Nous n’avons aucune autorisation à demander à l’impérialisme

Il est des moments historiques, ceux où l’on sent qu’il y a vraiment un changement. La victoire des indigènes du Pérou sur l’oligarchie est un véritable renversement de tendance séculaire… Mais le choix du Honduras, le pays d’Amérique centrale le plus soumis aux Etats-Unis qui intègre l’ALBA, l’union de solidarité qui n’a pas aujourd’hui d’équivalent dans le monde et est un véritable défi à la mondialisation capitaliste est aussi un symbole de la vague qui s’étend. Il est en train de se passer quelque chose d’impressionnant, la planète, chacun à sa manière dit « nous ne pouvons pas continuer à tout subir, nous disons NON! Et nous n’acceptons plus votre ordre! »

• a déclaré José Manuel Zelaya, président de la République du Honduras, lors de la cérémonie d’adhésion de cette nation à l’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique

TEGUCIGALPA.—Le Honduras a tout ce qu’il faut –indépendance, souveraineté héritée de nos libérateurs, combats quotidiens de la population pendant des décennies—pour annoncer au monde entier qu’il n’a pas besoin de l’autorisation d’un quelconque impérialisme pour signer le traité de l’ALBA avec un profond sentiment patriotique et latino-américain. Nous le faisons, forts de notre conception de la liberté.

C’est ce qu’a déclaré le président hondurien José Manuel Zelaya Rosales devant la foule qui avait envahi dès les premières heures de la matinée le parking du Palais présidentiel rebaptisé place de la Liberté. Les manifestants provenaient non seulement de la capitale mais des dix-huit départements du pays.

Le président a adressé un message de chaleureuses salutations  au leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, ainsi qu’au président  du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, Raul Castro Ruz, et au peuple de Cuba qui a toujours tendu une main solidaire à sa patrie.

Carlos Lage Davila, vice-président du Conseil d’Etat de Cuba, a pris la parole au cours de ce meeting. Il a rappelé que l’ALBA est  d’abord le fruit de l’inspiration de Chavez, puis devient le projet de Fidel et du président vénézuélien. C’est aujourd’hui l’espérance des peuples latino-américains, et on est déjà en droit de parler non seulement d’idées, mais aussi de réalisations.

Le président vénézuélien a pour sa part affirmé que l’Alternative bolivarienne pour les Amériques est la voie de l’indépendance, de l’équité et de l’honneur de nos nations.

Nous sommes bien décidés à être libres, quoi qu’il nous en coûte, a-t-il poursuivi, en insistant sur le fait qu’il faut défendre l’unité minute après minute,  parce que la vie a démontré que chaque fois que l’ennemi nous divise, une nouvelle forme de colonialisme s’impose.

Il estime que Cuba et la Bolivie ont effectué un véritable bond en avant, puisqu’en quatre ans les échanges commerciaux entre les deux pays sont passés de 200 millions de dollars à 6,5 milliards.

Evo Morales, président de Bolivie,  a rappelé que l’ALBA est l’instrument qu’il faut pour contrer l’ALCA (Accord de libre échange des Amériques), conçu par l’empire pour favoriser le néocolonialisme, qu’il a qualifié de « culture de la mort » et de la destruction de nos ressources et de notre identité nationale.

Le président nicaraguayen, Daniel Ortega, s’est demandé quant à lui où sont les vertus du capitalisme puisque, en plusieurs siècles, il n’a servi qu’à appauvrir nos nations. « C’est pourquoi je me réjouis de chaque nouvelle adhésion à l’ALBA, que je conçois comme un pas en avant vers l’émancipation », a-t-il conclu.

A la cérémonie assistaient aussi des représentants de la Dominique, membre de plein droit de l’ALBA, ainsi que de l’Equateur, de l’Uruguay et de la République dominicaine, entre autres pays de la région.

Dans ce contexte, Lage a eu un entretien avec le président bolivien, Evo Morales, et a salué tous les présidents présents à cette cérémonie historique.

A l’heure de mettre sous presse, la délégation de la plus grande des Antilles, conduite par Carlos Lage Davila, rencontrait des dizaines de coopérants cubains  au siège de notre ambassade dans cette capitale.

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3 commentaires

  1. Effectivement, j’ai appris cela sur Télésur, ce soir . Mais ôù diable pêches-tu toutes ces précisions ? Enhorabuena à toi, et vive les changements qui s’opèrent partout sur la planète. Les communistes « historiques » vont-ils réagir comme çà s’impose ?

  2. Tu ne peux pas t’imaginer le nombre de gens qui m’envoient des textes en général en anglais et en espagnol, mais il y a un chinois qui s’obstine, je reçois des pages entières et je n’y comprends rien…
    Mais mes chéris ce sont les gens de Transdniestrie qui m’envoient régulièrement des nouvelles et toujours en espagnol va savoir pourquoi… Je suis assez fière de ce lien privilégié, je sens qu’une alliance forte se noue entre La transdniestrie et mon blog contre Bush et CNN…

    Alors où ils en sont? le président moldave est nettement moins excité que ses collègues géorgiens et même ukrainiens, encore que de ce côté là le président se heurte à une forte opposition.

    le président russe a reçu dans sa résidence de Sotchi son homologue moldave, le président Vladimir Voronine. En fait tout le monde veut la paix. « La crise en Ossétie du Sud a débouché sur une intervention militaire. Cela constitue un avertissement pour nous tous. Et c’est dans ce contexte que nous devons examiner les questions liées à la situation de la Transdniestrie. Il me semble raisonnable de nous y atteler dès aujourd’hui, je vois de bonnes chances de succès », a déclaré le président russe. Ils vont tous se réunir les moldaves, les russes et les transdniestriens. le président moldave Vladimir Voronine se l’est tenu pour dit, il n’agira pas comme le Géorgien: « Nous ne pouvons pas ignorer les événements qui se sont produits en Ossétie du Sud, car nous sommes nous-mêmes dans une situation instable »,et il s’en est remis aux russes et il a évité toute allusion à l’adhésion de son pays à l’OTAN. Oui mais voilà les Transdniestriens reprochent au Moldave de s’être rangés du côté de l’Europe et ont menacé de repartir en guerre si la Moldavie ne dénonçait pas l’aggression de la Georgie contre l’Ossétie et elle tient bon sur ce point, d’où la rencontre et la promesse de se tenir tranquille de la part du Moldave, en échange de quoi il semble que la Transdniestrie acceptera un statut d’autonomie élargie. les Moldaves et les trandniestriens se sont déjà battus à la chute de l’union soviétique dont les derniers ne voulaient pas et il a fallu en 1994 l’entrée de l’armée russe pour que tout s’apaise grâce au même contingent de la paix qui existait en ossétie.

    Je parle longuement de mes chers Transdniestriens qui continuent à m’envoyer des textes en espagnol mais j’ai comme ça un peu partout des gens qui se battent… Et je vous transmets ce que je peux.
    Un problème, il faudra m’apprendre à faire des liens, je cite conscienseument mes sources mais je ne sais pas faire les liens, alors j’ai toujours des emmerdeurs anaonymes qui m’accusent de ne pas mettre des liens, ils me gonflent et je suis polie…

    Danielle bleitrach

  3. Bonjour Danielle, je cherche partout un article sur la Crimée, très récent, pour le citer. N’était-ce pas sur ton site qu’il était ? Bien à toi Eva evaresis@yahoo.fr


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