vieux système croulant avec ses concepts foireux prendra fin, et ce ne sera que justice. Nous survivrons peut-être, nous survivrons encore ! Mais l’aube d’un jour naissant pointe déjà son nez à l’horizon des ages. Tel un géant, il arrive à grand pas. Et ce matin là, nous les poètes, les artistes et les rebelles, nous saurons que depuis toujours nous avions raison !

    Lou Florian

  9. Un vrai régal, à chaque fois que je passe sur ce site.

    Merci Danielle !

  10. J’ai lu a plusieurs reprises le texte de Gilles Questiaux sur les dérives antisémistes montantes et leurs instrumentalisations particulièrement. Tout ce que je pensais obscurément, que je ressentais mais qu’il m’était impossible d’écrire par lacune sur ce sujet est là dans son exposé. Il me semble que cela mériterais de figurer dans les livres d’histoire de nos enfants ou petits-enfants, à la place de certains chapitres mensongés sur la seconde guerre mondiale notamment.

  11. Tu ne peux rien contre l’émergence de la vérité danielle, puisque vous ne voulez pas remettre en cause le judaisme et son talmud, le monde le fait.

    Dommage que l’absence de débat ne fasse que provoquer un antisémitisme exacerbé. Mais les gens ont bien compris que le judaisme est la forme de racisme la plus ancienne et la plus morbide qui ait jamais existé, et persisté. Malgré les progroms répétés à travers l’histoire, malgré les hoax monstrueux inventés pour faire du bourreau une victime, les gens ouvrent les yeux.

    Je comprends que cela te touche, mais mentir encore plus ne fait que faire monter cette haine.

    essaie un peu d’etre sincère, pas avec nous, car tu n’a rien à nous apprendre, mais plutot envers toi meme…

  12. d’ailleurs mettre les mot antiracisme et antisémitisme dans la meme phrase dénote d’une hypocrisie monumentale.

    le sémitisme choisit pour représenter le judaisme est en soi la forme de racisme absolu, vu qu’il est « divin ».

    cesse de te mentir tu va finir par te faire du mal et par en faire à tes congénères.

    aide plutot les juifs à se libérer de leur racisme intrinsèque, le judaisme.

    de toute façon c’est le but du plan final de l’apocalypse, prend un peu d’avance, fait comme le noble Israel Shamir, rend toi à la raison.

  13. ce type est probablement un provocateur envoyé par les sionistes qui témoignent d’un certain humour en l’occurrence, mais puisqu’il a cité israël Shamir, voici ce qu’écrit le gourou Israêl Shamir, c’est le gourou de Petras et de bien d’autres… Il est aussi fou que son disciple ci-dessus, la question que je me pose c’est comment un fou pareil arrive à tenir dans ses pattes des gens disons relativement équilibrés comme Petras, mystère. Vous remarquerez le style du personnage, il ne dit pas que « le protocole » des sages de Sion est un produit juif mais il ne dit pas le contraire:
    http://www.israelshamir.net/french/elders.shtml

    Les Sages de Sion et les Maîtres du Discours

    par Israël Shamir
    22.11.2002
    Le concept douteux de la Main Cachée ou des Sages de Sion est superflu, parfaitement inutile.

    « La dernière controverse mettant en cause le monde arabe concerne la série télévisée ‘Un Cavalier sans monture’, qui a commencé à être diffusée le mercredi 6 novembre dernier, premier jour du mois sacré de Ramadan, sur plusieurs chaînes arabes transmises via satellite. La source de la controverse est le fait que cette série soit basée, en partie, sur ‘Les Protocoles des Sages de Sion’, un vieux faux [antisémite] produit par le régime de la Russie tsariste », écrit Qais S. Saleh, un consultant, depuis Ramallah, sur l’excellent site ouèbe CounterPunch [1]. De façon bien compréhensible, Saleh condamne cette émission et avertit les Palestiniens et les Arabes, en leur demandant de se tenir éloignés du vieux démon de l’antisémitisme ou, plus exactement, pour reprendre ses mots, « d’être sur leur garde, contre une tendance à importer l’idéologie antisémite ».

    L’opinion de Saleh coïncide avec celle de Michael Hoffman, sur le site duquel les Protocoles sont consultables en ligne. Hoffman pense que les Arabes n’ont nul besoin d’importer chez eux de vieux arguments antisémites tirés de sources anciennes et lointaines, lors même qu’ils disposent d’une source fraîche d’arguments, coulant abondamment vingt-quatre heures sur vingt-quatre : le comportement actuel de l’Etat juif et de ses citoyens juifs. Ce comportement est bien plus convaincant que toutes les vieilleries antisémites possibles et imaginables.

    Toutefois, les Protocoles sont toujours disponibles et ils continuent à nous interpeller. Récemment, le romancier et penseur en vue Umberto Eco a exprimé son opinion sur ce sujet, dans le journal The Guardian [2]. Eco « explique » les sentiments populaires envers les Juifs : « Ils ont depuis très longtemps officié dans le commerce et le prêt d’argent – d’où ce ressentiment à leur égard, qui est un ressentiment à l’égard d’ « intellectuels » ». A ce que j’en sais (et je sais peu de choses sur ce sujet), ce ne sont pas les intellectuels qui prêtent de l’argent, mais les banquiers et les usuriers, dont les authentiques intellectuels jugent le comportement repoussant. Probablement Eco a-t-il une autre définition de l’ « intellectuel » (que moi), dans sa manche. « Les Protocoles malfamés des Sages de Sion ne sont qu’une compilation d’inventions jamais prouvées, dont la contrefaçon est évidente, étant donné qu’il est bien difficile de croire que des ‘méchants’ révéleraient un jour aussi ouvertement leurs projets faillis», conclut Umberto Eco.

    On pardonnera un consultant en affaires de Ramallah, mais Umberto Eco aurait dû remarquer que sa définition allait comme un gant à d’autres ouvrages, comme Gargantua et Pantagruel, par exemple – un faux encore plus ancien, qui prétendait être la chronique réelle d’une famille de Géants, et construit sur la base d’un ‘matériel fictionnel sériel’. Don Quichotte, Pickwick’s Club, 1984 de Georges Orwell : tous ces livres « prétendent » décrire des événements réels, comme les Protocoles. Ce sont des « faux », étant donné qu’ils sont attribués à quelqu’un d’autre que leur auteur présumé : Don Quichotte, à Sid Ahmed Benengeli [3] et Gargantua à Maître Alcofribas Nasier [4].

    Les Protocoles des Sages de Sion seraient plus proprement décrits si l’on parlait de « pseudo-épigraphie » plutôt que de simple « faux ». Ils s’apparentent à la Lettre du Président Clinton à Mubarak (écrite en réalité par Thomas Friedman). Après tout, le genre pseudo-épigraphique est un art noble, un art vénérable. Il est encore mieux de considérer les Protocoles comme un « pamphlet politique ».

    Dans cet essai, nous nous efforcerons de trouver pourquoi les Protocoles refusent obstinément de se coucher et de mourir. Nous nous garderons soigneusement d’aborder la fameuse question : « Qui les a écrits ? » Leur réel auteur reste inconnu, et il est difficile d’imaginer cette personne, car les Protocoles sont un palimpseste littéraire. Dans les temps anciens, un scribe écrivait généralement son texte sur un morceau de vieux parchemin, et pour ce faire, il effaçait, auparavant, un texte déjà écrit sur ce même parchemin. L’effacement était rarement total, et un lecteur pouvait se voir gratifier d’une version intégrale de l’Ane d’Or (texte ‘osé’ d’Apulée, ndt) lorsqu’il voulait lire les Fioretti de Saint-François d’Assise. Dans les Protocoles, il y a des couches de vieilles histoires, et même d’histoires très anciennes, et cela interdit toute quête raisonnable d’en trouver l’auteur avec quelque certitude. Cela, en dépit du fait que Jorge Luis Borges ait écrit que l’auteur est une partie – importante – de tout texte. En réalité, si nous savions que les Protocoles comportent effectivement un brouillon des écrits de certaines élites juives, nous tiendrons notre réponse, en quelques minutes. Mais les Protocoles ont été publiés à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle, sous la forme de texte « découvert », comme un texte apocryphe. Ils sont devenus un énorme best seller et le sont toujours aujourd’hui, bien que dans certains pays (en particulier en Union soviétique) le simple fait d’en posséder une copie était passible de la peine de mort.

    L’auteur anonyme des Protocoles décrit un plan magistral pour une vaste restructuration de la société, créant une nouvelle oligarchie et entraînant l’assujettissement de millions d’êtres humains. Le résultat final n’est pas très éloigné de celui décrit dans un texte contemporain, The Iron Heel (le Talon d’Acier), de Jack London, le grand radical d’Oakland (Californie). Toutefois, London envisageait un grand coup, très dur, tandis que la manière dont Anonyme (l’auteur des Protocoles, dans la suite du texte, ndt) voit l’assujettissement s’accomplir nous entraîne dans des manipulations à la Machiavel et à un contrôle des âmes à la mode orwellienne de ‘1984’. (L’hommage rendu par Orwell aux Protocoles est beaucoup plus frappant qu’on ne le relève généralement).

    La difficulté des Protocoles réside dans une dissonance étrange entre leur langage imprudent et leur profonde pensée religieuse et sociale. « C’est un compte rendu parodique d’un plan satanique, subtil et très bien conçu, écrit le Prix Nobel de littérature Alexandre Soljénitsine [5] dans son analyse des Protocoles, écrite en 1966 et publiée seulement en 2001 :

    « Les Protocoles exposent le plan d’un (nouveau) système social. Son dessein se situe bien au-dessus des capacités d’une âme ordinaire, y compris celle de son auteur. Il s’agit d’un processus dynamique en deux étapes, de déstabilisation, d’augmentation des libertés et du libéralisme, qui trouve son apogée dans un cataclysme social, au premier stade ; la seconde étape voyant se mettre en place une nouvelle hiérarchisation de la société. Ce qui est décrit est plus complexe qu’une bombe nucléaire. Il pourrait s’agir d’un plan volé et gauchi, formé par un esprit de génie. Son style putride de brochure antisémite cauteleuse en obscurci(rai)t (intentionnellement) la grande force de pensée et la vision pénétrante ».

    Soljénitsine est conscient des failles des Protocoles. « Leur style est celui d’un pamphlet dégueulasse, la puissante ligne de pensée est brisée, fragmentée, mêlée d’incantations nauséabondes et de grossières maladresses psychologiques. Le système qui y est décrit n’est pas nécessairement relatif aux Juifs ; il pourrait s’agir d’un système purement maçonnique, ou autre ; en même temps, son orientation fortement antisémite n’est nullement une composante fondamentale du projet [qui y est décrit] ».

    Soljenitsine procède à une expérimentation textuelle : il supprime les mots « Juifs », « Goyim » et « conspiration », et il aboutit à nombre d’idées dérangeantes. Il conclut : « Le texte démontre une clarté de vision impressionnante en ce qui concerne les deux systèmes sociétaux : le système occidental et le système soviétique. Si un puissant penseur, en 1901, pouvait prédire le développement de l’Occident avec quelque vraisemblance, comment aurait-il pu entrevoir le futur soviétique ? »

    Soljenitsine a bravé le régime soviétique, il a osé écrire et publier son mammouth, l’Archipel du Goulag, implacable condamnation de la répression soviétique, et pourtant, même lui, il a calé : il n’a pas publié sa recherche sur les Protocoles. Il a demandé que cette étude ne soit publiée qu’après sa mort. C’est contre sa volonté qu’elle fut imprimée en un nombre très réduit d’exemplaires, en 2001. Suivons le développement de la pensée de Soljenitsine et plongeons le regard dans la boule de cristal des Protocoles, tout en écartant pour le moment leur « ligne juive » et en nous concentrant sur l’idée de la création d’un nouveau système, pas nécessairement dominé par les Juifs, donc. Le plan-maître commence par la reconstruction de l’esprit humain :

    « Les esprits des gens doivent être détournés (de la contemplation) vers l’industrie et le commerce : dès lors, (les gens) n’auront plus le temps de penser. Les gens se consumeront à la poursuite de l’argent. Ce sera une poursuite vaine, car nous bâtirons l’industrie sur une base spéculative : les richesses tirées de la terre par l’industrie glisseront entre les mains des travailleurs et des industriels et se retrouveront entre celles des financiers.

    « La lutte – intensifiée – pour la survie et la supériorité, accompagnée de crises et de chocs, créera des communautés froides et sans cœur, avec une forte aversion envers la religion. Leur seul guide sera celui de Mammon, auquel ils voueront un véritable culte ».

    Le caractère visionnaire d’Anonyme est époustouflant : aux jours de la publication des Protocoles, l’Homme était encore la mesure des choses, et il faudra que bien quatre-vingts ans se passent, avant que Milton Friedman et son Ecole de Chicago n’intronisent les dieux Marché et Profit en seuls flambeaux guidant le Monde.

    L’outil pour l’asservissement des esprits, ce sont les médias, écrit l’Anonyme. « Il est une puissante force qui crée le mouvement de la pensée, dans le peuple : cette force, ce sont les journaux. C’est dans les journaux que le triomphe de la liberté de parole trouve son incarnation. Au moyen de la Presse nous avons conquis le pouvoir d’influencer les esprits tout en demeurant inaperçus. Nous éradiquerons de la mémoire des Hommes les faits historiques dont nous ne désirons pas qu’ils les connaissent, et nous ne laisserons perdurer que ceux qui nous conviennent. »

    Des années s’écouleront, depuis la publication (de ces Protocoles) avant qu’un petit groupe de personnes qui contrôlent notre discours tout en demeurant dans l’ombre, les seigneurs des médias, n’émergent de l’ombre. La libre contestation des barons des médias, Berlusconi et Black, Maxwell et Suzberger, Gusinsky et Zuckerman, est bannie des médias qu’ils possèdent, tandis que leur affinité coopérative demeure impressionnante. La liberté de parole survit là où des médias indépendants (des magnats des médias) existent encore. Il y a cent ans, cette force était bien plus faible que de nos jours, et il est étonnant que l’Anonyme en ait reconnu les virtualités.

    Un siècle avant l’avènement de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, les Protocoles notaient que les prêts sont le meilleur moyen pour déposséder des pays de leurs richesses ; que les marchés financiers, avec leurs multiples produits dérivés, ponctionnent la richesse et l’accumulent entre les mains des prêtres de Mammon ; que le gain (« les forces du marché ») est la seule mesure du succès de toute stratégie. Oui, l’intérêt des Protocoles n’a pas disparu : en effet, le plan qui y est décrit, consistant à instaurer un régime oligarchique (non nécessairement juif) est en train d’être mis en vigueur, en temps réel ; cela s’appelle le Nouvel Ordre Mondial.

    On qualifie parfois les Protocoles de pamphlet d’extrême-droite et anti-utopique. Toutefois, il expose largement le discours de gauche autant que le discours de droite. Un écrivain de droite bénirait le renforcement de la Loi et de l’Ordre, mais la prédiction suivante de l’Anonyme pourrait être écrite, de nos jours, par un libertaire de gauche, comme par exemple Noam Chomsky, témoin de l’actuelle transition vers le Nouvel Ordre Mondial : « La course aux armements et le renforcement des forces répressives amèneront à une société dans laquelle coexisteront les masses – énormes – du prolétariat, quelques millionnaires et beaucoup de policiers et de militaires. »

    Toutefois, la pensée la plus pénétrante de l’Anonyme se situe dans la sphère spirituelle :

    « La Liberté pourrait être inoffensive et trouver sa place dans l’économie de l’Etat sans porter atteinte au bien-être du peuple, pour peu qu’elle reste cantonnée à la foi fondamentale en Dieu, bien supérieure et excluant la foi en la Fraternité humaine. C’est la raison pour laquelle il est indispensable, pour nous, de saper toute foi, d’extirper des esprits des gens le principe divin lui-même et l’Esprit, et de le remplacer par les calculs arithmétiques et les besoins matériels. »

    L’Anonyme établit un rapport entre la Foi et l’idée de Fraternité humaine. Saper la Foi ruine la Fraternité. La Liberté, d’état d’esprit désirable et beau, se mue en tendance destructrice lorsqu’elle est déconnectée de la Foi. En lieu et place de la Foi, l’Ennemi propose l’adoration de Mammon.

    Lorsque nous lisons, aujourd’hui, les philippiques de l’International Herald Tribune (16.11.2002) contre les prêtres et les sœurs homosexuels, on ne peut que se souvenir de ce passage des Protocoles : « Nous avons pris soin de discréditer les prélats catholiques et de ruiner leur mission, qui pourrait faire obstacle à la réalisation de nos plans. De jour en jour, leur influence sur les gens du peuple tombe plus bas. L’effondrement final de la chrétienté est proche. »

    Nous sommes témoins de la mise en application de ce plan : la religion est déconsidérée, le néolibéralisme (culte de Mammon) la remplace, tandis qu’avec la déstabilisation du socialisme, nous assistons à l’effondrement d’une tentative courageuse de fraternité non fondée sur la religion, qui laisse un énorme vide idéologique.

    Cette observation a fait pousser les hauts cris à certains de mes lecteurs : « Le véritable planificateur du plan-Maître est notre vieil ennemi, le Prince de l’Univers (Satan, ndt), dont le but ultime est l’élimination de la Présence Divine et la perdition de l’Homme ». C’est vrai, mais le Prince de l’Univers ne peut agir directement. Il a besoin d’agents libres de leurs mouvements, qui choisissent d’accepter son projet. Ces agents indispensables et leurs alliés probables, d’après le pamphlet, sont les capitalistes financiers et les Maîtres du Discours, qui en sont l’’Esprit’.

    Ils promeuvent aux plus hautes destinées des « politiciens qui, en cas de désobéissance à nos instructions, devront faire face à des charges criminelles ou devront disparaître. Nous arrangerons les élections en faveur de candidats dont le passé est entaché de sombres méfaits, encore cachés. Ceux-là seront pour nous des agents à la fidélité à toute épreuve, par crainte d’être démasqués. » Voilà qui nous semble familier, à nous, les contemporains du Watergate et de Monika Lewinsky…

    Le passage du Stade Un (libéralisme et liberté) au Stade Deux ( tyrannie) s’est produit de notre vivant. Si en 1968 le New York Times fit la promotion des Freedom Riders [Ce sont les beatnicks chevelus qui parcouraient les Etats-Unis sur leurs Harley-Davidson, chevelure au vent, ndt], en 2002, il se fait le propagandiste du Patriotic Act [Réglementation d’exception mise en vigueur aux Etats-Unis à la suite des attentats du onze septembre 2001, ndt]. Un avocat américain de grand renom, Alan Dershovitz, de Harvard, a fait un virage en épingle à cheveux, passant de la défense des droits de l’Homme à celle du Droit de torturer. Ce virage à cent quatre-vingt degrés avait été prédit par les Protocoles, qui les présentent comme la phase ultime de la lutte contre les anciennes élites.

    « L’aristocratie tirait profit du travail des ouvriers, et elle était intéressée à les voir bien nourris, en bonne santé, et forts. Le peuple a anéanti l’aristocratie, et il est tombé entre les griffes d’impitoyables scélérats brasseurs de fric. »

    En des termes moins émotionnels, la nouvelle bourgeoisie a écarté les vieilles élites, avec le soutien du peuple, tout en promettant la liberté et en critiquant leurs privilèges. Après sa victoire, elle s’arrogea les privilèges (de l’aristocratie) pour elle-même, et s’avéra aussi mauvaise (sinon pire) pour le peuple que les seigneurs féodaux. Marx fit allusion à cette plainte émanant de l’aristocratie dans l’un des nombreux addenda au Manifeste Communiste, en la considérant futile, bien que partiellement justifiée. Toutefois, il ne vécut pas assez longtemps pour assister à un processus similaire, qui se produisit durant les derniers jours de l’Union soviétique. La nouvelle bourgeoisie naissante prit le contrôle du discours, convainquit le peuple de la nécessité de combattre les privilèges de la Nomenklatura, en vue de la liberté et de l’égalité. Après sa victoire, elle s’arrogea ces privilèges, qu’elle multiplia, rejetant aux oubliettes égalité et liberté.

    Les Protocoles prédisent l’apogée de la Nouvelle Bourgeoisie – l’apogée des adorateurs de Mammon, partisans de la mondialisation, viscéralement hostiles aux Anciennes Elites, à l’Esprit, à la religion, aux gens ordinaires. Très longtemps, ils furent les moteurs de la gauche, des mouvements aspirant à la démocratie : jusqu’à ce que leur objectif soit atteint – après quoi, ils négocièrent leur grand virage en épingle à cheveux, direction : l’oligarchie.

    Le gradient de ce virage radical peut se mesurer à l’aune des taux d’imposition sur les successions et la propriété foncière en Angleterre : tant que la bourgeoisie financière et les Maîtres du Discours combattaient les anciennes classes dirigeantes, les taux étaient élevés – ils finirent par en démanteler le pouvoir ; après la victoire (de la bourgeoisie), les taux baissèrent, permettant la consolidation des nouvelles classes dirigeantes. Il est fort possible que l’Ordre Ancien ait eu lui aussi quelques avantages. C’est une quasi certitude : la transition à partir de l’Ordre Ancien aurait pu être différente si les gens du peuple avaient eu conscience des intentions de l’ennemi. Mais le cours de l’histoire ne saurait être inversé, et il est complètement inutile de rêver au retour des bons et généreux seigneurs et des chefs de parti dévoués.

    Ainsi, on le voit, les Protocoles (expurgés de toute référence aux Juifs et aux conspirations) sont utiles, en ceci qu’ils décrivent le plan du Nouvel Ordre Mondial, aidant ses adversaires à tracer une stratégie défensive contre les desseins de l’Ennemi. Mais les références aux Juifs n’en constituent pas moins une partie non négligeable – et donc importante – de ce texte.

    Les Juifs et les Protocoles

    Les Protocoles identifient la force agissante du Nouvel Ordre Mondial à un groupe puissant de dirigeants Juifs extrêmement chauvins, manipulateurs et dominateurs. Ces dirigeants – selon les Protocoles toujours – méprisent les membres ordinaires de la communauté [juive] ; ils se servent de l’antisémitisme comme d’un moyen qui leur permet de conserver en esclavage leurs « frères mineurs », les gens du peuple, d’origine juive. Les dirigeants (juifs) sont décrits comme des psychopathes détestant les goyim, voués à la destruction de la culture et des traditions des autres nations, tout en préservant soigneusement les leurs propres. Leur objectif est de créer un gouvernement mondial leur permettant d’instaurer un monde homogénéisé et globalisé.

    Leurs objectifs et intentions sont exprimés en des termes extrêmement antithétiques et péjoratifs. Soljénitisine en conclut qu’aucune personne sensée ne présenterait ses idées favorites d’une manière aussi avilissante et aussi vouée à l’échec. « Nous extrayons l’or de leur sang et de leurs larmes », « notre pouvoir est fondé sur la faim des travailleurs », « nos instruments humains sont les révolutionnaires », « les esprits grossiers des Goyim » sont, pour Soljénitsine, des propos assignés aux Juifs par leurs ennemis. Un Juif préfèrerait exprimer de telles idées de manière biaisée, pensait-il.

    Cet argument ne tient pas la route. Certaines personnes, certes, s’expriment indirectement, mais d’autres sont très directes, dans leurs propos. Un Arménien de Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, m’avait dit il y a bien longtemps – c’était en 1988 – « Les Azéris sont nos bestiaux ; sans notre intelligence, à nous les Arméniens, leur pays s’effondrerait en l’espace de quelques jours – ce ne sont que des ânes bâtés ». (Quelques mois plus tard, une explosion de violence des indigènes azéris chassa d’Azerbaïdjan les Arméniens – tellement intelligents – et, depuis lors, les Azéris s’en tirent remarquablement bien tout seuls : merci pour eux !) David Ben Gourion, le premier dirigeant de l’Etat juif, avait frappé du coin de son indicible arrogance une maxime du même acabit : « Ce que disent les Goyim, qui s’en préoccupe ? Seul importe ce que les Juifs font ! » Cette phrase, on la dirait directement extraite des Protocoles des Sages de Sion…

    Les Protocoles font dire aux Sages : « Chaque victime juive, aux yeux de Dieu, vaut un millier de Goyim ». Cette phrase, quintessence de l’arrogance, n’est pas la vaine invention d’un antisémite. Deux ministres du gouvernement Sharon, Uri Landau et Ivet Lieberman, ont demandé qu’un millier de goyim palestiniens soient tués pour chaque victime juive. Un extrémiste juif, lors d’une manifestation pour la reconstruction du Temple Juif sur le Mont du Temple (le 18 novembre dernier) a appelé chaque Juif à tuer un millier de Goyim palestiniens. Apparemment, certaines idées des Protocoles ne semblent pas étrangères à certains Juifs…

    Le regretté penseur israélien Israël Shahak et l’écrivain juif américain Norton Mezvinsky citent, dans leur ouvrage commun Jewish Fundamentalism in Israël [6] une pléthore de propos de rabbins qui ne dépareraient pas les Protocoles. « La différence entre une âme juive et les âmes de non-Juifs est plus grande et plus profonde que celle qui existe entre l’âme humaine et celle des bestiaux ». Shahak et Mezvinsky ont montré que la haine des Juifs chauvins n’établit pas de distinguo entre Palestiniens, Arabes et Goyim en général. En d’autres termes, tout ce qui a pu arriver aux Palestiniens peut très bien arriver demain à toute communauté de Gentils qui viendrait à se trouver en travers du chemin des Juifs.

    En fait, si les Protocoles n’avaient aucun lien avec la réalité, ils n’auraient pas la popularité qui est la leur. Les Juifs sont suffisamment puissants pour rêver de domination, et certains le font. Apparemment, certaines idées juives ont trouvé place dans ce texte. D’autres pensées sont attribuées aux Juifs sur la base du « cui bono » [= « à qui profite le crime ? », ndt].

    L’idée sans doute la moins acceptable des Protocoles est la supposition qu’une conspiration extrêmement ancienne de Juifs a pour but de s’emparer du pouvoir sur le monde entier. Une opinion philosémite extrême dénie aux Juifs leur capacité à agir ensemble et les présente comme des individus très sur leur quant-à-soi, qui ne s’unissent que pour prier. Cette opinion n’est pas celle des Juifs, et elle contredit le sens commun.

    Soljénitsine ne croit pas à l’existence des Sages de Sion, bien que « le rassemblement et la coordination d’activités juives en vue de leur promotion ait pu amener de nombreux auteurs (à commencer par Cicéron) à imaginer qu’il puisse exister un centre unique de commandement qui coordonne leurs offensives. » « Sans un tel centre mondial, sans conspiration, les Juifs se comprennent entre eux, et ils sont capables de coordonner leurs actions. »

    Les Juifs sont certes parfaitement capables de coordonner leurs actions, mais je doute que des êtres humains, qu’ils soient juifs ou anglais, russes ou chinois, soient capables de former des plans à l’échelle mondiale valables durant plusieurs siècles et sur plusieurs continents. Personne n’a jamais pu prouver qu’un tel complot existât. Généralement, les « antisémites » (les gens qui mettent en doute, ou dénient, la bienveillance intrinsèque des Juifs vis-à-vis de la société des Gentils) plaident en faveur de l’authenticité des Protocoles, comme le fit Henry Ford. Ce roi de l’automobile a en effet déclaré [7] : « le seul jugement que je porterai, sur les Protocoles, c’est qu’ils s’appliquent parfaitement à ce qui est en train de se passer. » En effet, « ils collent point pour point à la réalité », s’exclama quant à lui, Victor Marsden, traducteur des Protocoles du russe vers l’anglais…

    Toutefois, cela ne prouve en rien qu’un quelconque complot juif existe bien. Nous pouvons parvenir aux mêmes résultats en écartant radicalement l’interprétation par le complot, en appliquant le concept d’intérêt propre à la communauté juive existante, telle qu’elle a été remarquablement décrite par Shahak-Mezvinsky. Nous allons démontrer que le concept de la Main Cachée ou des Sages de Sion est superflu et inutile.

    La communauté juive traditionnelle avait une structure de « pyramide renversée », d’après l’expression même des théoriciens sionistes : elle comportait beaucoup de gens aisés, cultivés et dirigeants, et très peu d’ouvriers. Cela ne surprendra pas, si l’on sait que les sionistes considèrent, artificiellement, que les Juifs sont divorcés de la société dans laquelle ils vivent. La « pyramide inversée » des Juifs ne pouvait pas exister sans une pyramide, bien à l’endroit sur sa base, quant à elle, des Gentils des classes inférieures. Les Juifs sont en compétition avec les élites indigènes des sociétés des Gentils, pour l’acquisition du droit à exploiter les travailleurs et les paysans Gentils. Le modus operandi des deux compétiteurs diffère. Tandis que les élites indigènes partageaient certaines valeurs avec leurs classes inférieures et garantissaient généralement une certaine mobilité permettant l’ascension sociale, la communauté juive avait sa propre structure et ses propres valeurs.

    Economiquement, elle était en faveur de l’exploitation capitaliste ou pré-capitaliste des indigènes, tandis qu’idéologiquement la communauté déclarait sa loyauté à ses propres dirigeants, le rejet d’une commune humanité avec les indigènes, un ethnocentrisme extrême, un sentiment de supériorité raciale et religieuse sur les indigènes. Il s’agissait d’une communauté marginale, ne contractant aucun lien, ni de mariage, ni d’amitié, avec les autochtones. En tant que communauté marginale, les Juifs étaient émancipés des considérations (morales), se perdant dans la nuit des temps, qui pouvaient être celles des autochtones.

    Ainsi, par exemple, la communauté juive d’Ukraine, au dix-septième siècle, représentait une cohorte de collecteurs d’impôts sur les fermes et de financiers. Ils extorquaient à chaque autochtone SIX fois plus de taxes et d’intérêts que ne le faisait leur propriétaire gentil, a écrit un historien juif ukrainien éminent, Saul Borovoy, dans un ouvrage paru récemment à Jérusalem. Les communautés juives, au Maghreb, soutenait le pouvoir colonial contre leurs voisins gentils, etc. Leurs traditions interdisaient toutes relations normales avec les autochtones.

    Supposons maintenant qu’une communauté ainsi faite œuvre dans ses seuls intérêts égoïstes. Oublions un instant le complot, oublions les Anciens de Sion, sages ou non. Supposons (ce qui est tout à fait concevable) que le seul but de la communauté est de promouvoir son propre bien-être. Pour un groupe marginal, cela signifie élargir autant que faire se peut le fossé qui en sépare les membres de la population autochtone, tout en minimisant les effets potentiellement dévastateurs d’un retour de manivelle.

    Le groupe va, naturellement, dans son intérêt propre, soutenir tout mouvement dirigé contre les élites indigènes, qu’il ait été à l’initiative du roi (comme le firent les Juifs, avant la Révolution française), ou par les classes défavorisées en révolte. Ce soutien ne découlera aucunement de l’amour des Juifs pour la démocratie ou de leur nature révoltée, mais bien de leur désir d’améliorer leur propre situation. Une situation idéale serait créée par le massacre ou l’expulsion des élites autochtones, car les membres de la communauté pourraient s’emparer de leurs situations et de leur pouvoir. C’est effectivement ce qui s’est passé dans la Russie soviétique et dans la Hongrie soviétique à la suite de la Première guerre mondiale. Le massacre et l’exil des élites nationales libérèrent les positions de pouvoir et d’influence, les rendant accessibles aux Juifs, en compétition pour ces positions sociales.

    L’intérêt explique l’engagement des Juifs dans la redoutable Tchéka, service soviétique de sécurité. Jusqu’en 1937, les Juifs occupèrent les fonctions dirigeantes dans cet ancêtre du KGB, tandis que des millions de Russes perdaient la vie ou leur liberté (du fait de leurs agissements). Objectivement, ces tortionnaires « libéraient » des places – et des appartements – pour leurs coreligionnaires Juifs. Après le massacre et l’exil des élites russes, les Juifs étaient prêts pour l’égalité, car le fils d’un rabbin pouvait aisément entrer en compétition avec un fils d’ouvrier ou de paysan russe, alors qu’il n’aurait sans doute pas été capable de le faire avec un fils (éduqué) de l’aristocratie russe.

    De la même manière, les Juifs garantirent une égalité limitée aux Palestiniens jusqu’en 1966, après avoir confisqué jusqu’à 90 % des terres des indigènes et avoir expulsé plus de 90 % d’entre eux. Aujourd’hui, les colons promettent d’accorder l’égalité au reste des Palestiniens, après qu’ils en auront expulsé la majorité encore plus loin. Etant donné le soutien énorme dont jouit Israël, il n’y a aucune raison de supposer que la manière d’opérer des Juifs en Israël soit intrinsèquement différente des intentions des Juifs ailleurs dans le monde.

    Soljénitsine écrit : « Les officiers exécutés (durant la Révolution) étaient Russes, comme étaient Russes les nobles, les prêtres, les moines, les députés – assassinés. Dans les années 1920, les ingénieurs et les savants d’avant la Révolution furent exilés ou tués. Ils étaient Russes : des Juifs prirent leur place. Dans le meilleur Institut Psychiatrique de Moscou, les membres dirigeants furent exilés ou arrêtés – leurs places furent prises par des Juifs. Des médecins juifs influents bloquèrent l’avancement de la carrière de chercheurs russes en sciences médicales. Les meilleurs éléments des élites intellectuelles et artistiques du peuple russe furent assassinés, tandis que les Juifs croissaient et embellissaient, dans ces années terribles (pour les Russes…) ».

    La nouvelle élite juive ne s’identifia pas totalement à la Russie ; elle poursuivi une politique propre. Cela eut un effet décisif en 1991, lorsque plus de 50 % des Juifs (à opposer à tout juste 13 % des Russes) soutinrent le coup d’Etat pro-occidental du Président Boris Eltsine. En 1995, 81 % des Juifs votèrent pour des partis pro-occidentaux, et seulement 3 % pour les Communistes (à opposer à 46 % des Russes), d’après l’ouvrage d’une sociologue juive, le Dr. Ryvkina, Jews in Post-Soviet Russia (1996).

    Dans une Amérique en expansion constante, les Juifs n’eurent pas besoin de tuer ou de supplanter les élites autochtones ; ils en devinrent une composante importante, contrôlant le discours et conquérant une puissance financière considérable. Ils ne s’identifient toujours pas avec l’Amérique goy : chaque année, ils forcent le Congrès et l’Administration à envoyer cinq milliards de dollars à leur rejeton israélien, et ils s’efforcent de pousser l’Amérique, aujourd’hui, à faire leur guerre à l’Irak, à leur place. Ils se retiennent (pour eux, c’est difficile, mais ils le faut) d’exercer une quelconque discrimination à l’égard des autres Américains, car s’ils le faisaient, ils risqueraient de ne pas pouvoir conquérir les 60 % des médias qui ne sont pas encore entre leurs mains [8].

    Les Juifs de France ne s’identifient pas non plus à la France. « Leur identification à l’Etat d’Israël est extrême ; elle efface leurs liens avec le pays dans lequel ils vivent », écrit Daniel Ben Simon dans le quotidien israélien Ha’Aretz. « Cette double loyauté m’a été expliquée sans détour par un médecin juif de Nice : « Si je dois choisir (un jour) entre Israël et la France, cela ne fait pas question : je me sens plus proche d’Israël », m’a dit ce médecin, sans la moindre hésitation. « Né en France, il a été formé en France, il a étudié la médecine en France ; ses patients sont Français, il parle français avec sa femme et ses enfants. Mais dans les profondeurs de son cœur, il ressent une plus grande affinité avec l’Etat juif. »

    En Palestine, les Juifs n’ont aucune compassion pour les indigènes. Ils roulent exclusivement sur des routes réservées, ils font leurs études dans des écoles ségréguées, tandis qu’un Juif consomme dix fois plus d’eau qu’un goy, et bénéficie de revenus sept fois supérieurs. Ainsi, la séclusion juive demeure un fait vécu pour la plus grande partie des communautés juives.

    Pour leur propre bien-être, les Juifs doivent dissimuler leur position privilégiée tant en matière de fortune que de pouvoir, par les moyens suivants :

    – ne jamais cesser de parler de l’Holocauste afin de lutter contre l’envie des autres ;

    – dans une société monoethnique, les Juifs sont le seul corps étranger à se distinguer et à attirer l’attention, tandis que dans une société multiculturelle, c’est à peine si on les remarque. C’est pourquoi les Juifs encouragent l’immigration provenant de pays non-européens – la présence des immigrés estompant la marque de l’exclusivisme juif ;

    – le Politiquement Correct est un moyen supplémentaire d’interdire tout débat au sujet de l’influence des Juifs ;

    – la lutte contre le christianisme et l’Eglise est dans l’intérêt bien compris d’une communauté non-chrétienne : si l’Eglise était puissante, les Chrétiens préfèreraient leur propre élite, l’élite chrétienne ;

    – la mondialisation est un développement historique naturel pour un peuple réparti dans le monde entier (ce qui est le cas des Juifs), pour peu qu’ils n’accordent une importance qu’extrêmement limitée au mode de vie du pays où ils vivent (ce qui est aussi le cas des Juifs) ;

    – l’appauvrissement des indigènes n’est que le revers de la médaille de l’enrichissement des communautés juives.

    En résumé, une grande partie (pas la totalité, toutefois) des projets prêtés aux Juifs par les Protocoles sont en effet les idées utiles ou nécessaires pour le bien-être communautaire des Juifs, sans qu’il soit besoin d’une quelconque haine extrême à l’encontre des Gentils ni de la supervision d’on ne sait quels Sages de Sion. Il ne faut pas aller chercher plus loin le succès jamais démenti des Protocoles. Paradoxalement, c’est l’apartheid israélien qui met ces faits en lumière. Sans lui, sans cet apartheid israélien voyant, ces faits resteraient invisibles pour les communautés humaines qui abritent des Juifs en leur sein.

    Notes :

    [1] : A Horseless Rider, The Protocols of The Elders of Sion & Imported Biotry, par Qais S. Saleh, CounterPunch, 13.11.2002

    http://www.counterpunch.com/saleh1112.html

    plus de détail sur :

    http://abcnews.go.com/sections/world/DailyNews/egypt021121_TV.html

    [2] : http://books.guardian.co.uk/review/story/0,12084,775668,00.html

    [3] : CIDE HAMETE BENENGELI, pour reprendre l’orthographie de Cervantès.

    [4] : Nom de plume de François Rabelais.

    [5] : Alexander Solzhenitsyn, Evrei v SSSR i v budushei Rossii, 2001 (en russe).

    [6] : Pluto Press, 1999.

    [7] : dans une interview publiée dans New York World, 17.02.1921.

    [8] : Données fournies par Kevin MacDonald, de l’Université de Californie.

  14. Il faut que vous sachiez ce qu’était ce livre immonde qui continue à être diffusé de fait par israêl Shamir, Marie Poumier et peut-être leur ami petras (cela m’étonnerait mais qui sait quand on lit petras, sa haine jalousie maladive de Chomsky et des juifs, tout est possible):
    Les Protocoles des Sages de Sion (en russe, Протоколы сионских мудрецов ou Сионские протоколы) est un document fallacieux fabriqué par un Russe vivant à Paris à la demande de la police secrète du tsar et à l’intention de ce dernier qui en fit un instrument de propagande.

    Ce document fut écrit à la fin du XIXe siècle à Paris par un faussaire antisémite russe, Mathieu Golovinski. Le texte tendait à faire croire qu’il existait un programme mis au point par un conseil de sages juifs voulant anéantir la chrétienté et dominer le monde. L’objectif déclaré était donc d’alerter la Chrétienté du danger qu’elle courait à plus ou moins long terme. Mais l’auteur et ses commanditaires avaient d’autres intentions plus directes et plus politiques : sensibiliser le tsar et son gouvernement aux méfaits qui découleraient inévitablement d’une trop grande ouverture à l’égard des Juifs de l’Empire, réputés comme les chantres inconditionnels de la vie moderne, et intéressés au premier chef par un changement libéral de régime[1] depuis que leur statut avait été dégradé par les tsars réactionnaires comme Alexandre III[2].

    Le livre est composé de récits supposés être les comptes-rendus d’une vingtaine de réunions secrètes exposant un plan secret de domination du monde. Ce plan imaginaire utiliserait violences, ruses, guerres, révolutions et s’appuierait sur la modernisation industrielle et le capitalisme pour installer un pouvoir juif. La publication à grande échelle de ce texte prétendait dévoiler ce « complot juif ». Ce texte fut repris par Adolf Hitler[3] comme pièce maîtresse de la propagande antisémite du Troisième Reich. Depuis lors il n’a cessé d’être lu et amplement diffusé ; il constitue une pièce centrale dans l’arsenal de l’antisémitisme contemporain. On le retrouve également dans la théorie de ZOG, apparue dans les milieux d’extrême droite aux États-Unis.

  15. d’habitudee je vous écobnomise tout cela mais sachez que ce monde de cinglés a pignon sur rue, que vous lisez leurs textes sur internet qu’ils vous apparaissent comme parfaitement anti-impérialistes. En fait j’ai toujours pensé que ces gens là qui ont des disciples étaient en fait des agents du mossad comme le dit Al Akl que je vous laisse savourer pendant quelques heures et après comme d’habitude je fqais le ménage…
    Danielle bleitrach

    PS je me demande si en fait il ne s’agit pas de Michel Dakkar un type qui m’a déjà poursuivi de ses folies antisémites jusqu’à ce que mon président d’université le menace de déposer plainte, ce que je vais me résigner à faire parce que ce qu’écrit cet individu tombe sous le coup de la loi… Ce sont des gens déjà interdits,des malades dangereux…

  16. un petit texte en anglais pour compléter votre conversion à l’humanité…

    http://www.israelshamir.net/Reviews/Mike_Jones.htm

  17. voici ce qu’il dit dans le Capital quand il n’est plus seulement dans la dénonciation du mercantilisme mais qu’il a analysé le capital et l’exploitation:
    « le monde religieux n’est que le reflet du monde réel. Une société où le produit du travail prend généralement la forme de marchandise, et où, par conséquent, le rapport le plus général entre les producteurs consiste à comparer les valeurs de leurs produits, et sous cette enveloppe de choses, à comparer les uns aux autres leurs travaux privés à titre de travail humain égal, une telle société trouve dans le christianisme avec son culte de l’homme abstrait, et surtout dans ses types bourgeois, protestantisme, déisme, et, le complément religieux le plus convenable. dans les modes de production de la vieille Asie, de l’antiquité en général, la transformation du produit en marchandise ne joue qu’un rôkle subalterne, qui cependant acquiert plus d’importance à mesure que les communautés approchent de leur dissolution. des peuples marchands proprement dits n’existent que dans les intervalles du monde antique, à la façon des dieux d’Epicure ou comme les juifs dans les pores de la société polonaise. ces vieux organiosmes sociaux sont, sous le rapport de la production, infiniment plus simples et plus transparents que la société bourgeoise: mais ils ont pour base l’immaturité de l’homme individuel- dont l’histoire n’a pas encore coupé le cordon ombilical qui l’unit à la communauté naturelle d’une tribu primitive. »

    Quand il débat avec bruno bauer c’est le jeune marx celui qui déjà discute sur l’émancipation par l’Etat laïque et explique que les rapports sociaux sont à la bvase de l’Etat et non l’inverse. Il écrit deux textes en réponse à la thèse de bauer qui est également juif et qui pense que l’émancipation juive passe par l’etat laïque: la question, juive et la philosophie du_ droit et de l’Etat de hegel. Mais il en est encore à l’argent, au capiotal comme argent et non au capital comme rapport social d’exploitation. D’où ces remarques qui vont être contredites par le texte ultérieur du Capital que je cite et qu’a probablement lu max weber quand il a écrit l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme.

    Damien on n’est pas marxiste comme ça… ou alors tu le fais exprès pour avancer masqué…

  18. Eh Damien, c’est tout ce que tu as trouvé pour t’occuper : venir faire de la provoc sur ce site ? Ah, le « très jeune marxiste » qui « prend ses distances » … bon vent !

  19. Désolé, Danielle, je n’ai pas forcément pris le temps d’argumenter, mais au bout d’un moment, la provocation, les insultes, les procès d’intention, ça énerve et je n’ai ni tes connaissances, ni le temps en ce moment de la journée (obligations familiales) d’argumenter face à -visiblement- des provocateurs.

  20. Voilà je voulais vous montrer comment y compris dans le camp de ceux qui s’affirment contre la guerre, l’injustice, il peut y avoir des tentations obscurantistes, ésotériques, des dangers de fascisation. Pour donner une image, la frappe abominable des populations civiles qui est devenu depuis la deuxièùme guerre mondiale une strétégie impérialiste qui a déplacé le champ de bataille sur les civils peut donner lieu à des réponses apocalyptiques, l’attentat suicide serait le B 52 du pauvre.
    De même la classe dominante qui tente de retenir son propre pouvoir engendre des idéologies obscurantistes, fascisantes et trouve des adeptes qui détournent l’idée de révolution vers le national socialisme.
    Nous en sommes là et j’accuse certains de lancer de telles opérations à partir du martyre des palestiniens, la lèpre nazie les gagne et ce n’est pas un hasard si on les voit réutiliser de vieilles brochures comme le protocole des sages de Sion. J’accuse des gens qui joue l’ultra-gauche de véhiculer ces idées nauséabondes. Ce n’est donc pas un hasafrd selon moi si quelqu’un comme Pétras^prend comme cible fidel castro, Evo morales, Chomsky, il appartient à ce groupe qui aux Etats-unis tente de provoquer la haine des « juifs » pour mieux blanchir le système. Il faut désormais avoir le courage à la fois de montrer que les dirigeants sionistes sont des fascistes et qu’ils bénéficient de la complicité active de tous les puissants, toute la classe capitaliste y compris celle des pays arabes, et que l’on ne pactise pas avec le fascisme. Il n’est pas question pour eux d’utiliser la shoa pour couvrir leurs crimes, il faut que monte la mobilisation contre ces criminels en faveur du peuple palestinien. Mais dans le même temps, il faut mesurer qu’il existe leur exact pendant, des fascistes judéophobes qui essayent de nous fourguer leur marchandise.
    Si j’ai voulu me retirer c’est parce que l’idée de mener seule, sans un parti communiste digne de ce nom, un tel combat de dénonciation du double fascisme me paraissait hors de portée. Mais j’ai voulu vous alerter sur la nature de la fascisation et que vous mesuriez bien qu’avec l’aggravation de la crise, ce double fascisme va gagner du terrain.
    je voudrais terminer par une anecdote, hier je marchais comme j’en ai coutume au bord de la mer, un groupe de bourgeois qui faisait du cyclisme s’était arrêté, un bateau arrivait au loin dans la rade, ils se sont mis à se moquer de ce bateau qui revenait du Maghreb, « en voilà encore un de plein à ras bord! » et l’un d’eux a jouté toujours en rigolant: « Il faudrait demansder aux juifs de se charger d’eux! » Parce que ces gens là ne divisent pas leur racisme… Et faire monter la haine les arrange.
    Je viens de découvrir dans Grand soir une réponse de bricmont et un débat sur mon « cas », je trouve que l’on aurait pu me prévenir vu que je ne vais que trés rarement sur d’autres sites et je publie encore moins… Mais je pense que ceux qui suivent le débat qui a eu lieu ici sont suffisamment au fait des dangers de dérive raciste et obscurantiste.
    Danielle Bleitrach

  21. PROCHAINEMENT EN AOUT 2010 SORTIE DU LIVRE

    CLEARSTREAM – EADS :LE SYNDROME DU SARKOZYSME

    Ecrit par Jean GALLI-DOUANI
    Editions BENEVENT
    QUATRIEME DE COUVERTURE

    Les relations ambiguës du sarkozysme avec la haute finance,,,

    En 1993 Edouard BALLADUR s’installe à Matignon, à ses côté, Charles PASQUA ministre de l’Intérieur et Nicolas SARKOZY au Budget occupent des postes stratégiques. Mes fonctions de chef d’entreprise et de responsable de marché public me conduisent alors à côtoyer la redoutable réalité du pouvoir. Je suis pour la première fois confronté à l’affairisme, la corruption et le népotisme.

    Là où la réalité dépasse la fiction, une succession effrénée d’incroyables évènements vous projetteront au cœur des affaires politico-financières des quinze dernières années au sommet de l’état. Témoin dans l’affaire CLEARSTREAM puis, involontairement, EADS, détenant des documents extrêmement compromettants, il est engagé par le pouvoir une véritable chasse à l’homme.


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