Chavez se bat et nous devons comprendre le sens de sa bataille, de notre bataille à tous…


Ce qui est au centre du discours de Chavez, c’est la volonté de changer le monde et la recherche systématique des moyens pour y parvenir. Une réflexion qui a toujours été celle des Cubains, qu’ils n’ont jamais abandonné et dont parfois on trouve des échos chez les Chinois, quand par exemple ils cherchent les moyens de se désengager du caracan financier que les Etats-Unis imposent à la planète.Un vrai révolutionnaire fait un diagnostic mais l’assortit des moyens d’action, celui non pas technique mais politique dont les peuples peuvent s’emparer.  Là Hugo Chavez parle de la banque du Sud. Même s’il déplore la trop grande lenteur de cette banque du sud, il dit sa conviction qu’il y a là l’instrument de la souveraineté anti-impérialiste.  Il a visiblement repris l’idée que murit Fidel Castro depuis 1983, celle de la nécessaire construction de rapports sud-sud permettant de faire face à la crise du capital. Cette interview en entier annonçait une tournée du président vers des pays suceptibles de jouer un rôle dans ce nouvel ordre économique et financier international.

Danielle Bleitrach

Durant le programme «“Aló, Presidente”, émis depuis le Salon  Ayacucho du Palais de Miraflores, le chef de l’Etat a lu la plus récente reflexion du dirigeant cubain « le vrai et le faux » que nous avons publié dans ce blog. Fidel Castro y fait une analyse des effets dévastateurs du capitalisme et porte d’autres appréciations sur l’actualité géopolitique, ainsi que le commentaire de la brêve réunion que tiendront Fidel Castro et Hugo Chavez, au commencement de la tournée que va entamer ce dimanche le président vénézuélien. Il ne s’agit pas seulement de déférence de ce dernier par rapport à Fidel, mais bien du fait qu’ils ont périodiquement besoin de se parler en direct, loin des écoutes de l’ennemi.

Mais revenons au contexte et au contenu de cette intervention télévisuelle

Le 21 septembre 2008, le Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chavez frias, a insisté sur la nécessité d’avancer avec une plus grande vigueur dans la création de la banque du Sud pour contrecarrer les effets de la crise financière capitaliste engendréepar  les EU, et pour commencer à gérer d’une manière souveraine les réserves internationales des divers pays latino-américains, en défendant l’indépendance de leurs intérêts par rapport aux entreprises impériales.

Après avoir donné une lecture à une réflexion la plus récente de Fidèle Castro, publiée ce dimanche, le président Chavez a rappelé que le dirigeant cubain est une des figures internationale qui a averti  depuis des années que les Etats-Unis avaient « la machine à faire du papier, des dollars sans valeur ni base réelle et qu’ils en inonderaient le monde d’une d’argent sans garantie.

Chávez a rappelé que le papier-monnaie – à l’origine- était seulement émis s’il reposait sur une base dans l’économie réelle et productive. Mais, en 1978, le président de l’époque des EU, Richard Nixon, a cassé cette règle internationale « et alors a commencé le désastre ».

« Les EU, par volonté de dominer le monde, ont déclaré aux pays de la planète que le patron ne respecterait plus la règle qui obligeait les pays à avoir pour chaque billet émis l’équivalent en garantie or.Ainsi se conduit l’Empire! « 

« Cela devait exploser une jour. Fidel et d’autres analystes le disaient ».

Le dirigeant  national, a également déclaré que Fidel Castro a été la première personne qui lui a fait voir la réalité des réserves internationales des pays latino-américains, et comment celles-ci se trouvaient aux EU pour soutenir indirectement l’économie de l’empire, un des  pires échantillons de la domination impériale, puisque le Fonds monétaire international (FMI)) exigeait des nations le placement de ces réserves dans les obligations du trésor nord-américain ou dans les banques des EU.

« Les réserves du Venezuela étaient aux  EU. Fidel m’a conseillé de savoir où elles étaient … Et nous commençons à les déplacer », a résumé le président, après avoir fait état des instructions qu’il avait alors faites à la Banque centrale du Venezuela (BCV) pour revenir sur cette situation et après avoir protégé l’argent de tous les Vénézuéliens et Vénézuéliennes.

« Nous avons maintenant les réserves et plus aux EU. Si nous les avions conservées là-bas, comme il y a 7 ansen arrière, nous aurions été dans un grave danger parce qu’elles sont ruinées ces grandes banques qui se sont déclarées dans une faillite … » – le président a commenté, après avoir précisé que la loi de faillite des EU protège les institutions financières qui se déclarenttelles. « Les EU les protègent et ne répondent pas des dépôts de quelqu’un. le capitalisme est ainsi ».

« J’ai insisté en ce sens en Amérique du Sud et je dois reconnaître que cela va très lentement : la Banque du Sud. Toutes ce qui arrive augmente, intensifie, nos propres convictions etnos urgences. La Banque du Sud est l’option pour l’Amérique du Sud … Celle où nous plaçons nos réserves et nous les manirons d’une manière souveraine ».

« Le domination se termine et lamentablement et elle se terminera d’une manière traumatisante. Heureusement, bien que nous ne soyons pas invulnérables, au Venezuela
nous sommes en train de nous dégager de ce mécanisme pervers « .

« Nous nous séparons de ce train et nous avons notre propre train. Nous sommes en train de nous accrocher à notre propre dynamique nationale et internationale ».

Le contexte est celui d’une crise financière, avec les récentes mesures du trésor nord-américain rachetant en fait toutes les spéculations douteuses par une émission de liquidité qui ne peut qu’accroître la surproduction d’argent étasunien, en invitant le monde entier à racheter les créances douteuses, et les banques centrales à absorber jusqu’à plus soif du dollar.

Une reconnaissance à Paralympiques et  le tour du monde :

Le premier dirigeant national a initié son programme dominical en partageant avec les athlètes de la délégation vénézuélienne qui ont obtenu une récolte historique dans les Jeux Paralympiques de Beijing 2008 et à qui ila exprimé sa reconnaissance et ses félicitation pour leur  travail, ainsi qu’au reste des sportifs olympiques qui sont allés Chine.

De la même manière, ila brièvement commenté la tournée internationale qu’il commencera à Cuba ce dimanche, et qu’il poursuivra en Chine, en Russie, en France et au Portugal.

Il a précisé que bien que les agences internationales de nouvelles aient publié qu’il arrivera aussi en Biélorussie, iln’ira pas pour cette fois dans  ce pays ami de l’ancienne Union Soviétique.

Quelle est la perspective de Chavez ?  D’abord retour sur le passé….

Ce que nous avons annoncé depuis pas mal de temps en particulier dès 2005 dans notre livre, (dans les chapitres que j’avais écrits sur la dédollarisation et le rôle de la Chine, les rapports sud-sud) « les Etats-Unis de mal Empire, ces leçons de résistance qui nous viennent du sud », me semble être en train de se mettre en oeuvre, nous sommes devant une stratégie d’endiguement. Comme je le soulignais dans la version espagnole, dans le chapitre sur les relations sud-sud que j’ai écrit à la Havane à la suite de la découverte grâce à J.F.Bonaldi d’un rapport de Fidel Castro au non alignés en 1983.

cette stratégie a été dessinée dés 1983 par Fidel Castro dans cet extroardinaire rapport qu’il a présenté à cette date au sommet des non-alignés. Il faut relire ce rapport pour mesurer ce que veut dire la capacité d’analyse et de prévoyance de Fidel. A cette époque là il annonce la crise et propose une stratégie, il cherche un allié en Amérique latine pour refuser le paiement de la dette, il se tourne vers le président argentin Alfonsi mais c’est en vain. De même et j’ai eu le renseignement par les témoins directs qui sont allés à Moscou lors de l’accès au pouvoir de Gorbatchev. Raoul avait pour mission de  tenter d’obtenir de Gorbatchev qu’il se batte contre la dette du Tiers-monde, en vain, il obtiendra une vague déclaration sur un moratoire. A partir de ce moment, il est clair que pour fidel il n’y a pas grand chose à attendre de Gorbatchev.

Comme nous tentons de le montrer avec J.F.Bonaldi dans notre dernier livre Cuba, Fidel et le Che ou l’aventure du socialisme, Fidel est d’abord comme le Che le dirigeant de ce tiers-monde, complètement impliqué dans la justice, dans un nouvel ordre international, de nouveaux rapports nord-sud.

Ce qu’il n’a pas pu obtenir en 1983, face à la crise terrible qu’il annonce, à savoir le soutien d’un autre dirigeant d’Amérique latine, Fidel l’a désormais  avec Chavez. Grâce à ce dernier et à d’autres dirigeants d’Amérique latine peut se mettre en place une résistance des pays du sud.

Ce qu’il faut comprendre, c’est la conviction de Fidel Castro: le système capitaliste mène la planète à la catastrophe, il est entré dans une crise trés profonde, il ne s’agit plus seulement d’inégalités, d’injustice mais de survie de la planète. Fidel, et c’est ce qui va m’inciter à proposer à Bonaldi d’écrire notre livre Cuba,Fidel, le Che ou l’aventure du socialisme, partage la conviction du Che sur les illusions des dirigeants de l’Union Soviétique. Ceux-ci croient pouvoir construire le socialisme, le communisme en échappant à la contrainte de la domination du capital, à la loi d’airain que le capital fait peser sur la planète, ils vont même se laisser flatter, berner, Gorbatchev va penser pouvoir rentrer dans l’Europe, dans l’occident, se faire admettre dans le club des « démocraties » occidentales. On sait ce qu’il en est advenu, la désagrégation qui a été imposée à l’ex-Urss et dont nous venons de voir que la Russie a décidé d’y apporter un coup d’arrêt.

Donc en 1983, Fidel castro dans cet extraordinaire discours annonce que le capitalisme en crise, la course aux armements, sont telles que même l’URSS va avoir des difficultés à résister. Qu’il faut que les pays du sud n’espèrent pas leur développement de ce système mais qu’ils construisent de nouvelles relations sud-sud. Cela va être difficile explique-t-il parce que toutes les relations économiques et financières sont orientées pour drainer les ressources du sud vers les anciennes métropoles coloniales, vers les Etats-Unis. Tout est à l’image de ces Caraïbes divisées en langues de leurs colonisateurs, où chacun regarde vers l’ancienne métropole et subit les diktats des Etats-Unis.

A cette époque-là Fidel Castro mesure bien qu’il faut que le socialisme se transforme pour affronter cette crise, il lance la « rectification ». Toujours à cette époque-là, comme le Che, Fidel considère comme le plus grand des malheurs la querelle sino-soviétique et son influence dévastatrice sur le Tiers-monde qu’il affaiblit, divise, freinant l’élan libérateur.

Ce qui n’a pu se réaliser hier, peut-il l’être aujourd’hui ?

Il faudra paradoxalement la chute de l’Union soviétique et du socialisme européen, la formidable résistance cubaine et l’appariton sur le devant de la scène de nouveaux dirigeants en Amérique latine, mais aussi en Russie et en Chine, pour que la prescience politique de fidel castro sur les relations sud-sud comme endiguement prenne tout son sens, pour qu’il trouve un partenaire de la taille de Hugo Chavez pour mener ce combat.

Sur des bases trés différentes mais contribuant à la résistance face à l’impérialisme des Etats-Unis, se mettent en place à la fois des relations commerciales, financières,classique mais déjà moins drastiques que celles imposées par les Etats-Unis. Comme je l’analyse dans les Etats-Unis de Mal Empire, le rôle de la Chine est essentiel sur deux points, premièrement sa dimension est telle qu’elle peut impulser de nouveaux circuits sud-sud et de surcroît les relations sont plus égalitaires en matière de prêts et d’aide, comme de transfert de technologie.

Mais ce qu’il faut comprendre c’est que c’est un système à plusieurs étages qui se met en place, il n’exige pas que les pays qui y participent changent de perspective, qu’ils adoptent le socialisme, une seule chose est indispensable, qu’ils défendent leur souveraineté nationales sur leurs ressources et donc que nécessairement ils participent à une stratégie anti-impérialiste. Il est clair que cette alliance qui rompt avec une pratique des élites corrompues et vendues à l’impérialisme a besoin de l’implication des dits dirigeants dans le développement endogène de leur pays, une recherche de redistribution plus égalitaire.

On mesure bien en ayant affirmé cela que tous les cas de figure existent et on le voit bien dans la réponse aujourd’hui apportée à la crise par ces pays, la manière dont ils vont plus ou moins tenter de résister. Le choix par exemple de la Chine de développer son marché intérieur. C’est en ce sens que tout dépend de la pression des peuples, de leur volonté de lutte.

Mais pour revenir au rôle de la Chine dans ce développement sud-sud, il est essentiel, la Chine va vaincre par sa seule intervention, la malediction classique du sous développement, l’absence de relation avec ses voisins, le drainage des ressources vers les pays occidentaux, elle va instaurer de nouvelles relations commerciales, favoriser de nouvelles infrastructures. Il y a donc la recréation de relations classiques sud-sud grâce à la Chine mais aussi à d’autres géants comme le Brésil et l’Inde, est remis en cause la centralité néo-coloniale où tout devait passer par l’ancienne métropole, de nouvelles infrastructures de transport et financières se mettent en place entre pays du sud.

Cependant au coeur du système qui demeure marchand tente de se mettre en place du non-marchand, c’est l’ALBA, c’est dans une moindre mesure l’ALBA, c’est l’aide énergétique apportée par Chavez. La banque du Sud devrait permettre d’articulier des relations commerciales et financières classiques avec celles de solidarité non marchandes.

Et voici que par une paradoxe de l’histoire, alors que l’Union soviétique s’est effondrée, le rôle qu’a refusé de jouer Gorbatchev en préférant se tourner vers l’Europe jusqu’à l’effondrement, la Russie se trouve en train de plus ou moins l’assumer, contrtainte comme elle l’a été par les puissances occidentales qui ont cherché sa décomposition. Et si Chavez dans l’interview parle de la Bielorussie comme un pays de l’ancienne URSS, ce n’est pas un hasard. L’Union Soviétique est selon nous l’horizon recherché par la Russie et pas mal de peuples de l’ancienne URSS.

le paradoxe est tel que la division Chine-URSS dont on peut penser qu’elle a joué un rôle déterminant dans la chute de l’URSS et l’effondrement du socialisme européen, est aujourd’hui plus ou moins dépassée ne serait-ce que dans le cadre de l’Organisation de Coopération de ShanghaI. c’est l’Eurasie tout entière qui tente de lutter contre la tentative de plus en plus dangereuse des puissances occidentales de développer une guerre y compris nucléaire pour contrôler l’énergie.

Voici ce que depuis un an je tente ici de vous expliquer avec d’autres, je pense à COMAGUER, désormais marianne et d’autres nous apportent des traductions qui nous aident à comprendre la complexité de cette stratégie d’endiguement.

Donc nous voyons que Chavez ici fait référence à la banque du sud, à l’aspect de protection financière, et à ce titre les déclarations successives des Chinois prenant leur distance avec les Etats-Unis sont beaucoup plus importante que ce que vous le pensez. Mais il y a bien d’autres liens à créer, par exemple militaire avec manoeuvres conjointes avec les Russes, face à la IV e flotte étasunienne dans les caraïbes, celle qui se déploie dans la mer noire, face à l’iran..; Tout cela est trés périlleux et le choix de notre gouvernement de renforcer sa présence en Afghanistan est terrible pour notre avenir.

Enfin , il y a également des collaborations énergétiques, dont voici un exemple;

La Russie et le Vénezuela évoquent la création d’un consortium énergétique opérant en Amérique du Sud
lundi 22 septembre

Des compagnies énergétiques russes et vénézuéliennes pourraient fonder un consortium en vue d’opérer ensemble sur le marché latino-américain, a déclaré lundi le vice-premier ministre Igor Setchine lors d’une réunion du bureau du gouvernement russe.

« Des sociétés russes pourraient prendre part à la création d’un consortium appelé à s’implanter sur le marché du Venezuela et des autres pays de la région », a-t-il affirmé, soulignant que la production d’énergie électrique pourrait constituer une « locomotive de la coopération » russo-vénézuélienne.

Du 15 au 17 septembre, M. Setchine a effectué une visite de travail à Cuba, au Venezuela et au Nicaragua où il a examiné les divers aspects de la coopération entre la Russie et ces trois pays d’Amérique latine.

Sources  Novosti

Je crois que si nous français, nous communistes français, nous progressistes nous nous rendions compte du monde nouveau qui tente de se mettre en place cela donnerait à nos efforts de résistance une tout autre perspective. Nous ne vivrions plus nos dirigeants acquis à l’atlantisme, à l’OTAN, à l’Union européenne symbole de vassalisation, comme une fatalité, nous somprendrions qu’il ne s’agit pas seulement de rentrer dans des luttes exotiques pour Cuba, pour le venezuela, la Bolivie, mais que c’est notre propre destin qui se joue. Nous arrêterions de combiner le discours de l’impuissance (« la poste est déjà privatisée, on ne peut rien y faire! » « ils ont décidé d’accroître l’intervention en Afghansistan » on y peut rien) avec notre goût immodéré de donner des leçons (« c’est la faute à la Chine, pourquoi elle ne fait pas la révolution à notre place, ce ne sont vraiment pas des communistes) et nous rentrerions dans ce mouvement de résistance.

Mais pour cela il faudrait une force politique capable de porter ce combat et c’est cela qui nous manque le plus.

Danielle Bleitrach

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2 commentaires

  1. Bonjour, il y a semble t-il un petit problème de lien qui fait que lorsqu’on veut voir la vidéo, l’image du dessus s’ouvre !

    Le changement viendra de là bas!

  2. OK. Danielle cette force politique nous manque et la Direction actuelle du Parti Communiste en est bien responsable. Pourtant j’ai le sentiment en tout cas dans ma région qu’il y a une attente dans l’opinion du monde du travail. La crise s’amplifie, les méfaits, les tares du capitalisme se font ressentir de plus en plus. La pauvreté grandit vient de lancer le Secours Populaire. Je crois le mécontentement et les mensonges de M. Sarkozy vont bientôt le rattaper si ce n’est déjà fait en partie. Les patrons voyous ont toujours existé et le capitalisme en est infecté dans sa nature mais la crise se développe avec plus d’accuité. Alors ses fidèles valets, c’est vrai, prennent peur, ils ont aussi parcouru les écrits de MARX, et ils savent bien qu’un cataclysme est à la clé.MARX explique très bien qu’il hait le capitalisme car il est porteur de ce fléau que personne ne peut mesure la gravité, y compris les « gérants loyaux » comme disait Léon Blum. Bien sûr ça fait bien dans l’opinion naïve du moment de dénoncer et chercher les coupables comme si tout le pouvoir économique dans son ensemble ne l’était pas? Les ardents défenseurs du capitalisme pensent ainsi gagner du temps et surtout calmer l’opinion pour que les malheurs qui s’abattent sur les travailleurs soient plus supportables et admis comme une fatalité. C’est « tempête sous un crâne » pour les maîtres argentiers cherchant à retarder le plus possible d’autres drames, car la crise n’en est pas loin de là à son apogée la plus aiguë. La grande illusion se déroule sous nos yeux pour combien de mois d’années encore? Tout dépendra de la prise de concience des peuples à découvrir que la société capitaliste est responsable, c’est elle qu’il faut mettre en cause. Et ce gain de conscience c’est la seule chose que cette société ne peut pas prévoir en dépit de l’INTOX.de leurs médias. La démocratie participative pourrait bien sûr aider à changer les choses plus rapidement mais pour cela c’est un combat qui reste à mener pour mobiliser et convaincre que des mesures de justice fiscale et sociale peuvent être prises pour éviter qu’il ne soit trop tard, que la souffance de ceux qui galérent dans l’exclusion et la précarité ne s’aggrave et ne s’étende pas davantage. Pour gagner les Latinos-Américains nous ont enseigné que l’unité d’une grande majorité du peuple est indispensable. Cela dit contre la dictature des riches-privilégiés, des multinationales nous luttons à armes médiatiques très inégales, et le courant révolutionnaire même s’il apparaît une fois tous les cinq ans il n’est pas en mesure en très peu de temps d’inverser le flot de mensonges et de problèmes résolument et volontairement laissés de côté parce qu’ils sont à contre courant des dogmes de la société. Alors faut-il que le mal se propage davantage pour gagner une majorité anti-capitaliste?
    C’est là qu’un parti à l’avant-garde des revendications fait défaut pour aider et porter les explications à combattre les injustices et susceptible de rassembler une majorité par quelques mesures immédiates qui peuvent recueuillir l’assentiment majoritaire. Je n’ignore pas que nos sociétés industrialisées peuvent encore sociologiquement satisfaire une majorité indifférente aux maleurs des autres mais la marge se réduit et je ne désespère pas du mot Solidarité qui doit réapparaître même chez ceux que le capitalisme n’a pas encore marginalisé.
    Dans l’immédiat ce que je crois plus probable c’est la gangrène du progrès social déjà en marche chez les Peuples du Tiers-Monde et notamment chez nos frères Latinos-Américains. L’histoire retiendra que la Résistance du Peuple Cubain a écrit une page de l’Humanité reprise par le Président CHAVEZ et qu’avait tenté avant le Président ALLENDE. Ces Peuples vont de plus en plus vouloir se libérer du carcant des pilleurs de leurs ressources naturelles essentiellement situés dans le nord de la planète. Les échanges SUD/SUD maintenant bien lancés accélèreront cette voie ; il m’est d’avis que ce jour là l’internationale capitaliste aura du souci à se faire pour se perdurer !!!


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