Le scandale est encore plus considérable que ce que j’imaginais

Dexia

Dexia

Ce n’est pas vrai que les Français ne s’intéressent pas aux problèmes financiers, il n’a pas une personne que j’ai rencontré ces derniers jours qui ne s’interroge et il m’est posé des questions du type « faut-il sortir son argent de la banque », les plus inquiets sont des petites gens qui ont un livret A. C’est peu dire que personne ne daigne répondre à leurs interrogations. Mais les français sont non seulement inquiets mais ils sont souvent trés compétents et curieux, et le courrier des lecteurs des différents sites (par exemple celui des gaullistes souverainistes) est une mine. Je vous explique ici ce que j’ai tenté de comprendre de ce cas Dexia, et ce qu’il va nous coûter, et j’en suis arrivée à la conclusion que nous devons d’urgence exiger que les députés votent une loi de nationalisation qui s’inspire de celle de 1945, parce que ce qu’il y a aujourd’hui en place est un véritable tonneau des Danaïdes.

Première interrogation : A quoi sert exactement Dexia ?

La banque Dexia qui vient de coûter 3 milliards aux contribuables français joue un rôle pivot dans le financement des collectivités locales françaises, donc on ne peut pas laisser tomber le financement des collectivités locales. Ca c’est le raisonnement basique, mais le plus difficile à comprendre est pourquoi il y a eu l’introduction systématique de Dexia dans des circuits financiers publics. Ce qui apparaît c’est que cette introduction a été favorisée-exigée par l’Union Européenne. Comme actuellement est exigée-favorisée la privatisation de la Poste, le détournement du rôle de la caisse des dépôts et Consignation. En fait il y a non seulement la volonté de détourner, comme nous allons le voir, l’argent public vers les profits privés mais également de pressurer l’épargne française. C’est vraiment comme dirait Michaël Moore un hold up, conçu et organisé par des gens trés distingués en costard cravate.

Mais restons sur le problème essentiel: Si on exclut le fond à savoir qu’il y a dilapidation des fonds publics au profit d’une poignée et aux dépends de la quasi totalité de nos concitoyens, on ne voit pas en quoi l’Etat avait-il besoin d’introduire au coeur du dispositif public, celui du financement de ses équipements, une banque privée à qui il verse de l’argent et qui le lui prête avec des intérêts ? Rien ne justifie le fait que l’Europe et le gouvernement aint introduit cette banque au cœur du dispositif public, sans que le citoyen français mesure le coût réel d’une opération qui peut paraître inutile puisque c’est l’Etat qui emprunte de l’argent qu’il fournit.

Quelques exemples des activités de DEXIA  :
« Information sur DEXIA CREDIT LOCAL :
Dexia Crédit Local est le premier acteur bancaire auprès des collectivités locales en France. Il finance également les autres acteurs du développement local, et notamment les organismes du logement social. Les financements bancaires qu’il accorde en France dépassent actuellement 10 milliards d’euros par an et les encours pour le secteur local français, s’élèvent à plus de 60 milliards d’euros. Pour plus d’info sur Dexia Crédit Local, voir www.dexia-creditlocal.fr, rubrique « Notre groupe». »

Ainsi, très officiellement, on apprenait par un communiqué du 22 mai 2006 que : « Le Ministère de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) et Dexia Crédit Local, filiale du Groupe Dexia s’associent pour soutenir l’effort des collectivités en faveur de la rénovation urbaine.
Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, M. Philippe de Fontaine Vive, Vice-président de la BEI, M. Gérard Bayol, Président du Directoire de DCL et M. Philippe Van de Maele, Directeur général de l’ANRU, ont signé un protocole d’accord de financements de 500 millions d’euros qui vient renforcer le «Programme National de Rénovation Urbaine » du plan de cohésion sociale. Chaque opération destinée par exemple à restaurer les banlieues passait ainsi par ce guichet, et les collectivités locales si elles voulaient bénéficier des fonds européens devaient en passer par là.

Mais la paternelle attention de borloo ne s’arrête pas là, le grenelle de l’environnement va donner lieu également à d’importants accords. austre communiqué.

«Bâtir 2008-2011»: 3 milliards d’euros pour relancer l’investissement dans le bâtiment
Dexia et la Fédération française du bâtiment (FFB) lancent «Bâtir 2008-2011», un partenariat inédit qui permettra de mettre à disposition des collectivités locales une enveloppe de crédit de 3 milliards d’euros sur 3 ans pour les travaux réalisés dans le cadre du Grenelle de l’environnement.
Selon les deux partenaires, «Bâtir 2008-2011» allie «approche didactique et financements dédiés». Il a pour objectif de «sensibiliser les collectivités locales aux enjeux des réglementations initiées par le Grenelle de l’environnement et de soutenir la mise en œuvre de leurs opérations d’investissement, en particulier sur la rénovation thermique et la performance énergétique des bâtiments publics.»
D’un montant de 3 milliards d’euros, l’accord permettra de «financer dans des conditions optimales (taux contenus, engagement sur le long terme, etc.) les opérations d’entretien, de construction, de rénovation et de mise aux normes de bâtiments engagées au plan local. L’enveloppe sera complétée à hauteur des besoins d’investissement.»
«Bâtir 2008-2011» prend une dimension pluriannuelle de 3 ans. L’allongement de la durée du partenariat permettra aux signataires d’engager une «campagne nationale concrétisée par la mise en place d’opérations de sensibilisation. La FFB et Dexia proposeront aux entreprises du bâtiment et aux collectivités locales leur appui et leur expertise afin de faciliter le lancement d’opérations: sensibilisation à l’affichage des performances énergétiques et à la lutte contre le changement climatique, afin d’accompagner les collectivités dans la mise en conformité avec la réglementation relative au diagnostic de performance énergétique en vigueur depuis le 1er janvier 2008.»
«La densité du maillage des collectivités locales, auquel répond celui des 57.000 entreprises regroupées au sein de la FFB, contribue à l’équité territoriale. Les collectivités investissent partout en France: elles consolident l’emploi sur tout le territoire. C’est une des préoccupations essentielles des élus et des entrepreneurs», ont déclaré conjointement Gérard Bayol, administrateur-directeur général de Dexia crédit local, et Didier Ridoret, président de la FFB.
Deuxième exemple : la santé publique :

Voici un communiqué officiel du Cabinet de Xavier Bertrand, alors Ministre de la santé et des solidarités expliquant comment on été distribué 500 millions d’euros de la Banque Européenne d’Investissement  en faveur des investissements hospitaliers. Vous y lirez : « De par leur connaissance du secteur, les directions régionales et le réseau des groupes Dexia, Caisse d’Epargne, Groupe Crédit Agricole et de la Société Générale ont participé à l’identification des investissements qui bénéficieront du financement BEI. »

Ça veut donc dire que ce sont des directeurs de banques privées qui décident « de par leurs connaissance du secteur » à qui bénéficient l’argent public, en prenant des intérêts au passage. Quand on constate aujourd’hui qu’ils sont bientôt tous à implorer l’aide de l’Etat pour éviter la faillite, on comprend mieux d’où vient le trou de la sécu !

CONCLUSION : Rien que pour cette deuxième opération « Hopitaux de France » on a payé 750 millions d’impôts à l’Europe qui n’en a rendu que 500 millions, lesquels on été distribué au bon vouloir d’intérêts privés. Et maintenant, on doit encore payer 3 milliards pour leur éviter la banqueroute, et nous ne pouvons plus financer la sécu.

Nous sommes déjà devant un cas intéressant d’utilisation des deniers publics qui mériterait d’être connu du grand public à qui on ne cesse de demander des efforts pour combler des « trous » que les profiteurs du système ne cessent de creuser, mais il faut bien mesurer ce dont sont capables ces agioteurs.

deuxième interrogation: ils sont allés jouer aux Etats-unis avec l’argent des contribuables français, cela ne relève-t-il pas de la prison autant et plus que la petite délinquance ?

Les dirigeants de Dexia non contents de piocher dans la caisse de l’Etat, en étant les intermédiaires du circuit faussement créé, ont voulu encore s’intéresser à d’autres activités. Ils se sont lancés dans l’activité de « réhausseurs de crédit » aux Etats-Unis, c’est-à-dire une activité qui garantit les prêts des collectivités locales aux Etats-Unis.Ils ont racheté FSA. Bien sûr avec l’argent du contribuable français. Quand les dits rehausseurs à l’automne ont commencé à s’écrouler, cela  ne les a pas arrêté et maintenant c’est au contribuable français de payer l’addition.

Mais c’est là que l’affaire devient franchement ubuesque parce qu’il nous permet de voir jusqu’où est allée la spoliation du contribuable et jusqu’où elle peut aller pendant que la gauche et les communistes s’intéressent à dieu sait quoi et continuent à soutenir une Europe qui nous a mis dans une telle situation.

L’Etat va-t-il continuer à payer les intérêts de la Dette, intérêts équivalents à ce que rapporte l’impôt sur le revenu ?

L’État vient d’utiliser l’argent public pour renflouer une banque privée devenue indispensable comme la corde soutient le pendu puisque comme on l’a vu il a introduit cette banque privée sur injonction de l’Europe dans le circuit public. Cette opération est présentée tantôt comme une prise de participation, tantôt comme une nationalisation. Malgré ce sauvetage, l’État continuera de payer les intérêts de la dette, 50 milliards d’euros pour 2007, globalement l’équivalent de la totalité de l’impôt sur le revenu.

Si demain, comme c’est prévisible, l’Etat devait nationaliser d’autres banques privées en quasi-faillites, devront nous continuer à payer des impôts pour payer les intérêts de la dette ? Ne serait-ce pas l’occasion, qu’en contrepartie du sauvetage, les banques ainsi sauvées ou nationalisées annulent tout ou partie de ces intérêts ? Autrement dit, l’Etat peut-il utiliser l’argent public pour payer des intérêts s’il peut éviter de le faire ? Ne peut-on pas restructurer la dette de l’Etat, comme on le pratique pour les ménages et les entreprises, pour que l’Etat devienne son propre emprunteur ?

C’est  l’article 25 de la loi du 3 janvier 1973 (que nous devons à Giscard, comme la « constitution européenne ») « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France » ainsi que la loi n° 93.980 du 4 août 1993 qui « interdit à celle-ci dans son article 3 d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l’acquisition de titres de leur dette.» et l’article 104 du traité de Maastricht ont permis à des intérêts privés de tirer profit de la dette de l’Etat, ce qui s’apparente à du détournement de fonds publics et conduit nos finances publiques tout droit dans le tonneau des danaïdes ?

C’est pourquoi j’aboutis à l’idée que non seulement il faut sortir d’une Europe qui organise systématiquement le détournement des fonds publics vers les secteur privé au titre de « la concurrence » qui est censée être la panacée pour le consommateur, mais il faut d’urgence revoir toute la question des nationalisations dans un tel contexte.

Il faut abroger ces textes et  voter un loi de nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire qui a failli en s’inspirant de la loi de nationalisation du 2 décembre 1945. Certes on peut l’améliorer en inventant des participations du consommateur et des travailleurs, mais l’urgence est d’arrêter la saignée.

Mais il est évident , et cet exemple le montre, que tant que nous resterons soumis à l’Union Européenne et à son obligation de privatiser, à sa logique neo libérale nous ne pourrons pas faire face aux problèmes qu’elle engendre.

Soyons clairs je ne me fais aucune illusion sur nos gouvernants français, et il y a de quoi s’indigner de voir l’homme qui a toujours prôné le neo libéralisme à outrance, qui s’est affiché avec tous les pillards du Trésor public, jouer les pères la vertu d’un capitalisme « régulé », mais si on ne se fait pas d’illusion sur le personnel politique français, la question est bel et bien celle d’instaurer un contrôle effectif sur l’argent public et ce contrôle ne peut pas exister au niveau de l’Union Européenne, celle-ci est conçue pour abolir tout contrôle populaire.  La question du contrôle n’est pas technique, elle est politique et comme le disait déjà lénine, toute la question est de savoir qui est le contrôlé et qui est le contrôleur, c’est-à-dire quelle classe exerce le contrôle et quelle classe la subit ?  Si on laisse aux capitalistes le pouvoir d’agir comme ils l’entendent, ils continueront dans cette logique. les petits bourgeois du parti socialiste et de la direction actuelle du PCF sont apeurés par la force de rétorsion du capital, de l’Union européenne, ils craignent les mesures trop fermes qui les mécontenteront et sans le capital où allons-nous? Tel est leur raisonnement… Le cas de Dexia et du pillage du trésor public est pourtant là pour prouver que nous n’acceptons les parasites que parce que nous avons laissé proliférer une classe politico-médiatique qui est leur complice. En matière de contrôle, en même temps qu’elle pillait cette classe capitaliste prétendait instaurer sur les pauvres un contrôle policier de plus en plus tatillon, un contrôle dont les principes policiers pouvaient étre étendus aux syndicalistes.

Oui la question est bien qui contrôle qui et comment ?

Et encore ici je n’ai fait état que du cas de Dexia, que dire des pilleurs que sont ceux qui « travaillent pour la guerre » ? Ce qui a changé en Amérique latine a été l’apparition de dirigeants s’appuyant réellement sur la mobilisation populaire, sincérement convaincus qu’il fallait opérer un contrôle révolutionnaire sur les pilleurs. A cause de cela ils doivent faire face à l’oligarchie locale, soutenue par les Etats-unis et l’europe, à de véritables campagnes de propagandes, est-ce parce qu’ils sont pauvres, parce qu’ils n’ont rien à perdre qu’ils ont pu agir ainsi? Peut-être mais c’est aussi parce que chacun a cherché dans ses racines, dans l’histoire, les traditions de son peuple, la base d’un rassemblement populaire, ils sont nés pour la plupart de la lutte contre l’union néo libérale que les Etats-unis voulaient leur imposer (l’ALCA). Et à partir du moment où chaque république, chaque nation a mené des luttes au plus près de son peuple, ils peuvent rechercher les moyens d’une lutte collective à l’échelle d’un continent et du monde. Nous devons nous aussi chercher dans notre propre tradition autant que dans les problèmes de nos classes populaires, la solution à cette grave crise. Les français sont le peuple qui a toujours su donner une dimension nationale, publique y compris à notre développement, de Colbert à la Libération nous avons su inventer un grand service public, des commis de l’Etat scrupuleux. Au risque d’en choquer quelques uns j’affirmerai qu’il faut mettre de l’ordre et en priorité dans les comptes.

Danielle bleitrach

P.S Ce n’est rien par rapport au pillage réel, simplement « la cerise sur le gâteau »

http://aliceadsl.lci.fr/infos/econo…

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30 commentaires

  1. bonjour,

    …..Comme il ne nous semble pas très constructif de continuer à « prédire le passé », nous prenons cependant un malin plaisir à appuyer là où ça fait mal… c’est-à-dire sur l’opacité des engagements à terme des banques avec des hedge funds dont nous supposons que beaucoup ne sont guère en meilleure posture aujourd’hui que Morgan Stanley ou Lehman Brothers.

    En retour, nous collectons une série de réponses embarrassées selon que le risque global apparaît plus ou moins bien maîtrisé — et le chiffrage des cadavres potentiels inquiétant.

    En substance, si le législateur et les autorités de marché exigeaient une vaste « opération vérité » destinée à faire l’inventaire des placements, prêts, swaps et autres portages impliquant des contreparties offshore dont le dénouement est prévu entre aujourd’hui et 2012, les auditeurs pourraient ressentir quelques frissons glacés parcourir leur échine.
     
    Mais comme le veut le dicton, le pire n’est jamais certain — même s’il présente depuis la faille de New Century Financial, en février 2007, un certain caractère d’inexorabilité !……..
     
    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081001-1226.html

    Ruée sur l’or

    mercredi 1 octobre 2008

    « Etat de siège sur le marché de l’or » titre aujourd’hui le « Spiegel ».

    Le vatican a acheté une tonne d’or cette semaine. Il ne sont pas les seuls à mettre leur fortune en sécurité. Il se vend – en Allemagne – 10 fois plus de pièces et lingots qu’au mois d’aout. Les vendeurs arrivent à peine à satisfaire la demande, beaucoup de sortes ne sont plus disponibles. Beaucoup achètent nimporte quoi à nimporte quel prix.

    Publié par Mahamudra à l’adresse 11:52

    http://mahamudras.blogspot.com/

    Pour planquer de l’or dans les paradis fiscaux il faut
    le transporter, passer des douanes, ça ne se fait pas par Internet…

    D’accord avec vous avec ce detail en plus,cité en exemple sous reserve d’inventaire :

    Changez le monde, changez de banque

    Par Aureliano Buendia le mercredi 1 octobre 2008, 23:19
    C’est devenu une évidence : nous vivons une période charnière.
    L’incroyable conjonction des crises financière, économique, politique, sociale, écologique et climatique va profondément bouleverser le monde actuel.
    Or c’est précisément dans ces périodes de crise que s’esquisse le monde de demain.

    Pour le pékin lambda que nous sommes tou-te-s, l’ampleur des forces en jeu pourrait paraitre inaccessible et encourager à se cantonner au statut d’observateur plus ou moins averti.
    Ce serait une erreur tragique, car, au moment où tous les pouvoirs en place s’arcboutent pour sauver ce qu’ils peuvent d’un système déjà obsolète, au moment où leurs empires financiers,médiatiques et militaires s’enfoncent chaque jour un peu plus vers une déroute annoncée, c’est étonnamment celles et ceux qu’on ne voyait plus, qu’on n’entendait plus, auxquel-le-s on ne demandait même plus leur avis, qui émergent peu à peu de l’ombre et du silence et commencent tranquillement, humblement à construire l’avenir au milieu des ruines.

    Les plus puissantes armées ne peuvent souvent rien face à un peuple libre et déterminé.

    De la même manière, les centaines de milliards qui sont mobilisés aujourd’hui ne pèseront pas bien lourd face à un pouvoir tellement insignifiant qu’il a été oublié, un pouvoir que chacun de nous ou presque détient, un joli grain de sable dans une si belle mécanique : changer de banque.

    ça n’a l’air de rien, c’est pourtant probablement l’acte le plus révolutionnaire qui soit aujourd’hui.

    La façon dont est utilisé votre argent détermine ce qui sera financé ou pas aujourd’hui, donc ce qui existera ou pas demain. Ce pouvoir énorme, vous le confiez aujourd’hui à un intermédiaire, votre banque. Êtes-vous bien sur de, c’est le cas de le dire, partager les mêmes valeurs ?

    Ce choix a un impact énorme, parce que, non, les banques ne sont pas « toutes les mêmes ».

    En France, deux d’entre elles sortent tellement du lot qu’on ne peut même pas dire qu’elles fassent partie du même monde. En tout cas, elles ne financent pas le même :
    Ce sont la NEF et le Crédit Coopératif.

    Très concrètement, la NEF (20 000 clients/sociétaires, environ 150 millions d’euros d’actifs) conviendra aux « activistes pour la planète et l’humanité », le Crédit Coopératif (200 000 clients, 1,5 milliards d’actifs) convenant mieux à toute personne « responsable », concernée par l’avenir du monde, mais souhaitant retrouver les mêmes produits et services qu’ailleurs (en réalité, vous en trouverez même un peu plus qu’ailleurs).

    Si, pour des raisons qui vous regardent, vous avez quelques réticences ou difficultés à quitter purement et simplement votre banque actuelle, ouvrez un deuxième compte et basculez petit à petit. Mais faites-le, c’est fondamental.

    Et le plus vite possible. Nous sommes à un moment clé : le secteur bancaire « destructeur » est en crise, les banques alternatives sont arrivés à un bon degré de maturité et développent des réseaux et synergies à toute allure. Chaque euro va compter double. Non seulement, vous le confiez à des gens bien, mais en même temps, vous l’enlevez aux autres ! En France, les Amis de la Terre viennent de sortir leur guide des banques, le Crédit Coopératif vient de lancer une campagne d’envergure et des hommes et des femmes libres commencent à disposer des média pour faire passer le message…

    L’heure est venue, à nous de jouer.

    http://www.lafinducapitalisme.net/post/2008/10/01/Changez-le-monde-changez-de-banque

  2. Pour moi La Patrie est en danger avec cette europe faite pour les riches ,il faut obliger nos dirigeants a se battre ou alors qu’ils rendent leur tablier,il nous faut refaire Valmy.

  3. Le Groupe Crédit Coopératif

    Présent au capital de la Banque Fédérale des Banques Populaires, il est l’une des sociétés mères du Groupe Banque Populaire. (…)

    D’autres partenariats élargissent ses champs d’intervention : avec des sociétés spécialisées du Groupe Banque Populaire (épargne salariale de Natexis Interépargne, affacturage de Natexis Factorem, etc.) ou encore Azur GMF pour l’assurance, la Caisse des Dépôts et Consignations pour le développement de l’économie sociale et solidaire.

    http://www.credit-cooperatif.coop/groupe/organisation/

    Natexis ??

    Coté en Bourse, Natixis est la filiale commune de deux grands groupes bancaires, Caisse d’Epargne et Banque Populaire, qui détiennent chacun plus de 34% de son capital. (…)

    http://www.natixis.fr/jcms/c_5022/qui-sommes-nous

    Natixis et subprime

    Natixis : chronique d’un naufrage boursier
    10/09/08

    Ce devait être un placement sûr ! Fin 2006, près de 3 millions de particuliers achètent des actions de Natixis, la banque de gros issue de la fusion des activités de banque d’investissement des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires. En moins de deux ans, le titre a perdu 80% de sa valeur. Retour sur une descente aux enfers.

    http://www.lesechos.fr/patrimoine/bourse/300291576.htm

  4. Crise financière. Les 128 milliards du livret A réquisitionnés ?

    François Fillon, assure que l’état ne s’interdit « aucune solution » pour sauver les banques françaises. Pourtant, c’est le même Premier ministre qui avait déclaré la France en faillite alors que Nicolas Sarkozy parlait de « caisses vides ». Comme aux États-Unis, on va solliciter le contribuable, l’épargnant pour éponger les dettes d’établissements bancaires qui ont joué et perdu. Les 128 milliards du livret A aiguisent bien des appétits en cette période de disette financière (lire ci-dessous). D’autant plus râlant qu’on a appris hier que le patron démissionnaire belge de Dexia pourrait toucher 3,7 millions d’euros d’indemnités de départ. La partie n’est pas perdue pour tout le monde…

    Hémorragie. Face aux difficultés des banques françaises, l’état n’écarte aucune solution pour les renflouer.

    http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/02/479009-Crise-financiere-Les-128-milliards-du-livret-A-requisitionnes.html

    Voilà où nous en sommes .

    Maintenant une autre question se pose :

    Nous les communistes, avons voté contre Maastricht contre l’Europe du capital. Maintenant que nous avons été bouffé par elle quel moyen avons nous de nous en sortir ?

  5. Je crois qu’il y a des phases dans lesquelles le capital s’accommode de la « nationalisation » d’une partie de l’économie. Celle-ci a notamment l’avantage de « socialiser les pertes », pour reprendre une expression en vogue.Des nationalisations aujourd’hui n’empêcheront pas dans vingt-ans un nouveau cycle de privatisations, quand le souvenir de la crise actuelle se sera estompé. Autrement dit, contrairement à ce qu’on lit de plus en plus, ce qui se fait aujourd’hui un peu partout, ce n’est pas une remise en question du capitalisme mais bien un sauvetage de celui-ci:contraints à nationaliser, les puissants acceptent de faire une exception mais c’est pour eux l’exception qui confirme la règle.J’ai peur que les peuples cèdent à nouveau aux sirènes de ce qu’Ernest Mandel nommait des « réformes structurelles néocapitalistes » parce qu’elles ne servent qu’à « assainir » le système pour le ramener ensuite à son fonctionnement normal.

  6. depuis aoûr 2007, je fais exactement l’analyse inverse et à ce jour les événements m’ont donné raison. Nous sommes dans une crise systémique dont l’enjeu pour reprendre l’expression de Rosa luxembourg est socialisme ou barabarie.
    Il vous suffirait si vous en aviez le courage de relire tous les textes que j’ai écris sur le sujet depuis un an que ce blog est ouvert pour comprendre cette analyse et voir qu’elle permet en général de prévoir l’événement avec quelques temps d’avance, ainsi ce qui arrive aujourd’hui était prévisible vers la fin du mois de janvier, après l’histoire de la société générale qui a fait rebondir la crise dite des subprimes. C’est à ce moment là que la Chine a lâché les Etats-unis, elle a réorienté son économie et refusé de fait de soutenir les USA, alors que tout le monde pensait qu’entre ses exportations payées en dollars, eux mêmes recyclés en achats de bons du trésor américain, la politique de la Chine masquerait les immenses déficits commerciaux et monétaires américains. Mieux, depuis quelques semaines, beaucoup imaginaient que ses banques, à l’instar des fonds souverains moyen orientaux, viendraient à la rescousse des grands banques américaines, fragilisées par la crise des subprimes. La Chine a préparé un atterissage en douceur mais a accepté de laisser filer la crise. C’était un choix dangereux dans l’immédiat car elle dépendait des exportations aux Etats-Unis, mais le seul possible pour le long terme.
    On ne comprend rien à tout ce qui a entouré les jeux olympiques, le Tibet si l’on ne voit pas cela. Il n’y a pas eu que la Chine à jouer ce jeu là, la russie également, ils s’y sont tous préparé et la Russie peut même aujourd’hui parler d’opportunité…

    En fait c’est ce que je perçois depuis plusieurs mois, exactement depuis janvier 2008, c’est comme cela que j’ai lu la manière dont les Etats-unis déposaient partout des bombes prêtes à exploser pour jouer selon son habitude avec sa puissance militaire, puisque le dollar ne tenait plus, et surtout en jouant sur sa puissance médiatique. Mais si cela vous intéresse lisez ce que j’écrivais en 2004, dans les Etats-unis de mal Empire, prenez à partir de la dédollarisation cubaine et suivez ce qui est dit vous avez le scénario.
    ce scénario était prévisible parce qu’il y a deux dimensions, la pression sur les salaires et les peuples du tiers monde « compensé » par l’endettement comme le montre sapir et l’argent étasunien dépensé, la planche à billet… Un argent sans garantie réelle et qui donc devait sans cesse être compensé par de l’argent réel versé par des économies asphyxiées.

    Donc je vous le répète je ne crois pas que le monde sortira de là comme de si rien était…

    Danielle bleitrach

  7. nous ne sommes plus dans des crises cycliques me semble t’il mais bien dans une crise profonde, durable et ravageuse. Les étatisations actuelles, car je ne vois là aucune nationalisation,visent bien à enrayer l’effondrement et pas seulement à éponger les dégâts.
    LE capitalisme est à bout de souffle, sa forme la plus exacerbée est déjà en KO technique, même débridé il n’en peut plus.
    N’est ce pas là le sens de l’histoire par ailleurs nous savons que la bourgeoisie, et la classe monopoliste ne reculeront devant rien pour perdurer. Le socle du capital est le profit sur le travail, ses tenants ont cru y échapper à travers la spéculation boursière et toutes les spéculations, même la baisse tendantielle du taux de profit est là et incontournable.
    La nature a horreur du vide et c’est bien devant ce vide que les classes populaires s’interrogent… pourquoi et comment faire tomber un mur pourri si vous ignorez ce qui le remplacera et qui le montera.
    Il fut l’époque où un tiers d l’humanité vivait sous des régimes socialistes, au moins économiquement ils l’étaient. Il est de bon ton d’omettre désormais que cette réalité reprend pied, la Chine et quasiment toute l’Amérique latine, sous des formes historiquement très différentes mais qui ont des traits très communs, nationalisations, mobilisations des forces vives de la société, nouveaux pouvoirs pour le syndicats et les organisations populaires, rejet de l’interventionnisme américain comme des autres formes de néo colonialisme.
    Non des pans entiers de la population mondiale n’ont pas renoncé à pousser le mur pourri, ils n’ont pas le choix et par là même ils sont l’avant garde.
    Soyons curieux de ce qui se crée à Cuba et partout, la Chine, le Népal, l’Inde avec ses états dirigés par les communistes également…
    Chaque nation tout à l’écoute de l’autre construit son socialisme, avec ses trois pas n avant et le nombre nécessaire en arrière pour ajuster.
    Gageons que ces conquêtes du socialisme mettront un peu plus à mal un capital privé d’anciens débouchés.
    Le capital ne va pas mal, il agonise et nous avec si…
    Mais je connais rien en économie

  8. je ne sais pas si le capitalisme est mort ou agonise, je sais que l’une de ses formes impérialiste qui domine depuis la deuxième guerre mondiale s’effondre et nous probablement avec lui…
    Danielle Bleitrach

  9. La nocivité du Capitalisme créve les yeux ,cela crée une situation historique d’en finir avec ce systéme ,comme le dit plus haut Alain en amérique latine en chine les choses bougent pourquoi ne pourrions pas agir en France.Il faut profiter de la preparation du congrés de notre parti pour mettre a jour des pistes révolutionnaires(j’insiste sur le mot de révolutionnaire parce que cela pait parti de notre patrimoine) il est clair pour moi qu’il faut lever l’hypothéque PS qui nous a entrainé dans une débacle sevére.

  10. « Nous, Américains, sommes très reconnaissants aux banques européennes qui ont acheté nos produits financiers toxiques, car sans cela, la situation serait encore plus grave », a souligné Joseph Stiglitz »

    Joseph Stiglitz est prix Nobel d’économie.

    Selon certains économistes, 50% des actifs « toxiques » seraient détenu par les banques européennes. Donc l’estimation basse pour renflouer le système en Europe va tourner autour de 2000 milliards d’euros.
    La BCE a déja injecté depuis l’été 2007, un peu plus de 700 milliards d’euros en liquidité à destination des banques, qui refusent désormais de se financer entres elles.

    Ca promet des lendemains qui chantent et souhaitons, un « grand soir ».

  11. Absolument d’accord avec Danielle Bleitrach, le racket des fonds publics organisé par VGE doit cesser immédiatement.
    La part de la dette publique consistant en intérêts versés aux banques doit purement et simplement être annulée et plus aucuns intérêts payés.
    La crise financière a trop bon dos : ce ne sera le notre.

    Prenons le cas des 3 milliards d’euros qui viennent d’être volés aux français alors que « les caisses sont vides » selon Fifi, pour engraissé DEXIA. Rapportons ce chiffre aux 65 millions d’habitants que compte la France et restituons leur l’argent qui leur a déjà été volé par DEXIA a raison de 10 millions d’euros par personne qui représenteront un remboursement de 650 millions d’euros… Il en restera encore pour construire du logement social 2milliards350 000€.

    L’on peut procéder de même avec les 700 milliards de dollars qui vont être volés aux citoyens américains pour renflouer des banquiers quasi-mafieux.

    Il faut arrêter de penser comme les journaux télévisés vous disent de le faire…

  12. l’étatisation est un phénomène propre au système capitaliste, qui permet le développement des formes d’intervention de l’Etat dans l’économie. En revanche les nationalisations démocratiques impliquent un changement politique leur permettant d’utiliser selon les besoins sociaux les moyens de production et d’échanges déterminants, d’envisager une participation réelle des travailleurs à la gestion et à la direction des affaires. Entre étatisation capitaliste et nationalisation démocratique les objectifs sont inverses, d’un côté la recherche des profits, de l’autre la satisfaction des besoins. D’un côté l’autoritarisme ; de l’autre le développement du mouvement global de démocratisation de la vie économique et politique.
    IN Dictionnaire économique et social CERM

  13. Bonsoir,

    Ce papier a été sélectionné par le portail rézo.net et c’est mérité ! Décidément 😦 tout est pourri 😦 par le pognon et l’Europe n’est pas la dernière!

    à Maryvonne.leray,
    Concernant le Livret A, j’en parle justement sur mon blog :
    http://croa33.blogspot.com/2008/10/la-vie-continue-n-12-le-parrain-plus.html

  14. Rendez vous dans 1 ans pouvoir qui aura raison!
    Pour ma part… Je ne pense pas que le systeme soit à l’agonie.
    Il purge.
    Les Etats à la rescousse vont sursoir à la fin du regne.
    Ce n’est pas encore pour cette fois.
    N’oubliez pas que ces 5 dernières années furent particulièrement prospères pour le capital. Alors il peut bien se permettre une crise de temps a autre. Une crise économique revient tous les 7ans. La dernière c’etait 2001 je crois.
    Je partage l’ensemble de votre analyse sur la crise du systeme economique… mais pas celle qui annonce sa fin.
    La grande force du capitalisme est qu’il parvient souvent a comprendre et parfois ne pas reproduires ses erreurs.
    Il s’adapte !
    Il aménage mais ne supprime pas ses contradictions.

  15. Bonjour,

    il faut ajouter à tout ça que Dexia est la seconde épine dorsale de la Belgique, un certain nombre de villes en sont actionnaires, et fait partie avec fortis d’un des plus gros employeurs du pays. Par ailleurs, si on en remonte la généalogie, lors de la création du pays par de joyeux industriels, diplomates et autres banquiers et têtes couronnées, les ancêtres de Dexia, tout comme ceux de Fortis, furent les financeurs de la création de cette nouvelle entité puis financèrent les extravagances meurtrières de Leopold au Congo… Si ces deux là se cassent la gueule, le plat pays déjà mal en point va voir ses démons le reprendre et se réveiller rexiste…

  16. LPG,
    bonjour, oui et il faut ajouter qu’une des critiques (de surface) qui est faite à Nicolas Sarkozy est qu’il a agi pour et à la place des Belges, vu que l’Etat français n’était intéressé dans l’affaire qu’à 12% et qu’il a pris sur lui une bonne part donc des problèmes belges en se retrouvant aujourd’hui avec “une minorité de bloquage” de 25%. Mais honnêtement je trouve cette critique typique du PS, elle porte uniquement sur sarkozy et ne met jamais en cause le système Dexia et le détournement réel des fonds publics. ce n’est pas un hasard puisque les socialistes sont dans le coup autant que la droite, même si la politique de Sarkozy est un accélérateur.

    Dimitri,
    je suis contente de te revoir mais tu es incroyable de comment dire ? Tu es toujours au premier degré et tu ne réflechis pas! Tu crois avoir compris et tu fonces… Remarque c’est précieux parce que je me dis que si toi tu es là les autres ne doivent pas être loin.
    Il va falloir que je fasse un texte sur ce qu’est (pour moi) une crise systémique. J’ai déjà répondu à Alain et à Abdallah que j’ignorais si c’était la fin du capitalisme, je ne suis pas madame soleil, et cela dépend de bien des facteurs imprevisibles comme la lutte des classes. En revanche si je dis qu’il y a crise systémique cela signifie que le système en l’occurence financier ne souffre pas simplement de petits problèmes de surface que l’on peut réguler, comme par exemple de mauvais crédits hypothécaires, il est en crise au coeur et il ne cesse de s’effondrer sur lui même.
    je vais être trés audacieuse, mais la dernière crise systémique à laquelle on peut faire référence est l’effondrement de l’URSS et des pays européens, et on peut dire que ce qui a été frappé était central c’était l’organisation politique.
    Donc à propos du capitalisme, il est clair que la dernière phase à laquelle s’était confondue l’impérialisme US, celle dite neo libérale caractérisée par le moteur non pas du marché (ça c’est l’idéologie fondamentaliste) mais par les multinationales financiarisées est en train de s’écrouler dans son centre « le système financier ».
    Qu’est ce qui va advenir?
    Bon c’est tout ça qu’il faudrait que je tente d’expliquer mais c’est compliqué parce qu’il faut tenir tant de fils à la fois, justement à cause d’une crise du système par exemple le rôle central dans le financier de la guerre, est-ce un hasard si le gouffre financier correspond aussi à celui créé par la guerre en Irak ?
    Danielle bleitrach

  17. Dans un an au rythme ou vont les choses on a rendez-vous avec la Grande Dépression. Des bulles immobilières saute partout, USA, RU, Espagne, Irlande, etc Le Canada devrais lui aussi s’en tapper une à très brêve échéance avec une population dans le même état financier que les étatuniens à la veille de la leur. Soit surendetté et avec des hypoteques démesurées vs leurs revenus. Les banque saute sur tout les continents. A ça s’ajoute les problèmes du pic pétrolier qui nous à donner un choc pétrolier ces dernier temps, parce que la production de pétrole plafonne depuis quoi 2-3 ans. Et je ne parle même pas du climat et de la fonte alarmente des stocks de céréale mondiaux…

    On est peut-être pas tant à la fin du capitalisme qu’à la fin d’une civilisation gangrainnée. Toute les civilisations finnisse un jour ou l’autre, celle-ci comme les autres. Et vue l’état dépuissement de toute les ressources, dont plusieurs requières désormais des moyens technologiques et energétique si élevés, qu’on est endroit de s’interroger à quoi pourra ressembler la civilisation suivante pour qui ses ressources seront vraisemblablement hors de porté… Si tant est qu’elle peut jamais se lever des ruine de celle-ci.

    Oui je sais on me taxe souvent de pessimisme mais les faits sont les faits.

  18. Un an, vous êtes un grand optimiste… Ce qui reste à s’écrouler est peut-être le pire : les fonds de pension…
    Quant à la France, la situation est claire, à tous les malheurs d’un capitalisme français de plus en plus prédateurs, il y a le fait qu’elle est entrée en récession.
    Nos seuls atouts c’est ce qu’on tente de détruire, nos acquis en matière de protection sociale (dieu merci nous n’attendons pas des fonds de pension et des assurancesle salut, mais on vide les caisses de l’Etat pour nous mettre devant le fait accompli et que nous oyons contraints d’accepter « les réformes » qui vont dans le sens de ce qui se passe aux etats-unis) et notre épargne. Mais la pression qui s’exerce sur les salaires développe de plus en plus le surendettement, donc les mesures destinées à faire sortir l’épargne pour la donner au « marché », à la consommation, en fait aux profits capitalistes, risque de développer le surendettement… Il y a théoriquement en France des protections, par exemple vous devez être remboursé d’une faillite bancaire jusqu’à 70.000 euros donc on se dit « tant pis pour ceux qui ont plus », mais toutes les protections risquent de sauter si on continue à détruire les capacités de l’Etat.

    Honnêtement je ne vois de salut que dans l’existence d’un mouvement comparable par son ampleur à ce que fut 36, voire mai 68 mais avec une perspective de lutte plus claire. On se demande d’où il pourrait surgir ? Pas de besancenot qui récupère une clientèle protestataire type Arlette laguiller, mais ne mord pas sur le peuple qui craint pour les lendemains, a besoin d’assurances que ses luttes auront un sens, il n’a pas le capital de confiance. Le PCF est en train de le perdre à une vitesse grand V, ses seuls atouts sont la mémoire des anciens, et une partie du syndicalisme. Quant au PS, inutile d’insister…

    Bref le seisme venu des Etats-unis n’a pas perdu de sa force, et la France l’accueille en état de faiblesse avec un personnel politique redoutable…

    Quant à l’Europe, elle prouve une fois de plus la catastrophe qu’elle représente, avec Trichet qui refuse de baisser les taux d’intérêt (toujours sa peur de l’inflation) mais laisse entendre qu’il pourrait le faire… On voit bien qu’il n’y a de solutions pour faire face qu’au niveau national, mais les fous de l’Europe en profitent pour envisager l’équivalent d’une FED nord-américaine, il est évident que l’exemple doit être suivi 🙂
    on en dirait, on en dirait…

    Danielle Bleitrach

  19. REMETTRE LA SOUVERAINETE POPULAIRE AU CENTRE A TOUS LES NIVEAUX DE POUVOIR,y compris la BCE :

    bref aperçu de la situation mondiale ce vendredi avant le “vote” du plan Paulson 2,a la Chambre des Representants sachant que la Constitution US, prevoit explicitement que toute loi federale doit etrevotée en premier par cette Chambre,dont le mandat de tous les membres est renouvelable en novembre,:

    Radar 2 octobre 2008 : La crise met la solidité de l’Europe à l’épreuve
    Mise à jour : 2008-10-02 18:35:01

    Rappel : Fragilité des banques européennes…….

    http://contreinfo.info/

    L’infinie vertu du désordre (sur le vote au Senat US):

    http://www.dedefensa.org/article-l_infinie_vertu_du_desordre_02_10_2008.html

    Ce communiqué de l’Autorité des Marchés Financiers rassurant ne rassure peut etre personne :

    Paris, le 2 octobre 2008

    Quelle protection pour ses titres en cas de faillite de son établissement teneur de compte ?

    Par Bruno Gizard, Secrétaire général adjoint de l’AMF

    en format PDF haut de page du site:

    http://www.boursorama.com/

    en complement :

    Les aventures mirobolantes de l’Empereur Picrochole II au Pays des Mille et une Nuits

    Chapitre XIV : Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale – Le machiavélisme des hécatonchires* de la finance internationale

    * Du grec hekaton, cent et cheir, la main. Hécatonchire : qui a cent mains . (1)

    http://www.dieguez-philosophe.com/mariali

  20. Le siège français de Dexia occupé
    Dans la libre belgique en ligne, avez-vous lu cette information quelque part pourtant cela se passait en france, au siège de Dexia à la Défense. Voilà une action qui devrait se multiplier devant le siège des banques, devant les entreprises qui reçoivent de l’argent, parce que cela ne va pas s’arrêter là… Il va y avoir d’autres banques, des assureurs… A quand les enfants de Don quichotte devant le siège de Dexia ?

    Le siège français de Dexia occupé Mis en ligne le 02/10/2008, libre belgique

    Le Collectif des Mal-logés en colère occupait jeudi après-midi le siège de la banque franco-belge Dexia à La Défense pour dénoncer le sauvetage par l’Etat d’un établissement « responsable de la crise du logement », a-t-on appris de sources concordantes. « On considère scandaleux qu’on verse 3 milliards d’euros à Dexia sans aucune contrepartie sur le logement social », a déclaré à l’AFP par téléphone une membre du Collectif, Fatima Taleb.

    Une centaine de « Mal-logés en colère » se trouvait à l’intérieur de la tour Dexia selon le Collectif, une cinquantaine, selon une source policière.

    Le Collectif dénonce également l’utilisation des fonds de la Caisse des dépôts et consignation (CDC), « financeur principal du logement social », pour renflouer Dexia, et demande que « l’argent du logement social revienne au logement social ».

    Selon le Collectif, « Dexia fait partie des banques qui influencent la politique du logement public, dans le sens d’une raréfaction du logement bon marché », en n’accordant des prêts aux collectivités locales, son coeur de cible, que « pour deux types de logement » : « Les PLS (prêts locatifs sociaux), les logements sociaux les plus chers (…) et du logement intermédiaire, c’est-à-dire réservé aux classes moyennes supérieures ».

    Dexia, qui vient d’être sauvée de la faillite par les autorités belges, françaises et luxembourgeoises, est en partie issue de la Caisse d’aide à l’équipement des collectivités locales (CAECL), devenue Crédit Local de France et qui a fusionné avec le Crédit communal de Belgique.

  21. A ceux qui voient dans la crise financière actuelle la fin d’un certain type de capitalisme qu’il soit qualifié de néo-libéral, impérialiste ou prédateur, je tiens à leur dire qu’ils se trompent.
    Certes cette crise montre que le système actuel ne fonctionne pas dans la mesure où il engendre inévitablement des instabilités économiques graves. Bref, le tout-marché, le laisser-faire sont démasqués comme idéologies. Mais le système lui-même ne consiste pas en ces mantras économiques. Le système consiste en l’appropriation du pouvoir politique et son détournement au profit de la classe des riches. Bref le système actuel consiste à utiliser le gouvernement et les entreprises pour prendre à tout le monde et donner aux riches.
    L’argent perdu par les banques ne s’est pas évaporé, il est dans les poches de certains. Le rachat massif des actifs pourris des banques par les gouvernements est une nouvelle illustration du principe de redistribution aux profit des grandes fortunes. Le plan de sauvetage du trésor américain et ceux des gouvernements européens ne s’accompagnent d’aucun contrôle législatif renforcé du système financier. Il laisse en place toutes les structures et les hommes qui ont mené au désastre, les exonère et même les rémunère. Ça n’a rien de la fin d’un système; au contraire, c’est son heure de gloire: le dépouillement du peuple au profit de quelques hyper-riches.

  22. «Ce qui reste à s’écrouler est peut-être le pire : les fonds de pension…»

    Oui et j’entandais au infos (Radio-Canada) hier soir la présidente des Caisse Desjardins, joueur important au Canada. Dire que de ce côté les gens devraient réviser leur projet vers le bas et faire preuve de patience… Si une présidente de banque dit ça c’est que ça doit aller mal en GWBush dans le petit monde des fonds de pension…

    Si on se fit au anticipation de Europe2020 (qui sont assez juste en général) ça devrai sauter quelques part avant la fin 2008, au mieux début 2009… Je me demande ce qu’il va arrivé de tout ces retraités, avec notre pyramide démographique la tête en bas ça sera pas la joie…

  23. Il y a un problème : combien de personnes vous lisent ? Vous écrivez dans le vide !

    Il faut faire sortir l’information d’internet et ce à grande échelle. Se cantonner à internet, à un blog, n’est pas une solution viable si vous souhaitez combattre les ordures qui nous gouvernent.

    J’ai une idée depuis quelques temps déjà, mais hélas je ne peut la réaliser seul.

    J’ai besoin de rédacteurs et de distributeurs pour une feuille d’information gratuite.

    Internet est une force mais sans un support extérieur, il n’est qu’un géant quasi inutile.

    Si des personnes fiables sont intéressées, merci de vous faire connaître ici. On s’arrangera pour se contacter en privé.

  24. c’est un spam ? Une pub ? Une proposition d’embauche ?
    Quelqu’un qui ne voit pas la crise de la presse écrite ?Alors ce blog est un géant, merci pour Danielle elle fait tout pour mais soyez rassuré, Changement de Société recueille une audience honorable et en progression constante. Ce qui fait la qualité de ce blog tient à sa capacité à l’analyse marxiste et à l’ouverture d’esprit dans la tolérance et même la fraternité.
    Un terme comme « ordures » n’a pas sa place ici dès lors qu’il n’évoque pas le sac poubelle car l’injure et l’insulte libèrent peut-être mais sont d’une stérilité à toute épreuve.
    Vouloir créer un journal papier c’est bien et si nous pouvions savoir si vous comptez y mettre du contenu, commencer par le commencement quoi.

  25. Alain, oui c’est drôle hier je me disais que dans le fond tant qu’il y eu un parti communiste digne de ce nom, il y a eu en France un véritable débat pluraliste et un dynamisme intellectuel. Ce parti que l’on disait stalinien était aussi une garantie de démocratie et de niveau intellectuel et créatif. Pourquoi? Ce n’est pas lié au PCF puisqu’aujourd’hui il se contente de courrir derrière les « valeurs » établies, et parfois quelles « valeurs »… Je crois que c’est parce qu’il y avait un peuple mobilisé, dynamique, c’est comme l’art il nait de la rue et des artistes prennent ce matériau et le travaillent.

    Le PS est au ras des paquerettes. Avec lui ce qui fait la créativité d’un peuple et de ses artistes s’étiole, quant à la droite elle est rarement en capacité d’avoir des despotes éclairés.

    Changement de société je crois porte l’echo de cette rencontre entre des classes populaires et des intellectuels qui caractérisait le parti, ce qui permet à ce blog d’aller un peu dans tous les sens à la fois, d’être curieux, ouvert au dialogue tout en ayant une « ligne » bien précise vers le socialisme et une optique marxiste. Autre aspect, le travail collectif, là encore c’est l’écho de cette capacité, de se bonheur à travailler ensemble, à dépasser nos égo, à apporter traductions, articles, mise en page, commentaires…

    Je ne sais pas si l’expérience durera mais en ce qui me concerne je vous remercie.
    Danielle Bleitrach

  26. sans communistes point d’issue, point de débat, nous sommes pas seulment le poil à gratter du capital nous en sommes les fossoyeurs.
    Changement de société est sur ce pari difficile de réconciliation entre l’organisation et la pensée marxistes, entre l’alliance des couches non monopolistes pour déblayer le chemin. Il n( ya que dans cette école de l’émancipation humaine que j’ai pu voir se confronter tant d’opinions, d’analyses, de passions ou le bleu de travail cotoyait la blouse blanche et quel régal que ces réunions où en tant que JC je débattais avec mes communiste de profs de technique qui me collaient périodiquement des zéros amplement mérités.
    On se frotte, on s’affronte, on construit, le B A BA des communistes.
    Regardons un peu en arrière, quel foisonnement que la présence d’un parti authentiquement communiste, il y eut ces moments où toute la pensée s’organisait en fonction de la nôtre, la bourgeoisie et ses philosophes passaient leur temps à nous répondre, les patrons affrontaient des prolos armés d’une pratique t d’une théorie terriblement efficaces,, ils en tremblaient de haine de ces prolos qui avec leurs mots et leurs actes en concordance les mettaient à terre.
    Nous sommes encore capables de cela, de faire trembler leur monde, de faire avancer le nôtre et c’est avec un plaisir et épuisement que je viens ici car c’est tellement bon de voir l’ennemi vaciller face à un militant enfin réarmé.
    Quand j’ai posté ces quelques lignes sur la différence entre étatisation et nationalisation j’ai reçu des posts, des mails, explique plus, où est la différence mais des militants ont réagi en fonction de leur vécu et si nous ne servions qu’à cela, le réveil communiste alors nous dirigerait droit vers le changement de société, en camarades vers un rouge midi.

  27. Sur la question de l’audience, Réveil communiste en est à environ 42000 visiteurs uniques en un an d’existence, 180 000 pages lues, et tourne en ce moment à 150 ou 200 v.u. par jour. Certains blogs (comme El Diablo) annoncent des fréquentations très supérieures, mais RC est très spécialisé sur la problématique de la résistance à la liquidation du PCF et sa démocratisation. Les articles sur la Chine, par exemple, qui y ont été relayé, avaient pour but d’illustrer la dérive du groupe dirigeant dans le dalaïlamisme. Il existe un journal oppositionel au PCF, qui s’appelle le Manifeste, mais en standby. Bref, c’est encore le blog qui est le média le plus efficace qu’on ait inventé, vu nos moyens limités.

    Ce qui est drôle, c’est que c’est nous qui pratiquons la « mise en réseau » et le « bouillonement » dont parlent les refondateurs, qui causent le plus de ce qu’ils ont le moins. Ce n’est pas étonnant. Le secret de polichinelle du PCF : les « démocrates » et « libéraux » sont les plus staliniens par leurs pratiques, et les « staliniens » et autres « orhodoxes » de l’axe du mal dénoncé par la direction de section du XXème sont les plus démocrates.

    Imaginez vous qu’il y a même des staliniens qui ont l’audace de suggérer qu’ils pourrait y avoir DEUX candidats au moins au poste de secrétaire national! et DEUX listes pour la direction de section du XXème? Que fait la communauté internationale?

  28. puisque nous sommes dans les chiffres, voici ceux de ce blog: j’écris sous le contrôle d’Alain Girard
    ce blog a été ouvert le 18 mai 2007 et il a reçu à ce jour exactement 467.180 visites
    chaque jour nous avons actuellement une moyenne de 2500 visiteurs
    il y a de nombreux liens qui se créent avec des forums et des sites.
    danielle Bleitrach

  29. Ne pas passer à côté de l’occasion cette fois !

    Lorsqu’au milieu des années 80, l’Europe était rose, qu’on fait les socialistes (qui avaient déjà viré leur cuti vers le libéralisme rampant) ?
    20 ans plus tard, leur trahison (y compris leur appel à voter pour pensant que les Français diraient oui d’ailleurs) nous amenait le traité européen.

    Si, comme moi aussi je le pense modestement, nous n’avons rien vu encore de la crise (CDS, OTC, LBO… le crédit aux particuliers aux USA…), il n’y aura très bientôt plus que l’alternative fascisme-gouvernement_mondiale et Socialisme, il faudra cette fois être prêt.

    L’histoire repasse rarement les plats. Or, lorsqu’on voit l’autisme et l’implosion dans lesquels sont les partis de gauche ou présentés comme tel pour certains, je suis pessimiste quant à la récupération de la crise abyssale qui arrive…

  30. je fais suivre le lien et copie d’une grosse partie de cet article ici et là et sur le forum de Sarkostique


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